samedi, juin 27, 2009

Oserais-tu... ?

Que ferais-tu si j’arrivais la veille ?

 

Imagine qu’au lieu de coucher à Paris et de prendre le train aux aurores, j’arrivais dans ta ville dès la veille au soir. Qu’à la sortie de la gare, après avoir longé quelques mètres la rue déserte, j’entrais dans le hall de l’hôtel des voyageurs. Qu’un portier à moitié endormi me confie ma clef…. Et que j’aille passer ma nuit ainsi, peut-être à cinq kilomètres seulement de toi…

Imagine….

Oserais-tu changer tes plans ?

 

Oserais-tu te lever plus tôt, bien plus tôt que nécessaire ?… Prétexter une urgence au bureau…

ombre.jpgAlors tu pourrais mettre ta plus belle jupe, et surtout la plus courte, la plus sexy... certainement la moins raisonnable au regard de la saison trop fraîche… Et te vaporiser de ton parfum fétiche. Et après une dernière touche de maquillage tu ouvrirais la porte de ton garage…

Oui, là j’ai envie de t’imaginer faire çà… t’imaginer oser changer nos plans, oser chambouler le convenu. T’imaginer te presser, jusqu’à en oublier te fermer la barrière de ta maison, comme tu as oublié, mais peut-être à dessein, de mettre une culotte ce matin-là…

 

Oserais-tu ainsi monter dans ta grosse voiture noire, et conduire prudemment le long des chemins déserts, dans le matin noir, dans le froid de l’automne, sans âme qui vive, puis reprendre la grande route un peu plus loin… Faire les quelques centaines de mètres qui te séparent du centre de la ville où j’aurais élu mon domicile provisoire pour quelques heures. T’avancer à mesure que le soleil transperce les couches de la terre pour venir nous saluer de ses premiers rayons ?

Je ferme les yeux. Et je t’imagine, le cœur battant, les mains légèrement moites, délicieusement emprisonnée entre la culpabilité et une irrésistible envie d’oser… Je t’imagine cherchant une place au plus près de l’entrée de l’hôtel, pour ne pas croiser une belle-sœur ou une amie trop matinale…

Un dernier petit créneau… Juste un dernier. Et puis couper le moteur.

 

Le silence.


Seuls tambourineraient les battements de ton cœur et l’appel de ton corps, comme un écho à ton envie…

Fermer la portière et très vite entrer dans l’établissement. Demander mon numéro de chambre à un veilleur de nuit en fin de cycle, qui attendrait avec impatience de passer la main à son collègue de jour… Que serait-il en train de penser, à ton avis ? Mais est-ce que soudainement tu t’intéresserais à ce que pensent les gens ? …

Tu serais venue jusqu’ici pour me faire la plus délicieuse des surprises…. Venir me surprendre deux heures avant notre rendez-vous prévu dans un café. Sagement dans un café. Trop sagement à ton goût…

 

Alors oui, j’ai envie de t’imaginer prendre l’escalier en colimaçon, l’escalier mal éclairé, serré contre le mur beige, les marches nappées d’un tapis rouge mangé depuis longtemps par les coups de chaussures marquant les trajets incessants des visiteurs, anonymes ou habitués….

Encore quelques marches…

Oserais-tu ?

 

Encore un peu… c’est peut-être au second qu’il te faudrait aller…

Pousser la porte du palier.

Et derrière cette porte qui permet l’accès aux cinq chambres de l’étage, c’est le noir. Et le silence total.

L’interrupteur est juste là, à droite.

 

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L’attente insupportable… Où est la numéro 14 ?… Elle est au fond. Au fond et à gauche…

Quelques pas…

Juste encore quelques pas.

Oserais-tu t’approcher ? T’approcher de la porte de ma chambre ?…

Doucement, tout doucement. Tes pieds survoleraient le parquet clair que j’aurais emprunté quelques heures auparavant… Quelques toutes petites heures auparavant. Peut-être ressentirais-tu déjà, en faisant tes derniers pas, l’odeur de mon parfum. L’odeur de ma peau.

Et si tu fermais les yeux, maintenant… Là, tu es arrivée. C’est là… Je suis juste derrière la porte.

Quelques secondes d’hésitation… Juste quelques petites secondes.

