mercredi, janvier 28, 2009
Dernier éveil - deuxième partie
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Mes mains me font mal. Elles semblent, à leur tour, se réveiller ; et je ressens à cet endroit comme un feu brûlant me dévorer. Pourquoi cette douleur est-elle constante à ces endroits précis, même quand la femme n’y jette pas ses chaussures aux semelles si pointues ?… Il m’a fallu un grand effort pour tenter de regarder dans leurs directions. Et c’est là que j’ai vu qu’elles étaient ensanglantées. Toutes les deux.
Et là, j’ai compris : Je suis le Christ.

Je suis le Christ, non pas dans sa foi, ni dans sa bonté, ni dans sa croyance. Mais je suis le Christ, dans sa souffrance, crucifié et mourant, cloué sur une croix de bois, dure et froide, devant un monde qui continue à vivre et à danser.
Je suis le Christ humilié.
A cet instant de prise de conscience, la musique s’est soudainement arrêtée. Brutalement. Sans prévenir.
Tous les hommes se sont figés instantanément, comme paralysés en l’air, en lévitation à quelques centimètres au-dessus de moi.
Et la femme, comme dans un film au ralenti, s’est baissée vers moi, c’est à dire vers le tapis, vers la carpette sur laquelle elle a dansé pendant des heures. Elle s’est accroupie, ses talons comme des épées sur mon ventre déjà rouge de plaies, l'abîmant encore davantage par son poids immobile ; mon ventre est à deux doigts de se perforer sous ses aiguilles.
Et j’ai reconnu ce visage. C’était celui de celle que j’avais tant aimée, un soir d’été sur une plage de Normandie. Ce visage qui m’avait tant manqué et qui, aujourd’hui, me faisait tant souffrir…
Le visage de l’Amour. Celui de la vie et de l’espoir.
Le seul. L’unique.
Mais ce visage était le sien sans être celui dont le portrait tapissait l'intégralité de mon coeur : à la place du regard doux et chaud, brillaient des yeux banals, verts et durs. A la place du sourire d’ange, un air convenu, sans cœur. Froid et sévère. Un sourire glacial.
Non, ce n’est pas elle, c’est impossible… Et pourtant…
J’avais l’impression d’être acculé comme un taureau dans une arène. Comme un animal blessé, humilié.

Alors, toujours comme dans un film au ralenti, elle a glissé sa main sous mon pagne, à la recherche d'un sexe qui, à cet instant de douleur et de panique, était quasiment inexistant. Ne trouvant qu’un petit bout de chair insignifiant, elle s’est lâchée d’un immense éclat de rire qui montrait toute sa jouissance face à mon humiliation poussée à son paroxysme.
Puis elle a sorti sa langue et s’est léché avec une scandaleuse sensualité le pourtour de sa bouche.

D’un air sévère, elle s’est redressée, posant un de ses talons sur mon sternum, au niveau exact de mon cœur. Serrant les dents, monopolisant toutes ses forces pour une mise à mort qui la ferait jouir, elle m’a fait comprendre d’un sourire que la comédie était terminée.
Comme un cloporte, comme une fourmi, comme un insecte nuisible, elle allait m’éliminer. Me supprimer comme une blatte. Et quand elle aura dégusté son geste, surexcitée par celui-ci, elle pourra se redresser et reprendre enfin sa danse, avec tous ces hommes laissés quelques minutes en jachère de sexe.
Nous nous sommes regardés. Ma bouche a commencé à s’ouvrir. Avant qu’elle n’appuie de tout son poids sur son talon, j’ai voulu lui dire une dernière chose. Une toute dernière.
Mes lèvres ont commencé à murmurer : « Je t’aim... », mais l’a-t-elle entendu ? En tout cas, elle ne m’a pas laissé finir. Et là, c’est moi qui n’ai plus rien entendu, à part mon cœur qui, dans un dernier râle, dans un dernier sursaut de lumière, s’est mis à battre un ultime instant comme un fou, à l’image de l’écho lourd et profond du glas des églises.

Et puis…
Et puis… plus rien...
09:42 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, amitié, tendresse, société, solitude, journal intime
dimanche, janvier 25, 2009
Dernier éveil - première partie
Je viens de me réveiller comme d’un grand somme. Je suis allongé, mais sans savoir où je suis. Pour tout dire, je me souviens à peine de mon nom… Impossible de reconnaître la pièce dans laquelle je me trouve. Ni la ville. Ni même l'époque.
