samedi, février 07, 2009

Ambiance de la semaine

On a tous nos blessures d'enfance... On vit avec, mais parfois le hasard des années dessine des nombres tous ronds comme pour fêter avec un cynisme particulier la tristesse et les maux profonds. Mais il n'y a pas de fêtes. Il n'y a que le souvenir. Et l'amour qui perdure malgré l'absence...

Le changement de dizaine, justement, ne change rien. Le manque, le vide sont toujours là.

On a tous nos blessures d'enfance. La mienne s'est cristallisée dans une grande émotivité et une sensibilité parfois étrange.

On a tous nos blessures d'enfance. La mienne rime avec de la tôle froissée, avec un coup de fil à 3 heures du matin.... Avec une adolescence meurtrie. Avec une adolescence que l'on m'a volée. Avec un place vide à table, et dans mon coeur une place prise depuis 30 ans par ce frère qui me manque toujours autant. Quelque soit la date sur le calendrier.

Les plaies sont toujours là. Je les respire tous les jours.... et toutes les nuits....

Alors en attendant, pour me remonter le moral, j'écoute Brel...

Mais ça va aller, don't worry... je vais m'en remettre.... rapidement... enfin j'espère....


Découvrez Jacques Brel!

mardi, décembre 16, 2008

L'approche des fêtes...

Voilà les fêtes qui approchent, avec leur lot de conventions, leur lot d'habitudes. Les mêmes réflexes, vus et revus. Les mêmes mots sortis des mêmes dictionnaires poussiéreux. Et au milieu de cette poussière, le froid qui entre dans mon costume parvient à transpercer ma chemise, à brûler mon torse, à traverser ma peau pour mieux glacer mon corps. Un corps qui, dans ces périodes, bouge comme un automate sur piles molles. Juste par réflexe. Pas par envie. C'est la période qui veut ça.

Les sourires polis, les traditions stupides, les mêmes rêves meurtris, les mêmes regards pensifs, les hypocrisies latentes, encore là, toujours ici, jamais partis. Les mêmes mots, les souhaits "copiés-collés" sortis du bottin mondain réécrit à l'identique chaque année. Les mêmes gestes exhibés jusqu'à plus soif. Mais moi je n'ai pas soif. J'aurais plutôt faim. Faim de tendresse et de sincérité. Faim de douceur et de sensualité. C'est la période qui veut ça.

La traversée de mon hiver. Ma traversée du désert. Une zone du calendrier que je voudrais piétinner pour mieux l'oublier. Je traverse un désert froid, où le vent qui mord ma peau m'arrache encore un peu de mon capital d'innocence, le transformant en copeaux glacés qui tombent en flocon de neige sur laquelle les enfants jouent. C'est l'approche des fêtes, l'approche de la défaite : ma retraite de Russie à moi. C'est la période qui veut ça.

C'est là où je me prends à envier ces petits animaux qui, gavées d'énergie à l'approche des premières fraîcheurs, s'endorment au plus profond de leurs terriers pour ne se réveiller que bien plus tard, au moment où les jours rallongent. Ragaillardis par les bénéfices d'un hibernage si agréable... C'est la période qui veut ça...

mercredi, septembre 03, 2008

Le puits

C'est comme un très gros tuyau...

C’est comme un très gros tuyau, et je suis dedans. Seul. Accroché comme je peux à la paroi intérieure.

A bouts de forces…

Mes mains sont fatiguées d’essayer d’empêcher la chute finale au fond du puits. Mon ongles sont tout-usés par les glissades sur la paroi de pierre. Et plus je glisse, plus la paroi est lisse ; plus je descends, plus c'est difficile de rester accroché. Maintenant, le mur est tout froid, de plus en plus glissant, de plus en plus humide. Mes petits muscles tremblotent d'épuisement... Je suis gelé et je respire difficilement. Je sens des douleurs partout... Je suis tellement engourdi que je ne peux plus tourner ma tête pour regarder vers le haut. Vers le ciel. Je ne ressens même plus la chaleur du monde. C’est que j’ai dû dégringoler sérieusement pour ne percevoir que si faiblement la clarté du soleil qui semble s’éloigner de moi un peu plus d'instant en instant…

Mes yeux saouls de fatigue ne distinguent presque plus les formes. Ni les couleurs. D'ailleurs il n'y a plus de couleurs : juste du gris foncé, du marron peut-être. Et du noir partout. Il n'y a plus de couleurs, mais il y a le bruit : le bruit du froid qui me mord la peau. Comme un blizzard. Comme un acide.

Mes bras sont épuisés à tenter de me maintenir comme çà. Je ne sens plus mes pieds...

