vendredi, juillet 10, 2009

Private honeymoon

Des diamants dans les yeux, de l'or sur ton sourire, de l'air dans nos poumons...

Ta peau en satin, tes lèvres de soie...

Un massage sur ton corps pour te détendre, léger comme une caresse,

Pour te remettre des visites, des promenades... ou d'instants de gros câlins tendres...

Des envies pareilles, comme un partage de tous les instants... 

Et surtout une pluie de confetti multicolores,

Rouges pour la passion, jaunes pour la tendresse,

Et de toutes les autres couleurs pour l'amour...

Quatre jours dans l'éden, volés à Paris, à l'abri sur notre nuage...

Je t'aime...

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lundi, mai 25, 2009

Le cellier

Chez moi, entre la cuisine et le garage, il y a un cellier. Une pièce intermédiaire entre l’intérieur et l’extérieur. Un sas où s’entassent les chaussures, le sèche linge, les bouteilles d’eau... et tout ce qui est peu esthétique, dont on ne se sert pas à chaque instant, mais qu’on aime bien retrouver rapidement. Sur le mur, il y a deux étagères. Peu ordonnées, il faut bien le dire. Avec le temps, c’est même devenu carrément le fouillis, car s'y côtoient les boites de conserves, la réserve de sucre, le stock de serviettes en papier. La cocotte-minute et les annuaires du département.

 

Au plafond, une ampoule éclaire ces quelques mètres carrés. Une ampoule à peine dissimulée dans un abat-jour bon marché. Quand on appuie sur l’interrupteur, ça fait « Gzzîhhh », c’est le bruit du relais qui s’enclenche. Ça m’amuse toujours d’entendre ce bruit.

 

Mais pourtant, ce lieu en apparence si banal renferme un objet qui me tient à cœur, surtout aux première heures du matin. C’est mon téléphone portable, que j’ai l’habitude d’abandonner dans cette pièce le soir en position silencieuse.

 

Parce que tous les matins, à peine rasé et avant même d’avoir déjeuné, j’ouvre la porte du cellier. Tous les matins, une fois l’interrupteur enclenché, avec une impatience difficilement maîtrisée, ma main vient se poser sur la housse de cuir. Et délicatement, comme si j’ouvrais un cadeau pour mon anniversaire, dans un silence quasi-religieux, je dénude mon téléphone et appuie sur l'un des boutons pour l'activer.

 

Tous les matins, j’espère de tous mes vœux un message de toi… Tous les matins, j’espère de toutes mes forces un baiser malheureusement trop virtuel et trop lointain, mais qui saura m’apporter le soleil et l’envie que la journée soit belle. Tous les matins, ému, la respiration presque coupée, le coeur battant, la gorge sèche, je laisse mes yeux chercher le signe d'une tendresse nocturne ou très matinale.

 

Et ce matin, sur mon cadran, j’ai vu que tu m’avais laissé un message. Emu, je l’ai ouvert et j’ai lu : « Je vais prendre ma douche… Bonjour…. Amour… Je t'aime... ».
 

Alors oui, quoi qu’il arrive, que le CAC re-dégringole encore un peu plus cet après-midi, que mon patron me passe un savon dans une heure…. je suis au moins certain d’une chose : cette journée ne pouvait pas commencer sous un soleil plus resplendissant que cette douce pensée de toi, cette musique amoureuse et sensuelle lancée comme des confettis de bonheur dans mon ciel de cendres...

 


podcast
 

samedi, mai 16, 2009

Si tu étais....

