jeudi, mars 13, 2008

La boue

Au départ, je n’ai pas compris dans quoi je m’aventurais….

Au début, j’ai suivi le chemin qui se présentait devant moi. Comme un enfant bien élevé. Sans réfléchir. Par réflexe, comme un robot pré-programmé, un lapin automatique qui bat des pattes quand on le remonte. J’ai cru que j’aurais pu aller ainsi en toute confiance, sans me poser de questions. Des gens me regardaient avancer de mon pas décidé. Ils m’applaudissaient, m’encourageaient, me disaient de continuer sur cette voie, que c’était la bonne. Parmi la foule autour de moi, j’ai vu des gens venir me faire une bise tiède et convenue. J’ai aussi vu un prêtre, l’air grave, qui acquiesçait lourdement à chaque pas que je faisais, le long du chemin…. Alors j’ai continué la route, sans me prendre la tête. Et sans plaisir.

Mais, peu à peu, la terre sur laquelle je marchais est devenue humide, puis franchement mouillée. Mais çà je n’ai pas voulu me l’avouer à moi-même. Les pas que je faisais se sont faits lourds, de plus en plus lourds. Je ne me suis même pas aperçu que je marchais dans de la boue… J’étais tellement programmé pour avancer de derrière à devant, un pied devant l’autre, que j’en étais asphyxié, abruti, abêti, vidé de ma consistance. Et vidé de toute notion de plaisir.

Mais la boue, sans que je m'en aperçoive, s’était faite de plus en plus collante, entourant bientôt mes pieds jusqu’aux chevilles, d’une sauce grasse, gluante, adipeuse, et puante. Et collante. Les pas que je faisais, les uns après les autres, sont alors devenus de plus en plus pénibles. J’avais l’impression d’être un vieux cheval de labour, à la merci d'un jockey qui me demandait d’aller encore plus vite, encore plus avant, malgré la qualité du sol, malgré la fatigue : un propriétaire invisible me fouettait avec sa cravache, de toute sa hargne, de toute sa jouissance, de tout son cynisme… Et puis j’ai eu de plus en plus froid… Froid comme quand j’étais malade, enfant, et que je me blottissais sous mes couvertures, cherchant du réconfort… froid comme le dernier souvenir du père, enveloppé dans une housse sombre, au soir d’un sinistre octobre. Mais dans ce moment à l'aube d'une prise de conscience, je me suis rappelé le prêtre et les spectateurs qui applaudissaient… alors j’ai refusé de me poser les questions, et j’ai refusé de me demander pourquoi ma tête se remplissait de plus en plus vite de souvenirs lugubres, de parallèles macabres, d’évocations noires comme la mort… comme un récipient que l’on saoule avec un entonnoir d’un élixir nauséabond jusqu’à ce qu’il en vomisse le contenu dont il a été gavé… alors j’ai étouffé mes doutes, et j'ai continué de marcher, sans m’apercevoir que la nuit commençait à tomber. J’ai continué ainsi, d’un cœur vidé de plaisir.

Ce n’est que très tard que j’ai décidé de réagir. De regarder autour de moi… ce n’est que trop tard que j’ai pris conscience de la géographie qui était devenue la mienne… Plus personne pour m’applaudir… plus ce prêtre prêt à me montrer la direction, plus d’amis encourageants… Seul… Seul parmi les cailloux qui fondaient dans le sol devenu liquide à certains endroits. Froid. Seul. Les pieds pris dans un mastic gluant. Oui, ce n’est que très tard, que trop tard que j’ai constaté que le chemin qui était le mien s’enfonçait de plus en plus dans le sol, comme s’il était grossièrement tracé par une immense ornière créée par un engin monstrueux qui aurait laissé des bulles grises des gaz d’échappement derrière lui… C'est là que je me suis arrêté. Enfin j’ai regardé autour de moi… Je sentais ce vent de neige, froid, cinglant, qui me fouettait l'âme. Ce vent d'outre-tombe qui souffle dans les paysages glauques de Trauner... Ces visions grises et noires, visions apocalyptiques d'une fin de mon monde annoncé. D'un monde qui m'avait privé de tout plaisir.