J’essaie de ne pas penser à ce qu’il y a en bas. C'est le vide. Et çà pue. C’est tout noir, et je sens des courants froids qui remontent. J’ai l’impression qu’il y a quelque chose de pas très accueillant, en bas.

C’est drôle, mais je n’arrive pas à avoir peur…

Je suis calme. Je suis bien…. J’ai presque envie de m’endormir tellement je suis bien…


podcast

dimanche, juillet 27, 2008

Les petits lapins

L’autoroute s’est arrêtée en pleine campagne. Autour des voies calmes qui bordent les allées aux vieilles maisons, la liste des traditionnels changements commence, un peu comme un jeu... Tiens, sa voisine a repeint ses volets, la boulangerie a ravalé sa façade, et c’est plus joli comme çà...

Mais à l’approche de la maison, on voit bien que là, tout est resté figé. Comme si le temps n’avait pas de prise, si ce n'est le vieillissement naturel des fleurs, des murs, des fers et des arbres.

A l’intérieur, rien n’a bougé. A part le dos qui se voûte toujours un peu plus en fil des visites. De trois-mois en trois-mois, de saison et saison, d’année en année, le temps marque toujours un peu plus de son cruel canif la signature de la vie qui passe.

Même la peinture s’y met en se décollant un peu plus à chaque fois des radiateurs en fonte de la salle de bain. Et le papier peint se ternit par endroits. Dans un tiroir, les petites boîtes, quant à elles, restent toujours rangées à la même place ; elles n’ont aujourd'hui d’autres missions que de rester là, vides de toute utilité et de toute raison d’être. Ces boîtes vides de vie, mais remplies de l’illusion des souvenirs.

Dans le placard de la cuisine, les mêmes assiettes, le même plat blanc à gratins, avec ses sortes d’« oreilles » pour bien le prendre. La tasse est toujours là, pareille à elle-même, portant le nom gravé d’une personne qui est partie depuis bien longtemps.

Dans une des chambres, les peluches sont encore là, fidèles au poste. Le chien Pipo est toujours aussi décoiffé et n’intéresse aujourd'hui plus grand monde. Mais il reste là à monter une garde inutile, et à tenir compagnie à deux ou trois jouets désarticulés enveloppés dans un linceul en sachet transparent serré par un élastique.

Au sous-sol, là où végètent les restes des bocaux de conserve jadis utilisés pour les coulis de tomate ou la confiture de cerises, la poussière commence à régner de toute sa morgue. Car au-dessus de la troisième étagère, plus personne n’y va désormais. Et plus personne ici ne fera ni de confiture, ni de coulis d'ailleurs. Alors on les garde, simplement pour se souvenir qu’un jour, on en a fait.

Les parfums d’une nostalgie qui essaie de résister au temps ne ressusciteront pas les vrais moments. Les moments réels. Ceux de l’amour d’avant. A l’époque où ceux que l’on aimait n’étaient pas couchés dans des cercueils sur lesquels trop de larmes ont plu.

Ici le temps semble s’est arrêté : le présent se confond avec le passé. Et le futur vit sur le fil d’un terme compté.

Mais près de la cave, au milieu de ces photos statiques d’un autre siècle, un objet a été enlevé, laissant entrevoir une malle inconnue. Dans la malle ainsi réouverte, des linges qui ne serviront sans doute jamais plus, des tissus gardés par peur de devoir manquer... mais manquer de quoi, après tout ?.... Ces tissus n’attendent maintenant plus que le son du glas pour être donnés à des nécessiteux.

Et dans cette malle, à l’intérieur d’une boîte mal fermée parfumée d'une naphtaline à l’odeur têtue, un bout de tissu qui dépasse. Un tissu doux, à la teinte bleue claire, fraîche, calme… Une fois tiré de son sommeil, c'est une parure qui apparaît. Un couvre-lit, un double-rideau, un cache-pouf, tout cela cousu à la main, avec la vieille machine à coudre….

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Et là, c’est un souffle prisonnier de trente ans qui emplit la pièce. Les petits lapins, le coq, le cheval sont toujours là, fidèles au poste. Comme s’ils avaient été décrochés de la veille. Immobiles devant ce passé qui ressurgit sans prévenir, mes yeux émus regardent tous ces joyeux compagnons, comme s'ils revoyaient de très très vieux amis, lointains, mais pas oubliés.

Soudain, la pièce s’illumine, les bocaux se remplissent, et un petit garçon tout guilleret traverse le couloir pour sortir de la maison en courant, après avoir salué de tout son amour ses parents et ses frères. Avant d’aller à l’école, le cartable sur le dos. Un enfant heureux, espiègle, baigné d’affection, insouciant à l’époque d’avant les drames. Des rires se font entendre au premier étage. De la musique aussi. De la musique de la mode d'avant, et qui emplit l’air.

