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        <title>Ibid Norio. Seul au milieu des hommes... - la-famille-babeux</title>
        <description>Je suis fatigué, je suis épuisé, de faire semblant d'être heureux, quand ils sont là...</description>
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        <lastBuildDate>Mon, 28 Jul 2008 13:33:16 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Lévy Ouindi</title>
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                <author>noreply@ (ibid norio)</author>
                                                <category>♣ La famille Babeux</category>
                                                <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 08:00:06 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;u&gt;Prononcez &quot;Lévy Ouindi&quot;, c’est à dire comme c’est écrit, quoi…&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;Bon, en fait, faut que je vous explique…. J’ai assisté un après-midi de juin à une conférence en anglais… On était une quinzaine dans une salle, assis sur des chaises un peu raides.... Bref, rien d'original jusque là... Le truc très chiant, quoi.... Mais comme le repas du&amp;nbsp;midi était plutôt classe et généreux,&amp;nbsp;j’ai eu du mal à me mettre au taf en début d’après-midi….. Et j'ai dû laisser mon esprit voguer (&lt;em&gt;vive la rose&lt;/em&gt;), et puis bon, faut aussi le dire, j’ai pas forcément le talent inné des langues étrangères, et &lt;em&gt;maille ingliche iz notte flouidy&lt;/em&gt;&amp;nbsp;!! (ben ouep&amp;nbsp;! jsuis pas comme certaines d’entre vous qui sont à l’aise dans la langue de Maggy Tas d’chair … &lt;em&gt;isn’t it, Sid&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;….).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;Bref (&lt;em&gt;comme dirait Pépin&lt;/em&gt;), j’ai soudainement dû ressentir l'imminence d'un sommeil arrivant à pas feutrés dans mon esprit déjà détaché du bruit ambiant..... et hop, çà m'a fait soudainement une secousse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Hein ?... quoi, keskia ? Y dit quoi le monsieur ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;Et là, j'entends &quot;Lévy Ouindi&quot;.... sûrement que c'était une fin de phrase alambiquée dont je n'ai pas pipé le sens et dont les mots, même si je les avais entendus, n'auraient pas eu franchement l'écho souhaité dans mon esprit un peu franchouillard...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;Ah&amp;nbsp;! Mais si, je sais (&lt;em&gt;me suis-je dit tout seul personnellement à moi-même&lt;/em&gt;) : Lévy Ouindi, çà pourrait être un excellent nom pour l’animal de la vieille Babeux, la mère des amis que nous connaissons tous depuis longtemps&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://ibidnorio.hautetfort.com/archive/2008/05/09/edwin-babeux.html&quot; title=&quot;Connaître Edwin (et mourir...)&quot;&gt;Edwin&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://ibidnorio.hautetfort.com/archive/2008/06/01/gaetan-babeux.html&quot; title=&quot;Connaître Gaétan (et mourir...)&quot;&gt;Gaétan&lt;/a&gt;. Disons que leur mère (&lt;em&gt;que je n'ai pas encore présentée&lt;/em&gt;) s’appellerait Simona (&lt;em&gt;çà, çà me paraît évident qu'elle s'appelle Simona, me demandez pas pourquoi, j'en sais rien... comme çà, une intuition poétique.....&lt;/em&gt; &lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;[NDLR : arrête tes conneries et abrège, les lecteurs, çà commence à les gaver tes délires à deux balles&amp;nbsp;!!]&lt;/font&gt;), et qu’elle aurait un animal qui s’appellerait Lévy Ouindi. Ça vous va&amp;nbsp;? De toute façon, z'avez pas le choix, puisque j’ai décidé. Et toc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;Donc, (&lt;em&gt;roulement de tambour : RRRRRRRRrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!! RRrrr !!!!!&lt;/em&gt; ), je vous présente &lt;strong&gt;Lévy Ouindi&lt;/strong&gt;, l’animal des Babeux. Un animal qui a grandi à Vergonghéon (&lt;em&gt;et ben !!&lt;/em&gt;), l'animal de comagnie&amp;nbsp;fidèle&amp;nbsp;à la vieille Simona Babeux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Applause, please !!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;Euh… ah, j'vous ai pas dit ce que c’était comme&amp;nbsp;animal (suis-je sot, parfois&amp;nbsp;!). Vous avez des idées sur la race de la bestiole ? A première vue, je verrais bien un&amp;nbsp;escargot.&amp;nbsp;Tout baveux, lent (et en plus il souffrirait d’herpès)…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;Z'en pensez quoi ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;;-)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;Amis de la poésie…..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Gaétan Babeux</title>
