lundi, avril 14, 2008
Noémie
Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. L’homme qui se dirige vers la rue Saint-Denis ne la connaît pas encore à cette heure ; mais il sait ce dont il a envie : se régaler de formes sexy et généreuses, de poitrines saillantes, de décolletés voluptueux, de fesses rondes ; il veut voir des jambes longues et musclées, des yeux d’eau et de feu le regarder. Il veut la nudité. La chaleur. La douceur toute crue.
L’homme a quelques heures avant de regagner Orly. On est mardi. Il est 18h00. Et ces quelques heures, il va se les offrir à lui-même. Égoïstement. Les tenues sont légères en ce début de printemps. Les tenues folles et colorées des passantes donnent à ce cœur de Paris des teintes de vacances anticipées.
Il marche d’un pas décidé vers sa destination : le club 88. Pas un simple sex-shop, ni un show-room, mais plutôt un club classe, propre et bien fréquenté. Où tout est clair, lumineux, autant par les spot-lights que par les programmes proposés par les animatrices.
Il fait bon dehors. Les gens sont heureux, le printemps libère les sourires chez les passantes. Alors, pour laisser davantage de place au temps, pour laisser traîner encore un peu son envie, pour goûter les minutes d’avant, il ne rentre pas de suite. Il passe et repasse devant l’enseigne qu’il connaît si bien… Le casque du MP3 sur les oreilles, les lunettes de soleil keetch pour se faire croire que le soleil éblouit déjà les rues, il marche. Un sourire de satisfaction sur les lèvres, comme le gourmet qui attend sa part de délice au chocolat, il savoure ces minutes avant le cadeau qu’il s’est promis… il attend. Encore un peu. Il goûte ses préliminaires qu’il a transformés en musiques…. parce qu’à cet instant, plus que jamais, le désir et la musique se marient, communient avec l’appétence de tous ses sens mélangés dans un cocktail d’été, comme l'apéritif que l’on prend au bord de la mer, sur les rives chaudes de la Méditerranée… Oui, il sourit, il est bien. Les dièses et les bémols qui résonnent dans son casque lui disent qu’il va très bientôt se régaler…. Il sourit aussi parce que la chanson qu'il écoute à cette instant est bien adaptée aux secondes qu'il vit... une chanson de désir... une chanson chaude... une guitare... il est bien, et se dit que décidemment, tout se déroule pour le mieux... Il sourit avant de rentrer dans l’établissement… enfin… il entre…
Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Arrêter les préliminaires. Aller droit au but. Passer les DVD, ceux en soldes et les nouveautés ; ne pas se soucier de ces rayons. Continuer. Au fond, à droite, deux femmes. Elles sont assises sur des tabourets de bar. Leurs tenues suggestives en disent long sur leurs propositions, et l’homme s’approche. L’une d’elles lui fait un sourire. Elle est vêtue d’un bustier en dentelle noir légèrement recouvert d’une soie orange. Son haut est suffisamment ouvert pour laisser entrevoir la naissance d’une belle poitrine, voluptueuse. Une jupe minimaliste, de très longues bottes à cuissardes. De très belles jambes. Et surtout, un très joli sourire. Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans.
En quelques mots, elle lui propose de descendre avec elle… L’homme n’est pas là pour faire l’amour à une femme. Il n’est pas là pour toucher une femme. Il veut simplement regarder, délirer, se caresser dans un bain de fantasmes qui, pour une fois, seront un peu plus réels que d’habitude. Une exhibition sur-mesure pour un voyeur libertin.
Elle lui donne rendez-vous en bas de l’escalier. Il descend pendant qu’elle se prépare…. En attendant sa compagne de quelques instants, son regard croise celui d’un jeune homme qui attend lui aussi son tour dans ce sous-sol aux lumières vaporeuses et calmes. Sa cavalière arrive quelques secondes après. Elle est brune, un visage doux et lumineux. Une tenue toute aussi déshabillée, aux couleurs bleues qui tranchent avec ses yeux noirs. Ils partent tous les deux dans une salle, un peu plus loin dans le couloir. Un instant, il l’envie… mais son tour ne va pas tarder… encore quelques secondes de patience…
Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Il entend maintenant son pas dans l’escalier. Elle arrive. Elle lui propose de l’accompagner dans l’une des premières salles, sur la droite. Ils entrent. Elle ferme la porte. Cette pièce est étrangement partagée en deux. Elle prend possession de la zone la plus éclairée. Quelques petits mètres carrés qui baignent dans une lumière discrète, tamisée, chaude, intime. Une lumière jaune et douce. Juste un sofa en quart de cercle drapé d’un satin jaune… quelques frous-frous en guise de décoration sur les extrémités du canapé… Pas un bruit. C’est calme. Elle invite son hôte à se déshabiller dans la partie plus sombre de la salle. Dire qu’il s’agit d’une partie est un bien grand mot. Un recoin plutôt. Mais çà lui suffit amplement. Un fauteuil en faux-cuir et un porte manteau au-dessus.
Tiens, ils se tutoient, maintenant… oui, autant se détendre complètement et aller jusqu’au bout dans l’illusion. Car tout ceci n’est qu’illusion. L’homme le sait : cela va durer dix à quinze minutes, même si on lui en a garanti vingt au moment de payer…. Mais qui irait se plaindre à une association de consommateurs….
