mercredi, juillet 23, 2008

Rachmaninov had big Hands

Voilà typiquement le genre de délire que j'adore. Pour les non-mélomanes, qu'ils écoutent quand même ces 2 minutes et demie de show comique mais d'un professionnalisme étourdissant. Le pianiste rappelle que Rachmaninov avait de grandes mains et pouvait jouer des morceaux de piano particulièrement balèzes (pour ceux qui ne savent pas : pour un humble mortel, Rachmaninov, c'est in-jou-a-ble !). Regardez la parade qu'il a trouvée, et le minutage qu'il a fallu caler pour que le morceau ressemble a quelque chose !

Régalez-vous !

dimanche, juillet 20, 2008

Bonnet... né. ;-)

Bravo et merci à toutes pour avoir répondu à mon deuxième sondage... dans lequel je vous proposais de me donner la taille de votre bonnet de soutien-gorge.

Voilà vos réponses :

  • A   :  4%
  • B   : 46%
  • C   : 38%
  • D   :  6%
  • > D : 6%

    

Voyons, si je fais la moyenne de tous vos votes, çà fait à peu près çà, non ?....

N02.jpg

Ne vous troublez pas déjà... et regardez sur la colonne de gauche, j'ai déjà mis un nouveau sondage.... A vous ! - bizous

ps : euh... si l'une de vous se reconnaît sur la photo, mon adresse mail est en bas à gauche. On reste en contact, hein ?.....

mercredi, juillet 16, 2008

Je retournerai là-haut

Oui, je retournerai là-haut.

Je ne sais pas encore quand, je ne sais pas encore comment, mais j’irai. J’essaierai le train. Ou alors l’avion. Pourquoi pas même le stop, le pouce levé sur le bord de la route…

Sur le chemin que j'emprunterai, j’arracherai de rage les toiles d’araignées naissantes, et fracasserai de mon piolet les congères en formation.

Même si je dois y arriver comme les fanatiques de Fatima, qui terminent leurs pèlerinages sur les genoux, je n’hésiterai pas à me casser les rotules. A m’arracher les peaux. Juste pour te revoir.

Un fois sur place du village, même en lambeaux, j’irai saluer le gardien, robuste gaillard coiffé de son heaume d'acier : je le reconnaîtrai sans problèmes, puisqu’il garde nuit et jour l’entrée sans sourciller… Sans bouger. Fidèle à son poste, sur la même portion de trottoir. Seul, je rentrerai dans le restaurant qu'il est sensé surveiller, et je m’installerai en haut des trois marches. Dans cette antre vidée de toute âme, je m’assoirai à notre table. Dans l'atmosphère grise, terne, vide de ces lieux, je commencerai à te parler, à t’expliquer ce qui s’est passé depuis. Je te raconterai mes douleurs, mettrai des mots sur les piquants qui m’assaillent en plein sommeil et qui brisent mon repos de leurs lances aiguisées et perverses. Grâce à toi, je pourrai enlever les échardes qui poussent sur mes doigts et à l’intérieur de mes paumes.

Je te parlerai. A force de te parler, je suis sûr que ta silhouette se dessinera en face de moi. Tout doucement. Comme si un magicien caché derrière un pilier, armé de seulement de quelques bulles de savon, arrivait à te recréer devant moi. Alors tu apparaîtras, telle une image presque transparente, devant moi, dans un halo de lumière orangée. Je reconnaîtrai le sourire sur ton doux visage, celui de la sœur qui m’a déjà sorti du cercueil une fois, dans un passé pas si lointain. Je te parlerai, et te reparlerai encore. Te raconterai les tiraillements qui sabotent mes jours, les transformant en nuits permanentes. Je sais que tu m’écouteras.

Et si entre mes larmes l'envie me prennait de tendre une main vers toi, juste pour te caresser ta joue d'un timide revers de mes doigts, alors il est possible que tout disparaisse, que la bulle de savon explose par la simple rugosité de ma peau, laissant ainsi jaillir des milliers de gouttelettes infimes vers le plafond, juste avant qu’elles ne retombent sur le sol. Je profiterai de ce moment pour me lever, et sortir en traversant le rideau de brume que tu auras créé. Le dos voûté.

Dehors, il pleuvra peut-être. Il pleuvra sans doutes. D’une petite bruine fine qui aura le goût et la texture agréables des gouttelettes de l’instant d’avant. Et puis j’irai sur le parking. J’irai sur le parking pour essayer de retrouver ta grande voiture sombre. Au milieu du crachin, je chercherai parmi les numéros des plaques celui qui caractérise la tienne. Je la reverrai certainement, garée à la même place. Son 1, son 8 et son 4 brillants comme des lumières de paix et de sérénité. A l'intérieur, toi au volant, et un autre moi-même à tes cotés, te serrant doucement la main pour te réconforter.

