jeudi, mai 08, 2008
La rouille
Maxime le Forestier / La rouille
08:28 Publié dans ♣ Idem, et Ibid aime [1] | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chanson française, amour, amitié, société, journal intime, maxime le forestier
samedi, mai 03, 2008
Humeur du jour
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres,
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux...
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend...
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs...
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Brise marine - S. Mallarmé
10:41 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, mallarmé, société, mer, journal intime
vendredi, février 01, 2008
Save the last dance for me
Jeudi 22, 17 heures
Va danser toutes les danses que tu veux,
Dans les bras de ceux qui t’entraînent au loin...
Va sourire des sourires merveilleux,
Pour les danseurs qui te tiennent la main...
Mais n’oublie pas que je serai là
Pour te conduire enfin chez toi ;
Garde bien la dernière danse pour moi...

Va danser tu peux t’amuser,
J’attendrai le tour de notre retour...
Si quelqu’un veut t’accompagner,
Jusqu’à la maison dis lui bien que non...
Car n’oublie pas que je serai là
Pour te conduire enfin chez toi ;
Garde bien la dernière danse pour moi...

You can dance,
Il y a,
Go and carry on,
Quelques fois des refrains,
Till the night is gone ;
Plus forts qu’un vin ;
And it's time to go ;
Ils vous tournent la tête,
If he asks,
Chante et ris,
If you're all alone,
Et je t’en supplie...
Can he take you home,
Qu’aucun de ceux-là
You must tell him no...
Ne prenne ton coeur

And don't forget,
Oui n’oublie pas...
Who's taking you home
Que c’est dans mes bras
And in whose arms you're gonna be...
Que ce soir tu t’endormiras...
Oh darling...
Garde bien...

Save the last dance for me.
La dernière danse pour moi.
Oh darling save the last danse for me ...

07:50 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, ecriture, poésie, normandie, tourisme, enfance
mardi, janvier 22, 2008
20 septembre 2004
Comme un pèlerin, la tête baissée, les yeux secs d'avoir trop pleuré, j'ai arpenté pour la millième fois ce long couloir qui m'a ramené à la chambre 111. Cette chambre du bout, tout au fond, là-bas dans une impasse... L'impasse de toi, l'impasse de nous.
J'ai longuement regardé cette porte close, le teint blanc comme celui d'un prisonnier vidé de passion, asséché de ta sève, et qui arrêterait un court instant de traîner ses lourdes chaînes rouillées. Ces chaînes d'un bagnard privé de ta lumière.
Comme un pénitent, perpétuel condamné au froid.
Comme le fantôme de ces lieux. Le fantôme de tes yeux...
Devant cette stèle de bois vernis, j'imagine un instant que je suis nu sous mon aube de communiant, et que je m'apprête à lécher ton corps...
Mais aujourd'hui la poignée est restée fermée.
La poignée est restée froide.
Comme ton coeur.
Comme mon sang.

08:27 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, journal intime, société
mercredi, janvier 16, 2008
J'ai fait un rêve
Cette nuit, j’ai fait un rêve. Enfin…, non, ce n’était pas tout à fait un rêve, en fait. Tout cela a commencé par la douce pensée que j’ai eue au moment où je me suis tourné sur le ventre, dans le noir, au moment où mes yeux se sont fermés, au moment où je me suis laissé sombrer dans le néant nocturne, embrassant mon oreiller de toute ma chaleur et de toute ma solitude. Je parle de cette pensée agréable que l’on se fabrique volontairement, juste pour nous accompagner dans le passage quotidien vers le nouveau monde. Mais cette nuit, j’ai été comblé, car j’ai eu le privilège de pouvoir prolonger cette douce pensée en rêve libéré, avec tous ses délires et ses apparentes incohérences.
Au début j’ai voulu me propulser en pensée sur le quai d’une gare. Car dans mon imaginaire, c’est là que nous avions rendez-vous, toi et moi. A cet endroit et à cette heure-ci.