L’ornière dans laquelle j’étais était devenue très large, tellement large qu’il m’était impossible de toucher les bords et tenter de remonter pour rebondir… des bords qui culminaient à plusieurs mètres de hauteur au-dessus de moi... et dire que je n'ai rien vu venir... Alors j’ai dû demander de l’aide. Moi qui ai toujours tout fait tout seul, moi l’ancien battant, moi qui ai toujours cherché la gloire dans mon indépendance, il m’a fallu supplier, crier, mais çà ne suffisait même pas… J’ai entendu, à l’étage des vivants, les bruits d’une fête foraine, puis j’ai senti le parfum sucré des barbes à papa de mon enfance, et alors j’ai crié de plus en plus fort… Et plus je criais, plus je me sentais sucé par cette boue avide de mon être, me tirant vers le bas sans relâche. Toujours un peu plus, à l'image de ce vent qui se faisait de plus en plus mordant sur mon corps en haillons. Juste au dessus de moi, à l’étage des vivants, je prenais conscience que d’autres vivaient dans le plaisir.

Parfois, certains visages se rapprochaient, pour regarder… Certains ont ri de me voir ainsi, esseulé dans la boue merdeuse dans laquelle j’étais devenu prisonnier… Certains m’ont lancé des papiers en essayant de me viser, comme si j’étais devenu un chamboule-tout à moi tout seul… Un stand de foire comme un autre, coincé entre le train fantôme et l’exhibition de la femme-araignée… Ils ne prenaient même pas le temps de me regarder avec attention… Ils venaient, jouissaient de me voir, et repartaient aussitôt, comme devant un objet inintéressant… Certains, moins agressifs, à l’apparence plus compatissante, tentaient de me lancer un câble pour me tracter en dehors. Mais, quand j’arrivais à en saisir un de mes doigts engourdis de froid et de solitude, il ne résistait pas à mon poids augmenté de la force collante du sol qui empêchait tout mouvement… Et, pire encore, tout mouvement vain me faisait m’enfoncer davantage… Car leur compréhension n’était que pitié… et dans ces conditions, çà ne pouvait pas me faire décoller de la fange qui commençait à me mordre la peau par son froid et son acidité... Une fange qui, à force d'éructer ses odeurs fétides, attirait les moustiques, les cafards, et les mouches vertes.

Alors j’ai crié encore plus, j’ai hurlé à la mort, tel un chien abandonné, sale de tiques et de puces, tel un bâtard amaigri de solitude. Tel un hérétique se cachant de l'inquisition, un lépreux mis au ban de l’humanité, dans les oubliettes du temps… Comme un suppliant dans l’église du monde, loin de Dieu et déjà si loin des hommes…

Et c’est là je t’ai vue, avec tes cheveux soyeux… Je t’ai remarquée de suite, parmi les curieux qui jetaient un œil dans ma direction. Car toi tu m'as regardé avec des yeux doux et tièdes comme un ciel d'azur, et surtout tu m'as regardé avec ton coeur. Et avec ton cœur tu as compris. Avec tes émotions. Avec ta sensibilité. Oui, tu as compris. Tu étais infiniment loin, comme un point sur une carte, mais je savais que c’était justement vers ce point qu’il fallait que je regarde… Oui, déjà de loin, je t’avais repérée, et pour une fois, mon intuition avait été la bonne. Tu as de suite compris que me jeter un filin d’acier pour me repêcher aurait été un acte impuissant. Toi tu as saisi une longue mèche de tes cheveux et tu me l’as lancée. J’ai failli sourire devant la lumière qui jaillissait de cette idée, devant l'intelligence de ton coeur, car je savais que, loin de la fragilité apparente de ce cadeau, cette mèche serait bien plus solide que les câbleries industrielles et courantes ; oui, j’étais tellement soulagé que tu m’aies compris, que j’aurais volontiers souri si les gerçures de mes lèvres ne m’en avaient empêché… J’ai saisi avec passion tes éclats roux et fleuris… J’ai saisi cette mèche douce qui, comme je m’y attendais, s’est révélée très solide. D'une solidité exceptionnelle. Alors je m’y suis arrimé franchement, comme on fait en grand naufrage avec une bouée de sauvetage, je m’y suis appuyé de tout mon poids. J’ai tiré dessus en pleine confiance… à aucun moment je n’ai eu peur qu’elle rompe…

