dimanche, septembre 28, 2008
Silence
C'est devenu une habitude, mon troisième mail un jeudi…
Mais l'inquiétude est tous les jours, dimanches compris.
J'ai peur que tu soies malade, que tu n'ailles pas bien
Et si loin de toi, las, j'ai l'impression de ne servir à rien…
Je te l'ai demandé sans succès en prose, alors j'essaie les rimes,
Pour te demander simplement si tous tes feux sont au vert…
Et que si tu veux plus me voir, j'essaierai de ne pas sombrer dans l'abîme
Je prendrais çà dans la figure... l'essentiel est que tu prospères.
Je n'ai pas le bras assez long pour que d'ici je puisse toucher ta main
Mais si tu le souhaites, venir te voir est si simple par le train…
Je ne dors pas très bien, je suis plus nerveux, j'en deviens irritable,
Sans toi c'est un pan de mon équilibre qui devient instable.
J'ai peur de ne plus te lire. Et même si j'ai abusé de certaines confessions,
Laisse moi t'imaginer encore dans ton lit. Et je te fais une bise sur le front.

10:21 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [2] | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tendresse, société, femme, homme, solitude
samedi, septembre 20, 2008
20 septembre 2004 (2)
08:05 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société
mercredi, septembre 17, 2008
Au vert !
Non, il ne s'agit pas d'un jeu de mots à deux balles (j'aurais pas osé en faire un aussi nul...), même si l'objet de ce post est de vous restituer les résultats du sondage de mon bloguinou :
La question était : Très chère visiteuse, quel est l'endroit où tu aimerais le plus faire l'amour ?...
13% : dans une voiture garée dans un parking souterrain
19% : dans la cabine d'essayage d'un magasin
15% : pendant une projection, dans une salle de cinéma
7% : dans les toilettes d'un restaurant
46% : près d'un arbre, dans une forêt
Votre préférence s'oriente très fortement sur la dernière possibilité.... Faîtes gaffe quand même, des fois, dans une forêt, il pleut... Mais vous aimez peut-être çà aussi...

Alors en attendant la neige, vous pouvez vous défouler sur le nouveau sondage qui vient de paraître (sur la colonne de gauche, comme d'hab !!). Et merci pour vos participations passées et futures.
Gros bizous à toutes (évidemment)...
10:06 Publié dans ♣ Laissons d'âge... | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société
mardi, septembre 09, 2008
"Dans la peau d'une femme" : Le Jardin des Délices - [seconde partie]
[Suite de la première partie : clique ICI si tu ne l'as pas lue...].
* * * * * * * * * *
Avec un naturel guidé par l’amour qu’il me porte, il a fait courir sa main de haut en bas, puis de bas en haut sur ma peau, de mes orteils à mes fesses, sans discontinuer. J’ai aimé sa main. J’ai aimé ses caresses. J’ai aimé qu’il s’occupe de moi ainsi…
Il me regardait fixement et tendrement. Nos regards échangeaient des éclairs de complicité et d'amour. Puis sa main est remontée vers mon ventre, puis vers ma poitrine gonflée à bloc, qu'il s'est amusé à caresser avec une sensualité indescriptible.
Mais comment s'appelle cet instant d'ivresse qui fait que l'on ne sent plus son propre corps, si ce n'est à travers les mains qui le touchent ? Comment s'appelle ce moment où l'on est si bien que l'on croit voir de la lumière partout, où les yeux sont mi-clos, comme drogués d'amour, où l'on baigne dans une grâce telle que la respiration s'emballe et que les lèvres deviennent sèches à cause du flux d'air exigé par un corps devenu immaîtrisable, et où ces lèvres ne retrouveront l'humidité qu'à travers la langue aimante d'un homme qui les lapera comme un chat du lait... Peu importe le nom de ce moment, l'essentiel est que je l'ai vécu...
Dieu que j’ai aimé sa peau. Il n’y a qu’elle qui sache vraiment me faire vibrer.
Vibrer. Décoller. J’avais envie de jouir…
Me redressant, j’ai ressaisi son sexe, et je l’ai invité à se laisser aller à son tour sur la banquette afin qu’il soit en position presque allongée. Il ne bougeait plus. Alors je l’ai masturbé avec passion et douceur. Quand il m’a fait comprendre qu’il voulait que j’aille « jusqu’au bout », j’ai acquiescé d’un sourire ; il s’est alors redressé, pour aller chercher un mouchoir en papier dans son cartable qu’il avait laissé au pied du fauteuil avant de la voiture. Pendant quelques secondes, j’ai pu ainsi voir ses fesses penchées en avant, et j’ai eu une irrésistible envie de les caresser. Ses fesses douces, viriles, agrémentées de duvet tendre que je n’ai pu me retenir de toucher… Je sais qu’il a aimé ce moment de caresses, puisqu’il a pris tout son temps avant de revenir près de moi.