Je ne suis rien. Rien, au milieu de nulle part.
La seule chose dont je sois sûr, c’est que je suis plein de courbatures, que j'ai mal partout, et que le sol est dur. Dur comme du vieux bois ou de la pierre froide.
Ce n’est que quelques minutes après que j’ai commencé à entendre la musique. Une musique festive, légère et gaie, à laquelle ont succédé des rafales de rires d’hommes et de femmes.
J'ai du mal à voir. Mes yeux s'éveillent à leur tour. Peu à peu. Pour l'instant, je ne vois qu'un brouillard à travers lequel je distingue des mouvements furtifs et indéfinissables.
Je ne sais pas comment j’ai fait pour en arriver là. Impossible de me souvenir de quoi que ce soit. Comme si je ressortais d’un coma profond, lourd de plusieurs siècles. Mais enfin d’où viennent toutes ces courbatures ? En plus, il y a des parties de mon corps que j’ai du mal à sentir… Et même à voir, car, tout allongé que je suis, je ne peux même pas relever suffisamment la tête pour voir ne serait-ce que mes mains ou mes pieds…
Et j'ai commencé à ressentir des coups de poignard portés sur mon corps. Et de plus en plus fort. Sur mon buste, sur mon visage, sur mon être tout entier. Des coups piquants, incessants et épars, de plus en plus présents. Comme des coups de tournevis qui pénétreraient dans ma chair. Mes sensations s’éveillant, j'ai de plus en plus mal ; et je ne sais pas d’où cela vient.
Puis la musique s’est faite plus nette. Les rires aussi. Des silhouettes sont peu à peu apparues juste au-dessus de moi. Il y a beaucoup de mouvements. Les gens bougent au son d’une musique dont je ne reconnais pas le style, mais qui plaît à mes hôtes…. Je repère tous ces pieds d’hommes qui semblent voler à quelques centimètres au-dessus de mon visage et au-dessus de mon corps, en m'effleurant, sans me toucher. Je vois tout par le dessous : j’ai l’impression d’être transformé en une sorte de tapis, un tapis au-dessus duquel des gens dansent…
Je vois de plus en plus nettement les formes, au-dessus de moi : comme dans un nuage vaporeux, je vois par le dessous une pièce enfumée. Des hommes dansent en volant à fleur de moi. Je ressens aussi de plus en plus fort et douloureusement ces coups indéfinissables. Et de partout. Mais je ne sais toujours pas d'où ils proviennent.
Dieu que j’ai mal…
Je ne comprends rien… Je suis abasourdi. Douloureusement abasourdi.
Mais je n'ai pas mis beaucoup de temps à comprendre à quoi étaient dus ces coups de poignard qui me blessaient : Autant les semelles de tous les hommes qui valsaient ne me touchaient pas, autant l’unique femme, elle, me piétinait réellement, avec des chaussures à talons aiguisés. Et à chaque pas qu’elle faisait, c’était ma peau qu’elle meurtrissait. Ses talons fins provoquaient des chocs sanguinolents sur ma peau à chaque mouvement. Et comme la femme dansait de façon effrénée, à chaque fois ses talons, en se reposant sur moi, rayaient ma peau, la pinçaient, la bleuissaient, la trouaient : Je suis, pour elle, une carpette, comme une peau d’ours dans une chambre bourgeoise, pour laquelle on ne porte plus aucun intérêt. Et que l'on peut piétiner allègrement.
Pourquoi ce châtiment ? Pourquoi cette torture ?
La danse s’est emballée. Elle est devenue maintenant une valse folle autour d’une femme et de plusieurs hommes. Et des hommes, il y en a de plus en plus. Cinq, puis dix. Puis quinze. Ils se pressent juste au-dessus de moi et se rapprochent d’elle. Et elle, elle se rapproche d’eux. Elle a l’air d’aimer ça puisque dans ma tête résonnent des éclats de rire qui cognent comme ces gongs que l’on entend autour des rings de boxe, dans la fumée des cigares virils et de la sueur fétide.