Tout est propre, calme, sain. Presque classe. L’homme est bien. En confiance. La fille est belle, elle a un corps de rêve, et il sent qu’il va se régaler… En un instant, il est nu. Complètement. Il s’assoie dans le fauteuil noir et écarte les jambes. Il pose avec délicatesse sa main droite sur son bas-ventre. Son sexe est déjà tendu. Son sexe est déjà aux abois, comme un pénitent qui supplie pour la peine capitale plutôt que l’attente infinie… Il veut profiter de ces quelques minutes de spectacle personnalisé. Car son truc, c’est çà. Il aime se déshabiller, il aime s’exhiber. Et il aime regarder…
Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Un streap-tease rapide. Enlevés le haut, puis le bas, puis le string… enfin elle se montre à lui complètement nue. Restant à respect à deux mètres d’elle, il la contemple. Elle a un corps de rêve. Il le lui dit. Elle est surprise de ce compliment…. Elle le remercie et lui sourit. Et oui, même dans ces moments si superficiels, il éprouve de besoin d’être doux. Il a envie qu’elle soit bien… idéalement presque autant que lui… Il sait que ce n’est pas le but de cette rencontre qui n’est faite que pour son plaisir à lui… mais on ne se refait pas. Il la complimente avec respect… elle paraît si étonnée qu’elle arrête un instant ses caresses qui n’ont fait que commencer…
Il est gâté… Une femme, rien que pour lui…. Ca faisait tellement longtemps…. Tellement longtemps… Très vite, comme une habituée de ces shows, elle s’assoie sur le divan. Elle offre à son regard en manque le sexe d’une femme qui feint le plaisir. Oui, tout n’est qu’illusion ici. Il le sait, mais il s’en fout. Il part pour un aller-retour en direction d’un plaisir complément ludique et futile. Un plaisir de façade. Il en a envie. Et étonnement, il n’a pas honte. Il est bien, tout simplement. Il se touche et sourit.
Elle s’appelle Noémie. Elle a 25 ans. Elle caresse à merveille ses seins naturels. Pas de toc. Une lueur d’authenticité dans ces instants de vent. Puis elle met en valeur ses grandes jambes. Elle se caresse de plus en plus, les jambes écartées autant qu’il est possible de le faire…. Le sexe ouvert avec, en offrande, une fleur d’érotisme… quelques pétales libérées sur un cœur béant… un gâteau qu’il aimerait croquer, mais qu’il ne peut pas… Ce n’est pas prévu comme çà… Elle est maintenant sur le dos, les jambes levées… ses mains passent rapidement de se seins qu’elle caresse et dont elle lèche les bouts, à son sexe dont elle contourne tous les méandres… et maintenant bien davantage que les contours…

Tout cela est très voyeur et très féminin, très érotique… elle feint le plaisir de façon si réelle qu’on s’y croirait…. Elle s’est redressée, elle s'est accroupie, abaissant un peu ses cuissardes pour être plus à l’aise. Elle a les cuisses bien fermes, et apparemment çà ne lui pose pas de problème pour elle de rester dans cette position. Elle écarte les cuisses.... elle se cambre sensuellement, comme si elle devenait… presque une autre femme... Elle se caresse un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, jusqu’à feindre l’extrême plaisir.... elle effectue un mouvement vertical... l'impression d'être.. sur quelqu'un.. l'envie de se faire ... pénétrer..... Lui a envie de jouir mais il attend encore un peu…. Quelques derniers instants avant le dessert, un fruit qu’il n’aura pas touché, mais dont il connaît tous les détails. Toutes les senteurs lointaines. Et dans ces instants forts, entre la nuit et le jour, entre la pluie et la canicule, entre la vie et la mort, il croit réentendre la musique… la guitare… la musique….
Ca y est, elle est comme en lévitation… elle joue si bien la comédie que l’homme ne se maîtrise plus. Oui, il est là pour cela. Elle le sait. C’est prévu comme çà…. Le plaisir… Oui, il aime çà… le plaisir... sans retenues... enfin le plaisir...
Elle s’appelait Noémie. Elle lui a offert ces instants… Et il a aimé. Un regard. Un sourire. Un au-revoir. Un merci…. Il aurait eu envie de la serrer dans ses bras… juste comme çà, parce qu’il était bien. Pour la remercier…. Mais le temps d'un souffle, le temps d'une pensée, et déjà la voilà repartie…
Elle lui a dit qu'elle avait 25 ans.
Et la musique… encore la musique… la musique… toujours…
08:25 Publié dans ♣ Chauds shows... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sexe, société, couple, homme, femme, passion, solitude
samedi, mars 08, 2008
Aujourd'hui madame
Une petite vidéo de 1970... un clin d'oeil pour la journée de la femme...
Bonne fête mesdames !
00:08 Publié dans ♣ Zactu à liter | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journée de la femme, société, evenement, femme, homme, couple
vendredi, janvier 11, 2008
Astucieux !...
Le gars prend deux aspirines et remarque alors un post-it sur la table : " Chéri, le petit déjeuner t'attend à la cuisine. Je t'aime. "
Très perplexe, il va à la cuisine et voit qu'effectivement son petit déjeuner est préparé et le journal du matin posé à coté de son bol. Son fils aussi est à table, en train de prendre son petit déjeuner.
Le père :
Dis-moi fiston, qu'est-ce qui est arrivé hier ?
Le fils :
- Oh, tu es rentré à la maison pété comme un coing vers 3 heures du matin. Tu as renversé quelques meubles, vomi dans le couloir d'entrée et en prime, tu as offert un bel oeil au beurre noir à maman pensant que tu te faisais attaquer par des renards.
Le père :
- Mais alors, explique-moi pourquoi mes vêtements et la maison sont si propres, bien rangés et que mon petit déjeuner est prêt sur la table ?
Le fils :
- Eh bien, quand maman t'a traîné jusqu'à la chambre à coucher et qu'elle a essayé de défaire ton pantalon, tu lui as dit : " Laisse-moi tranquille, salope ! Je suis marié. "
Faut la retenir celle-là !
09:00 Publié dans ♣ Norio rigolo [1] | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : humour, société, fête, alcool, amour, fidélité, couple

