samedi, février 28, 2009

Edifiant !

mercredi, février 25, 2009

Le grand écart

Il est parfois difficile de tirer des enseignements simples de choses qui pourtant le sont en apparence… Bon, après une telle phrase dont je ne suis pas certain moi-même d'avoir saisi tout le sens, je vous livre les résultats du dernier sondage, dans lequel je vous demandais ce que vous pensiez des textes érotico-sensuels de ce blog.

 

Voici vos votes :

 

28% : Ça me fait frissonner

23% : C’est quand qu’il m’invite à dîner ?

21% : Il pourrait aller plus loin

20% : Ça me gonfle

8%   : C’est limite « mauvais goût »

 

Je vais essayer de répondre à chaque type de vote :

 

Pour les majoritaires, sachez que si mes textes vous font frissonner, et bien vous me faites vraiment plaisir… Je dirais même qu’ils sont faits pour ça…. Alors merci…. Continuez à frissonner. Dites-le. Osez le dire, le crier... Soyez heureuses de frissonner..... Et j'en suis flatté !!

 

Pour celles qui souhaiteraient un dîner avec moi, rien de plus simple ! J’ai déjà invité des surfeuses (blogueuses ou non, d’ailleurs) à dîner, généralement vers Paris, car, à défaut d’y habiter, j’y vais souvent…. Donc en cas d’envie de ce type, mon mail est affiché en gros sur le site, alors contactez-moi et no problémo ! (euh... à ce propos, le 4 mars au soir, je suis seul à Paris et libre pour dîner, et si l'une de vous est dispo, ben qu'elle n'hésite pas !!).

 

Pour celles qui me tentent en disant que je pourrais aller plus loin, je pense que tout naturellement, c’est déjà fait. J’ai conscience de vivre une mutation bloguesque et mon site est en train de déraper vers davantage de plaisir et d’érotisme….

 

Pour les 20% que ça gonfle, ainsi que les 8% qui trouvent que ça frise le mauvais goût (ce qui fait quand même 28% de points de vue plutôt négatifs), je ne peux que vous inviter à ne pas lire trop attentivement les textes qui vous agaceraient, mais à vous concentrer sur ceux plus légers, plus drôles ou plus tragiques… bref sur les moins « sex ».

 

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Quand on prend du recul par rapport à ces votes, on s’aperçoit qu’il est difficile de contenter tout le monde… Je ne peux pas faire le grand écart (euh… rien n’a voir avec une position quelconque, là… ok ?….)entre celles qui me poussent à aller plus loin, et celles qui en sont agacées… Donc, comme je n’ai pas l’intention d’éclater mon bloguinou en deux blogs parallèles (un sage et un qui le serait moins), je vais continuer ainsi… en surfant, de Charybde en Scylla, un coup d’un coté, un coup de l’autre… et en essayant de contenter le maximum d’entre vous. Et surtout en me faisant plaisir. Car je ne sais pas avancer sans plaisir….

 

Merci en tout cas de me lire, vous me faites un plaisir incroyable…. Et quand vos lectures sont complétées par des comms, des mails ou des sms, alors là je suis aux anges….

 

Vous êtes adorables. Et je ne sais pas ce que je ferais sans votre présence…. Une vraie déclaration, non ?….

;-)

 

En attendant, j’ai mis un nouveau sondage en ligne… Alors merci d'aller voter !!!!

Je vous embrasse toutes très fort !

samedi, février 21, 2009

Katia

Elle s’appelait Katia. Nous faisions partie du même club de Théâtre, il y a quelques années, quand j’habitais encore dans le midi. Nous jouions la même pièce, nous avions répété toute l’année aux mêmes heures, mais pourtant, nous ne nous connaissions pas vraiment, car nos partitions théâtrales n’étaient pas en phase, et donc nous ne nous trouvions que très rarement en scène au même moment. Mais le souvenir que j’ai d’elle est pourtant saillant. Inoubliable. Je me souviendrai longtemps de cette soirée de fin juin.

 

Il faisait chaud. Nous arrosions notre quatrième et dernière représentation. Il devait être une ou deux heures du matin, nous avions beaucoup bu, et nous étions toutes et tous, modestes acteurs en herbe, à la recherche d’un peu d’air, allant et venant de la salle de représentation vers le parc à coté. Ca racontait des blagues, ça chantait, ça riait… bref, l’ambiance que chacun peut imaginer… Et c’est à un moment de parfait hasard que je me suis retrouvé face à face avec elle. Avec Katia.

