samedi, septembre 20, 2008

20 septembre 2004 (2)

mercredi, septembre 17, 2008

Au vert !

Non, il ne s'agit pas d'un jeu de mots à deux balles (j'aurais pas osé en faire un aussi nul...), même si l'objet de ce post est de vous restituer les résultats du sondage de mon bloguinou :

La question était : Très chère visiteuse, quel est l'endroit où tu aimerais le plus faire l'amour ?...

Vos réponses ont été les suivantes :

13% : dans une voiture garée dans un parking souterrain
19% : dans la cabine d'essayage d'un magasin
15% : pendant une projection, dans une salle de cinéma
 7% : dans les toilettes d'un restaurant
46% : près d'un arbre, dans une forêt

Votre préférence s'oriente très fortement sur la dernière possibilité.... Faîtes gaffe quand même, des fois, dans une forêt, il pleut... Mais vous aimez peut-être çà aussi...

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Alors en attendant la neige, vous pouvez vous défouler sur le nouveau sondage qui vient de paraître (sur la colonne de gauche, comme d'hab !!). Et merci pour vos participations passées et futures.

Gros bizous à toutes (évidemment)...

mardi, septembre 09, 2008

"Dans la peau d'une femme" : Le Jardin des Délices - [seconde partie]

[Suite de la première partie : clique ICI si tu ne l'as pas lue...].

 

* * * * * * * * * *

 

Avec un naturel guidé par l’amour qu’il me porte, il a fait courir sa main de haut en bas, puis de bas en haut sur ma peau, de mes orteils à mes fesses, sans discontinuer. J’ai aimé sa main. J’ai aimé ses caresses. J’ai aimé qu’il s’occupe de moi ainsi…

Il me regardait fixement et tendrement. Nos regards échangeaient des éclairs de complicité et d'amour. Puis sa main est remontée vers mon ventre, puis vers ma poitrine gonflée à bloc, qu'il s'est amusé à caresser avec une sensualité indescriptible.

Mais comment s'appelle cet instant d'ivresse qui fait que l'on ne sent plus son propre corps, si ce n'est à travers les mains qui le touchent ? Comment s'appelle ce moment où l'on est si bien que l'on croit voir de la lumière partout, où les yeux sont mi-clos, comme drogués d'amour, où l'on baigne dans une grâce telle que la respiration s'emballe et que les lèvres deviennent sèches à cause du flux d'air exigé par un corps devenu immaîtrisable, et où ces lèvres ne retrouveront l'humidité qu'à travers la langue aimante d'un homme qui les lapera comme un chat du lait... Peu importe le nom de ce moment, l'essentiel est que je l'ai vécu...

Dieu que j’ai aimé sa peau. Il n’y a qu’elle qui sache vraiment me faire vibrer.

Vibrer. Décoller. J’avais envie de jouir…

Me redressant, j’ai ressaisi son sexe, et je l’ai invité à se laisser aller à son tour sur la banquette afin qu’il soit en position presque allongée. Il ne bougeait plus. Alors je l’ai masturbé avec passion et douceur. Quand il m’a fait comprendre qu’il voulait que j’aille « jusqu’au bout », j’ai acquiescé d’un sourire ; il s’est alors redressé, pour aller chercher un mouchoir en papier dans son cartable qu’il avait laissé au pied du fauteuil avant de la voiture. Pendant quelques secondes, j’ai pu ainsi voir ses fesses penchées en avant, et j’ai eu une irrésistible envie de les caresser. Ses fesses douces, viriles, agrémentées de duvet tendre que je n’ai pu me retenir de toucher… Je sais qu’il a aimé ce moment de caresses, puisqu’il a pris tout son temps avant de revenir près de moi.

Nous ne disions rien. Cela aurait été bien inutile.

Puis il est revenu derrière, et a souri. Il s’est rallongé près de moi, ne me laissant qu’un tout petit morceau de banquette arrière.

Alors j’ai repris l’avion pour la passion. J’ai quitté le Maroc pour l’Afrique Centrale, là où la chaleur est encore plus moite. Plus forte. Sans parachute, j’ai sauté en direction de cette terre tiède et désirable. J’ai atterri au cœur du continent, dans les contrées sauvages de Tanzanie, du Burundi ou du Rwanda ; j’étais entouré de singes grands et sombres.

