lundi, juin 15, 2009
Do not disturb
Ce soir-là, j’ai eu du mal à m’endormir. Parce que j’étais trop nerveux pour trouver le sommeil. Trop ému, trop excité par avance de la journée qu’elle allait m’offrir… Et ce n’est que très tard dans la nuit noire que j’ai enfin trouvé un peu de repos… Mais à six heures, j’ai été brusquement réveillé par un bruit sourd dans la cour sur laquelle donnait ma chambre. C’est un comble !… j’avais demandé une chambre spacieuse et calme, éloignée des autres chambres de cet hôtel, et surtout éloignée de la rue du Départ, parfois trop bruyante au petit matin…. et c’est justement dans cette cour intérieure qu’a retenti le bruit du réveil.
« Six heures… c’est trop tôt. Elle ne doit venir que dans deux heures…. »
Je me suis tout de même levé, et me suis dirigé vers la salle de bains, pour me rafraîchir et me raser. Oui, je sais, c’est un peu triché de ma part, mais lui faire l’amour avec une barbe de plusieurs heures, ce n’est pas très soyeux, surtout avec mon gros appétit buccal, et ma langue constamment affamée, chercheuse et si gourmande de sa peau…
Une fois rasé de près, et avant de retourner dans le lit, je suis allé entrouvrir la porte de ma chambre, la laissant dans une position légèrement ouverte grâce à une cale de fortune. Ainsi elle n’aurait plus qu’à la pousser… Puis je lui ai envoyé un sms lui indiquant mon numéro de chambre. Elle devait être encore dans le train à destination de Paris, à cette heure…
Quelques instants plus tard, j’étais de nouveau couché, dans un état entre l’éveil et le sommeil, à mi-chemin entre l’émotion qui m'envahissait comme un fleuve à l'approche de l'estuaire, l'excitation, et la recherche de la quiétude. Volontairement, j’avais caché ma montre et tout appareil susceptible de me donner l’heure…. Je ne voulais pas savoir : je voulais être surpris. Surpris comme un malfrat pris la main dans le sac, surpris comme un enfant la main dans un pot de confiture….
Je bandais. J’essayais de ne pas y penser, de ne pas m’exciter…. Pas facile.... Se forcer à penser à autre chose, à d’autres paysages, à des champs de lin, à des villages aux maisons en briques…. Pourtant, ce sont les images de son corps que je désirais tant qui sont revenues à la surface, comme des ballons pleins d’air que j’aurais tenté bien inutilement d’immerger… L’image de ses lèvres de velours qu’elle allait m’offrir, de ses fesses qu’elle allait écarter devant moi, pour moi. J’essayais de ne pas penser à ses seins, ni à l’odeur de sa peau, ni à ses jambes, ni à sa façon si douce et si généreuse qu’elle a de s’occuper de moi, de ma peau, de mon membre excité… Se forcer à penser à autre chose, à d’autres paysages, à une énigme policière qui m’avait tenue en haleine il y a quelques mois, au texte calme d’une chanson de Cabrel....

Le temps a dû passer ainsi, doucement, rapidement, lentement... peu importe, il a passé. Mille images ont valsé dans ma tête, et je les ai laissées inonder l’écran géant de ma passion, de mon désir… et de mon amour total, intégral. De mon amour "plein écran".... Les parfums de sa peau, le tissu de son shorty, son regard, son sourire doux…. Mon coeur battait comme un fou. J'avais du mal à me maîtriser. J’ai fermé les yeux, ne voulant pas réaliser que dehors le jour s’affirmait et qu’il était déjà trahi par les interstices des volets de la chambre qui laissaient maintenant filtrer de généreux rayons de soleil. Combien de temps suis-je resté ainsi, dans cet état second ?
Soudain, j’ai entendu la porte s’ouvrir. Ma tête regardait à l’opposé de l’entrée, mais je savais que c’était elle. Je savais qu’elle venait pour s’occuper de moi, et pour que je m’occupe d’elle. Pour déguster ensemble le dessert interdit du plaisir à deux. La communion inavouable et inavouée de la passion de deux amants clandestins. La cérémonie nuptiale de l’amour, le bal du sexe, du plaisir, des touchers passionnés, des langues tièdes et humides mêlées l’une à l’autre dans une danse chaude comme la sueur qui allait bientôt perler de ma peau de mâle. La symphonie des caresses sublimes et interdites, aux positions à chaque fois nouvelles et différentes…

Oui, je savais que c’était elle. J’ai senti la porte se refermer et je l’ai imaginée abandonnant sa veste à terre. Je l’ai sentie s’approcher et mon cœur a explosé de joie et d'amour. Je l’ai sentie s’allonger contre moi, encore toute habillée, frôlant de ses habits ma nudité totale. Puis ses mains ont commencé à me toucher. J'ai tressailli d’émotion.
Je me suis retourné. Nous nous sommes regardés. Nous avons souri. Nous nous sommes embrassés. Amoureusement....
Oui, là a commencé le paradis. Là a commencé la féerie sensuelle et érotique de l’amour.
Viens, je suis à toi. Je suis ton tout petit homme. Je t’attends.
Je suis à toi, mon amour... Viens !...
11:21 Publié dans ♣ Chauds shows... [3] | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, sexe, femme, homme, société, bécaud, émotion





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Commentaires
Désirer si fort une personne, rêver son corps puis s'abandonner totalement...
Tout donner sans retenue.
il n'y a rien qui puisse être plus beau que le sentiment d'amour...RIEN
Ecrit par : Miss Anis | lundi, juin 15, 2009
tu décris merveilleusement bien cela, mais tu nous laisses sur notre faim au moment où elle arrive ??? ah que tu es cruel !
Ecrit par : Vallis | lundi, juin 15, 2009
Texte splendide...Félicitations...Je reviendrai flâner....MICHEL
Ecrit par : MICHEL | mardi, juin 16, 2009
je t'aime
Ecrit par : angèle | mardi, juin 16, 2009
Bises de papillon
Ecrit par : VéroPapillon | jeudi, juin 18, 2009
Bon, allez, on vous laisse : on a encore quelques heures d'amour à vivre...
A tout bientôt
Angèle et Ibid Norio
Ecrit par : Angèle et Ibid Norio | jeudi, juin 18, 2009
Ecrit par : Valmont | mardi, juin 23, 2009
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