 

Elle avait les joues rouges de chaleur, d’excitation de l’événement, et d’alcool bu. Et la conversation s’est engagée. Simplement. Je n’ai pas compris pourquoi, mais elle m’a dit assez rapidement qu’elle me trouvait un certain charme, bien que je ne sois pas son genre de mec…. Ça commençait bien !

 

Nous nous trouvions près d’un grand arbre, dans le parc, et j’avais l’impression qu’elle commençait à me brancher. Avec la chaleur, le vin, et en étant en face d’elle, je crois bien que ma température intérieure a du prendre quelques degrés d’un coup ! Je matais sans complexe son tee-shirt ample, et je devinais à travers son soutien-gorge une poitrine voluptueuse. Je crois qu’elle aimait bien mon regard déshabilleur et curieux. Puis subitement elle m’a parlé de son mec. Elle avait 30 ans, son copain un peu moins, et l’ambiance n’était visiblement pas folichonne entre eux. Heureusement, le-dit compagnon était déjà rentré chez eux à la fin de la représentation, et elle pouvait se lâcher tranquillement, ce qu’elle ne manqua pas de faire, d’ailleurs…. C’est alors qu’elle me dit avec le plus grand naturel qu’il y avait un gars dans la troupe, Grégory, qui lui plaisait bien et qu’à l’occasion (c’est à dire juste un peu plus tard dans la soirée), elle essaierait de le brancher. Tel que je voyais les événements, le verbe pouvait être pris au sens premier, mais peut-être aussi au sens deuxième du terme….

 

Elle me parla de sa vision très moderne, très décontractée de la société, me demandant si j’avais déjà couché avec un mec… « Pourquoi pas, tu devrais essayer, il faut tenter les choses plutôt que de les imaginer »…. En ça elle avait pleinement raison, à part qu’à l’instant où elle me parlait, j’étais sans ambiguïtés 200% hétéro, lorgnant comme un malade sur sa poitrine généreuse.

 

Et de fil en aiguille, on en est venu à parler sexe. Il faut que je précise, pour celles qui ne sont pas habituées à venir me lire, que j’adore parler de tout avec les filles, sexe y compris…. Parce que j’ai toujours eu la certitude que nous avions la même façon de voir. La même sensibilité…. Mais bon, revenons à notre histoire….

 

Bien sûr, mon sexe résonnait de grosseur au fil de notre conversation libérée, et quelques instants plus tard, je bandais très sérieusement ; mon membre était si dur qu’il était en train de déformer mon jean’. Tout ça était peu discret… D’autant plus que je sentais mon gland sortir doucement de sa gangue, et devenir tout humide, et que, de ma main glissée dans ma poche, j’arrivais à tenir le bout de ma queue à travers le tissu. J’étais bien.

 

« Dommage que je sois pas ton type de mec », lui ai-je rappelé…. Elle se mit à rire de mes propos. A ce moment, je compris que même si je n’avais pas hérité de tous ses canons de la beauté masculine à elle, on pouvait continuer à parler sexe. Librement, et pourquoi pas même « plus, si affinités » ?… Son regard descendit et elle regarda mon pantalon déformé, me demandant simplement avec quoi jouait ma main dans la poche de mon fut, et si, par hasard je n’avais pas une petite envie, là, tout de suite…. Evidemment, cette question me surpris, mais sans vraiment me surprendre non plus... On avait visiblement tous un petit coup dans le nez, alors dans ce genre de situations, on se lâche volontiers…. Et sans complexe…

 

« Viens », me dit-elle…. Elle m’attira de l’autre coté du parc municipal, à l’abri de tous les regards, mais avec suffisamment d’astuce pour que, de là où nous étions, elle puisse voir nettement l’endroit où était sa prochaine proie. Il continuait à discuter et à rire à gorge déployée avec d’autres amis. « Grégory me fait vachement envie, mais il est occupé à parler avec ses potes. Je vais aller le draguer dès qu’il aura fini. Les minutes présentes, je te les offre. Profites-en si t’es pas con… ».

 

Appuyée contre un arbre, elle souleva son tee-shirt, le jeta a terre, et dégrafa son soutien-gorge, qu’elle abandonna de la même façon. Ses seins étaient voluptueux. Ses bouts était gros, et leurs couleurs sombres. « Tu touches pas, d’accord ? Mais prends du plaisir, si tu veux. Te gêne pas. Moi ça m’excite… ». Elle me dit ça comme ça, sans plus de gêne que si elle me parlait d’une chose banale. Comme si elle me filait une clope ou me conseillait un CD… Mais je ne me suis pas laissé impressionné… et puis j’étais trop excité…. J’imaginais Grégory finir sa conversation avec ses potes, et Katia filer à sa rencontre. Je devais profiter de ces instants. Ils étaient comptés.

