dimanche, juillet 26, 2009
Tristesse
J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.
Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.
Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.
Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.
Alfred de Musset - 1840

07:42 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... [2] | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, solitude, société, regrets, femme, poésie, litterature
mercredi, avril 08, 2009
Mes mains

Regarde-les, mes mains.
Regarde-les, elle sont tendues vers toi.
Pour toi elles sont de soie, de rires, en satin.
Allez, viens : approche-toi encore plus près.
Tu n’y verras que de douces vallées,
De la verdure, des fleurs et des galets.
Mais aucun rocher qui pourrait te blesser.
Approche-toi tout près. Près, jusqu’à me frôler
De tes yeux ou de ta peau.
Et si ton oreille caresse ma paume,
Elle entendra les mélodies que je t’ai inventées.
Deux ou trois arpèges de piano,
Notes douces, legato vêtues de noires ou en blanches,
Croches de couleurs dansant dans l'air du printemps,
Comme dans un parc aérien où des enfants courent
Au rythme de ta musique et de leurs cris,
Tout excités d’avoir trouvé le brin d'une fleur
Jaune, rouge, ou orangée, ta couleur préférée.
Viens. Viens, n’aies pas peur,
Ce n’est que moi.
Je ne sais pas couper le bois, ni réparer mon moteur.
Ces mains douces, tu peux sans crainte les toucher,
Jamais elles ne se refermeront pour t’emprisonner.
Elles ne sont là, moelleuses, là, rien que pour t’aider,
Elles sont là pour te parler, t’écouter, te rassurer,
Et ne demandent qu'à te porter une partie du fardeau.
Solides et légères : Mains force ou mains caresses.
Souples comme leurs cils qui se dressent en un tapis
Doux, soyeux, frais comme l’écume fraîche
Et salée de la mer de chez toi.
Mes doigts sont fins. Ils ne savent pas serrer à faire mal.
Alors tu peux glisser ta main dans la mienne,
Et dans mon tissu de velours, je la réchaufferai.
Je ne la reprendrai que pour essuyer,
Pudique,
Cette larme de joie que tu me feras couler,
Doucement, comme un ruisseau d’argent
Voguant sur un lit tracé dans mes rides naissantes.
Voguant jusqu’à dessiner un sentier,
Un chemin serpentant le long de ma joue,
Un chemin léger comme une lettre.
Celle de ton prénom. Celui que j’aimerais tant lire
Au bas d’une longue lettre,
Alors que ta main aura lâché le crayon.
07:38 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [3] | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amitié, regrets, solitude, société, affection
mercredi, février 18, 2009
Sorrow
Je suis fatigué de marcher dans la boue, dans cette terre humide qui me colle aux pieds. Je suis désespéré de devoir avancer sans toi, sans pouvoir tenir ta petite main qui me rassure tant...
Pourtant, tu sais, tu es présente tous les jours à mes cotés. Ton tableau, celui que tu m'as offert en mai, accompagne et adoucit mes longues journées de travail dans mon bureau. Je le regarde tous les jours. Je le regarde en pensant à cette journée incroyable passée ensemble… Et la période actuelle réveille en moi le souvenir de nos premiers contacts… De nos premiers échanges… l’année dernière. Quand nous étions si proches….
La vibration de mon téléphone portable illumine à chaque fois de mille feux son fond d’écran : la photo qui illustrait ton blog secret….. Ce site dont tu m'avais donné une clef, et qui s'est évanoui en même temps que toi...
Les cadeaux que je t'ai ramenés de mes différents périples, je les garde précieusement, et ne m'en séparerai que pour mieux te les donner. Et si je ne te revois jamais, et bien je les conserverai encore plus longtemps, jusqu'à, s'il le faut, me faire enterrer avec, comme c'était d'usage aux temps lointains des pharaons.
Je ne crois pas en ces Dieux auxquels je pourrais me raccrocher, mais je suis prêt à me convertir à ta religion, juste pour te retrouver dans tes moments de prières, et tenter d'exaucer tes voeux les plus fous. Je veux avoir mal aux genoux de prier...
Je suis épuisé de pleurer. Je ne sais pas quelles sortes de larmes il faudrait que je verse pour que tu me reviennes, même si c'est de loin. Même si ce n'est que de très loin. Mais pour toi je n'ai pas peur de tenter toutes les formules chimiques et parfumer mes pleurs aux senteurs que tu préfères. Des plus acides aux plus douces. Aux plus sucrées. Ou aux plus fleuries.... comme ton parfum...
Je n'ai rien oublié, tu sais. Et je n'oublierai rien. Ni l'odeur de ta peau, ni la douceur de tes yeux, ni la tendresse de ton sourire, ni tes mains près de moi. Ni ta voix, entre miel et soleil....
Et là, seul, sans toi, je me sens perdu, comme un animal au milieu d’une forêt hostile.