Nous ne disions rien. Cela aurait été bien inutile.
Puis il est revenu derrière, et a souri. Il s’est rallongé près de moi, ne me laissant qu’un tout petit morceau de banquette arrière.
Alors j’ai repris l’avion pour la passion. J’ai quitté le Maroc pour l’Afrique Centrale, là où la chaleur est encore plus moite. Plus forte. Sans parachute, j’ai sauté en direction de cette terre tiède et désirable. J’ai atterri au cœur du continent, dans les contrées sauvages de Tanzanie, du Burundi ou du Rwanda ; j’étais entouré de singes grands et sombres.

Ils criaient dans tous les sens, sautant et gesticulant sans arrêts. J’étais sur la place d’un village, entourée par des autochtones qui chantaient pour louer leur Dieu. Il faisait chaud. Humide. J’avais les oreilles brûlantes, les lèvres rouges du travail accompli, le ventre chaud comme de la lave giclant du volcan. Je baignais dans une atmosphère poisseuse et suffocante. J'étais au paroxysme de l'excitation. Ca sentait la paille, la craie, les fruits exotiques, et le sexe de l’homme. La place du village était bondée de gens qui couraient autour du totem érectile sur lequel j’étais arrimée. Et moi j'entendais les tamtams de mon coeur résonner dans la brousse au rythme de mon plaisir grandissant. Je ne le lâchais pas, mon totem à moi, le serrant de toutes mes forces et de toute ma langue, au milieu des singes grands et sombres qui dansaient avec les nègres du villages.
Et puis, derrière eux, sont arrivées leurs femmes, nues sous leurs pagnes : elles sont arrivées en portant chacune à bout de bras de gros sacs chargés de matériaux lourds. Il en venait de plus en plus, et ces femmes pliaient presque sous le poids de leurs deux bourses en peau, ces outres chaudes remplies d'eau, de pépites d'or ou bien de diamant. Et moi, dans la fièvre de mon délire causé par un bonheur si intense, je me prenais pour l'une de ces femmes, en prenant soin de ces sacs fragiles et alourdis, caressant ces poches de velours du bout des doigts, avec douceur et velouté.
J’avais chaud.
J’étais bien.
Si bien.
J’avais envie d'hurler « je t’aime » mais ma langue était bien trop occupée à se délecter du mets qui m’était offert.
Alors, juste avant que le totem ne devienne fontaine, j’ai retiré ma bouche, le laissant ainsi se libérer sans honte.
Au moment de son plaisir suprême, il a saisi mon bras, et l’a serré très fort.
Alors nous avons pris, ensemble, un plaisir communié : au moment de son plaisir, j’ai poussé un jappement de bien-être. Un moment de jouissance passionnée et démensément amoureuse.

C’était cet après-midi.
Il n’y a que quelques heures, mais çà me semble si loin déjà… Loin comme lui, déjà reparti à des milliers de kilomètres d'ici... Et je ne suis pas rassasiée !
Et maintenant, en repensant à tous ces moments, dans mon lit, je ne me suis même pas rendue compte que j’avais ôté mon drap.
J’ai même surpris ma main se promener sur mon buste nu, une légère transpiration perlant entre mes seins. Si çà se trouve, j’ai dû passer des heures à danser dans mes draps de soie ! Mes doigts ont saisi mes tétons saillants ; j’ai envie de jouir.
Je l’aime.
Mais pourquoi ne l’a-t-il pas compris ? Qu’attend-il ? Pourquoi ne vient-il pas m’enlever comme le font tous les hommes des films d’Hollywood ? Je me sens si bien, avec lui. En sécurité. Entourée d’amour.
C’est en me reposant pour la millième fois la même question sans y trouver davantage de réponses que je me suis retournée vers le coté : mon regard s’est arrêté net devant les heures rouges-sang du réveil. Plus que 5 minutes avant qu’il ne sonne… Déjà... Drôle de nuit ! Pas une nuit blanche, mais au contraire, une nuit multicolore, à dominante rouge, la couleur de la passion. Rouge comme ces fleurs exotiques des îles lointaines dont les pétales s’écartent à leur maximum en laissant ainsi exploser un énorme pistil à disposition des oiseaux gourmands et des yeux voyeurs.