 

Sans honte (mais il faut dire que le vin rosé qui avait coulé à flots juste avant avait bien contribué à ma décontraction), je défis ma ceinture, ainsi que mon pantalon que je laissai tomber à terre. Puis ce fut le tour de mon boxer. Mon sexe rebondit comme un ressort libéré de toute contrainte. Elle le regarda, et je vis dans ses yeux qu’elle n’y était pas indifférente.

 

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« Masturbe-toi », finit-elle par articuler. C’était presqu’un ordre, mais il n’en fallait pas tant pour que je me mette immédiatement à l’ouvrage en quête du plaisir suprême… Je saisis alors mon membre, et commençai à me toucher. Le parc, de ce coté, était désert. La nouvelle lune augmentait encore davantage la noirceur ambiante. Nous n’étions éclairés que par un candélabre, planté plus loin, au dessus d’un banc vide. Les seuls bruits que nous percevions étaient ceux des quelques acteurs du dimanche qui riaient. Mais aucun ne semblait venir vers nous. Son regard n’arrêtait pas d’aller et venir entre Grégory, toujours en pleine discussion de l’autre coté du parc, et mon sexe dressé devant elle. Elle avait l’air de s’être prise dans un tourbillon de vice dans lequel elle prenait déjà un plaisir croissant évident. Elle soupesait ses seins, se tenait les bouts, les pinçait, les faisait bouger, pendant que moi, respectant son interdiction de la toucher, je me contentais de me caresser sans honte, en toute liberté. Mon sexe était fier, dur, décalotté, brillant de désir. Epais et chaud.

 

Quelques secondes après, des rires plus soutenus nous indiquèrent que le groupe de Grégory était en train de se scinder et que le mâle ainsi convoité se retrouvait seul. Katia m’avait prévenu : elle irait le rejoindre dès qu’il serait disponible. Non, pas déjà… pas maintenant… c’est trop tôt… Sans plus de solennité, elle ramassa son soutien-gorge, le remit ainsi que son tee-shirt.

 

« Il faut que j’y aille, maintenant »… me confirma-t-elle, alors que j’avais le sexe raide comme de la pierre, la main autour… Je n’avais pas encore joui, et pendant quelques secondes, mes yeux suppliant lui demandèrent de ne pas me laisser comme ça.

 

Elle hésita un court instant, se demandant si elle allait me laisser ou non dans cet état…. Mais sans tarder, pour mon plus grand plaisir, elle se rapprocha tout près de moi, se mit à genoux, prit mon sexe dans sa main, leva les yeux vers moi et me dit « Tu préviens, ok ? »… Puis elle mélangea avec beaucoup d’excitation la fellation et la masturbation…. Quelques secondes chaudes, humides, d’une densité exceptionnelle. Des instants si inouïs que l’on se demande si ils ont existé où s’ils n’ont été que des phantasmes cristallisés dans une pseudo-réalité, sous l’effet du vin. Comme un mirage… Mais la réalité était bien celle-là. A force de douceur et d’énergie, je sentis venir le plaisir suprême tant souhaité, l’instant où le nord et le sud se rejoignent, l’instant où les fusées du feu d’artifice explosent dans leur ultime bouquet final…

 

Je sentis les picotements m’envahir, mon ventre brûler sous la braise de ses mains et de sa bouche. Ma tête exploser… J’eus juste le temps de la prévenir, simplement d’une plainte d’animal blessé, afin qu’elle puisse d’écarter. Laissant ainsi un jet puissant gicler et éclater comme un rayon laser contre un bosquet.

 

Encore sous le choc du bien-être qu’elle m’avait apporté, je me suis appuyé, tout haletant, de tout le poids de mon dos, à l’arbre juste derrière moi. Reprenant mes esprits, en tournant mon regard vers la gauche, je la vis traverser au pas de course le parc en direction de celui qu’elle voulait pour le reste de la soirée, le hélant pour ne pas qu’il se mêle à d’autres groupes.

 

Pendant que je me rhabillais, je les vis au loin entrer tous les deux dans la salle de spectacle désertée de la plupart des acteurs amateurs qui étaient déjà repartis. Peut-être pour y boire un dernier verre… ou directement passer au « plus, si affinités ».