 

Il est encore temps de revenir en arrière. Là, il est encore temps de tout revivre en marche arrière. La descente des escaliers, la voiture, la route jusqu’au travail qui n’est pas si loin… D’ailleurs çà tombe bien, tu as un rapport de synthèse de formation à finaliser pour la fin de la semaine… Et çà serait bien que tu t’y atèles... Maintenant, oui, maintenant, tu peux encore revenir en arrière….

La synthèse à rédiger ? Le plaisir à vivre ? Quoi choisir ?…. Comment choisir ?

Et qu’est-il préférable de supporter ? La culpabilité, ou … le regret ?

Je suis sûr que la minuterie, comme un clin d’œil coquin et complice, t’indiquerait la réponse. Comme un petit diable qui te pousserait dans la toile du plaisir, tu prendrais comme un signe du destin le fait d’être subitement plongée dans l’ombre… Revenir en arrière ? maintenant ?… mais par où ?… Le chemin n’est pas bien fléché…. Et le palier et tout noir...

 

Alors oui, ta décision est prise. Tu es là, le front frôlant presque la porte de bois. Pourquoi n’oses-tu pas frapper là ? Maintenant ?… Mais qu’attends-tu ? Le cœur à se rompre, tu veux sans doutes garder ce moment encore quelques secondes… ce moment à la fois insupportable et délicieux.

Un dernier geste vers ton chemisier… Enlever un bouton…  Ou deux. Imaginer que dans quelques instants, c’est moi qui poursuivrai à tout petit pas le démontage de tes vêtements, jusqu'à te mettre nue de plaisir… de la façon la plus douce et la plus sensuelle possible…

 

Mais avant de frapper les trois coups sur la porte, comme ceux du théâtre, prends le temps de m’imaginer de l’autre coté de la porte… Sur le ventre, à moitié endormi. Nu. Les bras serrant l’oreiller comme une femme d’un gros câlin. Les jambes très légèrement écartées. Et çà ton corps ne peut pas se contenter de ne le vivre qu’en pensée…

 

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Et c’est au moment précis où ta main a touché la porte pour commencer à frapper que celle-ci s’est ouverte… Tu vois, tu n’as qu’à pousser… Derrière, c’est le noir. C’est le silence…. Mais pour l’instant seulement…. Parce que si tu entres, très bientôt on pourra entendre le doux crépitement incandescent de la soie, de la peau, de nos souffles, et du plaisir...

 

Je t'attendais : viens me réveiller… Un parfum pour le plus doux des réveils, un baiser pour le plus doux des plaisirs…

 

Allez, ose....

 

Allez, viens...

 

lundi, juin 15, 2009

Do not disturb

Ce soir-là, j’ai eu du mal à m’endormir. Parce que j’étais trop nerveux pour trouver le sommeil. Trop ému, trop excité par avance de la journée qu’elle allait m’offrir… Et ce n’est que très tard dans la nuit noire que j’ai enfin trouvé un peu de repos… Mais à six  heures, j’ai été brusquement réveillé par un bruit sourd dans la cour sur laquelle donnait ma chambre. C’est un comble !… j’avais demandé une chambre spacieuse et calme, éloignée des autres chambres de cet hôtel, et surtout éloignée de la rue du Départ, parfois trop bruyante au petit matin…. et c’est justement dans cette cour intérieure qu’a retenti le bruit du réveil.

 

« Six heures… c’est trop tôt. Elle ne doit venir que dans deux heures…. »

 

Je me suis tout de même levé, et me suis dirigé vers la salle de bains, pour me rafraîchir et me raser. Oui, je sais, c’est un peu triché de ma part, mais lui faire l’amour avec une barbe de plusieurs heures, ce n’est pas très soyeux, surtout avec mon gros appétit buccal, et ma langue constamment affamée, chercheuse et si gourmande de sa peau…

 

Une fois rasé de près, et avant de retourner dans le lit, je suis allé entrouvrir la porte de ma chambre, la laissant dans une position légèrement ouverte grâce à une cale de fortune. Ainsi elle n’aurait plus qu’à la pousser… Puis je lui ai envoyé un sms lui indiquant mon numéro de chambre. Elle devait être encore dans le train à destination de Paris, à cette heure…

 

Quelques instants plus tard, j’étais de nouveau couché, dans un état entre l’éveil et le sommeil, à mi-chemin entre l’émotion qui m'envahissait comme un fleuve à l'approche de l'estuaire, l'excitation, et la recherche de la quiétude. Volontairement, j’avais caché ma montre et tout appareil susceptible de me donner l’heure…. Je ne voulais pas savoir : je voulais être surpris. Surpris comme un malfrat pris la main dans le sac, surpris comme un enfant la main dans un pot de confiture….