On aperçoit la R16 dans le garage et le plein a été fait. La 4L est juste derrière.

Des parfums oubliés... Guerlain pour hommes. Puis le générique des chiffres et les lettres… La voix de Jacqueline Caurat.

A l'étage, on dirait que ça sent la cannelle, tout d’un coup. Les pâtisseries orientales, les dattes, la sauce tomate au basilic qui vient d’être cueillie dans le jardin généreux.

D’un coup ça sent la vie… Le temps d’un instant… d’un éclair de temps.

Serait-ce à cause des larmes qui coulent de mes yeux que le tableau devient flou ? Suffisamment flou pour que les petits lapins semblent se mettre à courir d'eux-mêmes dans une nouvelle folle aventure sur l'écran d'un double-rideau bleu. Comme si le temps faisait pour une seconde une boucle sur lui-même, à l'image de cette biquette qui se cabre, effrayée par un animal peut-être un peu trop téméraire... L'écureuil, à l'heure qu'il est, doit être bien loin... En trente ans, il a largement eu le temps de faire sa vie, d'élever ses petits. Puis il s'est éteint. Celui qui joue avec une noisette, là, sur cette parure, n'est qu'un leurre. L'image d'un passé auquel il est dangereux de se raccrocher.

Et puis bon sang pourquoi ce tissu est-il en si parfait état ? Il aurait dû être terni, lui-aussi, il aurait dû être jauni, mangé par les insectes. Il aurait dû être en lambeaux. A quoi ça sert de l'avoir mis tout ce temps dans de la naphtaline, à part à se faire du mal ? A quoi ça sert d'avoir conservé ce morceau de vie qui n'est plus le présent ? A quoi ça sert d'avoir ainsi voulu figer les choses ? A part réveiller la douleur... Oui, la douleur est là. Elle fait mal. Elle taraude le présent. Les voix qui rebondissent sur les murs froids ne sont que chimères, réminiscences de ceux qui sont partis vivre leurs morts bien loin de nous. La page est tournée. Tout cela est derrière, et ne devrait pas être ailleurs... Bien sûr que je donnerais cher pour enserrer de tout mon amour ceux qui ont trop tôt déserté cette maison. Par maladie. Par accident. Bien sûr que je serais prêt à me damner rien que pour pouvoir les revoir, tous les deux. Mais je ne le peux pas. C'est fini tout çà.

Tout ça, c'est plus le présent. C'est pas la vie.

Alors vite, remballons cette parure et laissons ces souvenirs repartir comme ils sont venus. En haut, on m'appelle. Le dîner doit être prêt ; je n'ai pas vu l'heure avancer... Alors, le temps de sécher mes larmes, et me voilà grimpant l'escalier, l'air de rien. Mais soudain, alors que je venais d'arriver en haut, en me retournant il m'a semblé voir au sous-sol comme une ombre bouger en s'éloignant de moi, pour aller dans la direction d'où je venais. Certainement une impression... Bien sûr, rien qu'une impression, qu'est-ce que ça aurait pu être d'autre ?

Mais rien que l'espace d'un moment, je crois que j'ai aimé imaginer que cette ombre furtive soit celle d'un des petits lapins échappé du tissu... Un petit lapin plus aventurier que les autres, et qui chercherait maintenant à rejoindre ses petits copains.

Juste pour continuer à vivre avec eux sur le linceul de mon passé. A jouer sur le grand drap de mon enfance...

Un drap aux couleurs du Ciel.

De la paix.

Aux couleurs de l'eau, comme celle mêlée de larmes, de joie ou de peine, et qui coule paisiblement sous les ponts...

vendredi, juillet 25, 2008

Kleenex

Mouchoir blanc devient noir à faire semblant de vivre, mais reblanchit à vous lire. Vos sourires le lavent, vos éclats d’affection le repassent. Vos confidences le rendent résistant. Ainsi grâce à vous il peut survivre dans son cycle de tendresse, et ne sera pas jeté dans la première poubelle publique venue, au milieu des épluchures de bananes, des trognons de pommes, des restes de pain.

Depuis des siècles, et pour autant d’ères, il est pour vous, à condition que vous ne l’oubliiez pas.

Vos absences le salissent, le fragilisent…

Il est trop sensible pour ne pas être tourmenté par le vide.

samedi, juin 14, 2008

C'est jour de fête

Dimanche, c’est jour de fête. Et moi en ce dimanche je vais penser à lui, parce que justement ce jour me le rappelle encore plus fort à ma mémoire.