  

Et depuis, tu sais, j’ai l’impression qu’un de mes pieds recommence à bouger… Mais tu es si loin encore, et le chemin qui pourrait me mener à toi est si long…

    

Tu as vu, on dirait que la boue se solidifie... que l'odeur part... que la tiédeur revient peu à peu... tout doucement.... Il y a une fleur qui repousse à mes cotés… regarde-là. Elle sent bon. Elle est belle… Je crois que je vais trouver la force de me baisser pour la cueillir… et si tu te rapproches un tout petit peu de moi, je crois que je viendrai te l’offrir… Et le jour où je te l'offrirai, ce jour où je pourrai tout simplement te serrer dans mes bras, même si cela doit être dans un an ou dans un siècle, à ce moment-là, à cet instant-là, je lèverai les yeux vers le ciel.

 

Et je sais que j'y verrai des anges...

 

lundi, mars 10, 2008

Tic et Tag sont sur un Norio...

"Tic et Tag sont sur un Norio... Tag tombe à l'eau...." - post sous-titré :"Dialogue avec mon psy"...

J’ai tellement attendu que, du coup, j’ai été tagué deux fois !!! Pour la peine, après avoir remercié mes deux charmantes camarades, Mi-souris et Manue, c’est à moi à me révéler en 6 points… mais comme je fais jamais les choses comme les autres, je vais en faire 6 pour chacune, donc 12…. Et toc … pour les tic du tag ! çà compensera le fait que je ne connaisse pas assez de monde pour faire suivre ce test à une demi-douzaine de blogueurs… Mais bon, arrêtons là la parlotte :