Tu es celle qui m'a tendu la main au moment où j'en avais le plus besoin. Lorsque j'étais au bord du précipice. Tu es ma boussole. Et même si je dois passer des années d’épreuve et de patience à ta recherche, je suis prêt à déblayer tous les hectares de ma forêt de solitude, à la seule force de mes petites mains d'homme s'il le faut. Rien que pour te retrouver.
Parce que tu me manques.
Découvrez Mort Shuman!
07:02 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [3] | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amitié, regrets, solitude, société, affection
mercredi, février 04, 2009
Sein du jour...
C'est aujourd’hui que tous les Saints sont en fête !
Je les entends même jouir : ils hurlent à tue-tête,
Alors que ton antique aïeule, qui a voilé le Christ
S'est perdue dans les arcanes de l’Histoire, si loin !…
Je préfère penser ton nom comme un rêve fétichiste,
Tel un frôlement, soyeux comme le tissu d'une main…
Alors pour ta fête, que faire, que chanter, que boire ?
T'espérer avec du champagne, loin de ton boudoir…
Les vallées de ton dos, qu'une main puisse les skier :
Les vertes... et aussi les rouges, si tu valides le forfait.
Tes dessous de pieds, sinueux chemins de campagne,
Qu'ils soient huilés des heures par une douce poigne….
Je te souhaite une fête autour d’un verre, d’une bougie
Qui peut-être éclairera un regard, une odeur. Une envie…

00:10 Publié dans ♣ For my copine's [2] | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amitié, solitude, société, affection, erotisme, poésie, sexe
mercredi, janvier 28, 2009
Dernier éveil - deuxième partie
[SUITE ET FIN DU POST PRECEDENT] - Clique ICI pour lire la première partie, si ce n'est déjà fait...
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Mes mains me font mal. Elles semblent, à leur tour, se réveiller ; et je ressens à cet endroit comme un feu brûlant me dévorer. Pourquoi cette douleur est-elle constante à ces endroits précis, même quand la femme n’y jette pas ses chaussures aux semelles si pointues ?… Il m’a fallu un grand effort pour tenter de regarder dans leurs directions. Et c’est là que j’ai vu qu’elles étaient ensanglantées. Toutes les deux.
Et là, j’ai compris : Je suis le Christ.

Je suis le Christ, non pas dans sa foi, ni dans sa bonté, ni dans sa croyance. Mais je suis le Christ, dans sa souffrance, crucifié et mourant, cloué sur une croix de bois, dure et froide, devant un monde qui continue à vivre et à danser.
Je suis le Christ humilié.
A cet instant de prise de conscience, la musique s’est soudainement arrêtée. Brutalement. Sans prévenir.
Tous les hommes se sont figés instantanément, comme paralysés en l’air, en lévitation à quelques centimètres au-dessus de moi.
Et la femme, comme dans un film au ralenti, s’est baissée vers moi, c’est à dire vers le tapis, vers la carpette sur laquelle elle a dansé pendant des heures. Elle s’est accroupie, ses talons comme des épées sur mon ventre déjà rouge de plaies, l'abîmant encore davantage par son poids immobile ; mon ventre est à deux doigts de se perforer sous ses aiguilles.
Et j’ai reconnu ce visage. C’était celui de celle que j’avais tant aimée, un soir d’été sur une plage de Normandie. Ce visage qui m’avait tant manqué et qui, aujourd’hui, me faisait tant souffrir…
Le visage de l’Amour. Celui de la vie et de l’espoir.
Le seul. L’unique.
Mais ce visage était le sien sans être celui dont le portrait tapissait l'intégralité de mon coeur : à la place du regard doux et chaud, brillaient des yeux banals, verts et durs. A la place du sourire d’ange, un air convenu, sans cœur. Froid et sévère. Un sourire glacial.
Non, ce n’est pas elle, c’est impossible… Et pourtant…
J’avais l’impression d’être acculé comme un taureau dans une arène. Comme un animal blessé, humilié.

