lundi, juillet 06, 2009

Baignoire d'angle

Alors oui, qu'il en soit ainsi, mon cœur ! Peu après l’heure de la parution de ces lignes, à 19h12 exactement, le train qui t'amène vers moi s'arrêtera et tu en descendras. Je viendrai t’accueillir à la porte de la voiture 16 du TGV, ou plutôt te cueillir comme une fleur aux senteurs embaumées, rares et érotiques. Une fleur au sourire d'ange, au regard de paix, et à la peau de satin. Une fleur d'amour. Puis tu monteras dans ma voiture, et je t’amènerai chez moi. Enfin esseulé pour la semaine, tu seras ma lumière et mon tout pendant des heures de folies, de câlins et de tendresse.

 

Quand je refermerai la porte de mon garage, je sais que nous ne cesserons de nous embrasser et de nous toucher, protégés par des alibis en béton, durs comme le désir que j’aurai pour toi à cet instant. Là nous serons enfin libres !... Nos vêtements tomberont d’eux-mêmes, éparpillés dans les pièces, ou bien jetés à terre au rythme de nos envies torrides. Légers voiles érotiques, dessous transparents déjà humides... et nous serons bientôt nus, déjà en direction de ma chambre qui deviendra nôtre, et que tu pimenteras de ta sensualité, douce et tendre, incomparable parfum de la femme désirable, de l’amour immense... et si nouveau pour moi.

 

En cours de route, peut-être fauterons-nous déjà, sans attendre la position de la classique horizontalité, utilisant les fauteuils de mon salon comme scène de plaisirs, comme témoins de nos ébats d’amour et de tendresse. Nous communierons dans chaque pièce, tout sera prétexte à plaisir et sourire. Je me saoulerai de voir tes lèvres rougies de l’envie de s’approcher de toutes les parties de mon corps, même à cet instant où je te cuisinerai des crêpes bretonnes au sel de Guérande. Nous serons alors certainement en toute petite tenue, à moitié nus, nos sexes disponibles pour tout plaisir, pour tout délire, pour nous picorer n’importe comment, n’importe quand, sans limites, sans honte, sans réfléchir. S’oubliant à tout moment, même lorsque nous irons visiter mon grenier à partir duquel je t’ai envoyé en cachette tant et tant de sms… Celui que tu as envie de connaître, et sur le sol duquel nous nous coucherons, chauffés des tuiles brûlantes de juillet, suant d’un plaisir de braise, dans la proximité de la sciure et de la poussière excitante de ces lieux…..

 

Et bien plus tard dans la nuit, parce que nous devrons le lendemain matin partir pour trois jours d’amour à Paris, peut-être enfin nous nous coucherons, pour nous reposer avant nos vacances secrètes et clandestines, pour notre lune de miel qui célèbrera également nos six mois d’amour et de passion. A Paris, ville de lumière. Ville de miel. Temple de toute permission, d'élégance, de tolérance, d'anonymat. Théatre de plaisirs...

 

Mais avant de nous laisser envahir par le sommeil de cette première nuit, tard dans le noir, tu désireras certainement aller dans la salle de bains.

 

galerie11.jpg

 

Tu pourras alors te faire couler un bain dans ma baignoire d’angle, aux faïences bleues et blanches. Mais même à l’heure du repos, même à l’heure de la détente, quand la lune sera déjà fort haute dans le ciel, je sais que je viendrai te rejoindre. Je te savonnerai les seins et les fesses pour ne pas te fatiguer. Je te laverai les jambes et le dos pour mieux te détendre, te chuchotant et te criant des mots d’amour, des mots de désir, des mots de feu et de passion…

Je te désire ardemment.
Je t'aime Angèle...

 

Trackbacks

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Commentaires

On ne peut que vous souhaiter que Paris vous fasse le meilleur accueil et abrite vos moments de délices pour mieux les exalter !

B

Ecrit par : petite française | mardi, juillet 07, 2009

je dois dire que cette parenthèse, telle que tu l'évoques, parait hors du temps. comme si vous aviez réussi tous les deux à vous aimer dans une autre dimension.
Ton texte est trés beau.

baisers

Armandie

Ecrit par : armandie | mercredi, juillet 08, 2009

je dois dire que cette parenthèse, telle que tu l'évoques, parait hors du temps. comme si vous aviez réussi tous les deux à vous aimer dans une autre dimension.
Ton texte est trés beau.

baisers

Armandie

Ecrit par : armandie | mercredi, juillet 08, 2009

Très beau texte passionné et passionnel, j'aime les histoires d'amour brûlantes et profondes, et que les mots reflètent les émois, et préparent les ébats amoureux ! Bonne chance à vous deux !

Ecrit par : Valmont | jeudi, juillet 09, 2009

Petit coucou :) bisous !

Ecrit par : Azulamine | vendredi, juillet 10, 2009

tout ceci est vrai maintenant, dans nos souvenirs amoureux, à un détail près : les tuiles n'étaient pas brulantes .... mais peu importe, l'amour était au rendez-vous lui !

je t'aime Ibid

Ecrit par : angèle | dimanche, juillet 12, 2009

Humm, mais que cela a du être... délicieux !
Bizes aux zamoureux !

Ecrit par : Titia | jeudi, juillet 23, 2009

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