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Ils criaient dans tous les sens, sautant et gesticulant sans arrêts. J’étais sur la place d’un village, entourée par des autochtones qui chantaient pour louer leur Dieu. Il faisait chaud. Humide. J’avais les oreilles brûlantes, les lèvres rouges du travail accompli, le ventre chaud comme de la lave giclant du volcan. Je baignais dans une atmosphère poisseuse et suffocante. J'étais au paroxysme de l'excitation. Ca sentait la paille, la craie, les fruits exotiques, et le sexe de l’homme. La place du village était bondée de gens qui couraient autour du totem érectile sur lequel j’étais arrimée. Et moi j'entendais les tamtams de mon coeur résonner dans la brousse au rythme de mon plaisir grandissant. Je ne le lâchais pas, mon totem à moi, le serrant de toutes mes forces et de toute ma langue, au milieu des singes grands et sombres qui dansaient avec les nègres du villages.

medium_porteur_eau.jpgEt puis, derrière eux, sont arrivées leurs femmes, nues sous leurs pagnes : elles sont arrivées en portant chacune à bout de bras de gros sacs chargés de matériaux lourds. Il en venait de plus en plus, et ces femmes pliaient presque sous le poids de leurs deux bourses en peau, ces outres chaudes remplies d'eau, de pépites d'or ou bien de diamant. Et moi, dans la fièvre de mon délire causé par un bonheur si intense, je me prenais pour l'une de ces femmes, en prenant soin de ces sacs fragiles et alourdis, caressant ces poches de velours du bout des doigts, avec douceur et velouté.

J’avais chaud.

J’étais bien.

Si bien.

J’avais envie d'hurler « je t’aime » mais ma langue était bien trop occupée à se délecter du mets qui m’était offert.

Alors, juste avant que le totem ne devienne fontaine, j’ai retiré ma bouche, le laissant ainsi se libérer sans honte.

Au moment de son plaisir suprême, il a saisi mon bras, et l’a serré très fort.

Alors nous avons pris, ensemble, un plaisir communié : au moment de son plaisir, j’ai poussé un jappement de bien-être. Un moment de jouissance passionnée et démensément amoureuse.

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C’était cet après-midi.

Il n’y a que quelques heures, mais çà me semble si loin déjà… Loin comme lui, déjà reparti à des milliers de kilomètres d'ici... Et je ne suis pas rassasiée !

Et maintenant, en repensant à tous ces moments, dans mon lit, je ne me suis même pas rendue compte que j’avais ôté mon drap.

J’ai même surpris ma main se promener sur mon buste nu, une légère transpiration perlant entre mes seins. Si çà se trouve, j’ai dû passer des heures à danser dans mes draps de soie ! Mes doigts ont saisi mes tétons saillants ; j’ai envie de jouir.

Je l’aime.

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Mais pourquoi ne l’a-t-il pas compris ? Qu’attend-il ? Pourquoi ne vient-il pas m’enlever comme le font tous les hommes des films d’Hollywood ? Je me sens si bien, avec lui. En sécurité. Entourée d’amour.

C’est en me reposant pour la millième fois la même question sans y trouver davantage de réponses que je me suis retournée vers le coté : mon regard s’est arrêté net devant les heures rouges-sang du réveil. Plus que 5 minutes avant qu’il ne sonne… Déjà... Drôle de nuit ! Pas une nuit blanche, mais au contraire, une nuit multicolore, à dominante rouge, la couleur de la passion. Rouge comme ces fleurs exotiques des îles lointaines dont les pétales s’écartent à leur maximum en laissant ainsi exploser un énorme pistil à disposition des oiseaux gourmands et des yeux voyeurs. 

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Mais j’ai aussi pris conscience que dans quelques instants, la même comédie du mensonge va reprendre. Dans quelques instants, la même scène de l’illusion, avec un « colocataire de lit » qui n’est pas celui avec lequel je veux être heureuse…

Alors, juste avant que le radio-réveil ne sonne, je me suis levée discrètement, tout doucement, sans faire de bruit, pour aller prendre ma douche. Celui qui a passé sa nuit à coté de moi est encore assoupi pour quelques instants. Je le regarde… Malgré sa gentillesse, je n’arriverai jamais à l’aimer... C’est pourquoi je vais m’enfoncer sous ma douche, prendre des dizaines de litres d’eau bien chaude sur mon visage et sur mon corps ; des dizaines de litres d’eau presque brûlante pour laver mes regrets, laver mes remords, laver ma honte…

J’avais à peine refermé la porte de la salle de bains que j’ai entendu le radio-réveil se mettre en marche. Je me suis dit qu’à cet instant, mon « voisin de nuit » devait se demander pourquoi je m’étais levée si tôt. Et j'imagine sa déception en ne me voyant pas nue au réveil, comme il aime tant m’admirer chaque matin. Mais non. Pas aujourd’hui ; çà aurait été bien au-delà de mes forces ! Je n’aurai qu’à lui dire que j’ai mal dormi, à cause de ce que j’ai mangé chez ma copine Emilie, chez qui je suis sensée avoir passé « très officiellement » l’après-midi. Ca ou autre chose, de toute façon, qu’importe !… je ne suis pas à un bobard près…

Mais c’est aussi à ce moment là que j’ai compris l’absurdité de ma détermination : cette douche pourra laver mon corps. Elle pourra effacer la transpiration douce et érotique qui perle sur ma peau. Elle pourra redonner un semblant de vie à quelqu’un qui, après tout, n’a pas fermé l’œil de la nuit.

