jeudi, juillet 30, 2009

Rideau

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Au théâtre, il y a les trois coups, et puis lorsque la pièce est finie, le rideau tombe. Pour moi cette heure est venue. Ce site, créé en novembre 2007, voit donc ici son 199 ième et ultime post. Pour une fois je suis en phase avec les statistiques qui disent qu’un à deux ans, c’est la durée de vie moyenne d’un blog. Ce site, je l’ai laissé évoluer avec moi, suivant mes humeurs. Je m’y suis lâché dans tous les sens du terme, vers le plus sombre et vers le plus cru….

 

Mais il est vrai que depuis plusieurs mois, je sens une lassitude, qui transparaît par des visites plus rares, des commentaires et des mails plus épars. Comme si mes textes plaisaient moins, comme si mes coups de bélier, mes coups d’amour ou mes coups de spleen séduisaient moins. C’est la vie. Tout projet a un début, et une fin. Alors plutôt que de laisser les choses s’étioler, je préfère de moi-même tourner la page.

 

rideau petit.jpgMais avant cela, je tiens à vous remercier toutes et tous pour vos visites, vos commentaires, vos encouragements, vos réactions, vos mails. Je ne peux et ne veux pas citer certaines personnes plus que d’autres : ces mots vous sont destinés, à toutes et à tous (surtout à « toutes » d'ailleurs, car mes visiteurs sont en grande majorité des visiteuses…). De toute façon, ce blog, je ne le détruirai pas. Il restera là, en « lévitation », et de ce fait vous pourrez continuer à fouiner dans les différentes catégories à la recherche d’un post inconnu. J’y laisserai également les commentaires ouverts.

 

Vous voyez comme je suis : il y a trois lignes, je disais que je ne voulais citer personne nommément, et là j’ai déjà envie de faire deux exceptions. Parce que je ne peux fermer Ibid Norio sans parler de deux personnes.

 

Par ordre d’entrée en scène, il y a toi, sev. Je sais que tu viens me lire de temps en temps, (trop) discrètement. Et ce que je sais aussi, c’est que c’est toi qui m’a donné la force de me sortir d’un passage difficile que j'ai connu il y a quelques mois, et dans lequel j'étais embourbé… Je t’en serai éternellement reconnaissant. Tu le sais.

 

rideau petit.jpgEt puis il y a toi, Angèle. Toi que je cherchais depuis si longtemps. Toi qui m’as rappelé que j’étais un homme, et qui maintenant fais partie de ma vie. Tu es non seulement ma maîtresse, mais aussi mon amante, ma confidente, et la garante de mon équilibre. A travers mes dernières notes, qui t’étaient souvent consacrées, j’ai pris un plaisir fier et évident à dire au monde entier tout l’amour et la passion que j’ai pour toi... Ces mots « amour » et « passion », que j’ai découverts grâce à toi, puisque depuis six mois je suis ton petit homme et toi ma petite femme… et que depuis six mois je suis heureux, tout simplement, grâce à toi. Nous avons été saisis dans la même arobase, et elle s’est refermée sur elle-même nous fixant, nus, dans les bras l’un de l’autre… Nous avons un bel avenir d'amour devant nous. J'y crois !...

 


podcast

 

 

Et pour celles que ça intéresse, sachez qu'il est fort possible que je contribue à l'activité d'un blog (on est en grande discussion avec Angèle, sur la création d'un site commun !). Si ça se concrétise, je mettrai le moment venu en commentaire le lien qui va bien... et y aura plus qu'à cliquer...

 

Alors surveillez les comms... et en attendant soyez heureuses ! et à très bientôt j'espère !

 

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ps : un nouveau sondage est en ligne sur la colonne de droite....

vendredi, juin 19, 2009

Gravatar

J'ai reçu des mails de petites curieuses qui me demandent ce que représente exactement mon gravatar (le gravatar est la toute petite photo qui apparaît en illustration des commentaires laissés sur les blogs ; cette photo est attachée à une adresse mail précise :  il est donc possible d'en avoir une qui apparaisse, que l'on possède un blog ou non).

Il est vrai qu'elle est tellement petite qu'on ne voit pas toujours grand chose.... Alors la voilà en gros plan ci-dessous.

D'autres questions ?