J’ai vu le train arriver. Ponctuel. Je suppose que c’est à ce moment-là que la pensée du soir s’est métamorphosée en rêve, car ce n’est pas un train moderne qui est venu, mais un train à vapeur, avec sa grande cheminée qui crachait tout ce qu’elle pouvait ! Et puis je ne sais pas pourquoi, mais tous les gens qui marchaient autour de moi étaient de couleur pâle, comme en pastel, ternes, limites noirs-et-blancs. Il y avait un monde fou, entre ceux qui descendaient du train qui venait d’arriver, ceux qui cherchaient leurs voies, ceux qui accompagnaient les voyageurs… Une foule étourdissante, dont l’écho rebondissait sur les verrières installées à une hauteur démesurée.
Je ne saurais dire s’il faisait chaud ou froid, puisque je ne percevais pas la température, mais ce qui m’a frappé, c’est que non seulement tous ces gens arboraient des tenues d’hiver, mais surtout que ces tenues avaient traversé les années en provenance d’un autre siècle : je ne voyais autour de moi que des femmes avec des cols en renard-argenté, des hommes moustachus en pardessus démodés et chapeaux, cannes et gants.
Et dans ce brouhaha sans couleur, dans cet hiver gris d’outre-temps, je t’ai enfin aperçue, toi, seule actrice de mon film à avoir été colorisée, vêtue à la mode d'aujourd'hui, avec un haut blanc d’été, très contrasté avec les tenues hivernales, fades et tellement viellies des autres personnes. Tu avançais vers moi, à moitié cachée par une grosse dame à chapeau, que tu arrivais tout juste à dépasser grâce à ton mètre soixante six.
Tu ne portais pas exactement un tee-shirt, mais une tenue aérée que les jolies femmes portent dès la fin avril, à l’approche de la belle saison. Tu ne donnais pas l’impression d’avoir froid, dans cette tenue décolletée qui me faisait penser à une délicate broderie blanche, agrémentée d’un collier auquel tu avais su suspendre avec élégance un porte-bonheur en argent. Tu es venue vers moi, le sourire aux lèvres, et tes yeux clairs remplis de soleil.
Alors nous nous sommes arrêtés l’un en face de l’autre. Un petit mètre nous séparait. Nous nous sommes regardés un court instant, puis je t’ai prise dans mes bras et t’ai serrée très fort. J’ai senti tes mains m’enlacer et nous sommes restés ainsi un temps que je ne pourrais fixer sur l’échelle traditionnelle humaine des heures, minutes et secondes.
Puis je t’ai fait un énorme bisou dans le cou, que tu m’as rendu. Un bisou de gentillesse, de tendresse, de douceur, qui voulait dire « Je suis si content de pouvoir enfin te rencontrer »... Et puis nous nous sommes regardés de nouveau. Nous avons souri.
L’instant d’après, tu avais subitement disparu, comme volatilisée, comme partie en fumée. Mon regard est parti à ta recherche. J'ai constaté avec surprise que les décors et les figurants s’étaient subitement colorisés, et que mon univers avait gagné quelques décennies de modernité.... mais je ne saurais dire pourquoi… Finalement, je t’ai retrouvée attablée dans un bar, un peu plus loin, de l'autre coté du quai de la gare.