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                <author>noreply@ (ibid norio)</author>
                                                <category>♣ La famille Babeux</category>
                                                <pubDate>Sun, 01 Jun 2008 22:16:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’oublié… c’est ainsi qu’on l’a toujours qualifié… oublié des hommes, oublié des femmes, oublié des gens. Alors à force de ressentir l’oubli, il s’est oublié lui-même, dans un cercle de déchéance dans lequel il s’est pris un jour les pieds… et dont il n’est jamais ressorti.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’oublié… c’est ainsi qu’on le nomme, lui, considéré par tous comme l’éternel raté de la famille, si marginal par rapport à son frère Edwin. Son frère, celui qui a réussi…&lt;br /&gt; Alors retrouvons Gaétan Babeux en ce dimanche de brocante, marchant près du vieux tilleul. Il est là, Gaétan, là, sur la place du village.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041167&quot; src=&quot;http://ibidnorio.hautetfort.com/media/02/00/1146017393.jpg&quot; alt=&quot;1146017393.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041167&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis très tôt ce matin il est là, le regard dans le vide. Depuis les aurores il fait semblant de s’intéresser à ce qui l’entoure, l’air absent.&lt;br /&gt; Il se fait surtout croire que l’on s’intéresse à lui. Car en vérité&amp;nbsp;c’est un sentiment dont il a fait son deuil depuis longtemps… Alors il se contente d'imaginer qu’il sert à quelque chose. Qu’il est utile.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’oublié… c’est ainsi qu’on le nomme.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et en ce matin de ce dimanche de brocante, il erre, solitaire, dans son vieux jeans usé, dans sa veste râpée, sa veste d’occasion aux couleurs grises de son cœur, dans sa chemise bleue claire assombrie par la saleté....&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Oui, il erre, seul. Il erre parmi les leves-tôt qui installent leurs tréteaux, comme si il était à la recherche d’une bonne affaire… mais pour pouvoir faire une bonne affaire, il faudrait être nanti, ce qu’il n’est pas… C'est pourquoi&amp;nbsp;il se contente de promener sa carcasse d’homme raté au milieu des familles &lt;em&gt;normales&lt;/em&gt;&amp;nbsp;toutes excitées de pouvoir faire enfin «&amp;nbsp;la brocante annuelle du village&amp;nbsp;»…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Son regard croise cette petite fille, aux cheveux clairs, et qui court après son grand frère en l’appelant «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Thierry, Thierry, rend-moi mon pompon&amp;nbsp;que tu m’as pris&lt;/em&gt; »…. Il croise ce couple d’amoureux, venu très tôt chercher parmi les ventes proposées de quoi meubler leur maison, ce couple dont la femme veut à tout prix trouver, ce dimanche, des bibelots anciens mais rouges, en harmonie avec sa cuisine…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Plus à droite, il voit ce jeune homme proposer à la vente&amp;nbsp;ses souvenirs de vacances en Asie, avec un écriteau plaisantin «&amp;nbsp;Toute l’Inde est ici&amp;nbsp;»…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Gaétan Babeux, lui, l’oublié, celui qui semble transparent ici, sans prise avec son entourage. Lui, qui a peut-être un jour été un homme mais qui aujourd’hui ne ressemble plus à rien. Si ce n’est à un paumé en loques, à un clandestin de la vie, un zappé du bonheur…. Gaétan Babeux, l’oublié.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041170&quot; src=&quot;http://ibidnorio.hautetfort.com/media/01/01/1334396825.jpg&quot; alt=&quot;1334396825.