Si tu étais une voiture, tu serais une Fiat Punto. Facile, non ? c’est celle que tu as. Et puis c’est mignon, ça se gare presque partout, c’est discret.
Si tu étais un animal… tu serais un bel oiseau, majestueux et libre... et qui se nourrit des vers de terre de qualité qui s'achètent chez Moulineaux !!...  ;-)
Si tu étais un café, tu serais celui qu’on a bu ensemble près de mon hôtel. Corsé, plein de saveur. Dynamisant. Et agréable.
Si tu étais une marque de Corn Flakes, … euh… là, j’en sais rien…
Si tu étais un ustensile de cuisine, tu serais la petite cuillère qui pend à ta tasse du matin (très jolie, cette tasse, d'ailleurs...).
Si tu étais une fleur tu serais une rose…. Car une rose, c’est beau, ça sent bon, mais quand on la serre trop, elle pique….
Si tu étais un astre… tu serais un mélange de soleil… et de lune.
Si tu étais une partie du corps humain, tu serais une peau, une bouche, un sourire, une poitrine, un bras, une jambe, un pied, un dos, un ventre, un sexe…. mais pour n’en retenir qu’une, je dirais une main. Comme une main tendue, généreuse. Vers moi et vers d’autres…..
Si tu étais un orteil… n’importe lequel. Ils sont tous adorables… A toi de choisir.
Si tu étais une marque de pneumatiques, tu serais GoodYear... évidemment... nous nous sommes rencontrés à la période de la GoodYear 2009 !
Si tu étais une chaussure, tu serais une tong. Oui, parce que je me bats toujours contre tes converses, et les tongs, ça s’enlève plus facilement !!
Si tu étais une carie, tu serais celle que le dentiste t'a enlevée la semaine dernière…. ;-)
Si tu étais un chiffre, tu serais le 3. Parce qu’à 3, c’est mieux qu’à deux… et que ça me rappelle un chiffre très présent dans un n° de téléphone que j'adore composer...
Si tu étais une guerre, tu serais celle des Six jours. Parce que c’est la plus courte que je connaisse….
Si tu étais un prénom, ce serait le tien. Parce qu’il est magnifique.

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Mais tu es bien plus que tout cela. Toi tu es ma maîtresse, mon amante et ma confidente. Le soleil de mes nuits et les feux d’artifice de mes jours. Tu es celle qui m'écoute et me rassure, et à qui je tends la main quand je me sens perdu... Toi dont je suis si fier d’être l’amant, d'être ton « petit homme », impatient, gourmand de m’abandonner dans la tendresse de tes bras quand tu m’enlaces. Dans la douceur rassurante du velours de tes lèvres quand tu m'embrasses. Et dans la chaleur de ton corps quand on fait l'amour. Parce que quand je suis avec toi, quand tu me presses en toi et que l'on se regarde, souriant de bien-être, là, oui, là, je me sens en sécurité, et je sais que rien ne peut m'arriver. Alors dans cet état de liberté absolue, je peux tout te donner. Jusqu’à me perdre en toi.
   
Et c'est pour tout ça que je t'aime.

samedi, février 14, 2009

Quantum of solace

La lame du couteau est entrée toute seule. Sans forcer. Doucement et sans heurt. Sans obstacle, comme dans une motte de beurre. Le cube, pas plus imposant qu’un gros dé de jeu, s’est détaché tout seul. J’ai plongé la pointe du couteau en son cœur pour m’en saisir. Tu étais à coté de moi. Tout contre moi. La question était de savoir qui aurait le privilège de prendre en premier en bouche ce petit morceau de fromage souple, odoriférant et aux arêtes encore saillantes.

 

Le jeu a commencé. Un jeu sans round, sans gagnant ni perdant. Juste le jeu de l’excitation, et du plaisir à donner à l’autre. Le jeu du partage intégral. D'un sourire, tu m’as demandé de commencer. La pointe du couteau s’est alors rapprochée de ta bouche. Avec douceur. Ta bouche s’est ouverte, dégageant tes dents comme la herse d’un château-fort qui s’est refermée avec calme sur ce morceau de fromage souple ainsi emprisonné sur la langue.