Mais rien de plus. Rien ne peut ni ne pourra effacer ce qu’il y a dans mon cœur : aucune douche, aucun médicament, aucune fête... ni aucun autre homme.

Alors s’il te plaît, viens vite…

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Ne tarde pas : je t’attends.

Je suis remplie de toi, viens...

Je t'aime...

   

Dis,... tu m'entends ?

samedi, septembre 06, 2008

"Dans la peau d'une femme" : Le Jardin des Délices - [première partie]

Comme ma copine FISO s'y met à changer de sexe, allez hop !, je fais le symétrique... (non, c'est pas une position du Khama-Soutra !...). Bonne lecture !

Pour être complet (après, c'est promis, vous pourrez lire !!) je mets un lien vers le blog-initiateur de cette idée : X

 

* * * * * * * * * *

 

Je tourne et je me retourne interminablement dans mon lit depuis des heures. Le réveil égrène ses chiffres rouges des minutes impitoyablement cycliques qui me rappellent que je ne dors toujours pas. 1h, 2h, 3h… impossible de trouver le sommeil. Et pour cause…

A coté de moi, dans mon grand lit, je distingue une silhouette masculine, à la lumière des rais de lune qui passent à travers les lattes des volets. Une forme humaine endormie qui ronfle de temps en temps. Une silhouette qui ne m’inspire rien de mauvais,… mais qui ne m’inspire pas l’amour.

Alors, serrant très fort mon oreiller comme pour essayer d’y retrouver son improbable présence, je me re-passe pour la millième fois dans ma tête le film de cette après-midi si folle et si délicieuse… Cette après-midi que j’ai passée avec mon amour… avec mon amant… Nous ne nous étions pas vus depuis des mois. Insoutenable fut le temps de l’absence et de l’éloignement : nous vivions à la limite du supplice… Nous ne pouvions continuer, lui et moi, à nous satisfaire de ces coups de téléphone passés en cachette, de ces mots doux échangés, à travers les kilomètres : nous n’y tenions plus : il fallait que l’on se voit. Et vite !

Mais après ces longues semaines d’épreuve et de patience, notre rencontre est enfin arrivée. Enfin !

C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris. J’avais mis une petite robe d’été, courte et décolletée… Une tenue très féminine, comme il les aime tant...

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C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris : Dieu que cela a été fort ! J’ai vibré comme lors de notre tout premier coup de foudre ;  j’ai senti une flèche passionnée de rouge embrocher nos deux âmes au même instant. Mon cœur s’est emballé à sa vue… Je n’ai pas pu le maîtriser… Et je n’ai pas voulu, surtout… Puis nous nous sommes touchés. Puis nous nous sommes enlacés doucement.

On était bien, dans les bras l’un de l’autre. C’était bon…

Nous nous sommes embrassés, comme le font les amants, comme le font ceux qui s’aiment vraiment, en fermant les yeux pour mieux goûter l’instant. Pour mieux goûter ce délice, cocktail de douceur, d’amour et de passion… Je l’ai serré de toutes mes forces dans mes bras tremblant d'émotion. Je l’ai senti, mâle, m'enlacer, puis me rassurer, me conforter de son odeur d’homme, de sa douceur et de sa sensibilité. De sa voix calme. De son amour. Nous nous sommes embrassés longuement. Avec passion et gourmandise. Avec ferveur et chaleur. Avec une fougue humide.

Je revois nos bouches fondre l’une dans l’autre, tourner comme des folles en se frottant l'une l'autre, à la cadence de nos langues tièdes. Nous nous sommes regardés, et nous avons souri.

On était bien...

Je ne sentais plus mon corps : je n’avais plus de poids. Les nuages flottaient à mes pieds et je ne sentais plus rien. J'étais heureuse, tout simplement. Des enfants couraient. Mais à cet instant, rien ne comptait plus que lui et moi. Que nous deux.

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En nous serrant l’un contre l’autre, ma poitrine contre son buste, mon ventre contre le sien, j’ai bien perçu chez lui l’excitation que j’attendais. J’ai remarqué la cadence de ses reins, cadence qui se voulait discrète mais qui pour moi était très perceptible ; cette cadence qui m’avait tant manqué… J’avais envie de lui. J’avais tellement envie de lui. Manque de chance, je savais qu'aujourd'hui je ne pourrais pas aller jusqu'au bout de mon désir, car les hasards du calendrier n’étaient pas favorables en ce moment, et notre rencontre tombait bien mal de ce point de vue-là… mais tant pis : ses venues en France ne sont pas si fréquentes, alors il faut « faire avec »… Néanmoins, j’étais très excitée ; j’avais envie d’un voyage et je voulais le réussir : destination plaisir.

Nous avons sauté dans ma voiture que, par une chance inouïe, j’avais réussi à garer tout près de l’entrée du Jardin des Plantes.

medium_2217_b1.jpgNous avons longé Austerlitz, puis traversé la Seine en direction du grand parking souterrain de la gare de Lyon.