  1. Si j'en crois ce que me disent certaines de me copines, je suis complètement marteau....  Je n’hésite pas à faire des kilomètres pour voir une amie, à faire des folies pour les gens que j’aime…. Et pour m’arrêter dans ma lancée, il faut une tétrachiée d’ABS… Tête de mule ? ben oui, pourquoi le nier… Fidèle ? en amitié, là y a pas de doutes !
  2. Je ne juge pas les autres, je ne me mêle pas de la façon dont ils vivent. Et réciproquement...
  3. Y a des gens avec qui j'ai du mal à m'entendre : en particulier avec ceux qui font semblant, ceux qui s’arrêtent au premier écueil, ceux qui suivent les sentiers battus, mais aussi avec les pédants qui mettent un mot d'anglais toutes les phrases, rien pour nous faire croire que l'anglais, c'est la langue du management... Mais non, Sigmund, je t'aime bien, toi... j'aime bien les teutons, tu le sais bien... (hein ? oui, y a un jeu de mots, là...).
  4. Exigeant ? Certainement… Chiant ? c’est (fort) possible… mais j’ai pas voulu un test édulcoré… alors vous allez en avoir pour votre argent dans cette restit’ !
  5. Quand j’enlève mes chaussettes, le soir, j’ai la manie de les sentir…. Sigmund, c’est quoi ce syndrome ?… Plein de mecs font çà ?... ah bon, çà va, tu me rassures alors !
  6. Mon premier critère pour choisir un livre à lire : l'épaisseur. Les bouquins de moins de 800 pages, çà m'ennuie. J'aime bien les pavés... En ce moment, je me tape "A la croisée des mondes".... Je sais, c'est pour les ados... Ça te pose un blème, Sigmund ? J'ai dit que c'était le premier critère, mais pas le seul ! (non, je lirai pas l'annuaire de Paris... y a beaucoup de personnages, mais l'histoire est d'un rasoir !!...). Le prochain ? peut-être "Le monde de Narnya".
  7. Je peux m’énerver pour des conneries, par exemple je ne supporte pas le mot « orangeade », ni l’expression « c’est chic »… Ça me fait penser à la bourgeoise qui parle la bouche pincée et qui embrasse les lèvres dans le vide. Moi, quand je fais un bisou, je fais un vrai bisou. Je serre dans les bras. Sinon, c’est la main que je serre…
  8. Jaloux ? oui, c'est possible. Mais jamais du matériel. Je m’en fous du matériel. Comme je me fous de la marque d’une bagnole, de celle des fringues, et de la marque des cigares de Sigmund...
  9. Bordélique ? ouh là là... j'ai droit à un joker ?...
  10. J’aime bien les jeux de mots à deux balles, et sur tous les registres…. et en particulier sur la religion ! (à ce propos, si je ne crois que très peu à un Dieu dont je n’ai pas encore vu la trace, çà fait belle lurette que je ne crois plus en ses hommes à lui… moi je crois en l’être humain et en l’amour…). Brel a tout dit... et encore mieux que Sigmund !
  11. Affectueux ? oui, trop, même. Limite "pot de colle"... Papouilles, câlins, bisous baveux, … çà va avec « sensibilité féminine », je crois, non ? Hein Sigmund ?1939522025.jpg
  12. Quand j’ouvre mon piano, avant de prendre une de mes partitions, je fais toujours quelques phrases en tonalité de la-mineur et, rebondissant sur le sol#, j’enchaîne sur un accord de miM7… Et j'alterne les deux tonalités, de l'une à l'autre, de l'autre à l'une... Les mélomanes comprendront… Pour faire simple, ce que je retiens de çà, c'est l'alternance entre la nostalgie du mineur et la volonté du majeur... je crois que c’est assez moi, çà… Et quand j’ai le blues, c’est un bain de musique qui me ravive. Direct dans les oreilles. Un piano profond, une voix, des mots forts… Et là, on me laisse tranquille svp…
  13. Oui, j'ai déjà pleuré devant un film... "Les lumières de la ville", par exemple. Moi je trouve que c'est pas une preuve de faiblesse qu'un mec avoue çà... Sigmund, tu peux me préparer une synthèse sur un 21x29.7 là-dessus ?
  14. Je peux regarder pendant des heures une carte de France, d’Europe, ou d’un pays méconnu… je regarde les noms des contés, des fleuves, des montagnes. Sigmund, c’est le révélateur d’un besoin d’évasion ?
  15. J'adore jouer au Kaplas avec ma fille, faire des énigmes avec l’un de mes fils…. Sigmund, çà veut dire quoi, çà ? Que je suis un éternel enfant ? Je reviens du ciné où j'ai vu "Le dragon des mers" (parce que ma 'tite soeur me l'avait conseillé...) ; pas mal, mais j'ai préféré le dernier Disney : "Il était une fois"...
  16. Fana des sms ? ah que oui... j'adore faire des textos à mes amies quand je m'ennuie en réunion... A propos, çà fait longtemps que tu m'en as pas fait toi... Non Sigmund, c'est pas à toi que je cause.... Je cause à mes copines...
  17. Couche-tard, lève-kantipeut...
  18. La nuit, j'aime ne rien porter... le contact de la couette... j'adore ! Mais bon, lors d'un grand froid sibérien, là je peux mettre un simple tee-shirt...
  19. Une bonne affaire au lit ? C'est pas à moi à le dire.... mais "j'aime" comme "je suis", avec mes émotions, et ma tendresse. Pour décoder, je suis un de ceux qui attachent une importance essentielle aux préliminaires... Y en a qui aiment, d'autres non... Non, Sigmund, toi tu m'intéresses pas, sur le coup !
  20. J'aime pas quand un femme se met du rouge aux ongles... Généralement, çà me "bloque"... Va savoir pourquoi !...
  21. Imprévisible ? ben oui, je vous avais promis 12 points de restitution, et j'ai dépassé, non ? Sigmund, écrase, tu me fais ch***...

D’autres questions ? Merci de votre attention.

Alors maintenant, je passe le relais à Sidonie, Peewee, Ficelle, Kitty.

lundi, février 25, 2008

Merci...

Alors çà y est, je suis revenu. J’ai retraversé les terres et la mer dans l’autre sens.