 

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La chaleur de sa prison a peu à peu érodé ses arêtes qui, de saillantes, sont devenues arrondies. Le cube a glissé sur ta langue. En te regardant, j’imaginais le mouvement calme du Beaufort, contre ton palais, puis vers le devant, puis vers l’arrière, tout près de ta gorge, là où c’est encore plus chaud… Puis après quelques instants, ta bouche s’est entrouverte. Ton haleine embaumait les saveurs laiteuses, salées et authentiques qu’elle lui avait volées. Du bout de ta langue, le petit prisonnier est ressorti de ta bouche comme s’il se présentait au bout d’un pont-levis. Il avait fondu, mais ses formes d’origines étaient encore présentes.

 

Ma langue s’est rapprochée de la tienne, pour prendre le relais, récupérer ma pitance comme un oisillon le ferait auprès du bec de sa mère. Mais en plus du simple cube, j’ai aussi pris un plaisir indicible à gober ta salive abondante, chaude, parfumée, excitée de ce passage de relais. Puis ma bouche s’est à son tour refermée. Je t’ai regardée. Nous n’avons pas échangé un seul mot. Ma salive s’est mélangée à la tienne, et j’ai pressé les odeurs du petit morceau en le serrant entre ma langue et mon palais. Mais je ne voulais pas tarder à te le redonner. Je voulais qu’il devienne notre jouet, à toi et à moi.

 

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Alors dans une communion incroyablement sensuelle, nous nous sommes enserrés, nos bras autour de nos cous. Nos bouches ont fusionné, nos langues se sont mariées, et le morceau de Beaufort déjà épuisé de ses précédents voyages s’est retrouvé coincé dans l’immense grotte construite de nos deux bouches amoureusement collées. Il a ainsi vécu ses derniers instants entre toi et moi, tombant de l’un à l’autre, secoué de toutes part, nageant dans nos salives mélangées, pris dans le tourbillon effréné des mouvements de nos langues, sans aucun respect des lois de la pesanteur, ce qui aurait perturbé Newton lui-même…. Petit à petit, dans un hallali imminent, il est devenu rond, petite bille de plaisir, petite bulle de bien-être, puis petit bout de pâte à peine perceptible.

 

Mais il a laissé contre les parois de nos bouches, sur nos langues affamées, et dans nos souffles les mêmes odeurs de paille, les mêmes traces de sel. Les mêmes relents du sable quand la mer se retire au soleil déclinant. Les senteurs de la campagne, de la pâte crue, chauffée, fondante et intime, la force puissante d'un parfum mâle et femelle, abrupt, rude, rèche comme la bure et doux comme le lait. Sirupeux comme la texture fruitée du beurre qui capitule devant son propre déclin... Repas doucement érotique d'amoureux en tête-à-tête. Raclette de bouche à bouche, dans l'ambiance du chalet de nos lèvres communiantes, tout orné du bois rustique des Alpes et chauffé à la cheminée de nos corps et par la braise en fusion de nos lèvres coupables...

 

Puis dans un dernier râle, il s’est totalement abandonné, millimètre invisible, absorbé et fondu dans une étreinte d’amour qu’il aura teinté d’authenticité et d’excitation.

 

En laissant révéler les traces interdites de notre folle passion.

 

 


Découvrez Francis Cabrel!

lundi, décembre 22, 2008

Un peu de tendresse

Un peu de tendresse, à désirer discrètement...
Du coin de l'oeil, sans bruit, sans gêner.
Un peu de douceur, à boire avec envie.
Plaisir de l'oeil, gourmandise des sens...

Les lumières qui éclairent leurs yeux
Donnent mille rais de couleurs au dessin.
Instant chaste et sucré, duquel explose
Le désir, l'appétit de ces deux nymphes...

On respire d'ici le parfum de l'herbe
Sur laquelle nues elles reposent...
Et des doigts qui effleurent, qui caressent,
Et des bouches affamées qui s'entrouvrent...

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vendredi, décembre 05, 2008

Encore sage...