Mais j’ai aussi pris conscience que dans quelques instants, la même comédie du mensonge va reprendre. Dans quelques instants, la même scène de l’illusion, avec un « colocataire de lit » qui n’est pas celui avec lequel je veux être heureuse…
Alors, juste avant que le radio-réveil ne sonne, je me suis levée discrètement, tout doucement, sans faire de bruit, pour aller prendre ma douche. Celui qui a passé sa nuit à coté de moi est encore assoupi pour quelques instants. Je le regarde… Malgré sa gentillesse, je n’arriverai jamais à l’aimer... C’est pourquoi je vais m’enfoncer sous ma douche, prendre des dizaines de litres d’eau bien chaude sur mon visage et sur mon corps ; des dizaines de litres d’eau presque brûlante pour laver mes regrets, laver mes remords, laver ma honte…
J’avais à peine refermé la porte de la salle de bains que j’ai entendu le radio-réveil se mettre en marche. Je me suis dit qu’à cet instant, mon « voisin de nuit » devait se demander pourquoi je m’étais levée si tôt. Et j'imagine sa déception en ne me voyant pas nue au réveil, comme il aime tant m’admirer chaque matin. Mais non. Pas aujourd’hui ; çà aurait été bien au-delà de mes forces ! Je n’aurai qu’à lui dire que j’ai mal dormi, à cause de ce que j’ai mangé chez ma copine Emilie, chez qui je suis sensée avoir passé « très officiellement » l’après-midi. Ca ou autre chose, de toute façon, qu’importe !… je ne suis pas à un bobard près…
Mais c’est aussi à ce moment là que j’ai compris l’absurdité de ma détermination : cette douche pourra laver mon corps. Elle pourra effacer la transpiration douce et érotique qui perle sur ma peau. Elle pourra redonner un semblant de vie à quelqu’un qui, après tout, n’a pas fermé l’œil de la nuit.
Mais rien de plus. Rien ne peut ni ne pourra effacer ce qu’il y a dans mon cœur : aucune douche, aucun médicament, aucune fête... ni aucun autre homme.
Alors s’il te plaît, viens vite…

Ne tarde pas : je t’attends.
Je suis remplie de toi, viens...
Je t'aime...
Dis,... tu m'entends ?
11:07 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société, homme
samedi, septembre 06, 2008
"Dans la peau d'une femme" : Le Jardin des Délices - [première partie]
Comme ma copine FISO s'y met à changer de sexe, allez hop !, je fais le symétrique... (non, c'est pas une position du Khama-Soutra !...). Bonne lecture !
Pour être complet (après, c'est promis, vous pourrez lire !!) je mets un lien vers le blog-initiateur de cette idée : X
* * * * * * * * * *
Je tourne et je me retourne interminablement dans mon lit depuis des heures. Le réveil égrène ses chiffres rouges des minutes impitoyablement cycliques qui me rappellent que je ne dors toujours pas. 1h, 2h, 3h… impossible de trouver le sommeil. Et pour cause…
A coté de moi, dans mon grand lit, je distingue une silhouette masculine, à la lumière des rais de lune qui passent à travers les lattes des volets. Une forme humaine endormie qui ronfle de temps en temps. Une silhouette qui ne m’inspire rien de mauvais,… mais qui ne m’inspire pas l’amour.
Alors, serrant très fort mon oreiller comme pour essayer d’y retrouver son improbable présence, je me re-passe pour la millième fois dans ma tête le film de cette après-midi si folle et si délicieuse… Cette après-midi que j’ai passée avec mon amour… avec mon amant… Nous ne nous étions pas vus depuis des mois. Insoutenable fut le temps de l’absence et de l’éloignement : nous vivions à la limite du supplice… Nous ne pouvions continuer, lui et moi, à nous satisfaire de ces coups de téléphone passés en cachette, de ces mots doux échangés, à travers les kilomètres : nous n’y tenions plus : il fallait que l’on se voit. Et vite !
Mais après ces longues semaines d’épreuve et de patience, notre rencontre est enfin arrivée. Enfin !
C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris. J’avais mis une petite robe d’été, courte et décolletée… Une tenue très féminine, comme il les aime tant...

