mercredi, mai 06, 2009
Vulnérabilis
J’étais debout, appuyé contre le mur de la chambre. J’avais baissé les volets, qui laissaient juste filtrer quelques rais de lumière discrets qui rappelaient les boules festives des concerts de rock. Mais de rock il n’y avait que les lumières. Pas le son. Je baignais à cette heure dans un silence à peine trahi par les voitures qui passaient dans la rue quasi déserte de ce petit village de campagne.
Puis la porte s'est ouverte.
Tu es entrée.
Tu t’es approchée de moi.
Tu m'as souri.
Tu as regardée, fière, mon costume sombre, ma cravate unie, ma chemise à raies fines, mes chaussures cirées… et nous nous sommes embrassés. Goulûment. Depuis quatre semaines, nous n’avons pas arrêté de nous échauffer, de nous exciter à distance. Et là, après des jours et des jours de jachère, nous nous sommes enfin retrouvés. En vrai. Face à face. Coeur à coeur. Peau à peau. Bientôt sexe à sexe.
Tu savais ce dont j’avais envie. Tu savais quel fantasme nouveau je voulais vivre avec toi. Alors en souriant, tu as dénoué ma cravate, que tu as délicatement passée autour de ton cou, la laissant pendre négligemment le long de ton pull. Tu as défait ma chemise, bouton après bouton. Doucement, tout doucement. Tes mains sont venues caresser mon buste, ma peau, mes tétons, mon ventre… puis tu l’as ôtée complètement. Et d'un sourire dédaigneux, tu l’as laissée tomber par terre, comme s'il s'agissait d'une vieille fripe.
Je bandais. Tu as passé ta main contre mon pantalon tout déformé. Et tu t’es accroupie. Ta bouche affamée est venue caresser ma braguette, ta langue tendue mimant le contour de mon sexe devenu fou dans sa prison et suppliant une liberté sans conditionnel…. Avec calme, tu as baissé mon pantalon, ôté mes chaussures, mes chaussettes, ne me laissant comme seul accoutrement que mon simple boxer blanc. Tes mains ont caressé mes jambes, effleuré mes chevilles nues, mes cuisses… puis sont remontées vers mon bas-ventre. Elles sont entrées, curieuses, par le dessous de mon tissu blanc, ont contourné discrètement mon sexe, effleurant à peine sa turgescence devenue pourtant assourdissante. Et ta bouche l’a gobé, gourmande, à travers le coton tout humide d’excitation. Moi je regardais droit devant moi, les yeux tenus difficilement mi-ouvert, la respiration soutenue, comme shooté dans le silence de ce monastère de plaisir loué pour une après-midi….
Je sentais tes mains douces dans mes poils. Et enfin, ... enfin, tu as baissé mon dernier linge, me mettant dans une nudité totale devant toi. Mon sexe s’est dressé comme un ressort, fier. Tu l’as touché, caressé. J’ai baissé mon regard vers toi. Nous n’avions pas besoin de nous parler pour nous comprendre. Tu m’as regardé, les yeux implorant un cadeau que tu voulais me faire. Que tu voulais te faire. Nous faire. Alors, avec le sourire d’une satisfaction imminente, comme une reine devant un dessert parfumé des senteurs d'épices lointaines, avec mille douceurs, avec mille et une attentions, soins et tendresse, ta bouche s’est entrouverte et s’est approchée de mon sexe. Puis tes lèvres se sont largement écartées pour enfin gober mon dard humide et chaud.

Doucement, ton visage allait et venait vers moi, suçant ce mets auquel tu pensais depuis des semaines. Une de tes mains caressait mes fesses pendant que l’autre soupesait mes bourses, lourdes, riches d’un plaisir bouillant qui ne demandait qu’à sortir. Là j'ai vu le soleil traverser la pièce, j'ai entendu des instruments d'outre-ciel, je me suis senti décoller et ensevelir en même temps dans un nuage de coton. J'étais traversé par un cohorte d'harfangs des neiges qui volaient dans l'intimité de la chambre, volant dans un ciel aux parfums de café... J'ai vu tout ça. J'ai senti tout ça. Je n'avais plus de jambes, plus de tête. J'étais un sexe. Tu étais une bouche. Une peau. Une sensualité. Un parfum. Une envie irrésistible. Un biscuit à lécher et à croquer.
Après de longs instants de communion érotique, tu es remontée vers moi, et nous nous sommes regardés. Toi, complètement habillée, de ton pull, de ton jean' clair, de tes converses noires. Et moi, nu comme un ver, vulnérable à souhaits. Seul et nu, comme au sortir du ventre de ma mère. Sans défense comme l'oiseau qui vient de briser sa coquille et qui affronte les premières rudesses de la vie. Maléable, pétrissable, façonnable comme un morceau de pâte à modeler au goût de fruit... Un poupon de porcelaine ou de tissu. Celui que l'on pelote, que l'on malaxe et que l'on touche. J'étais un bibelot, une "chose" cassable, fragile, ô combien vulnérable... Un être humain écorché de ses vêtements pour davantage profiter de tes bras tièdes pansant des plaies imaginaires. J'étais ton objet. A toi, rien que pour toi. Ton jouet. Ton "petit homme" délicat, presque féminin dans tes mains tremblantes d'émotion et de douceur...
Dieu que j’ai aimé goûter cette vulnérabilité ! J’ai aimé que tu sois devant moi, là, plus dominante que moi, tendrement et sensuellement plus forte. Et ce moment ne rimait pas avec une quelconque angoisse… Bien au contraire, j’étais bien. Comme je l’ai rarement été.
De ces instants tu as su créer un délice biscuité, un tea-time intime, élégant et d'une sensualité époustouflante. Une communion douce dans un coton de confiance sans lequel nous n'aurions pas pu prendre du plaisir.....
Et après un long baiser infiniment mouillé de nos salives mélangées, tu m’as pris la main. Tu m’as accompagné vers le lit. Et nous nous sommes allongés ainsi...
21:03 Publié dans ♣ Chauds shows... [3] | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, femme, amour, érotisme, société, beauté




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Commentaires
Ecrit par : L'abricotiere | jeudi, mai 07, 2009
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Ecrit par : Lilly | vendredi, mai 08, 2009
En lisant ton billet je me dis que la distance attise le désir ! C'est déjà ça de pris sur l'ennemi ;-)
bon week end, bisoux
Choupa
Ecrit par : choupa&Choup | vendredi, mai 08, 2009
Profitez à mort de tous ces plaisirs.
Ecrit par : kinia | samedi, mai 09, 2009
Ecrit par : Gicerilla | lundi, mai 11, 2009
Ecrit par : waid | lundi, mai 11, 2009
baisers
Armandie
Ecrit par : armandie | mercredi, mai 13, 2009
Ecrit par : angèle | vendredi, mai 15, 2009
Je pencherais plutôt en faveur de la seconde option !
Quoiqu'il en soit, elle ... s'est bien penchée sur le bon sujet ;)
Ecrit par : Philo | dimanche, mai 17, 2009
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