 

Je bandais. J’essayais de ne pas y penser, de ne pas m’exciter…. Pas facile.... Se forcer à penser à autre chose, à d’autres paysages, à des champs de lin, à des villages aux maisons en briques…. Pourtant, ce sont les images de son corps que je désirais tant qui sont revenues à la surface, comme des ballons pleins d’air que j’aurais tenté bien inutilement d’immerger… L’image de ses lèvres de velours qu’elle allait m’offrir, de ses fesses qu’elle allait écarter devant moi, pour moi. J’essayais de ne pas penser à ses seins, ni à l’odeur de sa peau, ni à ses jambes, ni à sa façon si douce et si généreuse qu’elle a de s’occuper de moi, de ma peau, de mon membre excité… Se forcer à penser à autre chose, à d’autres paysages, à une énigme policière qui m’avait tenue en haleine il y a quelques mois, au texte calme d’une chanson de Cabrel....

 

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Le temps a dû passer ainsi, doucement, rapidement, lentement... peu importe, il a passé. Mille images ont valsé dans ma tête, et je les ai laissées inonder l’écran géant de ma passion, de mon désir… et de mon amour total, intégral. De mon amour "plein écran"....  Les parfums de sa peau, le tissu de son shorty, son regard, son sourire doux…. Mon coeur battait comme un fou. J'avais du mal à me maîtriser. J’ai fermé les yeux, ne voulant pas réaliser que dehors le jour s’affirmait et qu’il était déjà trahi par les interstices des volets de la chambre qui laissaient maintenant filtrer de généreux rayons de soleil. Combien de temps suis-je resté ainsi, dans cet état second ?

 

Soudain, j’ai entendu la porte s’ouvrir. Ma tête regardait à l’opposé de l’entrée, mais je savais que c’était elle. Je savais qu’elle venait pour s’occuper de moi, et pour que je m’occupe d’elle. Pour déguster ensemble le dessert interdit du plaisir à deux. La communion inavouable et inavouée de la passion de deux amants clandestins. La cérémonie nuptiale de l’amour, le bal du sexe, du plaisir, des touchers passionnés, des langues tièdes et humides mêlées l’une à l’autre dans une danse chaude comme la sueur qui allait bientôt perler de ma peau de mâle. La symphonie des caresses sublimes et interdites, aux positions à chaque fois nouvelles et différentes…

 

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Oui, je savais que c’était elle. J’ai senti la porte se refermer et je l’ai imaginée abandonnant sa veste à terre. Je l’ai sentie s’approcher et mon cœur a explosé de joie et d'amour. Je l’ai sentie s’allonger contre moi, encore toute habillée, frôlant de ses habits ma nudité totale. Puis ses mains ont commencé à me toucher. J'ai tressailli d’émotion.

 

Je me suis retourné. Nous nous sommes regardés. Nous avons souri. Nous nous sommes embrassés. Amoureusement....

 

Oui, là a commencé le paradis. Là a commencé la féerie sensuelle et érotique de l’amour.

 

Viens, je suis à toi. Je suis ton tout petit homme. Je t’attends.
 

Je suis à toi, mon amour... Viens !...


podcast

mercredi, juin 03, 2009

H1N1

Attention, on signale depuis quelques temps une recrudescence du virus H1N1 ; la maladie se traduirait par des gros impacts dans le dos, un peu comme si la personne avait été victime d'un lancer de tranches de chorizo....

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Faites attention ! Si des fois votre partenaire présente des signes de ce type, la convention pharmaceutique nationale rappelle qu'il n'y a qu'un remède : ne pas utiliser les mains, enlever les "blessures" avec la bouche, et les proposer à la malade de bouche à bouche... Puis les mastiquer ensemble avec sensualité.... Et après..... éclatez-vous comme vous guidera votre instinct !!!

Bon pique-nique !

jeudi, mai 21, 2009

Prélude à l'après-midi...