Un homme était assis avec toi. Il a fallu que je plisse les yeux pour être sûr de le reconnaître… car cet homme, c’était moi. J’étais comme « sorti » de ma personne et j'avais pris la peau d’un simple spectateur anonyme qui nous regardait, toi et moi, depuis le quai. On était tout près l’un de l’autre. On se réchauffait le cœur de nos confidences… Parfois nos mains se touchaient avec une chaste douceur. A deux reprises, tu as saisi ma main et l’as prise dans les tiennes, la serrant affectueusement, embrassant son dessus comme pour me réchauffer et me réconforter. Une autre fois, c’est moi qui ai saisi tes deux petites mains dans les miennes, et plaqué leurs paumes contre mes lèvres qui s’étaient faites soie à ton contact. Nous étions deux complices se confiant librement l’un à l’autre, sans tabou. Je n’ai pas perçu un seul mot de cette conversation ; elle avait l'air très dense, et je ne doute pas une seule seconde qu’elle ait dû être délicieuse, comme le thé qui attendait d’être bu sur la table devant laquelle nous étions installés. Un mélange de rires, de sourires, de regards attentifs, parfois graves, parfois légers, mais toujours compréhensifs.
Toujours doux.
Mais les rêves, si beaux soient-ils, ont l’indélicate attention de s’évanouir au moment où l’on s’y attend le moins… Et le passager anonyme du quai, le voyeur inconnu dont j’avais pris les habits a vu ses yeux s’embrumer d’un voile d’émotion. Ne pouvant contenir des larmes de tendresse, sa vue s’est brouillée, ne laissant la perception qu’à des formes, à des teintes, jusqu’à ne plus rien voir du tout. Un peu comme un rideau qui serait tombé entre deux actes.
Dans la vraie vie, celle de ma solitude nocturne dans laquelle je m’étais délicieusement abandonné, j’ai ressenti la secousse de l’entracte, et, dans une semi-inconscience, j’ai pu constater que mon corps n’était pas endormi de façon uniforme, et que le bien-être de ce film ne m’avait pas laissé indifférent.
J’ai recherché une position encore plus confortable dans mon lit en prenant inconsciemment soin d'enterrer profondément dans l'oreiller mon visage rasséréné par ce instant de douceur : comme pour en garder le souvenir... encore un peu...
Et à l’image de la lune au dehors qui rayonnait de son dernier quartier, j’ai laissé sur mon oreiller l'empreinte d'un petit croissant de sourire que je voulais t'offrir...
Euh… à propos, tu prends du sucre dans ton thé ?
07:40 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [1] | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, ecriture, poésie, train, onirique, rêve
mercredi, janvier 09, 2008
Je voudrais tant que tu sois là...
...
Je voudrais tant que tu sois là, pour te dire ma solitude
Pour te dire ma lassitude, de te savoir si loin de moi
Je voudrais tant que tu sois là, pour te dire mon espérance
Et le prix que je paie d'avance, de t'avoir un jour toute à moi
Dans mon désert y a pas de fleurs, pas d'oasis et pas de vent
Et si tu venais plus souvent, ça ferait du bien à mon cœur
Mon pauvre cœur
Je voudrais tant que tu sois là, pour réveiller mes fleurs éteintes
Ton absence comme une plainte, vient toujours me parler de toi
Je voudrais tant que tu sois là, à l'heure où les nuages passent
Tu élargirais mon espace, rien qu'à te blottir contre moi
Dans mon désert y a pas de fleurs, pas d'oasis et pas de vent
Et si tu venais plus souvent, tu comprendrais pourquoi j'ai peur
Parce que j'ai peur
Je voudrais tant que tu sois là, pour mettre du rouge à mes roses
Et pour que serve à quelque chose, ces mots que je pleure à mi-voix
Je voudrais tant que tu sois là, pour partager la chambre close
Où mon avenir se repose, en attendant que tu sois là
Et dans cet univers borné, où tout est vide et décevant
Je pourrais me sentir vivant, près de toi pour qui je suis né
Toi qui ne m'aime pas assez...
Serge Lama
09:20 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : chanson française, amour, journal intime, serge lama, passion
lundi, janvier 07, 2008
Anna...
J’ai longtemps attendu ta réponse, et je l’attends toujours. Après ces rendez-vous rapides sur la pause de midi, là j’ai faim de te connaître mieux.
Maintenant, j’ai envie que tu me parles davantage. J’ai envie que ta voix, douce comme la soie et pétillante comme une boisson fraîche vienne enchanter mes oreilles. J’ai envie que tu me dises ce que tu aimes et ce qui te blesse. Ce qui t’étonne et ce qui t’excite. Tout simplement, tout doucement.
Maintenant, j’ai envie de te parler davantage. Te dire que j’ai adoré ta tenue, que tu portes avec une élégance raffinée tes bottes marrons avec ta jupe. Je te l’ai déjà dit, mais je te redirai une nouvelle fois, que tu as des cheveux absolument magnifiques, qui se marient si bien avec ton sourire et la douceur de ton regard.
Je te redirai que j’ai vraiment envie que tu sois bien, que tes inquiétudes s’évanouissent, toi qui mérites si fort la sérénité…

