mercredi, avril 30, 2008
7h26
7h26. L’heure pour moi d’ouvrir la fenêtre pour aérer ma chambre d’hôtel, avant de descendre dans cette sombre salle collective pour y prendre mon petit déjeuner.
La chemise à peine boutonnée, la cravate gisant encore sur mon lit de solitude, je contemple la vue que m’offre mon 6ieme étage de passage. Vue sur la Tour. Vue sur des gens, tous petits en contrebas. Ceux qui sortent du métro pour aller travailler. Ceux qui courent attraper leur train… Ça grenouille comme près d’une fourmilière… Oui, ça grenouille déjà à cette heure-là…
Et à cette heure-là, il y a peut-être toi. Toi qui viens de l’autre coté, toi qui prends ton travail dans 4 minutes, juste dans la rue derrière. Est-ce toi là-bas ? Ce petit point sombre qui traverse la rue ? Toi que j’aperçois au loin emmitouflée dans un manteau noir ?
J’ai envie de le croire. J’ai envie de me mettre sur la balustrade de mon balcon et sauter te rejoindre… Si je faisais çà, je sais que je serais miraculeusement rattrapé par un câble magique, comme ceux que portent les trapézistes maladroits… En venant vers toi, ce câble se ferait filin de soie, arrimé au ciel. Solide comme mes sentiments. Doux et tendre comme ta peau et ton regard… Un cordelet de tendresse rivé à son autre extrémité à l’une des trois étoiles d’Orion qui me regardent là-haut…. Un doux cordon de tissu soyeux grâce auquel je pourrais t’enlever et nous projeter instantanément dans ton lit, où je me retrouverais, juste à coté de toi… toi à demi-nue sous un simple haut en coton, qui attendrais que mes mains caressent ton ventre et remontent sur tes seins voluptueux…

Mais il se fait tard… il faut que je descende vers cette salle aveugle pour prendre mon petit déjeuner… ma réunion va bientôt commencer….
07:56 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société
vendredi, février 01, 2008
Save the last dance for me
Jeudi 22, 17 heures
Va danser toutes les danses que tu veux,
Dans les bras de ceux qui t’entraînent au loin...
Va sourire des sourires merveilleux,
Pour les danseurs qui te tiennent la main...
Mais n’oublie pas que je serai là
Pour te conduire enfin chez toi ;
Garde bien la dernière danse pour moi...

Va danser tu peux t’amuser,
J’attendrai le tour de notre retour...
Si quelqu’un veut t’accompagner,
Jusqu’à la maison dis lui bien que non...
Car n’oublie pas que je serai là
Pour te conduire enfin chez toi ;
Garde bien la dernière danse pour moi...

You can dance,
Il y a,
Go and carry on,
Quelques fois des refrains,
Till the night is gone ;
Plus forts qu’un vin ;
And it's time to go ;
Ils vous tournent la tête,
If he asks,
Chante et ris,
If you're all alone,
Et je t’en supplie...
Can he take you home,
Qu’aucun de ceux-là
You must tell him no...
Ne prenne ton coeur

And don't forget,
Oui n’oublie pas...
Who's taking you home
Que c’est dans mes bras
And in whose arms you're gonna be...
Que ce soir tu t’endormiras...
Oh darling...
Garde bien...

Save the last dance for me.
La dernière danse pour moi.
Oh darling save the last danse for me ...