 

C’est en les voyant disparaître à l’intérieur de la salle que j’ai réalisé que, dans sa course vers le désir, elle n’avait même pas pris le temps d’une poignée de secondes pour se retourner une dernière fois vers moi…

mercredi, février 18, 2009

Sorrow

Je suis fatigué de marcher dans la boue, dans cette terre humide qui me colle aux pieds. Je suis désespéré de devoir avancer sans toi, sans pouvoir tenir ta petite main qui me rassure tant...

 

Pourtant, tu sais, tu es présente tous les jours à mes cotés. Ton tableau, celui que tu m'as offert en mai, accompagne et adoucit mes longues journées de travail dans mon bureau. Je le regarde tous les jours. Je le regarde en pensant à cette journée incroyable passée ensemble… Et la période actuelle réveille en moi le souvenir de nos premiers contacts… De nos premiers échanges… l’année dernière. Quand nous étions si proches….

 

La vibration de mon téléphone portable illumine à chaque fois de mille feux son fond d’écran : la photo qui illustrait ton blog secret….. Ce site dont tu m'avais donné une clef, et qui s'est évanoui en même temps que toi...

 

Les cadeaux que je t'ai ramenés de mes différents périples, je les garde précieusement, et ne m'en séparerai que pour mieux te les donner. Et si je ne te revois jamais, et bien je les conserverai encore plus longtemps, jusqu'à, s'il le faut, me faire enterrer avec, comme c'était d'usage aux temps lointains des pharaons.

 

Je ne crois pas en ces Dieux auxquels je pourrais me raccrocher, mais je suis prêt à me convertir à ta religion, juste pour te retrouver dans tes moments de prières, et tenter d'exaucer tes voeux les plus fous. Je veux avoir mal aux genoux de prier...

 

Je suis épuisé de pleurer. Je ne sais pas quelles sortes de larmes il faudrait que je verse pour que tu me reviennes, même si c'est de loin. Même si ce n'est que de très loin. Mais pour toi je n'ai pas peur de tenter toutes les formules chimiques et parfumer mes pleurs aux senteurs que tu préfères. Des plus acides aux plus douces. Aux plus sucrées. Ou aux plus fleuries.... comme ton parfum...

 

Je n'ai rien oublié, tu sais. Et je n'oublierai rien. Ni l'odeur de ta peau, ni la douceur de tes yeux, ni la tendresse de ton sourire, ni tes mains près de moi. Ni ta voix, entre miel et soleil....

 

Et là, seul, sans toi, je me sens perdu, comme un animal au milieu d’une forêt hostile.

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Tu es celle qui m'a tendu la main au moment où j'en avais le plus besoin. Lorsque j'étais au bord du précipice. Tu es ma boussole. Et même si je dois passer des années d’épreuve et de patience à ta recherche, je suis prêt à déblayer tous les hectares de ma forêt de solitude, à la seule force de mes petites mains d'homme s'il le faut. Rien que pour te retrouver.


Parce que tu me manques.

 

 


Découvrez Mort Shuman!

samedi, février 14, 2009

Quantum of solace

La lame du couteau est entrée toute seule. Sans forcer. Doucement et sans heurt. Sans obstacle, comme dans une motte de beurre. Le cube, pas plus imposant qu’un gros dé de jeu, s’est détaché tout seul. J’ai plongé la pointe du couteau en son cœur pour m’en saisir. Tu étais à coté de moi. Tout contre moi. La question était de savoir qui aurait le privilège de prendre en premier en bouche ce petit morceau de fromage souple, odoriférant et aux arêtes encore saillantes.

 

Le jeu a commencé. Un jeu sans round, sans gagnant ni perdant. Juste le jeu de l’excitation, et du plaisir à donner à l’autre. Le jeu du partage intégral. D'un sourire, tu m’as demandé de commencer. La pointe du couteau s’est alors rapprochée de ta bouche. Avec douceur. Ta bouche s’est ouverte, dégageant tes dents comme la herse d’un château-fort qui s’est refermée avec calme sur ce morceau de fromage souple ainsi emprisonné sur la langue.

 

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La chaleur de sa prison a peu à peu érodé ses arêtes qui, de saillantes, sont devenues arrondies. Le cube a glissé sur ta langue. En te regardant, j’imaginais le mouvement calme du Beaufort, contre ton palais, puis vers le devant, puis vers l’arrière, tout près de ta gorge, là où c’est encore plus chaud… Puis après quelques instants, ta bouche s’est entrouverte. Ton haleine embaumait les saveurs laiteuses, salées et authentiques qu’elle lui avait volées. Du bout de ta langue, le petit prisonnier est ressorti de ta bouche comme s’il se présentait au bout d’un pont-levis. Il avait fondu, mais ses formes d’origines étaient encore présentes.