C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris : Dieu que cela a été fort ! J’ai vibré comme lors de notre tout premier coup de foudre ; j’ai senti une flèche passionnée de rouge embrocher nos deux âmes au même instant. Mon cœur s’est emballé à sa vue… Je n’ai pas pu le maîtriser… Et je n’ai pas voulu, surtout… Puis nous nous sommes touchés. Puis nous nous sommes enlacés doucement.
On était bien, dans les bras l’un de l’autre. C’était bon…
Nous nous sommes embrassés, comme le font les amants, comme le font ceux qui s’aiment vraiment, en fermant les yeux pour mieux goûter l’instant. Pour mieux goûter ce délice, cocktail de douceur, d’amour et de passion… Je l’ai serré de toutes mes forces dans mes bras tremblant d'émotion. Je l’ai senti, mâle, m'enlacer, puis me rassurer, me conforter de son odeur d’homme, de sa douceur et de sa sensibilité. De sa voix calme. De son amour. Nous nous sommes embrassés longuement. Avec passion et gourmandise. Avec ferveur et chaleur. Avec une fougue humide.
Je revois nos bouches fondre l’une dans l’autre, tourner comme des folles en se frottant l'une l'autre, à la cadence de nos langues tièdes. Nous nous sommes regardés, et nous avons souri.
On était bien...
Je ne sentais plus mon corps : je n’avais plus de poids. Les nuages flottaient à mes pieds et je ne sentais plus rien. J'étais heureuse, tout simplement. Des enfants couraient. Mais à cet instant, rien ne comptait plus que lui et moi. Que nous deux.

En nous serrant l’un contre l’autre, ma poitrine contre son buste, mon ventre contre le sien, j’ai bien perçu chez lui l’excitation que j’attendais. J’ai remarqué la cadence de ses reins, cadence qui se voulait discrète mais qui pour moi était très perceptible ; cette cadence qui m’avait tant manqué… J’avais envie de lui. J’avais tellement envie de lui. Manque de chance, je savais qu'aujourd'hui je ne pourrais pas aller jusqu'au bout de mon désir, car les hasards du calendrier n’étaient pas favorables en ce moment, et notre rencontre tombait bien mal de ce point de vue-là… mais tant pis : ses venues en France ne sont pas si fréquentes, alors il faut « faire avec »… Néanmoins, j’étais très excitée ; j’avais envie d’un voyage et je voulais le réussir : destination plaisir.
Nous avons sauté dans ma voiture que, par une chance inouïe, j’avais réussi à garer tout près de l’entrée du Jardin des Plantes.
Nous avons longé Austerlitz, puis traversé la Seine en direction du grand parking souterrain de la gare de Lyon.
Durant les minutes qu’a duré le trajet, il n’a pas arrêté de me toucher, d’une façon ou d’une autre. Quand ma main maintenait le changement de vitesse, il mettait la sienne dessus, crochetant ses doigts dans les miens… ou alors il l’abandonnait sur ma robe, voire même sur ma cuisse qu’il a su dénuder avec tact et douceur, la révélant à vif pour mieux toucher ma peau fraîche et pâle.
Ma peau révélait des frissons de bien-être. Un doux courant électrique m’a envahie.
Il me caressait doucement et avec tendresse… et il a été difficile pour moi de rester concentrée sur ce qui se passait sur la route. A l’entrée du parking, nous avons d’ailleurs évité de justesse une collision avec une voiture qui roulait un peu trop vite et que mon esprit déjà envolé vers des contrées de sexe et de plaisir n’avait pas pris le temps d’intégrer comme élément à risque…
Enfin nous sommes descendus rapidement au plus bas du parking, à la recherche du coin le plus sombre.
Au dernier niveau, dans un recoin, le long du mur : une place de libre, coincée entre un gros pilier et une fourgonnette. Personne en vue : là, nous serons bien cachés !
Encore quelques secondes pour reculer la voiture au maximum... et lui, pendant cette manoeuvre, qui commençait déjà à se déshabiller !!
J’ai aimé sa hâte.
Il a enlevé son pantalon, ses chaussures qu'il portait pieds-nus ; il a déboutonné sa chemise.
Il a ôté son slip, avec un naturel qui m’a presque décontenancée, et avec une envie manifeste de me montrer qu’il avait envie de moi…
J’avais à peine coupé le contact que, déjà, il s'était assis sur la banquette arrière, dans cette simple tenue, avec sa chemise déboutonnée comme seul habit. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le rejoindre. Il faisait sombre. Nous nous sommes enlacés chaudement.
