dimanche, juillet 26, 2009
Tristesse
J'ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
Qui faisait croire à mon génie.
Quand j'ai connu la Vérité,
J'ai cru que c'était une amie ;
Quand je l'ai comprise et sentie,
J'en étais déjà dégoûté.
Et pourtant elle est éternelle,
Et ceux qui se sont passés d'elle
Ici-bas ont tout ignoré.
Dieu parle, il faut qu'on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.
Alfred de Musset - 1840

07:42 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... [2] | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, solitude, société, regrets, femme, poésie, litterature




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Commentaires
Ecrit par : Valmont | dimanche, juillet 26, 2009
Mais elle peut être belle, porteuse d'espoir et donner la joie.
Il n'y a pas de verité, mais des verités.
A chacun la sienne, la vie nous montre le chemin.
Bises
Ecrit par : Miss Anis | lundi, juillet 27, 2009
Ecrit par : X-Addict | mercredi, juillet 29, 2009
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