58jdn4gn2.jpg

Alors, me tenant à distance de ce tableau pour ne pas interférer dans les raccourcis du temps et de l’espace, je sourirai d’une grimace mouillée de larmes. Des larmes d'infini. De ces larmes qui me rappelleront qu’il ne me reste plus qu’à faire demi-tour, à laisser ces parfums de fleurs et de fruits voguer dans l'atmosphère de ces lieux. Et, armé de mes seuls souvenirs, rentrer.

Seul.


LOVE SONG - SARA BAREILLES

dimanche, juillet 13, 2008

Marre de la hausse de l'essence

J'en ai vraiment plein de dos du prix de l'essence qui monte sans arrêts ! Le coût du litre atteint des sommets, et en plus la majeure partie de ce prix consiste en des taxes... Et bien sûr, en France, on est complètement à la ramasse par rapport au développement des autres énergies.... Ben ouep, bien sûr... Comme on disait en 1975, "En France on n'a pas de pétrole, mais on a des idées".....

Mon cul, les idées ! Et en attendant, c'est toujours nous qui sortons le portefeuille.....

Mais allons jusqu'au bout de la folie.... : histoire d'être exemplaire pour réaliser des économies, demain 14 juillet, le défilé pourrait ressembler à çà :

14 juillet 1.jpg
14 juillet 2.jpg
    
En attendant, VIVE LA FRANCE !

jeudi, juillet 10, 2008

Le calendrier éthiopien

Le saviez-vous ?

Le calendrier éthiopien compte 13 mois : septembre-octobre : Meuskeureum ; octobre-novembre : Teqemt ; novembre-décembre : Hedar ; décembre-janvier : Tahsas ; janvier-février : Ter ; février-mars : Yekatit ; mars-avril : Megabit ; avril-mai : Miyazya ; mai- juin : Genbot ; juin-juillet : Sene ; juillet-août : Hamle ; août-septembre : Nahast ; et un mois de 5 jours environ (selon les années) : Paguemen.

C'est ainsi que le 11 septembre 2007, les Ethiopiens ont fêté leur entrée dans le 3e millénaire (an 2000).

dimanche, juillet 06, 2008

Travail du moment...

Voilà, très modestement, ce que j'essaie travailler en ce moment au piano.... Certains passages sont faisables, d'autres bien trop techniques pour mon modeste niveau....

Écoutez une professionnelle... C'est mieux...

Bizous à toutes.

C'est un Nocturne de Chopin. Ça vous plaît ?

mercredi, juillet 02, 2008

La glace

Je l’avais aperçue en entrant, mais ce n’est qu’un peu plus tard qu’elle m’a vraiment sauté aux yeux : la grande glace qui trônait sur l’un des murs, et qui essayait tant bien que mal de rendre un peu plus spacieux l'intérieur de ce studio perché en haut d’un vieil immeuble sans ascenseur. Dedans, ça sentait la clope, mais j’ai aimé çà. Un fond de bouteille de jus d’orange sur la table basse, un paquet de chips ouvert à coté… Des papiers jetés sur la moquette…

Oui, c’est grâce à ce miroir que je me suis vraiment rendu compte de là où j’étais. Et de ce que je faisais. Au moment où mon regard a croisé le tain qui me faisait face, et quand j’ai pu voir l’écho qu’il me renvoyait. Le reflet de l’instant, reflet de la vérité. Celui d’un homme sur un canapé. Celui d’un homme dans le plus simple appareil, nu dans la chaleur étouffante de ce dernier jour de juin.

Celui d’un homme entouré de deux jeunes femmes, la brune à droite, la blonde à gauche. Sans habits, sans fards. Sans rien de plus que leurs visages doux et fins, leurs voix calmes et chaudes, et leurs jolis sourires. Deux jeunes femmes voluptueusement nues, et des mains qui couraient sur les corps, en surfant sur les cambrures, faisant tremplins des reins et jonglant de ces quatre seins dans la moiteur du désir.

Position scandaleuse, hymne à la bigamie, fantasme entretenu par les films qui excitent les mâles : deux femmes. Une pour la bouche, une pour le sexe. Une sur mon sexe, une au-dessus de ma bouche. Étouffement délicieux de trois corps enlacés, dans l’odeur forte de l’été naissant. Textures différentes, tissus personnels, parfums typiques... Ivresse des sensations auxquelles un duel traditionnel ne pourrait répondre…

Plongeon exquis dans la débauche. Délicieuse glissade vers l'interdit.