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041170&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans ses errements, traînant ses vielles chaussures molles (les seules compatibles avec l’état calamiteux de ses pieds), il s’arrêta devant ce marchand-d'un-jour&amp;nbsp;qui proposait des tableaux, croquis, sous-verres, glanés çà et là dans l'année et mis en vente à cette occasion. Pourquoi Gaétan s’est-il arrêté ici, à cet instant, devant lui…. Il n’en sait rien. Mais ce qu’il sait, c’est que son intuition lui a demandé de le faire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Guettant chaque mouvement de ce vendeur du dimanche, il fût subitement attiré par un sous-verre tout juste installé,&amp;nbsp;représentant un femme nue, de dos. Pourquoi cet tableau-là&amp;nbsp;? peut-être parce qu’il se dégageait de ce dessin une puissance de magie, de tendre pudeur, de sensibilité qui n’était pas ordinaire… Parce que cette femme, de dos, rayonnait d’une authenticité éclatante et qu’il se dit que le dessinateur a vraiment beaucoup de talent….. Sentant l’âme de l'artiste transcender sa plume pour éclater au grand jour dans cette silhouette,&amp;nbsp;Gaétan décida de s’approcher de la table pour voir de plus près cette œuvre, se rendre compte… peut-être même la toucher&amp;nbsp;? la saisir&amp;nbsp;? C’était sans compter l’agressivité d’un vendeur apeuré par l’état de présentation hors-normes de cet hôte qui, s’il restait là, pourrait devenir encombrant et préjudiciable pour les potentiels autres acheteurs…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;On ne touche pas&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! meugla le jeune homme, haut et fort, pour se faire entendre de tous. «&amp;nbsp;On ne touche pas&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!… Et le sage et bon Gaétan, oublié de tous, se rappela soudainement que pour son apparence, il ne serait oublié à la seule condition qu’il passe à distance hygiénique et convenue des autres hommes…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une distance convenue…&amp;nbsp;C’est quoi, une distance convenue&amp;nbsp;? C’est loin des autres, tout simplement. Et alors, encore une fois, Gaétan choisit de s’éloigner, courbant l’échine, respectueux (on ne sait pas pourquoi), poli (on ne sait pas non plus pourquoi), et en souriant presque…&lt;br /&gt; Et c’est là, à cet instant précis qu’il se passa quelque chose de spectaculaire… quelque chose de fou…, de sur-réaliste. La femme du tableau se mit à bouger… Elle leva tout doucement un bras en direction du ciel… Mais… mais c’est impossible… C’est un dessin… Comment un dessin pourrait bouger…?....&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Elle bouge&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» cria-t-il… «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Barre-toi, t’es déjà bourré, papy à cette heure&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», lui répondit le vendeur qui finissait de préparer ses produits à la vente….&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais non, il ne rêvait pas. Il eut juste le temps de voir cette femme lever un doigt vers un endroit précis, comme si elle voulait lui montrer quelque chose… avant d’être chassé par le vendeur avec pertes et fracas…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais il n’avait pas rêvé, il n’avait pas bu. Cette femme, sur le croquis, avait vraiment bougé… Elle a bien remué ses fesses pour attirer son attention, puis levé son doigt en direction du chemin, là-bas, celui qui mène à la piscine….&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Suivant son intuition, Gaétan prit çà comme un signe. Et il décida de s’y rendre. Comme s’il s’agissait d’une demande du destin qui avait besoin de lui, là, à ce moment-là. Maintenant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il s’y dirigea à pas rapides, ne sachant pas pourquoi il y allait, ne sachant pas si c’était ce qu’il devait faire, mais il y alla. Contournant l’entrée, il entra dans le petit parc, et regarda par la vitre. Il n’aurait pas été surpris que la piscine fût vide, les rares matinaux s’étant attachés à se promener entre les rangs de la brocante, cette festivité annuelle qui attirait de plus en plus de badauds.