Durant les minutes qu’a duré le trajet, il n’a pas arrêté de me toucher, d’une façon ou d’une autre. Quand ma main maintenait le changement de vitesse, il mettait la sienne dessus, crochetant ses doigts dans les miens… ou alors il l’abandonnait sur ma robe, voire même sur ma cuisse qu’il a su dénuder avec tact et douceur, la révélant à vif pour mieux toucher ma peau fraîche et pâle.

Ma peau révélait des frissons de bien-être. Un doux courant électrique m’a envahie.

Il me caressait doucement et avec tendresse… et il a été difficile pour moi de rester concentrée sur ce qui se passait sur la route. A l’entrée du parking, nous avons d’ailleurs évité de justesse une collision avec une voiture qui roulait un peu trop vite et que mon esprit déjà envolé vers des contrées de sexe et de plaisir n’avait pas pris le temps d’intégrer comme élément à risque…

Enfin nous sommes descendus rapidement au plus bas du parking, à la recherche du coin le plus sombre.

medium_PL93_19.2.jpgAu dernier niveau, dans un recoin, le long du mur : une place de libre, coincée entre un gros pilier et une fourgonnette. Personne en vue : là, nous serons bien cachés !

Encore quelques secondes pour reculer la voiture au maximum... et lui, pendant cette manoeuvre, qui commençait déjà à se déshabiller !!

J’ai aimé sa hâte.

Il a enlevé son pantalon, ses chaussures qu'il portait pieds-nus ; il a déboutonné sa chemise.

Il a ôté son slip, avec un naturel qui m’a presque décontenancée, et avec une envie manifeste de me montrer qu’il avait envie de moi…

J’avais à peine coupé le contact que, déjà, il s'était assis sur la banquette arrière, dans cette simple tenue, avec sa chemise déboutonnée comme seul habit. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le rejoindre. Il faisait sombre. Nous nous sommes enlacés chaudement.

J’étais excitée comme une puce. Nous nous sommes embrassés goulûment. Mes lèvres étaient gonflées et je sentais mes seins durcir. Pour ne rien arranger à mon état, il s’est mis à me mordiller les lobes de mes oreilles. Supplice extrême… Il les a gobés l’un après l’autre, les suçant voluptueusement, comme il l’aurait fait avec des sucettes. Sa langue tournait autour de ces appendices rouges, chauds de désir et sucrés de passion. Ses dents les mordillaient doucement, avec sensualité…

Je ronronnais comme une petite chatte que l'on caresse là où elle aime... Mon ventre criait famine : j’avais faim de plaisir…

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Il avait ses bras autour de mon cou, mais déjà je les sentais descendre vers mes épaules et sur ma gorge. Il a plaqué ses mains contre mes seins, et les a palpés avec excitation, à travers le fin tissu de ma robe.

N’y tenant plus, moi aussi j’ai laissé aller mes doigts sur son torse. J’ai écarté sa chemise, caressé et baisé son buste d’homme. Son buste poilu que j’ai léché avec érotisme. Puis ma main a continué sa course un peu plus bas, là où son désir m’appelait… J’ai enfin saisi son sexe nu et fier à pleine main. J’ai senti une secousse de bien-être, un vibrato de tout son corps qui voulait dire « enfin ! »… Lui aussi, il attendait cela depuis si longtemps...

Il a enfourné ses mains dans mon soutien-gorge pour saisir mes seins dénudés dans ses paumes tièdes...

Puis il m’a rappelé, avec un sourire complice, qu’en ce moment des caméras de surveillance filmaient peut-être nos caresses… Nous avons ri de ce propos qui a eu pour effet de m’exciter encore davantage.   

N’y tenant plus, je me suis décidée à poursuivre mon voyage en allant gober l’interdit, en me dirigeant vers ces zones douces et chaudes, comme celles qui existent dans les pays du Maghreb. Direction Casablanca. Direction le Jardin des Délices, là où le sable fouette les visages, là où les lèvres sont sèches du sirocco qui nous embaume d’une tiédeur agréable, là où trône une obélisque immense, fierté des alentours. Une obélisque dure et chaude que j’ai pu goûter jusqu’à m’en saouler, sans limites, sans tabous, sans retenue. Oui, ma bouche a élu domicile dans ce Jardin des Délices, mes lèvres et ma langue enlaçant cette statue pharaonique et fière, l'escaladant dans un sens, puis dans l'autre. Je baignais dans une moiteur excitante jusqu’à l’insoutenable.

medium_alencon.jpgJe me suis aperçue que tout ce temps sans le voir n’avait pas altéré le souvenir que j’avais de la turgescence de son membre, dont j’aurais pu dessiner de mémoire tous les contours avec précision. J’avais les yeux fermés et ma bouche gobait sans discontinuer sa virilité : son sexe doux, marqué par un relief discret, un peu comme s'il était enveloppé d’une fine dentelle ciselée à la main, comme celles que créent les célèbres ouvrières d’Alençon…

Mais cette longue absence m’a également montré combien il m’a manqué. Et combien je l’aime…

J’ai aimé goûter son sexe… J’aurais pu faire çà pendant des heures…

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Puis je me suis redressée, et nous nous sommes encore enlacés et embrassés.