Enfoui profondément depuis tant d’années, le fantasme n’a pas tardé à jaillir, comme un volcan qui aurait sommeillé longtemps, et qui, là, n’aurait pas cherché la performance de la durée... Mais simplement la satisfaction, le plaisir du moment, le mélange des peaux, des odeurs, le laisser-aller total, le combat délicieux des langues assoiffées lapant une partition à quatre mains expertes, concerto pour un piano dont les cordes seraient tendues au maximum. Elles se partageant le grave, et puis l’aigu.

Pour aller au-delà du raisonnable, faire exploser en morceaux de verre nos rudiments de culture chrétienne, et enfin pouvoir vivre ce à quoi tant d’hommes rêvent… Pour rêver plus tard de l’avoir réellement vécu…

Quelques minutes de plaisir vendues par deux jeunes femmes... Quelques instants d'un baptême inavouable, nouveau dépucelage d’un adolescent qui a passé l’âge d’en être.

La brune, la bonde…

La blonde, la brune. Elles que je voyais droit devant, siégeant, nues à mes cotés... mon petit harem. Nues, telles que je les voyais juste en face de moi, grâce au reflet de la glace qui me renvoyait le feu. Grâce au miroir dans lequel mon sourire fier ainsi doublé a marqué ma vie d’homme d’une parenthèse de plaisir et d’une curiosité satisfaite.

D'un moment que j'ai aimé. Oui, vraiment beaucoup aimé...

lundi, juin 30, 2008

Lévy Ouindi

Prononcez "Lévy Ouindi", c’est à dire comme c’est écrit, quoi…

Bon, en fait, faut que je vous explique…. J’ai assisté un après-midi de juin à une conférence en anglais… On était une quinzaine dans une salle, assis sur des chaises un peu raides.... Bref, rien d'original jusque là... Le truc très chiant, quoi.... Mais comme le repas du midi était plutôt classe et généreux, j’ai eu du mal à me mettre au taf en début d’après-midi….. Et j'ai dû laisser mon esprit voguer (vive la rose), et puis bon, faut aussi le dire, j’ai pas forcément le talent inné des langues étrangères, et maille ingliche iz notte flouidy !! (ben ouep ! jsuis pas comme certaines d’entre vous qui sont à l’aise dans la langue de Maggy Tas d’chair … isn’t it, Sid ?….).

Bref (comme dirait Pépin), j’ai soudainement dû ressentir l'imminence d'un sommeil arrivant à pas feutrés dans mon esprit déjà détaché du bruit ambiant..... et hop, çà m'a fait soudainement une secousse.

Hein ?... quoi, keskia ? Y dit quoi le monsieur ?

Et là, j'entends "Lévy Ouindi".... sûrement que c'était une fin de phrase alambiquée dont je n'ai pas pipé le sens et dont les mots, même si je les avais entendus, n'auraient pas eu franchement l'écho souhaité dans mon esprit un peu franchouillard...

Ah ! Mais si, je sais (me suis-je dit tout seul personnellement à moi-même) : Lévy Ouindi, çà pourrait être un excellent nom pour l’animal de la vieille Babeux, la mère des amis que nous connaissons tous depuis longtemps : Edwin et Gaétan. Disons que leur mère (que je n'ai pas encore présentée) s’appellerait Simona (çà, çà me paraît évident qu'elle s'appelle Simona, me demandez pas pourquoi, j'en sais rien... comme çà, une intuition poétique..... [NDLR : arrête tes conneries et abrège, les lecteurs, çà commence à les gaver tes délires à deux balles !!]), et qu’elle aurait un animal qui s’appellerait Lévy Ouindi. Ça vous va ? De toute façon, z'avez pas le choix, puisque j’ai décidé. Et toc.

Donc, (roulement de tambour : RRRRRRRRrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!! RRrrr !!!!! ), je vous présente Lévy Ouindi, l’animal des Babeux. Un animal qui a grandi à Vergonghéon (et ben !!), l'animal de comagnie fidèle à la vieille Simona Babeux.

Applause, please !!

Euh… ah, j'vous ai pas dit ce que c’était comme animal (suis-je sot, parfois !). Vous avez des idées sur la race de la bestiole ? A première vue, je verrais bien un escargot. Tout baveux, lent (et en plus il souffrirait d’herpès)…

Z'en pensez quoi ?

;-)

Amis de la poésie…..

vendredi, juin 27, 2008

This Is The Life

"This Is The Life", par Amy MacDonald...