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais en regardant de près, à travers la vitre, il vit quelque chose bouger à l’intérieur. Gaétan colla son visage pour mieux voir. Mais oui, c’est une main qui dépasse. Un main dans l’eau&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;C’est une main qui dépasse&amp;nbsp;? Bon sang, mais quelqu’un est en train de se noyer&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;» ... Il voulut crier pour alerter quelqu’un , mais il n’y avait personne&amp;nbsp;; il était seul, seul à contempler quelqu’un en train de se noyer de l’autre coté de la vitre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il fallait qu’il fasse quelque chose. Le moment pour lui, ce raté de la vie, ce marginal oublié, de sortir de l’ombre et faire quelque chose de bien… Enfin…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors il entreprit de tambouriner à la vitre mais au moment où son poing toucha la vitre, il se mit à la traverser, comme si elle était devenue un voile transparent. N’étant pas au bout de ses surprises, il se trouva ainsi comme par magie de l’autre coté de la vitre, dans cet intérieur surchauffé par l'eau chlorée. Et il s’approcha de l’eau. Oui, il vit une main qui dépassait, comme si elle allait se noyer… je dis «&amp;nbsp;elle&amp;nbsp;» car effectivement, c’était une femme…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il fallait faire vite. Cette femme avait du avoir une crampe en plein milieu d’une de ses traversées, et elle allait mourir s’il ne faisait rien. Elle n’était pas très loin du bord, alors il se baissa, Gaétan Babeux. Lui, l’oublié, le loup solitaire, le raté du bonheur… celui qui ne savait même pas nager…&amp;nbsp; Il se baissa tant qu’il pût et tendit jusqu’à la limite son bras et sa main attrapa enfin la nageuse à bout de force.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et là, la magie du contact fit son œuvre. La femme ainsi ramenée vers le bord pût sortir de l’eau et enfin respirer. Elle était jeune, belle. Elle était nue,&amp;nbsp;désirable. Et ils se sourirent. Oui, elle lui sourit, à lui à qui plus personne n’avait souri depuis si longtemps…. Et il sentit son cœur battre de fierté, parce que cette femme l’avait changé. Parce que grâce à elle, il serait quelqu’un d’autre. Définitivement. Et il se senti grand. Grand grâce à elle. Il l’aida à se redresser complètement, et maintint ses mains dans les siennes. Juste comme çà, doucement... Il vit ainsi de plus près cette jeune femme au visage exceptionnellement beau et fin, expressif et doux. D'un regard gorgé de générosité et de tendresse. Et là, il sentit son corps se ragaillardir, ses vêtements changer, comme par magie. Devenir beaux. Devenir propres.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le regard de Gaétan fût à ce moment attiré vers le haut. Sans lâcher cette magnifique naïade, il vit le toit de la piscine disparaître et s’ouvrir vers un ciel enchanté. La voûte céleste changea de couleur et devint de feu. Et tous les deux&amp;nbsp;furent plongés dans une douce lumière orangée.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1041172&quot; src=&quot;http://ibidnorio.hautetfort.com/media/02/00/789519538.jpg&quot; alt=&quot;789519538.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1041172&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ils virent dans le ciel comme les lumières d’une autre ville, une ville inconnue où tout serait plus simple. Une ville aux lumignons verts qui crépitaient et dansaient comme dansent les gens heureux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’orange, cette teinte de la puissance des Dieux du ciel qui semblaient ainsi offrir un signe de remerciement à Gaétan Babeux. Gaétan Babeux, jadis appelé l’oublié, et qui à cette seconde, tenant la main à cette fée sortie des eaux, venait d’être rattrapé par la vie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Orange…&amp;nbsp;cette couleur chaude du bonheur et de la sérénité intérieure qu’il venait de retrouver… cette couleur dont le nom marie si justement l’éclat de l'&lt;em&gt;or&lt;/em&gt; qui a illuminé le&amp;nbsp;sourire d’un &lt;em&gt;ange&lt;/em&gt;…&lt;/p&gt; 