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mercredi, mai 06, 2009

Vulnérabilis

J’étais debout, appuyé contre le mur de la chambre. J’avais baissé les volets, qui laissaient juste filtrer quelques rais de lumière discrets qui rappelaient les boules festives des concerts de rock. Mais de rock il n’y avait que les lumières. Pas le son. Je baignais à cette heure dans un silence à peine trahi par les voitures qui passaient dans la rue quasi déserte de ce petit village de campagne.

Puis la porte s'est ouverte.
Tu es entrée.
Tu t’es approchée de moi.

Tu m'as souri.


Tu as regardée, fière, mon costume sombre, ma cravate unie, ma chemise à raies fines, mes chaussures cirées… et nous nous sommes embrassés. Goulûment. Depuis quatre semaines, nous n’avons pas arrêté de nous échauffer, de nous exciter à distance. Et là, après des jours et des jours de jachère, nous nous sommes enfin retrouvés. En vrai. Face à face. Coeur à coeur. Peau à peau. Bientôt sexe à sexe.

Tu savais ce dont j’avais envie. Tu savais quel fantasme nouveau je voulais vivre avec toi. Alors en souriant, tu as dénoué ma cravate, que tu as délicatement passée autour de ton cou, la laissant pendre négligemment le long de ton pull. Tu as défait ma chemise, bouton après bouton. Doucement, tout doucement. Tes mains sont venues caresser mon buste, ma peau, mes tétons, mon ventre… puis tu l’as ôtée complètement. Et d'un sourire dédaigneux, tu l’as laissée tomber par terre, comme s'il s'agissait d'une vieille fripe.

 

Je bandais. Tu as passé ta main contre mon pantalon tout déformé. Et tu t’es accroupie. Ta bouche affamée est venue caresser ma braguette, ta langue tendue mimant le contour de mon sexe devenu fou dans sa prison et suppliant une liberté sans conditionnel…. Avec calme, tu as baissé mon pantalon, ôté mes chaussures, mes chaussettes, ne me laissant comme seul accoutrement que mon simple boxer blanc. Tes mains ont caressé mes jambes, effleuré mes chevilles nues, mes cuisses… puis sont remontées vers mon bas-ventre. Elles sont entrées, curieuses, par le dessous de mon tissu blanc, ont contourné discrètement mon sexe, effleurant à peine sa turgescence devenue pourtant assourdissante. Et ta bouche l’a gobé, gourmande, à travers le coton tout humide d’excitation. Moi je regardais droit devant moi, les yeux tenus difficilement mi-ouvert, la respiration soutenue, comme shooté dans le silence de ce monastère de plaisir loué pour une après-midi….

Je sentais tes mains douces dans mes poils. Et enfin, ... enfin, tu as baissé mon dernier linge, me mettant dans une nudité totale devant toi. Mon sexe s’est dressé comme un ressort, fier. Tu l’as touché, caressé. J’ai baissé mon regard vers toi. Nous n’avions pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Tu m’as regardé, les yeux implorant un cadeau que tu voulais me faire. Que tu voulais te faire. Nous faire. Alors, avec le sourire d’une satisfaction imminente, comme une reine devant un dessert parfumé des senteurs d'épices lointaines, avec mille douceurs, avec mille et une attentions, soins et tendresse, ta bouche s’est entrouverte et s’est approchée de mon sexe. Puis tes lèvres se sont largement écartées pour enfin gober mon dard humide et chaud.

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Doucement, ton visage allait et venait vers moi, suçant ce mets auquel tu pensais depuis des semaines. Une de tes mains caressait mes fesses pendant que l’autre soupesait mes bourses, lourdes, riches d’un plaisir bouillant qui ne demandait qu’à sortir. Là j'ai vu le soleil traverser la pièce, j'ai entendu des instruments d'outre-ciel, je me suis senti décoller et ensevelir en même temps dans un nuage de coton. J'étais traversé par un cohorte d'harfangs des neiges qui volaient dans l'intimité de la chambre, volant dans un ciel aux parfums de café... J'ai vu tout ça. J'ai senti tout ça. Je n'avais plus de jambes, plus de tête. J'étais un sexe. Tu étais une bouche. Une peau. Une sensualité. Un parfum. Une envie irrésistible. Un biscuit à lécher et à croquer.

