mardi, avril 22, 2008
Bonaparte et les chiffres
Le hasard des chiffres... Les chiffres et l'histoire.... Ecoutez un peu çà...
Tout d'abord, on se rappelle tous ensemble notre leçon d'histoire de la classe de 5ieme : Napoléon est mort en mai 1821.
Mais si l'on "colle" le mois (5) et l'année de son son décès (1821), cela donne : 51821.
Maintenant, si l'on sépare cette série de chiffres comme suit : 51, 8, 21... Cela donne quelque chose d'assez étrange. Ben ouep ! Le monsieur, quand il est mort, il avait.... 51 ans, 8 mois... et 21 jours...
Etonnant, non ? Parfois, l'histoire et les chiffres se combinent pour nos offrir des clins d'oeil surprenants ! Et vous pourrez même épater vos copains lors d'un prochain dîner entre potes !

18:09 Publié dans ♣ Ibid insolid [1] | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : histoire, tradition, société, politique, napoleon, bonaparte, humour
dimanche, janvier 06, 2008
Boum, boum, boum.... 21 fois
Lors de la cérémonie d’intronisation d'un nouveau chef d’Etat, la tradition est que soient tirés 21 coups de canon depuis l’esplanade des Invalides. La pratique semble aussi incontournable qu’une poignée de main entre ancien et nouveau Président.
Cette pratique date de l'Ancien Régime. Sous la monarchie, 101 coups de canon étaient tirés pour annoncer la mort du Roi et l’intronisation de son successeur. C’est le général de Gaulle qui, en 1958, décida de modifier cette coutume, sans pour autant la supprimer. Des 101 coups royalistes ne subsistent aujourd’hui que 21 tirs républicains.
Sous la Ve République, seulement deux présidents ont refusé que des coups de canons soient tirés à leur honneur, François Mitterrand en 1988 et Jacques Chirac en 2002. Les deux présidents, il est vrai, se succédaient à eux-mêmes.
Le choix du nombre n’est pas anodin. Il remonte au XIVe siècle alors que le canon commence à devenir une arme courante. Sur les bateaux de guerre, la coutume veut que l’on tire sept coups de canon. Le chiffre 7 est notamment choisi pour sa symbolique religieuse : dans la tradition judéo-chrétienne, Dieu a créé le monde en sept jours. Puis la technique évolue et progressivement, les armées de terre arrivent à tirer trois coups de canon pour chaque coup tiré en mer. 7 x 3 = 21. C’est donc 21 coups de canon qui seront finalement tirés.
Aujourd’hui, ce symbole n’est pas seulement destiné à l’intronisation du nouveau président de la République française. Ainsi en février 2007, une salve de 21 coups de canon a salué la naissance de la princesse Lalla Khadija, fille du Roi du Maroc.
08:15 Publié dans ♣ Ibid insolid [1] | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : histoire, tradition, société, politique, rois de france, président, sarkozy
vendredi, novembre 16, 2007
Friday wear
Les salariés des grandes sociétés d’outre-atlantique se sont fait depuis plusieurs années l’écho d’une mode vestimentaire novatrice, porteuse d’une image sympathique et moderne : le "friday wear".
De quoi s’agit-il ? Tout simplement de s’habiller le vendredi, à la veille du week-end, d’une manière différente du reste de la semaine.
Le monde du travail aux USA, où les congés payés sont rares et où la prise en charge de la couverture sociale (ne serait-ce que maladie) des salariés par l’employeur constitue une exception de grande valeur, est en effet encadré par des règles strictes. Pas question pour un salarié de laisser échapper un commentaire égrillard ou un mot de travers sur des questions aussi banales que la coiffure ou les vêtements d’un(e) collègue, voire de proposer à la cantonnade d’aller boire un verre après le travail : pas plus que pour le terrorisme international, l’Amérique puritaine ne transige avec quoi que ce soit qui puisse être assimilé à du harcèlement sexuel où à la promotion de l’alcool. Dans le même esprit, l’apparence obéit elle aussi à des règles : le salarié travaillant dans des bureaux se doit de porter costume, la chemise est quasi-obligatoirement blanche et la cravate sombre... Même les couleurs sont codifiées, et seules les femmes peuvent, dans des limites plus floues mais tout aussi strictes, se permettre (un peu) plus de fantaisie.
Ces règles sont d’ordre général : chaque employeur reste en effet libre de définir ou d’imposer ses vues, mais le look du salarié américain moyen ressemble plus à ce que nous venons d’évoquer qu’au débraillé qui peut être admis, disons, dans une firme d’informatique californienne dont le logo serait une pomme...
Dans un tel contexte, l’arrivée du sacro-saint weekend est donc saluée par tous comme une bénédiction, et dans certaines grandes sociétés, une habitude -transformée depuis en usage quasi-obligatoire- est née : s’habiller "cool" le vendredi.
Pas question pour autant de s’habiller n’importe comment ! Si le costume disparaît -c’est le propos essentiel de la chose, il ne saurait être remplacé par un simple uniforme de vacancier (short, tongs, tee-shirt, casquette) ; on s’habille ’sport’ : pantalon de velours ou de flanelle, chemise sans cravate, veste assortie, éventuellement jean (impérativement neuf...).
Les salariés de grandes entreprises de New York, Boston ou Chicago peuvent ainsi, un jour par semaine, ôter leur armure de businessmen pour travailler plus à l’aise, et les vendeurs de vêtements se frottent les mains : outre que l’uniforme de tous les jours se voit compléter d’une ’tenue numéro 2’, hors de question aussi de porter toujours la même si l’on ne veut pas passer pour un cuistre ; il ne s’agit donc pas d’une, mais de plusieurs tenues. Du coup, le budget vêtements des salariés explose, sans pour autant que le salaire suive : premier écueil.
Ensuite, l’existence du ’friday wear’ ne saurait remettre en cause la bonne tenue de l’entreprise vis-à-vis de ses clients : un cadre de banque ne saurait recevoir un client important en tenue négligée, mais doit aussi faire bonne figure vis-à-vis de ses collègues... A partir d’un certain niveau hiérarchique, la question se pose donc : une seule tenue pour la journée, ou 2 ? Ce qui impose par ailleurs de se changer, et donc d’y passer le temps nécessaire ! La question se corse.
Il faut encore rappeler que les USA sont un pays étendu, avec des différences culturelles marquées entre le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest ; tous les bureaux d’une même entreprise peuvent donc ne pas pratiquer le ’friday wear’ - ou ne pas le pratiquer de la même manière : les bottes, qui font si bien à Houston, Texas, qualifieraient leur porteur d’incurable bouseux à Miami, dont les chemises bariolées seraient inqualifiables à Boston... Que faire en cas de mutation ?

Enfin, gardons une pensée pour les dirigeants de ces mêmes entreprises, qui doivent adapter leur habillement à leurs interlocuteurs ; on a ainsi l’exemple d’un malheureux PDG qui, devant passer un vendredi de ses bureaux de New York, pour un rendez-vous important, à une antenne de Philadelphie où il doit remettre le prix du collaborateur le plus cool, avant de rejoindre sa femme à Chicago pour une soirée à l’Opéra, devra embarquer trois tenues différentes dans son avion, et les arborer sans un faux pli !
La dégaine plus naturelle des salariés français expliquerait-elle -au moins en partie- leur plus grande productivité ?
07:45 Publié dans ♣ Ibid insolid [1] | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : société, vie, habitudes, tradition, amérique