Son excitation avait décuplé. Ses mains ont repris leur manège en direction de mes seins ; mais cette fois-ci, il les a nettement dénudés, les sortant complètement de leurs logements de dentelle, sans ménagements pour mon pauvre soutien-gorge, définitivement endommagé… ; il les a pris virilement, en a saisi leurs bouts durs et raidis. Les a pincés. Son visage s’est approché d’eux et il les a mordillés, titillés, léchés comme il l’aurait fait d’un dessert délicieux. Tenant fermement mes tétons, il m’a secoué les seins, les faisant tourner, les masturbant délicieusement.

J’avais envie d’hurler ; j’avais envie de sa puissance. Mon corps ne me répondait plus. Je ne maîtrisais plus rien. J’étais en lévitation dans une sphère de plaisir. Une bulle d’amour et de passion.

Je sentais son odeur mâle se propager dans la voiture. Nous bougions beaucoup, et je pensais que le véhicule devait tanguer par notre faute. Rien que d’imaginer que des gens circulant à cet étage du parking de cette gare pouvaient remarquer notre voiture en mouvement, j’étais encore plus excitée. Je m’imaginais faisant l’amour dans un train, la porte de la cabine à peine fermée… Bougeant au rythme des aiguillages, au rythme des courbes, du relief, des accélérations, des montées et des descentes.

C’est à ce moment qu’il m’a suggéré de m'allonger le plus possible sur la banquette arrière, en m’embrassant d’une fougue à la fois douce et exquisément surhumaine. Nos lèvres se sont mariées de nouveau ; accroupi, sa main est venue sur ma cuisse, puis sur le genou. Je l’ai sentie descendre sur ma jambe, puis sur mon pied qu’il a saisi pour le remonter, posant mon talon sur la banquette.

Puis il a ôté mes sandales....

.... 

[Suite au prochain post... ; clique ICI pour y lire la suite]

vendredi, juillet 25, 2008

Kleenex

Mouchoir blanc devient noir à faire semblant de vivre, mais reblanchit à vous lire. Vos sourires le lavent, vos éclats d’affection le repassent. Vos confidences le rendent résistant. Ainsi grâce à vous il peut survivre dans son cycle de tendresse, et ne sera pas jeté dans la première poubelle publique venue, au milieu des épluchures de bananes, des trognons de pommes, des restes de pain.

Depuis des siècles, et pour autant d’ères, il est pour vous, à condition que vous ne l’oubliiez pas.

Vos absences le salissent, le fragilisent…

Il est trop sensible pour ne pas être tourmenté par le vide.

mercredi, juin 04, 2008

En nuisette...

Et ben voilà... le résultat de mon premier sondage. Vous avez été plus de 60 à me répondre et j'en suis très touché.

Alors comme çà, vous êtes 48% de mes visiteuses à dormir nue.... et 27% à dormir en toute petite tenue.... Je n'oublie pas les 25% qui disent dormir en pyjama, c'est leur droit, même si je pense qu'elles devraient essayer autre chose...

Alors c'est pourquoi j'ai mis en place un second sondage (sur la colonne de gauche).... N'oubliez pas de voter !

Encore merci et gros bizous à toutes !!!!!

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mardi, mai 20, 2008

Nu

Chambre 61. Dans mon lit d’hôtel, je n’arrive pas à dormir. Il fait une chaleur atroce, à croire que l’acclim' est encore en panne. Et si j’ouvre la fenêtre, c’est encore pire car dehors, c’est une véritable cacophonie de klaxons et de coups de frieins.

Il est 2 heures du matin, et il n’y a rien à faire, c’est à toi que je pense. Je suis complètement nu dans mon lit poisseux de cette transpiration synonyme de désir. De sexe.

Oui, ma Belle, ce soir je n’ai pas envie de te faire l’amour, j’ai envie de sexe. J’ai envie  de me rouler sur toi, de te caresser avec une douce violence érotique.

Je suis dur de ta pensée, dur de ne pas t’avoir vue depuis tout ce temps. Si çà se trouve, tu es nue dans les bras d'un homme, à l'heure qu'il est. Et moi j’ai envie de te toucher, de te palper les seins comme si je te pétrissais de passion et de désir.