Moi j'adoooooooooore !....

mardi, juin 24, 2008

Entre l'une et l'autre

Entre l’une à l’autre.

Aujourd’hui, exactement aujourd’hui, je suis à mi-parcours. Exactement entre l’une et l’autre. A mi-chemin. Tel un équilibriste qui a quitté il y a quatre mardis l’assurance du haut de son immeuble pour franchir l’espace qui le sépare du toit de l’autre : arrivée dans quatre semaines. Mais aujourd’hui, je me retrouve au milieu, au plus bas du câble, à l’endroit le plus périlleux, le plus instable, seul et sans filet. Seul au milieu des vents les plus dangereux, à cette place inconfortable où le moindre souffle un peu rude pourrait me surprendre et me faire chavirer. Je ne peux m’empêcher de regarder vers le bas, vers les toits des voitures qui brillent comme des petits démons qui m’appellent, faisant scintiller leurs chimères colorées dont je ne veux pas. Je survis à cette place inconfortable où mes points de départ et d’arrivée m'apparaissent avec horreur flous et lointains. J'ai peur. Je me sens si fragile... Une plume dans le monde des cieux, des dragons et des sorcières. Mais je ne tombe pas.

Alors j’avance…

Entre l’une et l’autre.

A vingt-huit jours de l’une, à vingt-huit nuits de l’autre. Un cycle de passé, un cycle à venir. Celui de la lune. Au centre de ces jours sans parfum, je compte et recompte sans cesse les étapes de la vie de l’astre de la nuit, quartier après quartier, entre l’une et l’autre. Je geins dans ce milieu qui se confond avec les feux de la Saint-Jean, les feux de la joie pour certains, ceux du désert pour moi. Ce feu qui n’arrive pas à me réchauffer, malgré les crépitements des paillettes et des pétards qui ne prennent pas. Ce feu qui brûle mais qui ne me rassure pas.

Et puis j’avance…

Entre l’une et l’autre.

J’ai quitté le camp de base, laissant ma tendre sœur et sa douceur, ses cheveux clairs et son regard de lumière, pour gravir seul, sans corde ni piolet une montagne inconnue dressée devant moi. Car il faut bien avancer. Toujours avancer. L’adret, l’ubac, peu importe le coté, le soleil ou l’ombre… C’est toujours la solitude qui me tient compagnie. Cette discrète compagne qui m’a mené là où je suis aujourd’hui, sur la cime, dans le froid glacial qui me ronge l'âme, au niveau du drapeau que des conquérants passés auraient fièrement planté en chantant leurs hymnes patriotiques, mais qui pour moi a toutes les couleurs du vide.

Il faut que j’avance…

Entre l’une et l’autre.

Et puis ce soir je vais commencer ma redescente, parcourir autant de nuits et autant de nuits qu’à la montée. Pour tenter de trouver mon camp d’arrivée, en évitant les jets des grenades et des gaz factices. Ce camp inconnu dont je vais essayer de déchiffrer les arcanes, les recoins…. Et puis inévitablement après, juste après, reprendre ma route vers une autre solitude. Entre l’une et l’autre. Puis entre l’autre et l’une. Comme le flux et le reflux de la vague, comme l’eau de cette mer qui emmena jadis les aventuriers au bout du monde, je quitterai bientôt l’autre et tenterai de revoir l’une… Comme cette vague qui met trop de temps à me mouiller les pieds, je voudrais que le métronome de la vie s’emballe… Que les profondeurs du pianoforte m’enivre de son tempo cadencé comme les chocs des roues de l’autorail de campagne sur les voies de métal, me menant clandestinement de l’une à l’autre et puis de l’autre à l’une…. Clandestinement, caché entre les roues. Sans ticket. Sale. Nu. Sans papiers. Sur un rythme de train, infini.

Je continue : j’avance...

Entre l’une et l’autre.

Et puis dans ce capharnaüm, fermer les yeux et rêver. Rêver que les mouvements des vagues divaguent et que, tout au contraire des plages calmes pour lesquelles elles s’éternisent en longs rouleaux, elles puissent ici s’enchaîner, se rapprocher et se toucher presque. Alors, peut-être que ce jour-là, je pourrai dans un même instant de grâce te frôler toi, et puis toi, dans une même communion, chacune d’une main tétanisée d’émotion. Vous rapprocher l'une de l'autre pour doucement, tout doucement, appuyer ma tête entre vos épaules et laisser jaillir mes larmes, le visage bien calé sous le toit de vos cheveux roux et sombres.

Confortablement installé, la tête dans contre vos joues et le cœur dans les étoiles. Exactement entre l’une et l’autre…