07:50 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, ecriture, poésie, normandie, tourisme, enfance
mardi, janvier 22, 2008
20 septembre 2004
Comme un pèlerin, la tête baissée, les yeux secs d'avoir trop pleuré, j'ai arpenté pour la millième fois ce long couloir qui m'a ramené à la chambre 111. Cette chambre du bout, tout au fond, là-bas dans une impasse... L'impasse de toi, l'impasse de nous.
J'ai longuement regardé cette porte close, le teint blanc comme celui d'un prisonnier vidé de passion, asséché de ta sève, et qui arrêterait un court instant de traîner ses lourdes chaînes rouillées. Ces chaînes d'un bagnard privé de ta lumière.
Comme un pénitent, perpétuel condamné au froid.
Comme le fantôme de ces lieux. Le fantôme de tes yeux...
Devant cette stèle de bois vernis, j'imagine un instant que je suis nu sous mon aube de communiant, et que je m'apprête à lécher ton corps...
Mais aujourd'hui la poignée est restée fermée.
La poignée est restée froide.
Comme ton coeur.
Comme mon sang.

08:27 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, journal intime, société
vendredi, décembre 28, 2007
@mail du 20 décembre 2007 à 20h49
[....],
Je crois que tu aimes quand on te dit ça : TU ES FOU !!!!
Tu m'a trop gatée, je ne sais pas quoi dire... sauf MERCI !
Que des bonnes idées, tu es trop fort !
Sympa l'idée des 2 CD ! je ne connais pas mais si tu le conseilles, ça doit être bien. j'ai hâte de découvrir ça !
Pour le livre breton, je bloque un peu sur la prononciation ! Tu apprends le breton ?
J'avais également envie de voir le film "Elizabeth" depuis longtemps. Je t'en avais parlé ou tu as deviné ?
Merci aussi pour les petites douceurs : pas bon pour la ligne, mais tellement délicieux ! J'ai déjà craqué devant un marron glacé...
Le parfum... tjs le même depuis des années maintenant. Impossible de changer, Il est en moi !!!
Mais alors, le truc dément, c'est le coffret sensation !!! Le gros problème va être se se décider pour l'activité ! je suis super contente, vraiment !!! WAHOU !!!!!
Tu es en vacances pour les fêtes ?
Nous fermons [....] demain jusqu'au 28 décembre. J'en profite donc pour aller voir ma soeurette à Nice. j'ai hâte de voir le petit [....] ! il commence à parler, c'est adorable : il m'appelle Tata [....] ! je craque !
Et toi, comment va ta petite famille ?
Pourquoi es tu passé à Paris plusieurs fois sans me le dire ? Pas le tps ou peur de me déranger ?
Encore merci pour tout. c'est adorable... MAIS BEAUCOUP TROP !!!
Je t'embrasse.
[....]
08:12 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, ecriture, amour
dimanche, décembre 16, 2007
Un mètre zéro cinq
J’aime le soir. J’aime cet instant où je ferme les yeux et où mon esprit libertin peut venir te retrouver. J’aime cette seconde où je me blottis dans les draps, attendant que le sommeil m’envahisse.
J’aime ces quelques minutes car elles sont libres, libres d’être consacrées à celle que j’aime le plus : à toi. A toi qui ne lira jamais ces lignes et à qui j'écris pourtant tout le temps... à qui je pense à chaque instant…
Oui, j’aime penser à toi, rêver à toi, revoir ton mètre zéro cinq de jambes nues, nues pour moi, nues pour mes yeux, nues pour mes phantasmes les plus fous, nues pour mon sexe dur d’envie.
Je raffole de cet instant où mes mains se posent sur tes cuisses, où mes doigts glissent vers tes chevilles, où ma langue lape ta peau rose et fraîche, ou mes doigts insupportablement insolents glissent le long des courbes de ce parcours soyeux et moelleux, jouant de tes orteils que je lèche, de ton talon que je gobe, de tes jambes que je caresse, frôlant à peine de mes mains cette peau protégée par des poils fins qui se rebellent de plaisir à mon contact, juste avant que ne sonne l'hallali des sens, quand ma bouche entame cette ascension magique, aux parfums sucrés comme des marrons glacés, aux senteurs fraîches et douces du caramel tiède qui me rappelle tant celles des pommes d'amour des fêtes foraines...