Mon sexe est dur, infamement dur. Et je me caresse dans cette humidité virile. J’ai viré d’un revers de main énergique ce drap blanc qui m’étouffe comme une couverture de bure, rèche et irritante. J’ai le lit pour moi. J’ai pris contre moi le second oreiller et j’imagine que c’est ton corps. Alors je me suis retourné sur lui. Je le serre contre moi et je pilonne le matelas et le marque de mon épée de mousquetaire. Je me sens grand. Je suis un roi. Je suis le Grand Louis qui pénétre Louise de la Vallières.

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Je te reconstruis de toutes pièces à coté de moi. Tu es nue, retournée et appuyée sur les coudes. Ton visage repose sur l’oreiller, les cheveux en désordre. Tu as gardé les fesses très en hauteur, me les proposant en hommage buccal. Tu es cambrée et tes cuisses sont écartées, laissant ouvertes toutes les entrées possibles. Alors je te caresse. J’enfourne mes doigts partout et toi tu aimes çà… Puis je te chevauche dans un fantasme inavouable…

Sur mon lit, de ma main droite, j’augmente le mouvement de ma main, montant et descendant en pensant à toi. Je suis comme un paquebot retourné, le mat vers le bas, enfoncé dans la vase, et qui essaye de s’en sortir.

Oui, j’ai envie de ton corps, j’ai envie de rentrer mon sexe dans toi. J’ai envie de sucer tes lèvres, celles que tu ne montres qu’à tes amants. Les chatouiller du bout de ma langue, puis sans prévenir les laper comme un chat affamé laperait du lait... les faire passer dans ma bouche, ma main caressant tes cuisses, tes fesses… ma main s’aventurant entre tes demi-pêches fruitées.

Dans mon délire solitaire, je te vois changer de position. Tu es maintenant allongée sur le dos. Je suis à genoux à tes cotés, un pot de crème fraîche liquide à la main. Je la fais couler sur ton ventre. Un mince filet dessine sur tes seins des ronds, des formes blanches et goûteuses. Sur ton ventre, puis plus bas, beaucoup plus bas. Pendant ce temps, toi tu t'occupes de mon sexe… Je te masse et te lèche en même temps, faisant pénétrer cette sauce en toi pour te faire luire. Toute excitée que tu es, chaude par la moiteur de l'atmosphère combinée à celle de l'intérieur de ton corps, c’est maintenant toi-même qui te masturbes les seins, les pinçant et les remuant sauvagement en gémissant…

Et là, pour moi, c’est Versailles. Mon sexe tourné vers le Ciel comme pour y rechercher une bénédiction. En nage, sans limites. Sans tabous avec moi-même… Et enfin le feu d’artifice ; enfin le feu qui gicle du vasque des jardins de Lenôtre et qui bondit vers le haut pour atterrir sur mon ventre. Enfin le cri de la délivrance. Celui du condamné à l'instant où il sent le froid de la lame caresser son cou…

Et là, en une fraction de seconde, je prends conscience... le paquebot peut maintenant se retourner et sombrer. Sombrer dans le regret. Et dans la honte.

Seul...

mercredi, avril 30, 2008

7h26

7h26. L’heure pour moi d’ouvrir la fenêtre pour aérer ma chambre d’hôtel, avant de descendre dans cette sombre salle collective pour y prendre mon petit déjeuner.

La chemise à peine boutonnée, la cravate gisant encore sur mon lit de solitude, je contemple la vue que m’offre mon 6ieme étage de passage. Vue sur la Tour. Vue sur des gens, tous petits en contrebas. Ceux qui sortent du métro pour aller travailler. Ceux qui courent attraper leur train… Ça grenouille comme près d’une fourmilière… Oui, ça grenouille déjà à cette heure-là…

Et à cette heure-là, il y a peut-être toi. Toi qui viens de l’autre coté, toi qui prends ton travail dans 4 minutes, juste dans la rue derrière. Est-ce toi là-bas ? Ce petit point sombre qui traverse la rue ? Toi que j’aperçois au loin emmitouflée dans un manteau noir ?

J’ai envie de le croire. J’ai envie de me mettre sur la balustrade de mon balcon et sauter te rejoindre… Si je faisais çà, je sais que je serais miraculeusement rattrapé par un câble magique, comme ceux que portent les trapézistes maladroits… En venant vers toi, ce câble se ferait filin de soie, arrimé au ciel. Solide comme mes sentiments. Doux et tendre comme ta peau et ton regard… Un cordelet  de tendresse rivé à son autre extrémité à l’une des trois étoiles d’Orion qui me regardent là-haut…. Un doux cordon de tissu soyeux grâce auquel je pourrais t’enlever et nous projeter instantanément dans ton lit, où je me retrouverais, juste à coté de toi… toi à demi-nue sous un simple haut en coton, qui attendrais que mes mains caressent ton ventre et remontent sur tes seins voluptueux…

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Mais il se fait tard… il faut que je descende vers cette salle aveugle pour prendre mon petit déjeuner… ma réunion va bientôt commencer….

lundi, avril 14, 2008

Noémie

Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. L’homme qui se dirige vers la rue Saint-Denis ne la connaît pas encore à cette heure ; mais il sait ce dont il a envie : se régaler de formes sexy et généreuses, de poitrines saillantes, de décolletés voluptueux, de fesses rondes ; il veut voir des jambes longues et musclées, des yeux d’eau et de feu le regarder. Il veut la nudité. La chaleur. La douceur toute crue.