Alors, toujours comme dans un film au ralenti, elle a glissé sa main sous mon pagne, à la recherche d'un sexe qui, à cet instant de douleur et de panique, était quasiment inexistant. Ne trouvant qu’un petit bout de chair insignifiant, elle s’est lâchée d’un immense éclat de rire qui montrait toute sa jouissance face à mon humiliation poussée à son paroxysme.
Puis elle a sorti sa langue et s’est léché avec une scandaleuse sensualité le pourtour de sa bouche.

D’un air sévère, elle s’est redressée, posant un de ses talons sur mon sternum, au niveau exact de mon cœur. Serrant les dents, monopolisant toutes ses forces pour une mise à mort qui la ferait jouir, elle m’a fait comprendre d’un sourire que la comédie était terminée.
Comme un cloporte, comme une fourmi, comme un insecte nuisible, elle allait m’éliminer. Me supprimer comme une blatte. Et quand elle aura dégusté son geste, surexcitée par celui-ci, elle pourra se redresser et reprendre enfin sa danse, avec tous ces hommes laissés quelques minutes en jachère de sexe.
Nous nous sommes regardés. Ma bouche a commencé à s’ouvrir. Avant qu’elle n’appuie de tout son poids sur son talon, j’ai voulu lui dire une dernière chose. Une toute dernière.
Mes lèvres ont commencé à murmurer : « Je t’aim... », mais l’a-t-elle entendu ? En tout cas, elle ne m’a pas laissé finir. Et là, c’est moi qui n’ai plus rien entendu, à part mon cœur qui, dans un dernier râle, dans un dernier sursaut de lumière, s’est mis à battre un ultime instant comme un fou, à l’image de l’écho lourd et profond du glas des églises.