La journée commencera par une matinée colorée de l'émail éclatant de ces sourires émus. De ces moments vrais, émouvants, de ces instants où je me pincerai la langue pour ne pas verser ma petite larme devant le tableau magnifique de l’amour. Devant ces petites frimousses qui viendront, pleines d’émotion, devant moi, tôt le matin, en petits pyjamas à fleurs ou à grosses voitures. Parce que ce jour, j’aurai un peu plus encore que d’habitude la preuve de leur amour fort et fier, fort et indestructible. L’amour de mes enfants qui viendront me lire un poème, m’offrir leurs petits cadeaux fabriqués à l’école… ceux dont la préparation aura pris des jours et des jours durant lesquels ils auront été si agréablement déchirés entre l’envie d’en garder le secret et celle de me mettre dans la confidence… ces cadeaux construits avec leurs cœurs et qui trôneront, suivant les usages auxquels ils sont destinés, soit à la cuisine, soit dans la chambre, ou sur le bureau, mais en tout cas loin des tiroirs poussiéreux où ils ne méritent pas de finir. Car quoi qu’ils soient, ils étincelleront de toute ma fierté d’avoir reçu les plus beaux des présents, faits avec leurs petites mains d’anges, et accompagnés de petits dessins dont chaque approximation, chaque débordement du trait mettra encore plus d’authenticité dans la tendresse innocente qu'ils me portent…

Mais après le vent chaud, je sais aussi que c’est le vent froid du grand nord qui va souffler, celui qui ramène les relents de neige des hautes latitudes, ce vent qui mord les jambes, qui chatouille si désagréablement les cuisses et qui pince fort la peau du visage. Car après ce plein d’émotion, ce sera le moment du vide. Mon vide à moi de ne plus pouvoir en faire autant, en ce dimanche de mariage entre l’infiniment doux et l’infiniment dur. Ce jour que j’attends avec toute l’impatience d’un père comblé, le fils ne pourra le vivre qu’en souvenir d’un temps définitivement rangé dans la bibliothèque du passé. Et ce jour-là, mon cœur aura le pincement de ce coup de fil que je ne passe plus, de cette voix que je n’entends plus, de ce rire qui fait désormais partie de mes souvenirs.

Parce qu’avant d’être père, j’ai été fils.

Ce dimanche, je repenserai aux parfums calmes de mon enfance, aux murs qui résonnent encore du réconfort de sa présence, et qui se souviennent peut-être de sa préparation des crêpes à la béchamel ("avec plein de fromage s'il te plaît, c’est meilleur !"), et des moments de ma jeunesse où nous jouions, complices, au jeu des chiffres ou à celui des lettres... ces murs qui résonnent peut-être encore de ses calembours à deux balles (je me demande si çà serait pas héréditaire ?...)… Oui, ce dimanche je revivrai les mille et un moments de cette complicité d’avant, en oubliant les inévitables désaccords qu’un adolescent un peu rebelle peut avoir avec une autorité pourtant nécessaire, pour ne retenir, du coin de mon cœur meurtri et de mes yeux humides, que le regard d’amour et la tendresse irremplaçable du meilleur des pères.

Celui qui, couché sous la simple dalle de marbre grise, ne pourra jamais plus se relever pour me serrer dans ses bras.

 


Francis CABREL / Hors saison

samedi, mai 03, 2008

Humeur du jour

La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres,
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux...
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend...
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs...
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

 

Brise marine - S. Mallarmé

dimanche, mars 30, 2008

Truly, madly, deeply...

jeudi, février 14, 2008

14 février 2008

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mercredi, janvier 09, 2008

Je voudrais tant que tu sois là...

...

  


Je voudrais tant que tu sois là, pour te dire ma solitude
Pour te dire ma lassitude, de te savoir si loin de moi

Je voudrais tant que tu sois là, pour te dire mon espérance
Et le prix que je paie d'avance, de t'avoir un jour toute à moi

Dans mon désert y a pas de fleurs, pas d'oasis et pas de vent
Et si tu venais plus souvent, ça ferait du bien à mon cœur
Mon pauvre cœur

Je voudrais tant que tu sois là, pour réveiller mes fleurs éteintes
Ton absence comme une plainte, vient toujours me parler de toi

Je voudrais tant que tu sois là, à l'heure où les nuages passent
Tu élargirais mon espace, rien qu'à te blottir contre moi

Dans mon désert y a pas de fleurs, pas d'oasis et pas de vent
Et si tu venais plus souvent, tu comprendrais pourquoi j'ai peur
Parce que j'ai peur

Je voudrais tant que tu sois là, pour mettre du rouge à mes roses
Et pour que serve à quelque chose, ces mots que je pleure à mi-voix

Je voudrais tant que tu sois là, pour partager la chambre close
Où mon avenir se repose, en attendant que tu sois là

Et dans cet univers borné, où tout est vide et décevant
Je pourrais me sentir vivant, près de toi pour qui je suis né
Toi qui ne m'aime pas assez...

   

Serge Lama