;-)

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Bizous à toutes...

mercredi, décembre 31, 2008

Le Puy

anniversaire.jpgC’est drôle, ça, une note qui s’appelle « Le Puy »… Un titre qui ressemble étrangement à celui d'une autre note, que j’avais écrite l’été dernier, et qui s’appelait « Le puits »… et dans le fond, ces deux posts ne sont pas si éloignés l'un de l'autre.
 

Mais aujourd’hui, c’est au-dessus d'un autre puits que je vais me pencher. Peut-être parce qu’aujourd’hui exactement, à l'heure de la parution de ce post, je me sentirai très proche de cette ville, tant par le coté « délirant » du coin que les immatriculations des véhicules…
 

Une bougie de plus….

Encore une… mais si vous m'aidiez à la souffler, je crois... oui je crois que ça m'aiderait... vraiment...

 

Viens... tends-moi la main.... j'ai besoin de la sentir dans la mienne.... J'ai besoin de ta douceur. De ta chaleur... Viens....

 

 

Heureuses fêtes de fin d’années à toutes. Soyez prudentes ! A tout bientôt en 2009….

  
Mille gros bizous à toutes !...

lundi, novembre 03, 2008

Une bougie... des lumières

3 novembre. Pour moi, cette date résonne comme un anniversaire. Celui de mon blog.

 

un an.jpgJ’ai conscience que dans le paysage mouvant de la blogosphère, un an, c’est déjà un seuil important, bien des blogs n’atteignant pas cette durée de vie… Je l’ai ouvert il y donc un an, après avoir regardé pour la Nième fois « Forrest Gump », devant lequel j’avais versé trop de larmes d’émotion en me plongeant sans retenue dans l’amour de Forrest et Jenny… Ca a d'ailleurs été ma toute première note... Je l’ai ouvert il y a un an, ne sachant comment il allait évoluer… Et le voici maintenant, à un degré de maturité plus affirmé, et qui s’est « trouvé », grâce à vous.

 

Je ne sais pas combien de temps il durera encore... peut-être quelques semaines, peut-être quelques petits mois... en tout cas tant que je ne sentirai pas de lassitude chez mes lectrices, je crois que je continuerai à écrire.

 

Ce n’est pas le changement de la bannière ou du plan général du site que je retiens de ces 12 mois. Ni les 140 notes, ni les 900 commentaires, ni les autres faits statistiques en veux-tu en voilà. Ce que je retiens, c’est d’abord les échanges que j’ai eus avec vous toutes. Je dis « toutes », car je crois que mon public est composé à 95% de femmes. Et je ne m’en plaindrai pas, bien au contraire ! Au fil du temps, la tonalité du site a évolué. Parce que je me suis trouvé en confiance avec vous, et que j’ai ainsi pu me libérer. J’ai presque eu envie d'utiliser le verbe « éclore ». Petit à petit. Et complètement. Parce que ma vraie sensibilité est davantage féminine que masculine. Et parce que la femme reste pour moi ce qu’il y a de plus doux, de plus beau, de plus séduisant. C’est ainsi que l’érotisme a trouvé sa place dans mes notes, que mes fantasmes y ont élu domicile, toujours en vous respectant et en vous rendant hommage dans chacun de mes mots, dans chacune de mes lignes, même au sein des plus choquantes ou des plus brutales.

Certaines s’en sont offusqué, et loin de moi l’idée d’émettre un jugement… Il y a de nouvelles visiteuses, et aussi certaines qui sont restées depuis le début. C’est la vie….

 

Je suis heureux d’avoir, au-delà du web, noué des vrais contacts avec certaines d’entre vous, par téléphone, par sms (oui, j'adoooooooooore les textos !!!), par mails, et aussi à travers des rencontres réelles. C’est toujours un moment rempli d’émotion que de rencontrer de visu une internaute avec laquelle on a échangé via la toile…

 

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Et puis il y a celles qui préfèrent rester plus discrètes. Ce n’est pas pour çà que je les aime moins. Je respecte leur discrétion. Et il y a les 100% anonymes. Celles qui sont silencieuses, qui font tourner le compteur des visites, sans laisser de traces. C’est aussi leur droit. Et je suis heureux de savoir qu’il y en a. Certaines n’osent pas laisser de comms, et préfèrent m’envoyer un mail…. Chacun son style. L’essentiel est de ne pas se forcer. Et laisser aller ses envies… Se laisser diriger par son plaisir…

 

L'envie, le plaisir.... oui, ce sont des mots que j'aime bien...