 

Après de longs instants de communion érotique, tu es remontée vers moi, et nous nous sommes regardés. Toi, complètement habillée, de ton pull, de ton jean' clair, de tes converses noires. Et moi, nu comme un ver, vulnérable à souhaits. Seul et nu, comme au sortir du ventre de ma mère. Sans défense comme l'oiseau qui vient de briser sa coquille et qui affronte les premières rudesses de la vie. Maléable, pétrissable, façonnable comme un morceau de pâte à modeler au goût de fruit... Un poupon de porcelaine ou de tissu. Celui que l'on pelote, que l'on malaxe et que l'on touche. J'étais un bibelot, une "chose" cassable, fragile, ô combien vulnérable... Un être humain écorché de ses vêtements pour davantage profiter de tes bras tièdes pansant des plaies imaginaires. J'étais ton objet. A toi, rien que pour toi. Ton jouet. Ton "petit homme" délicat, presque féminin dans tes mains tremblantes d'émotion et de douceur...

 

Dieu que j’ai aimé goûter cette vulnérabilité ! J’ai aimé que tu sois devant moi, là, plus dominante que moi, tendrement et sensuellement plus forte. Et ce moment ne rimait pas avec une quelconque angoisse… Bien au contraire, j’étais bien. Comme je l’ai rarement été.


De ces instants tu as su créer un délice biscuité, un tea-time intime, élégant et d'une sensualité époustouflante. Une communion douce dans un coton de confiance sans lequel nous n'aurions pas pu prendre du plaisir.....

Et après un long baiser infiniment mouillé de nos salives mélangées, tu m’as pris la main. Tu m’as accompagné vers le lit. Et nous nous sommes allongés ainsi...

 

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mardi, mai 05, 2009

Dans quelques heures....

Le Moon-City...

Enfin...

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samedi, avril 25, 2009

Mercredi-seins

C'était le mercredi avant Pâques.

C'eût été le vendredi, je n'aurais pas mangé de viande.

Mais le mercredi-seins, est-ce autorisé de déguster de la chantilly ?

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Je ne me suis pas gêné. Et ce fût un régal...

Et Trenchie, comment croyez-vous qu'elle ait dégusté son dessert ce jour-là ?... Pour avoir la réponse à cette question, c'est tout simple : allez sur son site (attention : lien réservé aux voyeuses averties qui n'ont pas trop froid aux yeux....)

lundi, avril 20, 2009

En voiture !

Je comptais les minutes et même les secondes qui me séparaient de l’appel téléphonique que nous nous étions promis. A 19h05 précises, juste après ton cours de gym.

 

19h00... : encore 5 minutes pour que tu t’installes à ton volant. Que tu mettes ton oreillette. Pour que tu sois fin prête pour discuter avec moi. Durant ces derniers instants où tu devais être en train de te préparer, je t’imaginais terminant ton cours de gym. Te cambrer une dernière fois. Te tendre. Te muscler les fessiers. Suer de l’effort physique…..

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Enfin j’ai saisi mon téléphone et composé ton numéro. A l'heure dite. Tout comme toi, j’étais dans ma voiture. J'entamais un tour de périf. Instantanément, tu m’as répondu. Tu étais prête pour une vraie discussion sensuelle et libérée. En te parlant si librement, je maudissais le soleil qui, à l’approche du printemps, ne voulait pas se faire aussi discret que je l’aurais voulu à cette heure. Sous le ciel qui s’assombrissait timidement, je te parlais. J’avais déjà baissé mon pantalon.

 

J’étais excité. J’avais deux pignons de vitesse à disposition. Celui qui était relié à la boite de vitesse, je l’ai vite abandonné, le laissant dans une même position, puisque j'avais décidé de maintenir ma vitesse constante. L’autre levier, celui du plaisir, je le tenais bien en main.

 

On se parlait, de voiture à voiture. Des centaines de kilomètres nous séparaient, mais nous avions envie d'être tout près l'un de l'autre. Tu m’excitais. Et tu le faisais exprès, petite coquine….. Tu me parlais de sa copine. Tu m'en parles souvent, d'elle ! Pour mon plus grand plaisir d'ailleurs ! Je ne la connais pas (encore), mais je sais déjà que vous vous dites quotidiennement bonjour en vous embrassant de lèvres à lèvres... Tu me parlais d'elle, et ma température intérieure grimpait en flèche : pas besoin d'indicateur sur le tableau de bord pour ressentir la surchauffe !