 

Ma langue s’est rapprochée de la tienne, pour prendre le relais, récupérer ma pitance comme un oisillon le ferait auprès du bec de sa mère. Mais en plus du simple cube, j’ai aussi pris un plaisir indicible à gober ta salive abondante, chaude, parfumée, excitée de ce passage de relais. Puis ma bouche s’est à son tour refermée. Je t’ai regardée. Nous n’avons pas échangé un seul mot. Ma salive s’est mélangée à la tienne, et j’ai pressé les odeurs du petit morceau en le serrant entre ma langue et mon palais. Mais je ne voulais pas tarder à te le redonner. Je voulais qu’il devienne notre jouet, à toi et à moi.

 

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Alors dans une communion incroyablement sensuelle, nous nous sommes enserrés, nos bras autour de nos cous. Nos bouches ont fusionné, nos langues se sont mariées, et le morceau de Beaufort déjà épuisé de ses précédents voyages s’est retrouvé coincé dans l’immense grotte construite de nos deux bouches amoureusement collées. Il a ainsi vécu ses derniers instants entre toi et moi, tombant de l’un à l’autre, secoué de toutes part, nageant dans nos salives mélangées, pris dans le tourbillon effréné des mouvements de nos langues, sans aucun respect des lois de la pesanteur, ce qui aurait perturbé Newton lui-même…. Petit à petit, dans un hallali imminent, il est devenu rond, petite bille de plaisir, petite bulle de bien-être, puis petit bout de pâte à peine perceptible.

 

Mais il a laissé contre les parois de nos bouches, sur nos langues affamées, et dans nos souffles les mêmes odeurs de paille, les mêmes traces de sel. Les mêmes relents du sable quand la mer se retire au soleil déclinant. Les senteurs de la campagne, de la pâte crue, chauffée, fondante et intime, la force puissante d'un parfum mâle et femelle, abrupt, rude, rèche comme la bure et doux comme le lait. Sirupeux comme la texture fruitée du beurre qui capitule devant son propre déclin... Repas doucement érotique d'amoureux en tête-à-tête. Raclette de bouche à bouche, dans l'ambiance du chalet de nos lèvres communiantes, tout orné du bois rustique des Alpes et chauffé à la cheminée de nos corps et par la braise en fusion de nos lèvres coupables...

 

Puis dans un dernier râle, il s’est totalement abandonné, millimètre invisible, absorbé et fondu dans une étreinte d’amour qu’il aura teinté d’authenticité et d’excitation.

 

En laissant révéler les traces interdites de notre folle passion.

 

 


Découvrez Francis Cabrel!

mardi, février 10, 2009

Fan de glace

Le temps n’est pas au soleil, mais c’est d’une glace toute particulière dont j’ai envie ce matin. Celle dont tu m’as déjà fait goûter certains de ses arômes, dans la chambre de notre amour interdit de janvier…. Une glace aux parfums magiques et chocolatés, qui sait mélanger avec délectation les senteurs de la perle du matin, au lever, après une nuit passée dans la tiédeur d’une couette, avec celle de la chaleur roussie d’une après-midi délicieusement emprisonnée dans une Converse sans chaussette, à marcher le long des rues…..

 

feetchoco77.jpgCette glace, que j’ai ornée un matin d’un faisceau d’argent, je ne veux pas qu’elle fonde…. Je veux en profiter encore en encore. Encore et toujours. Mêler ma langue entre ses petites cerises parfaitement alignées, goûter du bout de mes lèvres le biscuit un peu plus dur, douce langue de chat, petit beurre breton aux arômes d’un beurre tout à fait particulier dont j'ai envie d'enduire l'intégralité de ton corps…. Des heures de doux plaisir durant lesquelles, nus tous les deux, j'ai envie de t'effleurer, te caresser, masser de mes mains adoucies de cette huile tiède et grasse tes plantes, comme des fleurs que j’aurais trouvées blanches et froides, et que j’aurais teintées de l’orange sucrée, de la couleur de la rose éclatante, ou de la fleur des prairies dans lesquelles j’ai envie de t’imaginer courir, totalement nue comme sur une douce pelouse….

 

Et là, je te réentends miauler de surprise et de bien-être….