Puis alors je laisse ma langue humide monter et descendre autour de tes genoux, puis plus haut, sur tes cuisses longues et fermes. Deux mètres dix d’un parcours de feu, avec l’ardente envie de le déplier à mi-chemin, autour de cette zone chaude, délicieusement partiellement rasée, et de tourner autour de ton volcan.
J’ai envie d'être avec toi. Et si tu savais le nombre de fois où je rêve d'y être, avec toi, je ne sais pas si çà te ferait peur ou si cela te flatterait, mais c'est enivrant. Étourdissant. Étourdissant comme ta nudité devant moi, quand, haletant sous mes mains, tu as envie de me toucher complètement, sans tabou, et de te laisser aller. Alors laisse toi aller, mon cœur. Viens vers moi.
Je ne sais pas où tu es, ni avec qui tu vis, mais là, maintenant, là, à cette seconde, j'ai une folle envie de toi.
10:47 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, ecriture, poésie, amour
mardi, décembre 11, 2007
La Rotonde
Depuis 1911, la Rotonde est un des lieux mythiques du quartier de Montparnasse.
Durant l'entre-deux-guerres, les peintres et les surréalistes s'y sont succédés. Aujourd'hui, ce sont les cinéastes et les artistes qui s'y sentent bien. En fait tout le monde apprécie le lieu pour son emplacement mais aussi pour sa gastronomie.

Un accueil chaleureux et personnalisé participe à garder intact l'esprit de brasserie et c'est pour cela que les clients reviennent. Car ici, il y a beaucoup d'habitués, créant ainsi une ambiance unique.
Après le film ou la pièce de théâtre, la Rotonde est un endroit idéal pour passer un moment au coeur de Montparnasse.
Cette brasserie propose une cuisine traditionnelle française.
= = = = =
Mais moi, de tout çà, je m'en contre-fous. Ce que je sais, c'est que c'est à cet endroit précis que je t'ai retrouvée, par un frais midi d'avril. Un instant d'intense bonheur indicible en te revoyant encore plus belle que la dernière fois que je t'avais vue.
Il y a eu cet instant où tu as lâché ton téléphone dans ton sac à la seconde où tu m'as revu. Et puis nous nous sommes regardés, hagards d'amour. Nos bras ont fondu de joie, de plaisir. Et dans les quelques secondes qui ont suivi, ce sont nos lèvres qui ont communié. Ne faisant plus qu'un.

Ce jour-là.... Ce jour-là, je le revis le jour. Je le revis la nuit.
Et depuis, je continue à t'aimer.
A jamais mon coeur...
09:45 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, amour, passion
jeudi, décembre 06, 2007
Prologue à l'amour
Une table, au soleil tombant. Un homme, une femme.
Lui s’est réfugié à l’autre bout du monde, après s’être fait le serment de ne plus jamais retomber dans les bras d’une autre femme. Jamais plus… Elle sort de l’adolescence. Tout juste. Elle s’est offert quelques jours dans un paradis à touristes, moins poussée par l’envie de visiter les contrées de rêve des autres continents que par le désir d’épater ses copines. A une table, ils se sont trouvés. A une table où un hasard complice les avait rapprochés, ils se sont retrouvés face à face. Nez à nez.
Et la discussion a débuté. Jamais banale, même dans ses premiers mots. Et puis les échanges se sont emballés. Les mots, les idées, mais aussi les lumières et les ondes... Pour tout, chacun n’avait qu’une envie, qu’un besoin, qu’une hâte, c’était d’entendre ce que l’autre avait à dire. Et la soirée a défilé. Malgré tout ce qui les séparait, on ne remarquait que leurs rires en harmonie parfaite, ces rires dont les éclats faisaient échos aux verres qui tintaient de joie. Comme une étoile filante qu’ils chevauchaient ensemble sans même le savoir, ils n’ont même pas vu qu’à ce moment-là, la flèche de Cupidon avait déjà délicieusement sévi…
Et la soirée a passé. Sans s’en apercevoir, ils s’étaient déjà rapprochés l’un de l’autre. Baignant dans la lumière et les senteurs des plantes de l’Orient, dans l’ivresse ouatée du jasmin et de la menthe, leurs mains se sont frôlées. Doucement. Sans qu’ils le sachent eux-mêmes, leurs peaux toutes bronzées se sont touchées. Comme magnétisées. Il a laissé son doigt toucher le sien. Et Elle lui a répondu simplement d’un sourire. Elle a mis sa main sur son bras. Et il lui a souri à son tour. Ce qu’ils ignoraient, à ce moment-là, c’est qu’ils venaient de sceller deux cœurs.
Deux vies. Deux âmes à jamais jointes.