Et maintenant, je vois qu’elle soulève sa légère tenue de soie, montrant à qui le veut son sexe nu, et ses fesses que je vois par dessous…

Et les hommes la touchent. Et les hommes la caressent. Et moi, simple carpette immobile, je regarde ce tableau par dessous, ressentant de plus en plus fort les coups de ses talons féminins sur mon corps ensanglanté. J’ai mal. Il faut que çà s’arrête, mais je ne peux presque pas bouger… Je n’ai même pas la force d’ouvrir la bouche pour la supplier d’arrêter… Dans un effort surhumain pour relever ma tête, j’ai pu constater que je ne portais qu’un simple pagne ridicule qui ne couvrait que mon intimité. Un tissu dérisoire. Rien d'autre. J’ai les jambes nues, droites et tendues ; je ne peux pas les bouger, et çà, je ne sais pas pourquoi… J’ai les bras tendus, perpendiculaires à mon buste… Et j’ai mal... De plus en plus. Quand je regarde vers le ciel, je vois cette femme se frotter avec tous ces hommes. Je vois des doigts d’homme pénétrer dans son sexe sous son déshabillé de soie.
Chacun son tour. A tour de rôle. En plus d'être une carpette que l'on se plaît à torturer, je suis devenu une piste de danse... et de débauche.

Et plus le tableau devient sexuel, plus elle me piétine fort. Je suis maculé d'innombrables blessures desquelles jaillissent des flots de sang.
Plus çà va, plus çà rit, plus çà chante, et plus mes blessures sont larges et profondes. Et plus j’ai mal. Et plus les hommes se défoulent devant elle. Elle se laisse caresser par tous dans une jouissance qui la fait chanter et hurler de joie. Ses éclats de voix résonnent dans ma tête. Les hommes passent, entrent et sortent dans cette pièce. Il y a des hommes virils, des androgynes. Peu importe : ils ont toujours une place contre elle, sur elle,… dans elle.
Certains d’entre eux se mettent à lui lécher les seins ; d’autres commencent à se masturber en la regardant, dans un délire d’humiliation que tous m’infligent, et qu’il m’est difficile de retranscrire avec des mots.
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11:56 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, amitié, tendresse, société, solitude, journal intime
mercredi, janvier 21, 2009
Sperme
Je me suis mise dans la position qu’il aime le plus. J’ai posé mes genoux et mes coudes sur le lit. Et je le laisse faire sa petite affaire. Je le sens me pénétrer de plus en plus fort. De plus en plus violemment. Je l’imagine les yeux mi-clos, dans la splendeur de sa virilité, comme chevauchant un animal fou dans un rodéo. Mais je ne suis pas un animal...
J'ai la tête baissée. Le front collé contre l'oreiller.
Avant, il aurait pris le temps de me caresser les seins. Ma belle poitrine bouge sous les assauts de son sexe, mes tétons frôlant le drap à chaque passage, suivant la cadence de ses reins. Oui, ce frottement masturbatoire m’excite. Mais pas ses à-coups.
Avant, il aurait pris le temps de m’embrasser, de me caresser les fesses, de faire courir ses doigts partout, même là où la décence en rougirait….

Je le sens dans sa grande masculinité, entrer et sortir de mon vagin. Il met de plus en plus d’énergie à l’ouvrage, mais je ne ressens plus rien d'agréable. La lassitude a cassé la passion, l’habitude à enlevé le sel de nos ébats…. Il n’a pas l’air de s’en rendre compte. Je ne suis qu’un garage à sa bite, une outre dans laquelle, dans quelques minutes, son sperme chaud se déversera dans un hurlement animal….
Il bouge de plus en plus. On dirait un chien sur une chienne. Ses assauts sont comme des coups de béliers. Comme ces coups que les envahisseurs du moyen-âge donnaient aux portes pour rentrer dans les maisons qu’ils voulaient piller, après avoir violé les femmes, égorgé les hommes et effrayé les enfants...
Alors je ferme les yeux, et je pense…. Je pense que je suis avec toi. Je pense que c’est toi qui es au-dessus de moi. Je pense que c’est toi qui me montes en levrette, après des heures et des heures de caresses… Après des heures et des heures de chuchotements, de confidences. Après mille instants de tendresse, de caresses, de massage… Après tes préliminaires qui me manquent tant… Sa violence a fait cogner ma tête contre le montant du lit… mais je m'en fiche... C’est toi qui me pénètre… Oui, j’ai envie que ce soit toi….