 

Feet 03.jpgLa glace dont j’ai envie est un mets délicat, pour un fin connaisseur. Un mets qui se déguste sagement ou moins sagement, c’est au choix du menu, mais dont j'aime me délecter durant des heures, lentement, avec douceur et attention…. C’est un mets pour un homme comme moi, qui n’arrive pas à m’en rassasier, et qui rêve éveillé de passer des heures ainsi à te caresser goulûment, à te chauffer tendrement. La glace dont j’ai envie ne fond pas. Au contraire, plus elle chauffe, plus elle dégage les arômes particuliers et personnels, tendres fragrances d’un fruit exotique ou du rhum, voire du champagne bu, fragrances des fleurs chauffées au soleil de mes mains, fleurs léchées et massées pendant des heures, sans limites, à grand coups de paume et de langue. A grand coup de tendresse et d’attention….

 

A grand coup de bouche dans la chantilly dont je rêve à cet instant de t’enduire, l’étalant partout pour mieux la lécher, parfum sucré-vanillé qui saura relever tes odeurs intimes jusqu’à m’envoûter à l’infini…. Une sauce sucrée et fouétée dont tu sauras faire usage autour d'un cornet sublime, droit et fier, cornet tendre et dur dont tu peux choisir les parfums, cornet à la couleur de la gauffre, à lécher copieusement, humide, dans une farandole des desserts suprême...
 
Cette glace, j’ai envie de la gober dans une douce passion érotique, et me perdre sans tabou dans la nudité de ton corps. Ouvrir toutes les portes, échanger nos sexes dans une perte d'équilibre complète, dans une forêt de glaces et de plaisirs qui se croisent et qui se touchent.....
 
Et puis aujourd'hui, tiens, oui, aujourd'hui je peux te le dire haut et fort : oui, j'ai envie de te faire l'amour. Là, de suite.... Viens... Viens et donne-toi à moi.... Viens.... Tu reconnais ton pied ? Alors viens le prendre avec moi.... Je t'attends au rendez-vous prochain : encore un petit peu de patience. Tu ne seras pas déçue...
 

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samedi, février 07, 2009

Ambiance de la semaine

On a tous nos blessures d'enfance... On vit avec, mais parfois le hasard des années dessine des nombres tous ronds comme pour fêter avec un cynisme particulier la tristesse et les maux profonds. Mais il n'y a pas de fêtes. Il n'y a que le souvenir. Et l'amour qui perdure malgré l'absence...

Le changement de dizaine, justement, ne change rien. Le manque, le vide sont toujours là.

On a tous nos blessures d'enfance. La mienne s'est cristallisée dans une grande émotivité et une sensibilité parfois étrange.

On a tous nos blessures d'enfance. La mienne rime avec de la tôle froissée, avec un coup de fil à 3 heures du matin.... Avec une adolescence meurtrie. Avec une adolescence que l'on m'a volée. Avec un place vide à table, et dans mon coeur une place prise depuis 30 ans par ce frère qui me manque toujours autant. Quelque soit la date sur le calendrier.

Les plaies sont toujours là. Je les respire tous les jours.... et toutes les nuits....

Alors en attendant, pour me remonter le moral, j'écoute Brel...

Mais ça va aller, don't worry... je vais m'en remettre.... rapidement... enfin j'espère....


Découvrez Jacques Brel!

mercredi, février 04, 2009

Sein du jour...

C'est aujourd’hui que tous les Saints sont en fête !

Je les entends même jouir : ils hurlent à tue-tête,

Alors que ton antique aïeule, qui a voilé le Christ

S'est perdue dans les arcanes de l’Histoire, si loin !…

 

Je préfère penser ton nom comme un rêve fétichiste,

Tel un frôlement, soyeux comme le tissu d'une main…

Alors pour ta fête, que faire, que chanter, que boire ?

T'espérer avec du champagne, loin de ton boudoir…

 

Les vallées de ton dos, qu'une main puisse les skier :

Les vertes... et aussi les rouges, si tu valides le forfait.

Tes dessous de pieds, sinueux chemins de campagne,

 

Qu'ils soient huilés des heures par une douce poigne….

Je te souhaite une fête autour d’un verre, d’une bougie

Qui peut-être éclairera un regard, une odeur. Une envie…

 

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dimanche, février 01, 2009

Sophie Marceau

Incontournable...

Et elle est encore plus craquante à 40 ans qu'à 20...

Le plus dur, dans cette note, a été de faire un choix dans les photos...

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