Ce matin, je suis passé à coté du grand pont qui enjambe l’Atlantique. J’ai vraiment eu envie de le franchir pour venir te voir, mais je ne l’ai pas fait… Mais j’ai vu dans ce pont, à la lumière naissante du jour, comme la promesse d’un accord de ta part…
J’ai longtemps attendu ta réponse, et je l’attends toujours.
Je sais que si tu m’autorises à franchir le seuil de ta maison, je serai doux avec toi. Je saurai te prendre doucement la main, te chuchoter des mots à tes oreilles. Peut-être qu’un baiser sera échangé, peut-être un seul et unique baiser, mais s’il est orné de ton sourire, alors tu me rendras heureux.
Je sais que si tu m’autorises à franchir le seuil de ta maison, je poserai ma main sur ta nuque et te caresserai tendrement, juste comme çà, pour te faire passer la tension de la journée. Pour t’apaiser.
Jeudi, je voudrai te dire combien j’aime être à tes cotés…
Tout doucement, juste à ton oreille.
Oui, juste comme çà…
Juste pour toi, Anna …
15:17 Publié dans ♣ Sweet (tout coton...) | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, rencontre, amitié, amour, tendresse
lundi, décembre 31, 2007
Un anniversaire
Ben voilà, pour moi c'est là, maintenant...
07:50 Publié dans ♣ Zactu à liter | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, journal intime, société, famille, naissance
vendredi, décembre 28, 2007
@mail du 20 décembre 2007 à 20h49
[....],
Je crois que tu aimes quand on te dit ça : TU ES FOU !!!!
Tu m'a trop gatée, je ne sais pas quoi dire... sauf MERCI !
Que des bonnes idées, tu es trop fort !
Sympa l'idée des 2 CD ! je ne connais pas mais si tu le conseilles, ça doit être bien. j'ai hâte de découvrir ça !
Pour le livre breton, je bloque un peu sur la prononciation ! Tu apprends le breton ?
J'avais également envie de voir le film "Elizabeth" depuis longtemps. Je t'en avais parlé ou tu as deviné ?
Merci aussi pour les petites douceurs : pas bon pour la ligne, mais tellement délicieux ! J'ai déjà craqué devant un marron glacé...
Le parfum... tjs le même depuis des années maintenant. Impossible de changer, Il est en moi !!!
Mais alors, le truc dément, c'est le coffret sensation !!! Le gros problème va être se se décider pour l'activité ! je suis super contente, vraiment !!! WAHOU !!!!!
Tu es en vacances pour les fêtes ?
Nous fermons [....] demain jusqu'au 28 décembre. J'en profite donc pour aller voir ma soeurette à Nice. j'ai hâte de voir le petit [....] ! il commence à parler, c'est adorable : il m'appelle Tata [....] ! je craque !
Et toi, comment va ta petite famille ?
Pourquoi es tu passé à Paris plusieurs fois sans me le dire ? Pas le tps ou peur de me déranger ?
Encore merci pour tout. c'est adorable... MAIS BEAUCOUP TROP !!!
Je t'embrasse.
[....]
08:12 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, ecriture, amour
jeudi, décembre 20, 2007
5h43
5h43.
Pas un bruit. Rien. Et pourtant je viens de me réveiller. Seuls les chiffres rouges-lumière m’indiquent le temps qu’il est.
5h43, je sors mon visage aplati par le mou du coussin et je me retourne vers le plafond. Les yeux ouverts…
5h43, le noir.
Et soudain, de douces pensées qui fleurissent mon esprit, ces images-mêmes qui ont cassé le rythme du sommeil.
Le parfum du midi précédent.
Une rencontre, un hasard, un déjeuner.
Un restaurant, un casino, la longue plage de l'Atlantique sous le ciel glacé de décembre, lumineuse sous une voute bleue limpide.
Un délicieux tête à tête, frais et agréable, comme si quelques embruns téméraires traversaient la vitre pour oxygéner la salle.
Et un sulky, au loin sur le sable…

Une rencontre, une poignée d’heures, autour d’une table délicatement organisée, et des Saint-Jacques parfumées d’une sauce légèrement citronnée…
Elle est jeune, follement sympathique, et follement seule aussi.
Délicieusement mignonne, elle sait cacher sous ses rires et l’amour du bon vin une grande sensibilité, aux traits griffés par un passé douloureux.
Une boite de chocolats échangée, des sourires partagés, une promesse d’un rendez-vous prochain… tout un cocktail de sensations douces qui ont eu raison d’un sommeil qui ne se voulait pas trop profond.
5h43, peut-être aussi le clin d’œil du destin qui aurait vu dans cette série de chiffres comme un décompte vers un nouveau départ ?
15:40 Publié dans ♣ Sweet (tout coton...) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, ecriture, poésie, amour