Penser, penser et repenser à ton corsage,

L’imaginer tout près, éclairant ton corps sage,

Invitant mes doigts à un doux et sinueux voyage…

Moi, le voyeur qui se régale déjà de son naufrage…

 

Et glisser ma main,

Doucement,

Frôler tes seins,

Tout doucement…

 

Dis, dessous, que me caches-tu ? un tatouage ?

Celui d’un palmier, d’une fleur, d’un coquillage ?

Là, tout près du sommet caché sous le voilage,

Je l'imagine au sein de tes ciels sans nuages… 
 

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Aller, y aller encore, l’heure n’est pas au sevrage !

Te demander de les sortir de leur petite cage,

Oser les contempler ; oser être libre et volage…

Pour te proposer le plus doux des libertinages….

 

Et frôler tes seins

Doucement,

Laisser glisser ma main,

Tout doucement

 

Dans ma tête, dans mon ventre, oui, c’est l’orage,

Devant ce tissu gonflé et fier, j’avoue : j’enrage...

Et n'espère qu'une chose, devenir ton otage,

Prisonnier derrière ce sublime grillage…
 

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Moment érotique,

Instant fantastique…
 
Et laisser sur ton buste
Contre tes seins,
Tomber ma bouche
Sensuellement… 
 

De ma langue je te déguste ;

Et de ma main,

Te caresse et te touche….

Infiniment….

samedi, octobre 18, 2008

Katie Melua au Zénith

Katie Melua est au Zénith de Paris le 20 octobre au soir. De la douceur. De la tendresse.... Du coton dans un monde de plus en plus dur....

Un peu de douceur ? Allez, écoutez !

vendredi, mai 23, 2008

Le pont

Pour la troisième fois, j’ai enjambé le grand pont. A cet instant, là où j’ai commencé mon ascension en direction du ciel, à ce moment-là, oui, j’ai entendu cette musique. Comme si la station de radio m’envoyait un clin d’œil complice.

A ce moment là, à l’endroit où le fleuve s’abandonne dans la mer, j’ai ralenti. J’ai levé le pied, juste pour mieux goûter ces douces minutes, me laissant flotter au-dessus de l’eau, au milieu des goélands qui volaient sans effroi autour de moi. Un instant déscotché de la terre, au milieu d’un nulle part aérien, parfumé par ces quelques notes qui tombaient à pic. Prélude d’un moment de fraîcheur.

Oui, tu l’as reconnu toi-même : tout est allé très vite. Trop vite. Beaucoup trop vite. Moi aussi, j’ai vu défiler le temps à toute allure. Je ne suis même pas sûr d’avoir vraiment déjeuné avec toi… en pourtant si ! Au moment du départ, j’ai bien cru qu’un diable espiègle avait changé les aiguilles de nos montres rien que pour raccourcir cette parenthèse qui avait osé casser la routine du quotidien. Cette parenthèse pulpeuse, truffée de confidences, celles qu’on n’ose pas clamer, mais qu’il fait tant de bien d’avouer. De s’avouer doucement, presque en secret, à l’ombre d’un Mouton-Cadet raffiné. Loin de ces conventions, celles dont on se demande bien si elles sont davantage néfastes que ridicules. Ou l’inverse. Mais peu importe…

Si j’étais si bien, c’est qu’au-delà des mots, dans la profondeur de ton regard, j’ai su percevoir les lueurs de ta fragilité, les fragrances d’une grande sensibilité… Dieu merci ! car le plus beau des regards, le plus radieux, le plus exemplaire, s’il ne cache pas l’émotion, la nostalgie, la tendresse, alors il n’est qu’une plate carte postale. C’est cette sensibilité, cette fragilité qui fait tout ton charme, et qui me motive… pour te revoir encore.

Pour la troisième fois, j’avais enjambé le pont. A ce moment de grâce où l’eau douce se meurt dans l’eau salée de l’Atlantique, à ce moment où je me suis senti partir vers le haut, grandir de chez les hommes... A ce moment-là, j’ai entendu cette musique douce.