Oui, viens, j’ai envie de sentir mon ventre se réchauffer de ton plaisir…
Viens, viens te libérer…
Oui, j'attends que tu libères ton sperme chaud et qu'il glisse dans mon corps. Il est bientôt là. Et c’est le tien que j'attends. Oui, le tien, agréable, doux, sirupeux… Je l’aime ton sperme….
Mon ventre est brûlant de ta pensée.
J’entends un cri de bête au-dessus de moi… Je l'entends comme s'il sortait d'un film dans lequel je jouerais, passive. Dans laquelle je ne serais qu'une figurante.
Je suis ailleurs....
Je suis avec toi, chéri...
Je pense à toi. A ta douceur…
Je pense tellement à toi que je veux que le liquide qui passe dans mon corps, à cette seconde, ne soit pas celui d'une brute, mais le tien, amour...
Mon ventre se réchauffe de l'intérieur...
Je suis tellement avec toi que je sens le plaisir interdit qui approche, comme un cavalier blanc qui aurait tes traits... Et ta douceur.
Le plaisir… Il arrive… il est là… Je sens déjà les flammes me caresser la peau, de la tête aux pieds. Mes lèvres alterner le sec et l’humide, les picotements prendre possession de mes jambes, et le décollage imminent en quête de la toison d’or…. Vers les cylindres, et au-delà des parallèles…. Mes seins vont éclater de bonheur... Je le sens... Ca approche...
Oui, je jouis. Je décolle, je ne suis plus sur terre. Je ne ressens plus rien, si ce n’est, dans ma pensée, la caresse de ta main, ta langue sur ma peau, tes doigts qui me pincent doucement les seins…..
J’arrive. Je suis là…
Viens….
Je t’attends…
Enfin… le plaisir… enfin…..
………
………
Là......
00:05 Publié dans ♣ Chauds shows... [2] | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, amour, adultère, solitude, société, affection, mélancolie
samedi, janvier 17, 2009
Abd al malik
16:31 Publié dans ♣ Idem, et Ibid aime [2] | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chanson, chanson française, société, racisme, paix, amitié, abd al malik
mardi, janvier 13, 2009
Trench / 2
Je dois vous l’avouer… je vous ai menti…
La note Trench, de la semaine dernière, présentait une anomalie : elle était écrite au passé, alors qu’elle n’avait pas encore eu lieu…. J’avais volontairement choisi ce temps parce qu'il rime avec la mélancolie, avec la nostalgie. Avec le départ…
Mais depuis hier, les choses ont changé. J’ai vécu "Trench". Lundi 12 janvier….
« J’y suis… Chambre 7 »…
C’est après avoir lu ce sms que j’ai traversé la place de la gare, direction l’hôtel….

Je ressens encore l’impression des premières secondes, quand j’ai ouvert la porte. Tu me tournais le dos, face à la fenêtre.
Je me suis approché, dans le silence d'une émotion insoutenable.
Je t’ai touchée.
Tu t’es cambrée de surprise et nous nous sommes caressés.
Embrassés.
Enfin nous nous sommes vus pour la première fois.
Et puis… et puis….
J’ai soulevé ta jupe, sentant le haut des longues bottes, tes bas, ton string juste sous ta jupe….. Tes petites fesses déjà presque totalement dénudées…
Il me semble qu’en ce moment je touche toujours la soie des grains de ta peau douce.. Il me semble encore sentir ta langue contre la mienne.
Je me revois massant ton corps de l’huile que tu avais amenée. Une huile qui t’a fait luire comme une déesse antique. Un baume gras, qui après des centaines de passage, a su pénétrer ta peau. Goutte après goutte, passage après passage, pendant des heures…. Mes mains glissaient sur ton dos, sur tes épaules, tes bras, tes mains, et tes reins, complétant le passage de ma langue gourmande sur ton corps chaud. Puis sur ton ventre, brillant sous sa chaleur intérieure… Massage de douceur, gorgé de sensualité et d’érotisme, sur toutes les zones de ton corps, jusqu’à tes pieds que j’ai égrenés orteil après orteil…. L’un après l’autre. Alternance excitante du massage et du léchage. Pour ton plus grand plaisir…
Dans nos bouches passaient les parfums cacaotés des friandises, qui, à force de jongler de toi en moi se dénudaient jusqu’à laisser apparaître la petite noisette que nous avons croquée de nos dents qui mêlaient le sourire à l’excitation de l’interdit…
Senteurs et câlins. Les peaux contre les peaux, le sexe contre le sexe, les mains dans les mains, la bouche contre la bouche…. Et toutes les combinaisons possibles…
Et les mille confidences douces chuchotées à l’oreille, entre deux fontaines de ce champagne qui coulait de ton dos à tes reins, et que j'ai lapé à l'aube de tes fesses...