Et puis…
Et puis… plus rien...
09:42 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, amitié, tendresse, société, solitude, journal intime
dimanche, janvier 25, 2009
Dernier éveil - première partie
Je viens de me réveiller comme d’un grand somme. Je suis allongé, mais sans savoir où je suis. Pour tout dire, je me souviens à peine de mon nom… Impossible de reconnaître la pièce dans laquelle je me trouve. Ni la ville. Ni même l'époque.
Je ne suis rien. Rien, au milieu de nulle part.
La seule chose dont je sois sûr, c’est que je suis plein de courbatures, que j'ai mal partout, et que le sol est dur. Dur comme du vieux bois ou de la pierre froide.
Ce n’est que quelques minutes après que j’ai commencé à entendre la musique. Une musique festive, légère et gaie, à laquelle ont succédé des rafales de rires d’hommes et de femmes.
J'ai du mal à voir. Mes yeux s'éveillent à leur tour. Peu à peu. Pour l'instant, je ne vois qu'un brouillard à travers lequel je distingue des mouvements furtifs et indéfinissables.
Je ne sais pas comment j’ai fait pour en arriver là. Impossible de me souvenir de quoi que ce soit. Comme si je ressortais d’un coma profond, lourd de plusieurs siècles. Mais enfin d’où viennent toutes ces courbatures ? En plus, il y a des parties de mon corps que j’ai du mal à sentir… Et même à voir, car, tout allongé que je suis, je ne peux même pas relever suffisamment la tête pour voir ne serait-ce que mes mains ou mes pieds…
Et j'ai commencé à ressentir des coups de poignard portés sur mon corps. Et de plus en plus fort. Sur mon buste, sur mon visage, sur mon être tout entier. Des coups piquants, incessants et épars, de plus en plus présents. Comme des coups de tournevis qui pénétreraient dans ma chair. Mes sensations s’éveillant, j'ai de plus en plus mal ; et je ne sais pas d’où cela vient.
Puis la musique s’est faite plus nette. Les rires aussi. Des silhouettes sont peu à peu apparues juste au-dessus de moi. Il y a beaucoup de mouvements. Les gens bougent au son d’une musique dont je ne reconnais pas le style, mais qui plaît à mes hôtes…. Je repère tous ces pieds d’hommes qui semblent voler à quelques centimètres au-dessus de mon visage et au-dessus de mon corps, en m'effleurant, sans me toucher. Je vois tout par le dessous : j’ai l’impression d’être transformé en une sorte de tapis, un tapis au-dessus duquel des gens dansent…
Je vois de plus en plus nettement les formes, au-dessus de moi : comme dans un nuage vaporeux, je vois par le dessous une pièce enfumée. Des hommes dansent en volant à fleur de moi. Je ressens aussi de plus en plus fort et douloureusement ces coups indéfinissables. Et de partout. Mais je ne sais toujours pas d'où ils proviennent.
Dieu que j’ai mal…
Je ne comprends rien… Je suis abasourdi. Douloureusement abasourdi.
Mais je n'ai pas mis beaucoup de temps à comprendre à quoi étaient dus ces coups de poignard qui me blessaient : Autant les semelles de tous les hommes qui valsaient ne me touchaient pas, autant l’unique femme, elle, me piétinait réellement, avec des chaussures à talons aiguisés. Et à chaque pas qu’elle faisait, c’était ma peau qu’elle meurtrissait. Ses talons fins provoquaient des chocs sanguinolents sur ma peau à chaque mouvement. Et comme la femme dansait de façon effrénée, à chaque fois ses talons, en se reposant sur moi, rayaient ma peau, la pinçaient, la bleuissaient, la trouaient : Je suis, pour elle, une carpette, comme une peau d’ours dans une chambre bourgeoise, pour laquelle on ne porte plus aucun intérêt. Et que l'on peut piétiner allègrement.
Pourquoi ce châtiment ? Pourquoi cette torture ?
La danse s’est emballée. Elle est devenue maintenant une valse folle autour d’une femme et de plusieurs hommes. Et des hommes, il y en a de plus en plus. Cinq, puis dix. Puis quinze. Ils se pressent juste au-dessus de moi et se rapprochent d’elle. Et elle, elle se rapproche d’eux. Elle a l’air d’aimer ça puisque dans ma tête résonnent des éclats de rire qui cognent comme ces gongs que l’on entend autour des rings de boxe, dans la fumée des cigares virils et de la sueur fétide.
Et maintenant, je vois qu’elle soulève sa légère tenue de soie, montrant à qui le veut son sexe nu, et ses fesses que je vois par dessous…

Et les hommes la touchent. Et les hommes la caressent. Et moi, simple carpette immobile, je regarde ce tableau par dessous, ressentant de plus en plus fort les coups de ses talons féminins sur mon corps ensanglanté. J’ai mal. Il faut que çà s’arrête, mais je ne peux presque pas bouger… Je n’ai même pas la force d’ouvrir la bouche pour la supplier d’arrêter… Dans un effort surhumain pour relever ma tête, j’ai pu constater que je ne portais qu’un simple pagne ridicule qui ne couvrait que mon intimité. Un tissu dérisoire. Rien d'autre. J’ai les jambes nues, droites et tendues ; je ne peux pas les bouger, et çà, je ne sais pas pourquoi… J’ai les bras tendus, perpendiculaires à mon buste… Et j’ai mal... De plus en plus. Quand je regarde vers le ciel, je vois cette femme se frotter avec tous ces hommes. Je vois des doigts d’homme pénétrer dans son sexe sous son déshabillé de soie.
Chacun son tour. A tour de rôle. En plus d'être une carpette que l'on se plaît à torturer, je suis devenu une piste de danse... et de débauche.