J’étais excitée comme une puce. Nous nous sommes embrassés goulûment. Mes lèvres étaient gonflées et je sentais mes seins durcir. Pour ne rien arranger à mon état, il s’est mis à me mordiller les lobes de mes oreilles. Supplice extrême… Il les a gobés l’un après l’autre, les suçant voluptueusement, comme il l’aurait fait avec des sucettes. Sa langue tournait autour de ces appendices rouges, chauds de désir et sucrés de passion. Ses dents les mordillaient doucement, avec sensualité…
Je ronronnais comme une petite chatte que l'on caresse là où elle aime... Mon ventre criait famine : j’avais faim de plaisir…

Il avait ses bras autour de mon cou, mais déjà je les sentais descendre vers mes épaules et sur ma gorge. Il a plaqué ses mains contre mes seins, et les a palpés avec excitation, à travers le fin tissu de ma robe.
N’y tenant plus, moi aussi j’ai laissé aller mes doigts sur son torse. J’ai écarté sa chemise, caressé et baisé son buste d’homme. Son buste poilu que j’ai léché avec érotisme. Puis ma main a continué sa course un peu plus bas, là où son désir m’appelait… J’ai enfin saisi son sexe nu et fier à pleine main. J’ai senti une secousse de bien-être, un vibrato de tout son corps qui voulait dire « enfin ! »… Lui aussi, il attendait cela depuis si longtemps...
Il a enfourné ses mains dans mon soutien-gorge pour saisir mes seins dénudés dans ses paumes tièdes...
Puis il m’a rappelé, avec un sourire complice, qu’en ce moment des caméras de surveillance filmaient peut-être nos caresses… Nous avons ri de ce propos qui a eu pour effet de m’exciter encore davantage.
N’y tenant plus, je me suis décidée à poursuivre mon voyage en allant gober l’interdit, en me dirigeant vers ces zones douces et chaudes, comme celles qui existent dans les pays du Maghreb. Direction Casablanca. Direction le Jardin des Délices, là où le sable fouette les visages, là où les lèvres sont sèches du sirocco qui nous embaume d’une tiédeur agréable, là où trône une obélisque immense, fierté des alentours. Une obélisque dure et chaude que j’ai pu goûter jusqu’à m’en saouler, sans limites, sans tabous, sans retenue. Oui, ma bouche a élu domicile dans ce Jardin des Délices, mes lèvres et ma langue enlaçant cette statue pharaonique et fière, l'escaladant dans un sens, puis dans l'autre. Je baignais dans une moiteur excitante jusqu’à l’insoutenable.
Je me suis aperçue que tout ce temps sans le voir n’avait pas altéré le souvenir que j’avais de la turgescence de son membre, dont j’aurais pu dessiner de mémoire tous les contours avec précision. J’avais les yeux fermés et ma bouche gobait sans discontinuer sa virilité : son sexe doux, marqué par un relief discret, un peu comme s'il était enveloppé d’une fine dentelle ciselée à la main, comme celles que créent les célèbres ouvrières d’Alençon…
Mais cette longue absence m’a également montré combien il m’a manqué. Et combien je l’aime…
J’ai aimé goûter son sexe… J’aurais pu faire çà pendant des heures…
Puis je me suis redressée, et nous nous sommes encore enlacés et embrassés.
Son excitation avait décuplé. Ses mains ont repris leur manège en direction de mes seins ; mais cette fois-ci, il les a nettement dénudés, les sortant complètement de leurs logements de dentelle, sans ménagements pour mon pauvre soutien-gorge, définitivement endommagé… ; il les a pris virilement, en a saisi leurs bouts durs et raidis. Les a pincés. Son visage s’est approché d’eux et il les a mordillés, titillés, léchés comme il l’aurait fait d’un dessert délicieux. Tenant fermement mes tétons, il m’a secoué les seins, les faisant tourner, les masturbant délicieusement.
J’avais envie d’hurler ; j’avais envie de sa puissance. Mon corps ne me répondait plus. Je ne maîtrisais plus rien. J’étais en lévitation dans une sphère de plaisir. Une bulle d’amour et de passion.
Je sentais son odeur mâle se propager dans la voiture. Nous bougions beaucoup, et je pensais que le véhicule devait tanguer par notre faute. Rien que d’imaginer que des gens circulant à cet étage du parking de cette gare pouvaient remarquer notre voiture en mouvement, j’étais encore plus excitée. Je m’imaginais faisant l’amour dans un train, la porte de la cabine à peine fermée… Bougeant au rythme des aiguillages, au rythme des courbes, du relief, des accélérations, des montées et des descentes.