 

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D’autres véhicules me doublaient. Je misais sur le fait que personne ne pouvait me voir… Je sais que je prenais des risques… mais dois-je vraiment l’avouer ? : oui, ça m’excitait…

 

Le zéro-tabou absolu, c’est toi qui me l’as fait connaître. Et là, en conduisant, j'osais te décrire mon sexe raide et humide au bout. Je te décrivais ma main qui montait et descendait le long de ma queue affamée de toi. Et à l’autre bout du téléphone, dans une intimité absolue malgré les véhicules qui me klaxonnaient me reprochant une lenteur dont je n’avais cure, j’entendais ta douce voix m’exciter. Me chuchoter des mots chauds, sous la musique de tes mots où se mêlaient les senteurs de ta peau, le parfum de ton souffle, les douceurs de tes seins, des frôlements, la sensation de tes mains sur mes cuisses….. Tu me disais que tu étais à coté de moi, sur le fauteuil du passager. Que tu te baissais et que tu gobais mon dard turgescent…..

 

Je n’en pouvais plus.

 

C’était un cadeau. Un cadeau que tu me faisais, et que tu te faisais également à toi-même, car bien que ne pouvant te dévêtir et te caresser de la même façon dans ta voiture en mouvement, tu jouissais de m’entendre m’exciter ainsi, en partance pour le plaisir.


Je savais que tu mouillais.

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Mais je ne voulais pas jouir en conduisant. Je voulais mieux que ça ! Aussi, arrivé près de chez moi, j’ai contourné les habitations et me suis dirigé dans une zone d’activité désertée à cette heure. Personne alentour. Pas âme qui vive. Je me suis garé et j’ai coupé le moteur. Et là tu t’es déchaînée. Je me suis déchaîné. J’avais envie de mettre les watts. De crier. De me laisser aller totalement, dans un déchaînement qui allait aboutir à une sensation inoubliable. Celle du plaisir suprême et de la sensation du sperme qui gicle en fusée dans un râle cambré…. Un instant où j’en ai oublié de respirer…

 

Et ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est qu’à cet instant de libération complète, à cet instant de liberté retrouvée, j’ai entendu ta voix moduler avec sensualité, comme si elle voguait sur l'onde d’un plaisir que tu t’étais offert. A distance. Avec moi.

 

On recommence quand ?

vendredi, avril 03, 2009

Black tuesday

C’était mardi soir. Un mardi soir qui s'enfonçait dans la nuit.

 

Elle était à coté de moi, et sa respiration me confirmait qu’elle dormait déjà. Moi je ne voulais pas. Moi j’avais envie de plaisir. Alors j’ai baissé la couette, libérant ainsi mon sexe dur de penser à toi. Ma main est venue se poser dessus. Dans le noir de la chambre, avec prudence pour ne pas réveiller une voisine décidément trop sage, j’ai commencé à me caresser.

 

black.jpgMes images étaient concentrées sur toi. Sur ton visage. Sur ton corps sans fard ni vêtement. Dans le film de mon délire solitaire, tu étais nue, dans une chambre d’hôtel. Tu étais avec un homme. Mais cet homme, ce n’était pas moi. Tu étais avec un homme brun, basané, à moitié black. Aux cheveux courts, au regard sombre. Grand, fort, musclé, viril. Je te voyais à ses genoux, en train de sucer sa queue d’une taille impressionnante. Démesurée, même. Un sexe de métis, épais, long, et d’une dureté époustouflante.

 

Puis je l’ai imaginé te retourner, puis te pénétrer. Avec énergie, sous l'effet de sa musculature puissante, alternant les allers et les retours qui t'amenaient à chaque fois un peu plus loin dans l'évanouissement et dans la perte des sens communs...

 

Tes yeux se sont écarquillés, puis se sont fermés comme sous l’effet d’une drogue puissante. Je t’ai sentie t’abandonner jusqu’à l’extrême.

 

Puis je t’ai entendue miauler, crier, jouir.

 
Et moi, si loin de toi, je me voyais vous mater tous les deux, et j'aimais ça. Dans la solitude de ma nuit, en maîtrisant les bruits de mon plaisir, j’ai joui de votre communion animale. Oui, j’ai aimé ce plaisir….

vendredi, mars 27, 2009

Idée de cadeau

Sympa, la déco sur le tee-shirt, pour la fête des paires, par exemple !!!!! 

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