A la vie. A l'amour.
12:05 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, ecriture, poésie
vendredi, novembre 30, 2007
Trop dur...
Trop dur de respirer cet air sans toi,
De vivre loin de ton toit…
Je suis épuisé de cette vie sans sel,
Si fade loin de tes ailes…
Moi je veux boire tes murs,
Courir nu dans ton azur,
Lécher tes mains,
Gober tes seins…
Te toucher de la tête aux pieds,
Masser ton corps suant d'amour,
Puis m’enfoncer dans tes reins,
Et hurler, hurler au monde que je t’aime.
12:06 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, écriture, journal intime
dimanche, novembre 18, 2007
Envie de tous mes soirs...
Ce soir j’ai envie de me recroqueviller,
Devenir tout petit, rentrer dans ma coquille,
Me retrouver en boule, replié, retassé.
Comme une coccinelle, légère et discrète,
Je pourrais alors prendre mon envol,
Regoûter au sel de ton univers,
Reprendre le chemin de la mer et enfin te retrouver…
Te retrouver et me poser sur ton épaule,
Comme un papillon multicolore et invisible…
Et puis d’un bond sauter dans ta main,
Entre les plis doux et confortables de ta peau,
Dans le sofa encottoné de toi, plein de coussins,
Doux, moelleux et rassurant.
Avoir chaud si tu fermes le poing,
Prendre un bain de fraîcheur quand tu salues un ami.
Rester collé à toi, accroché à ta douceur,
Arrimé à ta tendresse.
Puis enfin… enfin, dormir dans ta peau.
Vivre dans ton odeur…
Et surtout, ne rien demander de plus.
Rien….
11:30 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, ecriture, journal intime, litterature
jeudi, novembre 08, 2007
Je recherche...
Je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, meme qu'il pleuvait des cordes
Mais je crois t'avoir vu en bas d'un immeuble boulevard de Vérone
Je pensais t'avoir vu un beau jour de juin où l'on marché tout comme
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore
Mais je crois t'avoir vu le long d'un trottoir, tu étais ivre mort
J'ai pensé n'avoir plus à lever la tête et à soulever ton corps
J'espérait t'avoir cru quand tu disais qu'un jour on fuirait vers le nord
Comme deux amants perdus qui n'ont peur de rien puisqu'ils croient encore
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiquonque te ressemblera
C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiquonque te remplacera
Je crois t'avoir vu, tu embrassais un homme au milieu d'un arene
Je crois que t'as confondu, etait elle bonde ou brune ? la trouvais tu mignonne ?
Mais je crois t'avoir vu croisant son regard la main sur son épaule
Je crois que t’as confondu c’est pas la première fois que ton cerveau déconne
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera
C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera
Mais je crois t’avoir vu pas plus tard qu’hier
Je te distingue dans le monde
Des images de toi
J’en vois vingt cinq à la seconde
Je crois t’avoir vu de mes propres yeux
J’en suis presque sûr
J’en mettrais ma main au feu
Mais c'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te ressemblera
C'était juste une ombre
C'était juste une silhouette qui ressemble à toi
C'était juste une ombre
Je recherche quiconque te remplacera
JE RECHERCHE - MAUSS - 2007
12:05 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [1] | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chanson française