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                <title>Edwin Babeux</title>
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                <author>noreply@ (ibid norio)</author>
                                                <category>♣ La famille Babeux</category>
                                                <pubDate>Mon, 12 May 2008 09:01:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je voulais commencer cette fresque romanesque (&lt;em&gt;pfff&lt;/em&gt;…) en vous parlant d’Edwin. Edwin (Ed, pour les intimes), est un homme de 42 ans. Natif de Vergonghéon, il a fait ses études à Paris et a gagné presque toutes ses batailles scolaires. Docteur en Sciences Appliquées (appliquées à quoi, çà on se le demande toujours), il a même décroché un diplôme de validation de flûte traversière au conservatoire de Montbrison, et une ceinture marron de judo (oui, seule ombre au tableau de ses réussites, il n’a pas eu la ceinture noire).&lt;br /&gt; Bref, un enfant que toutes les mères rêvent d’avoir…. &lt;em&gt;Mens sana in corpore sano. Todo va bene&lt;/em&gt;. Mais la vie de famille, elle va pas &lt;em&gt;bene&lt;/em&gt; du tout… A 42 ans, Edwin n’a toujours rien construit, et ses conquêtes s’effilochent au gré du temps, collectionnant les défaites comme les ruptures.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors, pour compenser, Edwin a décidé d’être un « bon ». Un homme qui &lt;em&gt;kill&lt;/em&gt; et qui &lt;em&gt;buy&lt;/em&gt; à tour de bras. Un collaborateur éperdu de ses dossiers, les menant tambour-battant, en même temps, en série ou en parallèle, négligeant tout sauf l’évolution du Nikkei et le tableau de bord des résultats des succursales que le grand boss lui a confiées.&lt;br /&gt; Ah il peut être content, le grand boss, dans son palais d’argent, de son air faussement simple et faussement populaire… il peut être fier se sa recrue ! « Ed, vous irez loin », lui avait-il dit il y a encore un mois… De quoi recharger des batteries encore et déjà pleines, les mettant davantage sous une pression inutile mais&amp;nbsp;si jouissive pour ce jeune cadre dynamique et ambitieux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Satisfecit général, donc, et qui s'est traduit par l'honneurissime&amp;nbsp;invitation un week-end de l’été dernier à la chaumière du grand boss, en Haute-Normandie, invitation qu’Edwin s’était empressé d’accepter, ceci n’étant que de nature à le pousser encore plus haut et encore plus vite. Car il sait y faire, Edwin. Il fallait le voir à la terrasse du château, sous les boiseries XVieme, parlant à la femme du grand boss, l’écoutant raconter de ses mots bourgeois et de son visage ravalé des histoires ennuyeuses à souhaits, mais que sieur Edwin Babeux savait toujours accueillir d’un rire politiquement fort bien pesé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ainsi allait la vie, ainsi couraient les grands jours et les petites nuits... jusqu'à ce mardi de mars, où Ed fît&amp;nbsp;une rencontre décisive, mélange du conte de Noël de Dickens et des épisodes ancestraux de la Twilight zone…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Allez, Pierre Bellemare…raconte nous ! on n’en peut plus !!!!!!!!!!!!!!!!!!&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1007004&quot; src=&quot;http://ibidnorio.hautetfort.com/media/01/02/797367055.jpg&quot; alt=&quot;797367055.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1007004&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il était 22h05 ce mardi quand l’avion atterrit sur le tarmac ;&amp;nbsp;tous les passagers se rendaient à la réception des bagages. Venu pour une visite-éclair de 48 heures dans l’une de ses équipes (et pour remonter les bretelles à ceux qui n’arrivaient pas &lt;em&gt;- bande de gros nuls !&lt;/em&gt; - à atteindre les objectifs), Edwin Babeux regardait le tapis des sacs et valises tourner devant lui. Il en profita pour rallumer son portable (boulet des temps modernes), histoire de ne pas perdre de temps. Encore de l’optimisation ! Encore le temps. Toujours le temps. Alleluia !! Amen ! Ô temps, suce et pend... et t'envole !!