C’est à ce moment qu’il m’a suggéré de m'allonger le plus possible sur la banquette arrière, en m’embrassant d’une fougue à la fois douce et exquisément surhumaine. Nos lèvres se sont mariées de nouveau ; accroupi, sa main est venue sur ma cuisse, puis sur le genou. Je l’ai sentie descendre sur ma jambe, puis sur mon pied qu’il a saisi pour le remonter, posant mon talon sur la banquette.
Puis il a ôté mes sandales....
....
[Suite au prochain post... ; clique ICI pour y lire la suite]
10:28 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société, caresses
vendredi, juillet 25, 2008
Kleenex
Mouchoir blanc devient noir à faire semblant de vivre, mais reblanchit à vous lire. Vos sourires le lavent, vos éclats d’affection le repassent. Vos confidences le rendent résistant. Ainsi grâce à vous il peut survivre dans son cycle de tendresse, et ne sera pas jeté dans la première poubelle publique venue, au milieu des épluchures de bananes, des trognons de pommes, des restes de pain.
Depuis des siècles, et pour autant d’ères, il est pour vous, à condition que vous ne l’oubliiez pas.
Vos absences le salissent, le fragilisent…
Il est trop sensible pour ne pas être tourmenté par le vide.
15:41 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, amitié, tendresse, société, solitude, journal intime
mardi, juin 24, 2008
Entre l'une et l'autre
Entre l’une à l’autre.
Aujourd’hui, exactement aujourd’hui, je suis à mi-parcours. Exactement entre l’une et l’autre. A mi-chemin. Tel un équilibriste qui a quitté il y a quatre mardis l’assurance du haut de son immeuble pour franchir l’espace qui le sépare du toit de l’autre : arrivée dans quatre semaines. Mais aujourd’hui, je me retrouve au milieu, au plus bas du câble, à l’endroit le plus périlleux, le plus instable, seul et sans filet. Seul au milieu des vents les plus dangereux, à cette place inconfortable où le moindre souffle un peu rude pourrait me surprendre et me faire chavirer. Je ne peux m’empêcher de regarder vers le bas, vers les toits des voitures qui brillent comme des petits démons qui m’appellent, faisant scintiller leurs chimères colorées dont je ne veux pas. Je survis à cette place inconfortable où mes points de départ et d’arrivée m'apparaissent avec horreur flous et lointains. J'ai peur. Je me sens si fragile... Une plume dans le monde des cieux, des dragons et des sorcières. Mais je ne tombe pas.
Alors j’avance…
Entre l’une et l’autre.
A vingt-huit jours de l’une, à vingt-huit nuits de l’autre. Un cycle de passé, un cycle à venir. Celui de la lune. Au centre de ces jours sans parfum, je compte et recompte sans cesse les étapes de la vie de l’astre de la nuit, quartier après quartier, entre l’une et l’autre. Je geins dans ce milieu qui se confond avec les feux de la Saint-Jean, les feux de la joie pour certains, ceux du désert pour moi. Ce feu qui n’arrive pas à me réchauffer, malgré les crépitements des paillettes et des pétards qui ne prennent pas. Ce feu qui brûle mais qui ne me rassure pas.
Et puis j’avance…
Entre l’une et l’autre.
J’ai quitté le camp de base, laissant ma tendre sœur et sa douceur, ses cheveux clairs et son regard de lumière, pour gravir seul, sans corde ni piolet une montagne inconnue dressée devant moi. Car il faut bien avancer. Toujours avancer. L’adret, l’ubac, peu importe le coté, le soleil ou l’ombre… C’est toujours la solitude qui me tient compagnie. Cette discrète compagne qui m’a mené là où je suis aujourd’hui, sur la cime, dans le froid glacial qui me ronge l'âme, au niveau du drapeau que des conquérants passés auraient fièrement planté en chantant leurs hymnes patriotiques, mais qui pour moi a toutes les couleurs du vide.
Il faut que j’avance…
Entre l’une et l’autre.