Celle que je te dédie maintenant. Pour quelques instants d’émotion. Une émotion douce …et salée en même temps.

 

lundi, janvier 07, 2008

Anna...

J’ai longtemps attendu ta réponse, et je l’attends toujours. Après ces rendez-vous rapides sur la pause de midi, là j’ai faim de te connaître mieux.

Maintenant, j’ai envie que tu me parles davantage. J’ai envie que ta voix, douce comme la soie et pétillante comme une boisson fraîche vienne enchanter mes oreilles. J’ai envie que tu me dises ce que tu aimes et ce qui te blesse. Ce qui t’étonne et ce qui t’excite. Tout simplement, tout doucement.

Maintenant, j’ai envie de te parler davantage. Te dire que j’ai adoré ta tenue, que tu portes avec une élégance raffinée tes bottes marrons avec ta jupe. Je te l’ai déjà dit, mais je te redirai une nouvelle fois, que tu as des cheveux absolument magnifiques, qui se marient si bien avec ton sourire et la douceur de ton regard.
Je te redirai que j’ai vraiment envie que tu sois bien, que tes inquiétudes s’évanouissent, toi qui mérites si fort la sérénité…

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Ce matin, je suis passé à coté du grand pont qui enjambe l’Atlantique. J’ai vraiment eu envie de le franchir pour venir te voir, mais je ne l’ai pas fait… Mais j’ai vu dans ce pont, à la lumière naissante du jour, comme la promesse d’un accord de ta part…

J’ai longtemps attendu ta réponse, et je l’attends toujours.

Je sais que si tu m’autorises à franchir le seuil de ta maison, je serai doux avec toi. Je saurai te prendre doucement la main, te chuchoter des mots à tes oreilles. Peut-être qu’un baiser sera échangé, peut-être un seul et unique baiser, mais s’il est orné de ton sourire, alors tu me rendras heureux.

Je sais que si tu m’autorises à franchir le seuil de ta maison, je poserai ma main sur ta nuque et te caresserai tendrement, juste comme çà, pour te faire passer la tension de la journée. Pour t’apaiser.

Jeudi, je voudrai te dire combien j’aime être à tes cotés…

Tout doucement, juste à ton oreille.

Oui, juste comme çà…

Juste pour toi, Anna …

jeudi, décembre 20, 2007

5h43

5h43.

Pas un bruit. Rien. Et pourtant je viens de me réveiller. Seuls les chiffres rouges-lumière m’indiquent le temps qu’il est.

5h43, je sors mon visage aplati par le mou du coussin et je me retourne vers le plafond. Les yeux ouverts…

5h43, le noir.

Et soudain, de douces pensées qui fleurissent mon esprit, ces images-mêmes qui ont cassé le rythme du sommeil.
Le parfum du midi précédent.
Une rencontre, un hasard, un déjeuner.
Un restaurant, un casino, la longue plage de l'Atlantique sous le ciel glacé de décembre, lumineuse sous une voute bleue limpide.

Un délicieux tête à tête, frais et agréable, comme si quelques embruns téméraires traversaient la vitre pour oxygéner la salle.

Et un sulky, au loin sur le sable…

  

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Une rencontre, une poignée d’heures, autour d’une table délicatement organisée, et des Saint-Jacques parfumées d’une sauce légèrement citronnée…
Elle est jeune, follement sympathique, et follement seule aussi.
Délicieusement mignonne, elle sait cacher sous ses rires et l’amour du bon vin une grande sensibilité, aux traits griffés par un passé douloureux.

Une boite de chocolats échangée, des sourires partagés, une promesse d’un rendez-vous prochain… tout un cocktail de sensations douces qui ont eu raison d’un sommeil qui ne se voulait pas trop profond.

5h43, peut-être aussi le clin d’œil du destin qui aurait vu dans cette série de chiffres comme un décompte vers un nouveau départ ?