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Grande idée, car celui-ci, durant le vol,&amp;nbsp;s’était chargé&amp;nbsp;d’un sms lui indiquant qu’il devait rappeler urgemment et sans délai son DRH pour une question qui (à en croire le staff parisien), si elle n’était pas traitée dans l’heure, pouvait mettre en péril la France dans son ensemble, et pourquoi pas (tant qu’on y est), l’équilibre du monde occidental (Confédération Helvétique comprise).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sentant son ego s’envoler, Ed rappela son DRH vers 22h20, juste au moment où sa valise compacte à roulettes apparut. Le téléphone dans une main, traînant le bagage de l’autre, Edwin traversa ainsi le hall de ce petit aéroport de province. C'est là qu'il aperçut un brave homme, mal rasé, mais qu’il ne prit même pas le peine de vraiment regarder. Il ne vit que l’écriteau que ce dernier tenait devant son torse, avec, en lettres approximatives : « Edvine Babeu ». Il était trop concentré sur sa conversation pour lancer une réflexion au chauffeur de taxi, et, laissant - pour une fois ! -&amp;nbsp;sa fierté au placard, il se contenta de lui faire un signe de tête signifiant qu’il correspondait grosso-modo au nom indiqué. Bref, qu'il était le client attendu, quoi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Avec la dignité d’un Chef d’Etat, Edwin Babeux suivit cet homme qui avait dû laisser sa famille au soir d’un repas (entre les nouilles et le brie) pour aller chercher ce voyageur interplanétaire qui était venu&amp;nbsp;sauver le monde que d'infâmes glandeurs&amp;nbsp;avaient mis en péril. L’homme lui prit la valise, la mit dans le coffre de sa voiture, ouvrit la porte arrière au « Prince », qui enfin pu s’asseoir…. Pour finir sa conversation, évidemment.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pas même la peine de lui indiquer sa destination, sa secrétaire avait tout préparé à l’avance, et donc, sans avoir échangé un seul mot depuis le début avec ce brave chauffeur qui le regardait d’un air méfiant par le rétroviseur, ils roulaient vers l’hôtel du Zgueg-en-plumes, superbe hôtel 4**** qui rayonnait au-dessus de la colline de la ville. Sa conversation (&lt;em&gt;tellement insipide que, vous l'aurez remarqué, je n'en ai pas relaté&amp;nbsp;un traitre mot.&lt;/em&gt;..) prit fin juste avant l’ascension vers l’hôtel, et Edwin n’en profita même pas pour s’excuser ni pour (enfin) saluer cet homme ; non, rien. Pas de scrupules, pas une once d’humanité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais au moment de payer, le chauffeur se retourna. Il regarda Edwin qui farfouillait dans son portefeuille aux billets multicolores pour trouver une aumône à lui donner. Le chauffeur le fixa sans honte. Les yeux dans les yeux.&lt;br /&gt; Ed ouvrit sa bouche pour lui demander pourquoi il le regardait aussi fixement… ; quand tout à coup, il devint blême…&lt;br /&gt; - Ce visage, ces traits… mais… ce n’est pas possible... dit Edwin… Non, impossible….. Vous êtes… vous êtes… vous… me ressemblez tant ! Qui êtes-vous ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour la première fois, le chauffeur parla.&lt;br /&gt; - Je m'appelle Edwin Babeux, lui répondit le chauffeur. Je suis toi, dans un monde parallèle. Dans le monde d’où je viens, Edwin Babeux est différent.&amp;nbsp; Il n’est pas devenu un être avide d’argent. Dans mon monde, il est un homme bon.&amp;nbsp;Un homme simple, avec des valeurs humaines. J'ai une famille, des enfants, et je suis très heureux, même si mes moyens sont modestes. La vraie richesse n'est pas là. Elle est dans le coeur et dans le sourire. Dans le hall de l'aéroport, j’ai lu dans tes yeux tout à l'heure des fusées de dédain quand tu a vu écrit ton nom de façon écornée. Pourtant, c’est ainsi que Luis Delpado l’avait écrit la première fois, ton nom…. Tu te souviens de lui ? Il était dans notre classe ; tu l'avais frappé au coin du chemin qui menait au collège, rien que&amp;nbsp;pour sa faute d’orthographe, pourtant bien légitime pour cet enfant&amp;nbsp;d'étrangers récemment arrivés en France. Tu sais quoi ?...&amp;nbsp;ton regard n’a pas changé, Edwin. Au fond de tes yeux, il&amp;nbsp;y a toujours la haine et le mépris. Réfléchis, Edwin. Il&amp;nbsp;est peut-être encore temps ! Tu ne me dois rien. Je t’offre la course. Va !! Mais dépêche-toi d'ouvrir les yeux sur ce que tu es vraiment !... Moi je retourne dans mon monde...