L’homme a quelques heures avant de regagner Orly. On est mardi. Il est 18h00. Et ces quelques heures, il va se les offrir à lui-même. Égoïstement. Les tenues sont légères en ce début de printemps. Les tenues folles et colorées des passantes donnent à ce cœur de Paris des teintes de vacances anticipées.

Il marche d’un pas décidé vers sa destination : le club 88. Pas un simple sex-shop, ni un show-room, mais plutôt un club classe, propre et bien fréquenté. Où tout est clair, lumineux, autant par les spot-lights que par les programmes proposés par les animatrices. 

Il fait bon dehors. Les gens sont heureux, le printemps libère les sourires chez les passantes. Alors, pour laisser davantage de place au temps, pour laisser traîner encore un peu son envie, pour goûter les minutes d’avant, il ne rentre pas de suite. Il passe et repasse devant l’enseigne qu’il connaît si bien… Le casque du MP3 sur les oreilles, les lunettes de soleil keetch pour se faire croire que le soleil éblouit déjà les rues, il marche. Un sourire de satisfaction sur les lèvres, comme le gourmet qui attend sa part de délice au chocolat, il savoure ces minutes avant le cadeau qu’il s’est promis… il attend. Encore un peu. Il goûte ses préliminaires qu’il a transformés en musiques…. parce qu’à cet instant, plus que jamais, le désir et la musique se marient, communient avec l’appétence de tous ses sens mélangés dans un cocktail d’été, comme l'apéritif que l’on prend au bord de la mer, sur les rives chaudes de la Méditerranée… Oui, il sourit, il est bien. Les dièses et les bémols qui résonnent dans son casque lui disent qu’il va très bientôt se régaler…. Il sourit aussi parce que la chanson qu'il écoute à cette instant est bien adaptée aux secondes qu'il vit... une chanson de désir... une chanson chaude... une guitare... il est bien, et se dit que décidemment, tout se déroule pour le mieux... Il sourit avant de rentrer dans l’établissement… enfin… il entre… 

Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Arrêter les préliminaires. Aller droit au but. Passer les DVD, ceux en soldes et les nouveautés ; ne pas se soucier de ces rayons. Continuer. Au fond, à droite, deux femmes. Elles sont assises sur des tabourets de bar. Leurs tenues suggestives en disent long sur leurs propositions, et l’homme s’approche. L’une d’elles lui fait un sourire. Elle est vêtue d’un bustier en dentelle noir légèrement recouvert d’une soie orange. Son haut est suffisamment ouvert pour laisser entrevoir la naissance d’une belle poitrine, voluptueuse. Une jupe minimaliste, de très longues bottes à cuissardes. De très belles jambes. Et surtout, un très joli sourire. Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. 

En quelques mots, elle lui propose de descendre avec elle… L’homme n’est pas là pour faire l’amour à une femme. Il n’est pas là pour toucher une femme. Il veut simplement regarder, délirer, se caresser dans un bain de fantasmes qui, pour une fois, seront un peu plus réels que d’habitude. Une exhibition sur-mesure pour un voyeur libertin. 

Elle lui donne rendez-vous en bas de l’escalier. Il descend pendant qu’elle se prépare…. En attendant sa compagne de quelques instants, son regard croise celui d’un jeune homme qui attend lui aussi son tour dans ce sous-sol aux lumières vaporeuses et calmes. Sa cavalière arrive quelques secondes après. Elle est brune, un visage doux et lumineux. Une tenue toute aussi déshabillée, aux couleurs bleues qui tranchent avec ses yeux noirs. Ils partent tous les deux dans une salle, un peu plus loin dans le couloir. Un instant, il l’envie… mais son tour ne va pas tarder… encore quelques secondes de patience… 

Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Il entend maintenant son pas dans l’escalier. Elle arrive. Elle lui propose de l’accompagner dans l’une des premières salles, sur la droite. Ils entrent. Elle ferme la porte. Cette pièce est étrangement partagée en deux. Elle prend possession de la zone la plus éclairée. Quelques petits mètres carrés qui baignent dans une lumière discrète, tamisée, chaude, intime. Une lumière jaune et douce. Juste un sofa en quart de cercle drapé d’un satin jaune… quelques frous-frous en guise de décoration sur les extrémités du canapé… Pas un bruit. C’est calme. Elle invite son hôte à se déshabiller dans la partie plus sombre de la salle. Dire qu’il s’agit d’une partie est un bien grand mot. Un recoin plutôt. Mais çà lui suffit amplement. Un fauteuil en faux-cuir et un porte manteau au-dessus. 