Et plus le tableau devient sexuel, plus elle me piétine fort. Je suis maculé d'innombrables blessures desquelles jaillissent des flots de sang.
Plus çà va, plus çà rit, plus çà chante, et plus mes blessures sont larges et profondes. Et plus j’ai mal. Et plus les hommes se défoulent devant elle. Elle se laisse caresser par tous dans une jouissance qui la fait chanter et hurler de joie. Ses éclats de voix résonnent dans ma tête. Les hommes passent, entrent et sortent dans cette pièce. Il y a des hommes virils, des androgynes. Peu importe : ils ont toujours une place contre elle, sur elle,… dans elle.
Certains d’entre eux se mettent à lui lécher les seins ; d’autres commencent à se masturber en la regardant, dans un délire d’humiliation que tous m’infligent, et qu’il m’est difficile de retranscrire avec des mots.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
[SUITE ET FIN AU PROCHAIN POST] : clique ICI pour y accéder
11:56 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, amitié, tendresse, société, solitude, journal intime
mercredi, janvier 21, 2009
Sperme
Je me suis mise dans la position qu’il aime le plus. J’ai posé mes genoux et mes coudes sur le lit. Et je le laisse faire sa petite affaire. Je le sens me pénétrer de plus en plus fort. De plus en plus violemment. Je l’imagine les yeux mi-clos, dans la splendeur de sa virilité, comme chevauchant un animal fou dans un rodéo. Mais je ne suis pas un animal...
J'ai la tête baissée. Le front collé contre l'oreiller.
Avant, il aurait pris le temps de me caresser les seins. Ma belle poitrine bouge sous les assauts de son sexe, mes tétons frôlant le drap à chaque passage, suivant la cadence de ses reins. Oui, ce frottement masturbatoire m’excite. Mais pas ses à-coups.
Avant, il aurait pris le temps de m’embrasser, de me caresser les fesses, de faire courir ses doigts partout, même là où la décence en rougirait….

Je le sens dans sa grande masculinité, entrer et sortir de mon vagin. Il met de plus en plus d’énergie à l’ouvrage, mais je ne ressens plus rien d'agréable. La lassitude a cassé la passion, l’habitude à enlevé le sel de nos ébats…. Il n’a pas l’air de s’en rendre compte. Je ne suis qu’un garage à sa bite, une outre dans laquelle, dans quelques minutes, son sperme chaud se déversera dans un hurlement animal….
Il bouge de plus en plus. On dirait un chien sur une chienne. Ses assauts sont comme des coups de béliers. Comme ces coups que les envahisseurs du moyen-âge donnaient aux portes pour rentrer dans les maisons qu’ils voulaient piller, après avoir violé les femmes, égorgé les hommes et effrayé les enfants...
Alors je ferme les yeux, et je pense…. Je pense que je suis avec toi. Je pense que c’est toi qui es au-dessus de moi. Je pense que c’est toi qui me montes en levrette, après des heures et des heures de caresses… Après des heures et des heures de chuchotements, de confidences. Après mille instants de tendresse, de caresses, de massage… Après tes préliminaires qui me manquent tant… Sa violence a fait cogner ma tête contre le montant du lit… mais je m'en fiche... C’est toi qui me pénètre… Oui, j’ai envie que ce soit toi….
Oui, viens, j’ai envie de sentir mon ventre se réchauffer de ton plaisir…
Viens, viens te libérer…
Oui, j'attends que tu libères ton sperme chaud et qu'il glisse dans mon corps. Il est bientôt là. Et c’est le tien que j'attends. Oui, le tien, agréable, doux, sirupeux… Je l’aime ton sperme….
Mon ventre est brûlant de ta pensée.
J’entends un cri de bête au-dessus de moi… Je l'entends comme s'il sortait d'un film dans lequel je jouerais, passive. Dans laquelle je ne serais qu'une figurante.
Je suis ailleurs....
Je suis avec toi, chéri...
Je pense à toi. A ta douceur…
Je pense tellement à toi que je veux que le liquide qui passe dans mon corps, à cette seconde, ne soit pas celui d'une brute, mais le tien, amour...
Mon ventre se réchauffe de l'intérieur...
Je suis tellement avec toi que je sens le plaisir interdit qui approche, comme un cavalier blanc qui aurait tes traits... Et ta douceur.
Le plaisir… Il arrive… il est là… Je sens déjà les flammes me caresser la peau, de la tête aux pieds. Mes lèvres alterner le sec et l’humide, les picotements prendre possession de mes jambes, et le décollage imminent en quête de la toison d’or…. Vers les cylindres, et au-delà des parallèles…. Mes seins vont éclater de bonheur... Je le sens... Ca approche...
Oui, je jouis. Je décolle, je ne suis plus sur terre. Je ne ressens plus rien, si ce n’est, dans ma pensée, la caresse de ta main, ta langue sur ma peau, tes doigts qui me pincent doucement les seins…..
J’arrive. Je suis là…
Viens….
Je t’attends…
Enfin… le plaisir… enfin…..
………
………
Là......
00:05 Publié dans ♣ Chauds shows... [2] | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, amour, adultère, solitude, société, affection, mélancolie
mardi, janvier 13, 2009
Trench / 2
Je dois vous l’avouer… je vous ai menti…
La note Trench, de la semaine dernière, présentait une anomalie : elle était écrite au passé, alors qu’elle n’avait pas encore eu lieu…. J’avais volontairement choisi ce temps parce qu'il rime avec la mélancolie, avec la nostalgie. Avec le départ…
Mais depuis hier, les choses ont changé. J’ai vécu "Trench". Lundi 12 janvier….
« J’y suis… Chambre 7 »…
C’est après avoir lu ce sms que j’ai traversé la place de la gare, direction l’hôtel….