Et puis ce soir je vais commencer ma redescente, parcourir autant de nuits et autant de nuits qu’à la montée. Pour tenter de trouver mon camp d’arrivée, en évitant les jets des grenades et des gaz factices. Ce camp inconnu dont je vais essayer de déchiffrer les arcanes, les recoins…. Et puis inévitablement après, juste après, reprendre ma route vers une autre solitude. Entre l’une et l’autre. Puis entre l’autre et l’une. Comme le flux et le reflux de la vague, comme l’eau de cette mer qui emmena jadis les aventuriers au bout du monde, je quitterai bientôt l’autre et tenterai de revoir l’une… Comme cette vague qui met trop de temps à me mouiller les pieds, je voudrais que le métronome de la vie s’emballe… Que les profondeurs du pianoforte m’enivre de son tempo cadencé comme les chocs des roues de l’autorail de campagne sur les voies de métal, me menant clandestinement de l’une à l’autre et puis de l’autre à l’une…. Clandestinement, caché entre les roues. Sans ticket. Sale. Nu. Sans papiers. Sur un rythme de train, infini.
Je continue : j’avance...
Entre l’une et l’autre.
Et puis dans ce capharnaüm, fermer les yeux et rêver. Rêver que les mouvements des vagues divaguent et que, tout au contraire des plages calmes pour lesquelles elles s’éternisent en longs rouleaux, elles puissent ici s’enchaîner, se rapprocher et se toucher presque. Alors, peut-être que ce jour-là, je pourrai dans un même instant de grâce te frôler toi, et puis toi, dans une même communion, chacune d’une main tétanisée d’émotion. Vous rapprocher l'une de l'autre pour doucement, tout doucement, appuyer ma tête entre vos épaules et laisser jaillir mes larmes, le visage bien calé sous le toit de vos cheveux roux et sombres.
Confortablement installé, la tête dans contre vos joues et le cœur dans les étoiles. Exactement entre l’une et l’autre…
08:30 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [2], ♣ Mi-ganesh mi-ganach | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : tendresse, amitié, femme, société, beauté, féminin, ecriture
samedi, juin 14, 2008
C'est jour de fête
Dimanche, c’est jour de fête. Et moi en ce dimanche je vais penser à lui, parce que justement ce jour me le rappelle encore plus fort à ma mémoire.
La journée commencera par une matinée colorée de l'émail éclatant de ces sourires émus. De ces moments vrais, émouvants, de ces instants où je me pincerai la langue pour ne pas verser ma petite larme devant le tableau magnifique de l’amour. Devant ces petites frimousses qui viendront, pleines d’émotion, devant moi, tôt le matin, en petits pyjamas à fleurs ou à grosses voitures. Parce que ce jour, j’aurai un peu plus encore que d’habitude la preuve de leur amour fort et fier, fort et indestructible. L’amour de mes enfants qui viendront me lire un poème, m’offrir leurs petits cadeaux fabriqués à l’école… ceux dont la préparation aura pris des jours et des jours durant lesquels ils auront été si agréablement déchirés entre l’envie d’en garder le secret et celle de me mettre dans la confidence… ces cadeaux construits avec leurs cœurs et qui trôneront, suivant les usages auxquels ils sont destinés, soit à la cuisine, soit dans la chambre, ou sur le bureau, mais en tout cas loin des tiroirs poussiéreux où ils ne méritent pas de finir. Car quoi qu’ils soient, ils étincelleront de toute ma fierté d’avoir reçu les plus beaux des présents, faits avec leurs petites mains d’anges, et accompagnés de petits dessins dont chaque approximation, chaque débordement du trait mettra encore plus d’authenticité dans la tendresse innocente qu'ils me portent…
Mais après le vent chaud, je sais aussi que c’est le vent froid du grand nord qui va souffler, celui qui ramène les relents de neige des hautes latitudes, ce vent qui mord les jambes, qui chatouille si désagréablement les cuisses et qui pince fort la peau du visage. Car après ce plein d’émotion, ce sera le moment du vide. Mon vide à moi de ne plus pouvoir en faire autant, en ce dimanche de mariage entre l’infiniment doux et l’infiniment dur. Ce jour que j’attends avec toute l’impatience d’un père comblé, le fils ne pourra le vivre qu’en souvenir d’un temps définitivement rangé dans la bibliothèque du passé. Et ce jour-là, mon cœur aura le pincement de ce coup de fil que je ne passe plus, de cette voix que je n’entends plus, de ce rire qui fait désormais partie de mes souvenirs.
Parce qu’avant d’être père, j’ai été fils.