1121054912.jpgTiens, ils se tutoient, maintenant… oui, autant se détendre complètement et aller jusqu’au bout dans l’illusion. Car tout ceci n’est qu’illusion. L’homme le sait : cela va durer dix à quinze minutes, même si on lui en a garanti vingt au moment de payer…. Mais qui irait se plaindre à une association de consommateurs…. 

Tout est propre, calme, sain. Presque classe. L’homme est bien. En confiance. La fille est belle, elle a un corps de rêve, et il sent qu’il va se régaler… En un instant, il est nu. Complètement. Il s’assoie dans le fauteuil noir et écarte les jambes. Il pose avec délicatesse sa main droite sur son bas-ventre. Son sexe est déjà tendu. Son sexe est déjà aux abois, comme un pénitent qui supplie pour la peine capitale plutôt que l’attente infinie… Il veut profiter de ces quelques minutes de spectacle personnalisé. Car son truc, c’est çà. Il aime se déshabiller, il aime s’exhiber. Et il aime regarder… 

Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Un streap-tease rapide. Enlevés le haut, puis le bas, puis le string… enfin elle se montre à lui complètement nue. Restant à respect à deux mètres d’elle, il la contemple. Elle a un corps de rêve. Il le lui dit. Elle est surprise de ce compliment…. Elle le remercie et lui sourit. Et oui, même dans ces moments si superficiels, il éprouve de besoin d’être doux. Il a envie qu’elle soit bien… idéalement presque autant que lui… Il sait que ce n’est pas le but de cette rencontre qui n’est faite que pour son plaisir à lui… mais on ne se refait pas. Il la complimente avec respect… elle paraît si étonnée qu’elle arrête un instant ses caresses qui n’ont fait que commencer… 

Il est gâté… Une femme, rien que pour lui…. Ca faisait tellement longtemps…. Tellement longtemps… Très vite, comme une habituée de ces shows, elle s’assoie sur le divan. Elle offre à son regard en manque le sexe d’une femme qui feint le plaisir. Oui, tout n’est qu’illusion ici. Il le sait, mais il s’en fout. Il part pour un aller-retour en direction d’un plaisir complément ludique et futile. Un plaisir de façade. Il en a envie. Et étonnement, il n’a pas honte. Il est bien, tout simplement. Il se touche et sourit. 

Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Elle caresse à merveille ses seins naturels. Pas de toc. Une lueur d’authenticité dans ces instants de vent. Puis elle met en valeur ses grandes jambes. Elle se caresse de plus en plus, les jambes écartées autant qu’il est possible de le faire…. Le sexe ouvert avec, en offrande, une fleur d’érotisme… quelques pétales libérées sur un cœur béant… un gâteau qu’il aimerait croquer, mais qu’il ne peut pas… Ce n’est pas prévu comme çà… Elle est maintenant sur le dos, les jambes levées… ses mains passent rapidement de se seins qu’elle caresse et dont elle lèche les bouts, à son sexe dont elle contourne tous les méandres… et maintenant bien davantage que les contours…

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Tout cela est très voyeur et très féminin, très érotique… elle feint le plaisir de façon si réelle qu’on s’y croirait…. Elle s’est redressée, elle s'est accroupie, abaissant un peu ses cuissardes pour être plus à l’aise. Elle a les cuisses bien fermes, et apparemment çà ne lui pose pas de problème pour elle de rester dans cette position. Elle écarte les cuisses.... elle se cambre sensuellement, comme si elle devenait… presque une autre femme... Elle se caresse un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, jusqu’à feindre l’extrême plaisir.... elle effectue un mouvement vertical... l'impression d'être.. sur quelqu'un.. l'envie de se faire ... pénétrer..... Lui a envie de jouir mais il attend encore un peu…. Quelques derniers instants avant le dessert, un fruit qu’il n’aura pas touché, mais dont il connaît tous les détails. Toutes les senteurs lointaines. Et dans ces instants forts, entre la nuit et le jour, entre la pluie et la canicule, entre la vie et la mort, il croit réentendre la musique… la guitare… la musique….

Ca y est, elle est comme en lévitation… elle joue si bien la comédie que l’homme ne se maîtrise plus. Oui, il est là pour cela. Elle le sait. C’est prévu comme çà…. Le plaisir… Oui, il aime çà… le plaisir... sans retenues... enfin le plaisir...

Elle s’appelait Noémie. Elle lui a offert ces instants… Et il a aimé. Un regard. Un sourire. Un au-revoir. Un merci…. Il aurait eu envie de la serrer dans ses bras… juste comme çà, parce qu’il était bien. Pour la remercier…. Mais le temps d'un souffle, le temps d'une pensée, et déjà la voilà repartie…

Elle lui a dit qu'elle avait 25 ans.

Et la musique… encore la musique… la musique… toujours…

 

 

dimanche, mars 30, 2008

Truly, madly, deeply...