Après avoir passé 7 heures dans cette chambre en ta compagnie, j’ai du mal à trouver mes mots. Toutes mes émotions sont encore mêlées, comme nos corps, nos bras, nos jambes l’ont été...
J’étais bien….
Il y aura d'autres 12 janvier. Il suffit de regarder le calendrier. Cette date se cache sous d’autres. Il suffit de les débusquer… avec de l’imagination et un peu d’organisation…
Mais là comme je pense aussi à mes blogueuses préférées ou à mes visiteuses anonymes : j’ai pris quelques clichés…. L'heure n'était pas au reportage journalistique... mais je ne vous ai pas oubliées pour autant (avec l'accord de mademoiselle, bien sûr). Bon, c’est pas forcément à mettre sous tous les yeux… Donc si vous cliquez et que vous êtes "choking", et ben ne vous plaignez pas !! Vous avez été prévenues ! Un penchant pour l’exhib ? Euh… un peu, oui. Plutôt même carrément, oui… Mais c’est pas nouveau, ça…
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08:33 Publié dans ♣ Chauds shows... [2] | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, amour, adultère, solitude, société, affection, mélancolie
samedi, janvier 10, 2009
Cocktail
C’est la galette des rois à l'entreprise "Dujnou", et Ludwig Babeux a été nommé depuis trois mois à de hautes fonctions managériales de manager (prononcez « manager’’ », à l’anglaise, sinon ça fait tarte). Il se ballade, fier comme un paon à deux balles, un verre de mousseux à la main (restrictions budgétaires obligent, le bon vieux champagne, c'est fini...). La cravate froissée, la chemise fannée, le pantalon usé, il se prend pour le roi du monde ; il passe et repasse parmi ses sujets qu’il a réunis dans la salle polyvalente pour leur souhaiter les super-traditionnels vœux de bonne et heureuse année pour l’année nouvelle qui vient de commencer.
Après avoir gavé toute l'assemblée d'un discours tiède et bateau de chez petit-bateau (Rrrr... pschiiiiii... Rrrrr... pschiiii... Rrrr.... pschiiii), quelques scènes Babesques piquées au hasard…
- Oh bonjour… euh, André, c’est ça ?
- Non, monsieur le Directeur. C’est Jean-Louis !
- Jean-Louis, bien sûr, mais notez que j’étais pas loin !
- ……. Euh… bien sûr, monsieur. Alors bonne année à vous, monsieur le Directeur !
- Bonne année, mon petit Jean-Luc…

- [Putain la nana dans le fond, elle a de ses nibards !!! Je vais aller lui dire bonjour…. Mmmm]... Bonjour mademoiselle, comment allez-vous ? Vous êtes très... charmante, vous savez…
- Oh….. vous me faites rougir, monsieur le Directeur… Bonne année à vous….
- A vous aussi mademoiselle…. Portez les vous bien ! Euh… je mets en place un annuaire de l’équipe pour que nous nous connaissions mieux…Je crois beaucoup en la valeur du collectif pour atteindre des objectifs ambitieux…. Et je souhaiterais connaître les numéros des portables de toute mon équipe… Il faudra que vous me donniez le vôtre ! [en fait, c'est juste le tien que je veux, ma cocotte, parce que tu me plaît... le collectif, je m'en bats les c...]
- Oh monsieur le Directeur, je voudrais bien, mais vous avez supprimé les budgets il y a deux mois et je n'ai plus de portable… en cas de besoin je prends celui de mon mari… Vous voulez que je vous le donne ?
- Ah… bon… on verra…. mon assistante vous contactera….
14:01 Publié dans ♣ La famille Babeux | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bonne année, nouvel an, galette, société, travail, homme, politique
mardi, janvier 06, 2009
Trench
J’avais traversé une bonne partie de la France.
Il était 9h37, et le train venait de s’arrêter sur le quai de la gare.
Comme prévu. A l’heure.