Et curieusement, sur la dernière ligne droite qui me menait à ma garçonnière, je n’ai ressenti ni l’angoisse, ni l’inquiétude habituelle de savoir si mon petit nid était toujours intact. Tout au contraire, pour la première fois, j’étais habité par une grande sérénité.

Très tôt ce matin j’ai donc tourné la clef de la porte principale, celle par laquelle arrivent mes invités. Et puis je suis entré, avec une impatience et une curiosité difficilement contrôlables. Je suis entré avec mes gros cabas chargés de souvenirs aux parfums du cuir brut, du cuivre, de l’encens. Au fond de ma valise, des épices, des mélanges à tout faire, du piment, et bien sûr le safran, éclatant de couleur et de caractère. Dans ma poche, un bracelet fantaisie marchandé à bon prix.

Je suis entré, serein, et je me suis posé là. En humble spectateur. Ma première émotion, le calme du parfum. Une odeur de fleur fruitée, une odeur où le caractère se cache derrière la douceur. Était-ce l’effet de la cannelle que j’avais ramenée parmi d’autres épices ? l’odeur d’un miel suave et corsé que tu m’aurais offert ? l’odeur des fleurs fraîchement coupées que tu as disposées avec tendresse dans un vase en cristal ? Je ne sais pas, mais c’était bon.

Cet appartement, c’est mon nid secret, mon jardin douillet où je m’abrite sans honte loin de mes angoisses…. Ce matin, en y entrant, il m’a semblé plus grand qu’à mon départ. Plus vaste, plus aéré. Plus lumineux. J’ai écarté les bras. J’ai fermé les yeux. Et puis enfin… enfin j’ai pu respirer.

Derrière mes yeux mi-clos, j’ai vu des constellations de faïences, comme celles qui colorent l’Italie, du Piémont ou de la Toscane. J’ai vu des pierres précieuses, des rubis d’un bleu éclatant qui baignaient dans une musique douce... une musique qui berçait les couleurs et les émotions, qui pénétrait les murs, traversant les cloisons ou rebondissant sur les posters représentant les grandes plages du Nord…

Alors j’ai souri. Seul, face à ces sensations, lisant ce petit mot de bienvenue griffonné sur un papier posé sur le comptoir du bar. Oui, j’ai souri. D’un sourire de tendresse et d’admiration. D’un sourire qui voulait dire merci.

Alors maintenant, je n’ai vraiment aucune envie de te reprendre le double des clefs. Garde-les. Te laisser mes clefs, c’est pour moi la façon de te dire que tu seras toujours la bienvenue chez moi.

Maintenant, écoute. Je crois que tu l’as amplement mérité :… écoute le piano… écoute… écoute sa force, écoute cette musique profonde qui nous habite, sincère et pénétrante. Il est pour toi, ce morceau.

Allonge toi et ferme les yeux. Et laisse-toi décoller…

Encore merci, Sev. Merci du fond du cœur.

Sweet kisses to you.

 


dimanche, février 10, 2008

Bienvenue chez moi...

C'est vrai que l'on s'attache à un blog. On y tient, on le bichonne.... Mais comment faire quand on part en vacances une semaine ? Il y a trois solutions. La première vise à ne rien faire, et à attendre son retour pour refaire paraître des notes. La seconde consiste en la programmation automatique. Mais pour la semaine prochaine, semaine où je m'absente et ne pourrai même pas me connecter sur le net, j'ai envie d'essayer une troisième solution. C'est de confier les clefs de mon blog à quelqu'un, avec mon code d'entrée et mon mot de passe. Pour que ce "quelqu'un" y fasse ce qu'il veut.

Mais il faut bien choisir son invité. Avoir en lui une totale confiance. Totale et réciproque. Le mettre suffisamment à l'aise pour qu'il s'amuse sans se sentir ni jugé par le "propriétaire", ni trop à l'étroit...

Une expérience originale que j'ai envie de réaliser à partir de dimanche prochain (le 17), et jusqu'au suivant.

Bien sûr, je n'ai pas choisi au hasard...

Merci à toi d'avoir accepté. Gros bizzzzous et surtout éclate-toi !