Ce dimanche, je repenserai aux parfums calmes de mon enfance, aux murs qui résonnent encore du réconfort de sa présence, et qui se souviennent peut-être de sa préparation des crêpes à la béchamel ("avec plein de fromage s'il te plaît, c’est meilleur !"), et des moments de ma jeunesse où nous jouions, complices, au jeu des chiffres ou à celui des lettres... ces murs qui résonnent peut-être encore de ses calembours à deux balles (je me demande si çà serait pas héréditaire ?...)… Oui, ce dimanche je revivrai les mille et un moments de cette complicité d’avant, en oubliant les inévitables désaccords qu’un adolescent un peu rebelle peut avoir avec une autorité pourtant nécessaire, pour ne retenir, du coin de mon cœur meurtri et de mes yeux humides, que le regard d’amour et la tendresse irremplaçable du meilleur des pères.
Celui qui, couché sous la simple dalle de marbre grise, ne pourra jamais plus se relever pour me serrer dans ses bras.
10:32 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : société, fête, fête des pères, famille, tendresse, poésie, littérature
mardi, juin 10, 2008
Revoir le soleil...
Pourquoi faut-il que je m’y prenne à une heure du matin pour avoir le courage de me l’avouer à moi-même… car oui, j’en ai conscience : l’émotion m’a fragilisé, la timidité m’a paralysé... et j’ai dû te paraître bien froid… beaucoup trop froid. Et pourtant, la journée a été tellement parfaite… tellement géniale… tellement oxygénante… Mais je m'en veux quand je me revois au moment de notre rencontre… A ce moment, oui, je l’avoue, j’ai été très ému. Peut-être trop, même... Je ne connaissais pas l’endroit, mais peu importait, puisque tu étais là. Si c’était à refaire, j’aurais le courage de te serrer dans mes bras. Fort. Pour sentir ton petit cœur battre à travers nos vêtements. J’aurais même abandonné ma tête dans le creux de ton épaule. Et je t’aurais fait plein de bisous dans le cou et près de ton oreille. Et puis des gros sur tes joues. Des chauds, des chaleureux… Doucement. En laissant le temps se calmer pour nous offrir ces minutes d’une tendresse clandestine… Rien qu’à nous. Si je pouvais revenir en arrière, c’est çà que je ferais….
Si j’avais ce pouvoir, je te retrouverais dans ta voiture... et si c’était à refaire, j’oserais prendre ta main dans la mienne. Tout simplement. Juste pour faire courir de nous à nous ce magnétisme qui nous caractérise si bien. Je t’aurais tenu la main, et on aurait été bien. Oui, bien. J’aurais pris tes doigts entre les miens, j’aurais caressé ta paume. J'aurais massé ton poignet, et baisé ta peau. Être plus proche de toi. Juste en tenant ta main dans la mienne, au lieu de te laisser maltraiter ton bracelet...
Mais pour pouvoir ainsi revenir en arrière, il faudrait que je sois un remarquable magicien ! Un être qui aurait enfoncé Houdini dans l’anonymat le plus complet…. Il faudrait que je remonte le temps, jusqu’au début de la création de l’homme, puis que je reprenne la route du présent. Et sur le trajet, j'aurais pu regarder naître les religions et tous les saints, Homère réécrire son Iliade, les révolutionnaires guillotiner leur roi…. Revivre le siècle passé, changer de millénaire, et puis très vite reprendre le train…
Reprendre le train. Et ta main. Respirer ton parfum de plus près. Oser te masser doucement les épaules. Juste tes épaules. Tout doucement pour te détendre… juste pour que tu soies bien. Laisser mes mains contourner ta nuque, déborder sur le haut de ton dos, te donner de la chaleur pour faire fondre tes inquiétudes. Et disparaître tes angoisses. Si seulement j'avais pu mieux te rassurer...
Si j’avais été moins froid… si j’avais été plus courageux… si j’avais été plus moi-même…
Si…
01:05 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [2] | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : société, femme, tendresse, poésie, littérature, ecriture
mercredi, juin 04, 2008
En nuisette...
Et ben voilà... le résultat de mon premier sondage. Vous avez été plus de 60 à me répondre et j'en suis très touché.
Alors comme çà, vous êtes 48% de mes visiteuses à dormir nue.... et 27% à dormir en toute petite tenue.... Je n'oublie pas les 25% qui disent dormir en pyjama, c'est leur droit, même si je pense qu'elles devraient essayer autre chose...
Alors c'est pourquoi j'ai mis en place un second sondage (sur la colonne de gauche).... N'oubliez pas de voter !
Encore merci et gros bizous à toutes !!!!!

09:34 Publié dans ♣ Laissons d'âge... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société, femme