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Blanc comme un linge, livide, muet de terreur, Edwin Babeux sortit du véhicule qui disparut presque instantanément. Il se dirigea vers l'escalier de l’hôtel sans demander son reste. Hagard, comme un zombie, il entra et s’approcha du comptoir. Un homme grand et brun lui sourit. Un homme d'une élégance et d'un raffinement rare. La quarantaine.&lt;br /&gt; - Bonjour, monsieur, et bienvenue dans notre Établissement. A qui ai-je l’honneur ?&lt;br /&gt; Edwin eût juste le temps de regarder le badge du réceptionniste, avant que tout se mette à tournoyer autour de lui...&lt;br /&gt; Car il n'était pas au bout de ses surprises. Sur son badge, était inscrit en toutes lettres&amp;nbsp;: « Luis Delpado ».&lt;/p&gt; 
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                <title>La famille Babeux : approche conceptuelle</title>
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                <author>noreply@ (ibid norio)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 27 Apr 2008 18:41:13 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Approche conceptuelle&lt;/em&gt;&quot;.... pfffff quelle connerie ce titre... quand je veux être pompeux, je fais fort, non ? Déformation professionnelle, sans doutes....&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Surtout quand vous saurez ce qui m'a donné l'idée de créer cette nouvelle catégorie &quot;&lt;strong&gt;La famille Babeux&lt;/strong&gt;&quot;... En fait, c'était un matin, dans un des hôtels où mes rendez-vous professionnels m'entraînent souvent. Je m'étais levé, la tête dans le cul (comme d'hab), et par réflexe j'avais allumé la télé.... Histoire que William Leymergie, à défaut de me coller une beigne, puisse de sa doucette voix me remettre dans le monde des vivants. Et alors, loin de m'intéresser à son discours (moi, à 6h00 du mat', je m'intéresse à assez peu de choses, à vrai dire), j'ai entendu la voix d'un journaliste&amp;nbsp;parler du Zimbabwe. Et moi j'avais compris &quot;Christine Babeux&quot; au lieu de &quot;Zimbabwe&quot;. Bon, oui, j'étais complètement dans les choux et mes esgourdes étaient vraiment en mauvais état.... Mais EUREKA !! m'étais-je dit : &quot;Cà pourrait faire un thème sympa, çà, que de parler sur mon blog de Christine Babeux&quot;.... Comme quoi, on est bien peu de choses, non ?...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Donc, tu comprends pourquoi, chère lectrice, quand je parle d'approche conceptuelle, c'est à prendre au&amp;nbsp;20ieme degré !!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais (miaou....), revenons à nos moutons (ah ! je me trompe souvent ! &quot;miaou&quot;, c'est le chat, pas le mouton)... Alors j'ai pensé que je pourrais vous parler de la vie des membres de cette&amp;nbsp;famille.... Oserai-je dire que cette famille Babeux, c'est en quelque sorte mes &quot;Rougon-Macquart&quot; à moi ? Mmmmouais....&amp;nbsp;comparer les deux familles, c'est un peu comme comparer Zara à Monoprix....&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais maintenant, j'arrête ma logorrhée. Promis. Je me propose, au fil des notes,&amp;nbsp;de&amp;nbsp;donner du corps à cette famille (&lt;em&gt;et pas forcément un corps avec des gros seins.... quoique.... Hmmmm&lt;/em&gt;). Imaginer que cette famille est originaire de&amp;nbsp;Vergonghéon (c'est dans le Puy de Dôme), et qu'ils sont tous plus ou moins fans de&amp;nbsp;Pétula Clark... Prometteur, comme début, non ?... Alors de temps à autres, je vous ferai une note sur l'un des membres de cette famille. J'en profiterai pour passer des messages qui me sont chers, comme certains relatifs à des aspects stupides de notre folle société.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De votre coté, si vous avez des idée, des thèmes.... n'hésitez pas à me les suggérer !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai pas été clair ? Euh, possible. Y a des jours comme çà.... Mais : à bientôt pour l'histoire du premier personnage !&lt;/p&gt; 
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