Je ressens encore l’impression des premières secondes, quand j’ai ouvert la porte. Tu me tournais le dos, face à la fenêtre.
Je me suis approché, dans le silence d'une émotion insoutenable.
Je t’ai touchée.
Tu t’es cambrée de surprise et nous nous sommes caressés.
Embrassés.
Enfin nous nous sommes vus pour la première fois.
Et puis… et puis….
J’ai soulevé ta jupe, sentant le haut des longues bottes, tes bas, ton string juste sous ta jupe….. Tes petites fesses déjà presque totalement dénudées…
Il me semble qu’en ce moment je touche toujours la soie des grains de ta peau douce.. Il me semble encore sentir ta langue contre la mienne.
Je me revois massant ton corps de l’huile que tu avais amenée. Une huile qui t’a fait luire comme une déesse antique. Un baume gras, qui après des centaines de passage, a su pénétrer ta peau. Goutte après goutte, passage après passage, pendant des heures…. Mes mains glissaient sur ton dos, sur tes épaules, tes bras, tes mains, et tes reins, complétant le passage de ma langue gourmande sur ton corps chaud. Puis sur ton ventre, brillant sous sa chaleur intérieure… Massage de douceur, gorgé de sensualité et d’érotisme, sur toutes les zones de ton corps, jusqu’à tes pieds que j’ai égrenés orteil après orteil…. L’un après l’autre. Alternance excitante du massage et du léchage. Pour ton plus grand plaisir…
Dans nos bouches passaient les parfums cacaotés des friandises, qui, à force de jongler de toi en moi se dénudaient jusqu’à laisser apparaître la petite noisette que nous avons croquée de nos dents qui mêlaient le sourire à l’excitation de l’interdit…
Senteurs et câlins. Les peaux contre les peaux, le sexe contre le sexe, les mains dans les mains, la bouche contre la bouche…. Et toutes les combinaisons possibles…
Et les mille confidences douces chuchotées à l’oreille, entre deux fontaines de ce champagne qui coulait de ton dos à tes reins, et que j'ai lapé à l'aube de tes fesses...
Après avoir passé 7 heures dans cette chambre en ta compagnie, j’ai du mal à trouver mes mots. Toutes mes émotions sont encore mêlées, comme nos corps, nos bras, nos jambes l’ont été...
J’étais bien….
Il y aura d'autres 12 janvier. Il suffit de regarder le calendrier. Cette date se cache sous d’autres. Il suffit de les débusquer… avec de l’imagination et un peu d’organisation…
Mais là comme je pense aussi à mes blogueuses préférées ou à mes visiteuses anonymes : j’ai pris quelques clichés…. L'heure n'était pas au reportage journalistique... mais je ne vous ai pas oubliées pour autant (avec l'accord de mademoiselle, bien sûr). Bon, c’est pas forcément à mettre sous tous les yeux… Donc si vous cliquez et que vous êtes "choking", et ben ne vous plaignez pas !! Vous avez été prévenues ! Un penchant pour l’exhib ? Euh… un peu, oui. Plutôt même carrément, oui… Mais c’est pas nouveau, ça…
photo1.jpg
photo2.jpg
photo3.jpg
photo4.jpg
photo5.jpg
photo6.jpg
photo7.jpg
08:33 Publié dans ♣ Chauds shows... [2] | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, amour, adultère, solitude, société, affection, mélancolie
samedi, janvier 03, 2009
En route pour 2009
Alors voilà, nous avons changé de millésime. Une nouvelle porte s’ouvre, sur un inconnu qui nous réserve certainement du bon et du moins bon….
Alors quoi vous souhaiter, pour 2009 ?
La santé, bien sûr, mais là, je ne peux vous dire que de prendre soin de vous, et ça sera déjà pas mal !
Du travail….. là aussi, ça risque de secouer en 2009 ; la crise économique se transformant en crise sociale, ça promet…. Accrochez-vous ! Et ne comptez pas sur le petit Jésus qui se moque bien de vos offrandes...
L’argent… ben ça, ça va avec le travail… ou alors c’est que vous avez une tante à héritage qui prépare son 95ieme anniversaire dans la maison de retraite « Les Lilas »... C'est vous qui savez mieux que moi !
Alors faut-il vous souhaiter le bonheur ? Vraisemblablement, oui, bien sûr, le bonheur…. à condition que l’on m’explique ce que c’est….
De mon coté, je voudrais vous souhaiter du plaisir. Prenez-le comme vous le voulez, mais oui, je vous souhaite, en 2009, du plaisir à gogo, des pieds pas permis tous les jours de l'année, des délires pas racontables, des laisser-aller et des rencontres, vos fantasmes enfin réalisés, des expé qui vous feront vibrer….
Oui, je vous souhaite le plaisir. Je vous souhaite le ravissement.
Parce que là, dans ce domaine, vous avez la main (si j’ose dire) pour vous le fabriquer, ce plaisir… à condition peut-être de sortir du déroulé tradi et normatif de la vie et de savoir débusquer, au coin d’un e-mail, d'un comm ou d’un sms, le parfum d'un piment nouveau qui rend la bouche sèche d’émotion, et le cœur rapide du désir qui, enfin, devient possible….
Heureuse année 2009. Gros bizous.... plus ou moins sages...