 
Et c’est cette diversité de relations, cette multitude d’instants de rencontres différentes qui m’ont ému… et qui m’émeuvent encore… Alors cet anniversaire, ce n’est pas celui de mon blog, mais celui de toutes ces rencontres modestement initiées un soir du 3 novembre 2007… 

     

Alors comme le veut la tradition, je prends devant moi cette première bougie. Je ferme les yeux et je fais un voeu : celui de continuer à vous lire, à vous écouter, et, si c'est possible, de faire connaissance avec vous lors de mes venues ponctuelles sur Paris, autour d'une bière ou d'une pizza, comme j'ai déjà eu le plaisir de le faire avec certaines d'entre vous au cours de ces derniers mois..... et elles n'en sont pas mortes, que je crois !! lol !! ; et puis je souffle doucement sur cette bougie pour l'éteindre. Avec douceur. Parce que quand il s'agit de vous, je ne sais pas procéder autrement qu'avec douceur..... Je l'imagine trônant sur un gâteau virtuel, éclairant ces cadeaux bien réels qui résident dans vos visites quotidiennes et vos témoignages réguliers. Et en soufflant sur cette bougie, laissez-moi vous rêver toutes près de moi. A cet instant, j'ai envie que la chaleur du feu réchauffe un peu plus vos cœurs, et que sa flamme se transforme en milliers de petites lumières qui continueront à éclairer vos yeux.

 

Merci... merci tout simplement pour être là... et pour être et rester vous-mêmes...

 

Gros bizous à toutes…

 

mercredi, août 27, 2008

J - 5

mardi, mars 25, 2008

Super tag

La mode des tags, c'est la mode du moment... un façon sympa de créer de liens et de se connaître davantage les uns les autres... Comme beaucoup, j'ai été tagué et j'y ai répondu (voir mon post pour ceux qui ne l'ont pas lu : X ).

En retour, j'ai tagué quelques personnes.... dont Sidonie. Franchement, elle a complètement déliré sur son tag et en a fait une conversation virtuelle époustouflante.

Allez la lire en cliquant ICI !!!

Bravo et merci Sidonie pour ce super délire !!

lundi, mars 10, 2008

Tic et Tag sont sur un Norio...

"Tic et Tag sont sur un Norio... Tag tombe à l'eau...." - post sous-titré :"Dialogue avec mon psy"...

J’ai tellement attendu que, du coup, j’ai été tagué deux fois !!! Pour la peine, après avoir remercié mes deux charmantes camarades, Mi-souris et Manue, c’est à moi à me révéler en 6 points… mais comme je fais jamais les choses comme les autres, je vais en faire 6 pour chacune, donc 12…. Et toc … pour les tic du tag ! çà compensera le fait que je ne connaisse pas assez de monde pour faire suivre ce test à une demi-douzaine de blogueurs… Mais bon, arrêtons là la parlotte :

  1. Si j'en crois ce que me disent certaines de me copines, je suis complètement marteau....  Je n’hésite pas à faire des kilomètres pour voir une amie, à faire des folies pour les gens que j’aime…. Et pour m’arrêter dans ma lancée, il faut une tétrachiée d’ABS… Tête de mule ? ben oui, pourquoi le nier… Fidèle ? en amitié, là y a pas de doutes !
  2. Je ne juge pas les autres, je ne me mêle pas de la façon dont ils vivent. Et réciproquement...
  3. Y a des gens avec qui j'ai du mal à m'entendre : en particulier avec ceux qui font semblant, ceux qui s’arrêtent au premier écueil, ceux qui suivent les sentiers battus, mais aussi avec les pédants qui mettent un mot d'anglais toutes les phrases, rien pour nous faire croire que l'anglais, c'est la langue du management... Mais non, Sigmund, je t'aime bien, toi... j'aime bien les teutons, tu le sais bien... (hein ? oui, y a un jeu de mots, là...).
  4. Exigeant ? Certainement… Chiant ? c’est (fort) possible… mais j’ai pas voulu un test édulcoré… alors vous allez en avoir pour votre argent dans cette restit’ !
  5. Quand j’enlève mes chaussettes, le soir, j’ai la manie de les sentir…. Sigmund, c’est quoi ce syndrome ?… Plein de mecs font çà ?... ah bon, çà va, tu me rassures alors !
  6. Mon premier critère pour choisir un livre à lire : l'épaisseur. Les bouquins de moins de 800 pages, çà m'ennuie. J'aime bien les pavés... En ce moment, je me tape "A la croisée des mondes".... Je sais, c'est pour les ados... Ça te pose un blème, Sigmund ? J'ai dit que c'était le premier critère, mais pas le seul ! (non, je lirai pas l'annuaire de Paris... y a beaucoup de personnages, mais l'histoire est d'un rasoir !!...). Le prochain ? peut-être "Le monde de Narnya".
  7. Je peux m’énerver pour des conneries, par exemple je ne supporte pas le mot « orangeade », ni l’expression « c’est chic »… Ça me fait penser à la bourgeoise qui parle la bouche pincée et qui embrasse les lèvres dans le vide. Moi, quand je fais un bisou, je fais un vrai bisou. Je serre dans les bras. Sinon, c’est la main que je serre…
  8. Jaloux ? oui, c'est possible. Mais jamais du matériel. Je m’en fous du matériel. Comme je me fous de la marque d’une bagnole, de celle des fringues, et de la marque des cigares de Sigmund...
  9. Bordélique ? ouh là là... j'ai droit à un joker ?...
  10. J’aime bien les jeux de mots à deux balles, et sur tous les registres…. et en particulier sur la religion ! (à ce propos, si je ne crois que très peu à un Dieu dont je n’ai pas encore vu la trace, çà fait belle lurette que je ne crois plus en ses hommes à lui… moi je crois en l’être humain et en l’amour…). Brel a tout dit... et encore mieux que Sigmund !
  11. Affectueux ? oui, trop, même. Limite "pot de colle"... Papouilles, câlins, bisous baveux, … çà va avec « sensibilité féminine », je crois, non ? Hein Sigmund ?1939522025.jpg
  12. Quand j’ouvre mon piano, avant de prendre une de mes partitions, je fais toujours quelques phrases en tonalité de la-mineur et, rebondissant sur le sol#, j’enchaîne sur un accord de miM7… Et j'alterne les deux tonalités, de l'une à l'autre, de l'autre à l'une... Les mélomanes comprendront… Pour faire simple, ce que je retiens de çà, c'est l'alternance entre la nostalgie du mineur et la volonté du majeur... je crois que c’est assez moi, çà… Et quand j’ai le blues, c’est un bain de musique qui me ravive. Direct dans les oreilles. Un piano profond, une voix, des mots forts… Et là, on me laisse tranquille svp…
  13. Oui, j'ai déjà pleuré devant un film... "Les lumières de la ville", par exemple. Moi je trouve que c'est pas une preuve de faiblesse qu'un mec avoue çà... Sigmund, tu peux me préparer une synthèse sur un 21x29.7 là-dessus ?
  14. Je peux regarder pendant des heures une carte de France, d’Europe, ou d’un pays méconnu… je regarde les noms des contés, des fleuves, des montagnes. Sigmund, c’est le révélateur d’un besoin d’évasion ?
  15. J'adore jouer au Kaplas avec ma fille, faire des énigmes avec l’un de mes fils…. Sigmund, çà veut dire quoi, çà ? Que je suis un éternel enfant ? Je reviens du ciné où j'ai vu "Le dragon des mers" (parce que ma 'tite soeur me l'avait conseillé...) ; pas mal, mais j'ai préféré le dernier Disney : "Il était une fois"...
  16. Fana des sms ? ah que oui... j'adore faire des textos à mes amies quand je m'ennuie en réunion... A propos, çà fait longtemps que tu m'en as pas fait toi... Non Sigmund, c'est pas à toi que je cause.... Je cause à mes copines...
  17. Couche-tard, lève-kantipeut...
  18. La nuit, j'aime ne rien porter... le contact de la couette... j'adore ! Mais bon, lors d'un grand froid sibérien, là je peux mettre un simple tee-shirt...
  19. Une bonne affaire au lit ? C'est pas à moi à le dire.... mais "j'aime" comme "je suis", avec mes émotions, et ma tendresse. Pour décoder, je suis un de ceux qui attachent une importance essentielle aux préliminaires... Y en a qui aiment, d'autres non... Non, Sigmund, toi tu m'intéresses pas, sur le coup !
  20. J'aime pas quand un femme se met du rouge aux ongles... Généralement, çà me "bloque"... Va savoir pourquoi !...
  21. Imprévisible ? ben oui, je vous avais promis 12 points de restitution, et j'ai dépassé, non ? Sigmund, écrase, tu me fais ch***...

D’autres questions ? Merci de votre attention.

Alors maintenant, je passe le relais à Sidonie, Peewee, Ficelle, Kitty.

lundi, février 25, 2008

Merci...