07:51 Publié dans ♣ Zactu à liter [2] | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amitié, regrets, solitude, société, affection, mélancolie, bonne année
mercredi, décembre 31, 2008
Le Puy
C’est drôle, ça, une note qui s’appelle « Le Puy »… Un titre qui ressemble étrangement à celui d'une autre note, que j’avais écrite l’été dernier, et qui s’appelait « Le puits »… et dans le fond, ces deux posts ne sont pas si éloignés l'un de l'autre.
Mais aujourd’hui, c’est au-dessus d'un autre puits que je vais me pencher. Peut-être parce qu’aujourd’hui exactement, à l'heure de la parution de ce post, je me sentirai très proche de cette ville, tant par le coté « délirant » du coin que les immatriculations des véhicules…
Une bougie de plus….
Encore une… mais si vous m'aidiez à la souffler, je crois... oui je crois que ça m'aiderait... vraiment...
Viens... tends-moi la main.... j'ai besoin de la sentir dans la mienne.... J'ai besoin de ta douceur. De ta chaleur... Viens....
Heureuses fêtes de fin d’années à toutes. Soyez prudentes ! A tout bientôt en 2009….
Mille gros bizous à toutes !...
07:50 Publié dans ♣ Zactu à liter [2] | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, blog, société, amitié, solitude, nostalgie, mélancolie