Alors çà y est, je suis revenu. J’ai retraversé les terres et la mer dans l’autre sens.

Et curieusement, sur la dernière ligne droite qui me menait à ma garçonnière, je n’ai ressenti ni l’angoisse, ni l’inquiétude habituelle de savoir si mon petit nid était toujours intact. Tout au contraire, pour la première fois, j’étais habité par une grande sérénité.

Très tôt ce matin j’ai donc tourné la clef de la porte principale, celle par laquelle arrivent mes invités. Et puis je suis entré, avec une impatience et une curiosité difficilement contrôlables. Je suis entré avec mes gros cabas chargés de souvenirs aux parfums du cuir brut, du cuivre, de l’encens. Au fond de ma valise, des épices, des mélanges à tout faire, du piment, et bien sûr le safran, éclatant de couleur et de caractère. Dans ma poche, un bracelet fantaisie marchandé à bon prix.

Je suis entré, serein, et je me suis posé là. En humble spectateur. Ma première émotion, le calme du parfum. Une odeur de fleur fruitée, une odeur où le caractère se cache derrière la douceur. Était-ce l’effet de la cannelle que j’avais ramenée parmi d’autres épices ? l’odeur d’un miel suave et corsé que tu m’aurais offert ? l’odeur des fleurs fraîchement coupées que tu as disposées avec tendresse dans un vase en cristal ? Je ne sais pas, mais c’était bon.

Cet appartement, c’est mon nid secret, mon jardin douillet où je m’abrite sans honte loin de mes angoisses…. Ce matin, en y entrant, il m’a semblé plus grand qu’à mon départ. Plus vaste, plus aéré. Plus lumineux. J’ai écarté les bras. J’ai fermé les yeux. Et puis enfin… enfin j’ai pu respirer.

Derrière mes yeux mi-clos, j’ai vu des constellations de faïences, comme celles qui colorent l’Italie, du Piémont ou de la Toscane. J’ai vu des pierres précieuses, des rubis d’un bleu éclatant qui baignaient dans une musique douce... une musique qui berçait les couleurs et les émotions, qui pénétrait les murs, traversant les cloisons ou rebondissant sur les posters représentant les grandes plages du Nord…

Alors j’ai souri. Seul, face à ces sensations, lisant ce petit mot de bienvenue griffonné sur un papier posé sur le comptoir du bar. Oui, j’ai souri. D’un sourire de tendresse et d’admiration. D’un sourire qui voulait dire merci.

Alors maintenant, je n’ai vraiment aucune envie de te reprendre le double des clefs. Garde-les. Te laisser mes clefs, c’est pour moi la façon de te dire que tu seras toujours la bienvenue chez moi.

Maintenant, écoute. Je crois que tu l’as amplement mérité :… écoute le piano… écoute… écoute sa force, écoute cette musique profonde qui nous habite, sincère et pénétrante. Il est pour toi, ce morceau.

Allonge toi et ferme les yeux. Et laisse-toi décoller…

Encore merci, Sev. Merci du fond du cœur.

Sweet kisses to you.

 


samedi, février 16, 2008

La porte est ouverte...

Tu peux entrer... ce blog n'attend que çà. N'attend que toi.

dimanche, février 10, 2008

Bienvenue chez moi...

C'est vrai que l'on s'attache à un blog. On y tient, on le bichonne.... Mais comment faire quand on part en vacances une semaine ? Il y a trois solutions. La première vise à ne rien faire, et à attendre son retour pour refaire paraître des notes. La seconde consiste en la programmation automatique. Mais pour la semaine prochaine, semaine où je m'absente et ne pourrai même pas me connecter sur le net, j'ai envie d'essayer une troisième solution. C'est de confier les clefs de mon blog à quelqu'un, avec mon code d'entrée et mon mot de passe. Pour que ce "quelqu'un" y fasse ce qu'il veut.

Mais il faut bien choisir son invité. Avoir en lui une totale confiance. Totale et réciproque. Le mettre suffisamment à l'aise pour qu'il s'amuse sans se sentir ni jugé par le "propriétaire", ni trop à l'étroit...

Une expérience originale que j'ai envie de réaliser à partir de dimanche prochain (le 17), et jusqu'au suivant.

Bien sûr, je n'ai pas choisi au hasard...

Merci à toi d'avoir accepté. Gros bizzzzous et surtout éclate-toi !