J’avais eu le temps, durant ce long périple, de me remémorer nos relations…. Nos relations fulgurantes, fougueuses, vertigineuses… De blog en blog, de blog en comms, de comms en mails, de mails en textos, de textos en photos…. C’est comme si je te connaissais depuis des mois, et pourtant ça ne faisait guère plus de deux semaines…. Oui, c’était de la folie. Une folie comme je les aime. Comme tu les aimes.
Durant le trajet, au cours de ces kilomètres de voie ferrée qui me conduisaient vers toi, j’avais un mal fou à me concentrer. Mon livre, d’ordinaire mon compagnon de voyage, je n’ai pas pu en lire plus de cinq pages. Je n’arrêtais pas de me lever, de me promener de wagon en wagon. Pour rien, comme ça, sans but, pour passer le temps, en rageant que le train n’aille pas encore plus vite !
Et voilà, j’étais là, à 9h37, au rendez-vous.
Inutile de regarder ton mail que j’avais imprimé. A force de le lire, je le connaissais par cœur…. : je savais où aller…
Une fois arrivé dans cette ville inconnue, j’ai traversé la place, comme tu me l’avais indiqué, et j’ai repéré le taxi que tu avais commandé pour moi. En entrant dedans, je me suis présenté, et il m’a amené directement au lieu où tu m’attendais. Autrement dit, chez toi… J’avais les mains humides d’émotion, la bouche sèche d’excitation. Durant les quelques minutes du parcours qui me séparaient du plaisir, je regardais les maisons sans charmes qui défilaient par les fenêtres, et j’arrivais même à les trouver belles.
Au bout d’un quart d’heure, il m’a arrêté devant ta résidence, juste devant le numéro 24. En sortant, je me suis dirigé vers le digicode, et j’ai tapé la série de chiffres que tu m’avais donnée… et comme par miracle, j’ai senti mon ventre s’exciter du vibrato qui avait autorisé l’ouverture de la porte.
Le hall, l’ascenseur,
L’ascenseur, le couloir,
Le couloir, le palier,
Le palier, la porte.
Mon cœur battait comme un fou. Je me suis retrouvé devant la porte. J'ai retenu ma respiration. Comme prévu, tu avais laissé les clefs sous le paillasson, et j’ai pu entrer. J’imagine que c'est le bruit de l'ouverture qui t’a donné le signal de mon arrivée. A l’intérieur, le calme. Le silence. La sérénité. J’en ai profité pour enlever mon pardessus et l’ai jeté sur un fauteuil. Et j'ai soigneusement refermé la porte derrière moi.
L’ambiance qui se dégageait de ces instants était incroyable…. J’étais dans un appartement inconnu, à des centaines de kilomètres de mon lieu habituel. Dans quelques instants, je toucherai une femme, je lui ferai l’amour. Sans jamais l’avoir vue. Sans jamais l’avoir entendue.
J’étais devenu comme un aventurier du plaisir. Un fou qui parcourt une zone interdite, et qui va se régaler d’un amour clandestin, adultère. Excitant. Dans mon costume sombre, je me suis dirigé dans le petit couloir, vers la deuxième porte, comme tu me l'avais indiqué. Elle était fermée. Avec douceur, j’ai abaissé la poignée et je suis rentré dans ta chambre.
Au milieu des lumières tamisées, jaunes douces et orangées pastelles, c’est toi que j’ai vue en premier. Tu étais à l'autre bout de la pièce, et tu me tournais le dos, appuyant tes deux mains sur le mur au fond de cette chambre. Tu tenais le mur comme si tu voulais repousser une obstacle imaginaire ; tes fesses n’en pointaient que davantage vers l’arrière… Mais je voulais prendre mon temps. Me régaler de cet instant comme un gourmet devant un mets sucré-salé, d’une finesse incroyable. Les émotions que j’ai ressenties durant ces secondes étaient nouvelles. Inédites. Et gravées à jamais.
A cet instant, j’avais 18 ans…..

Sur la gauche trônait le lit aux draps blancs. Visiblement, tu l’avais à peine refait après le départ de ton mari, il n’y a peut-être qu’une heure de cela. J’étais doublement excité par cette pensée adultère… J’ai posé ma main sur le drap, comme pour le caresser. Et je t’ai imaginée, avec moi, dans ces draps encore tièdes d'un autre homme. Là où toi et moi nous serons dans quelques minutes ou dans quelques heures…. Le temps, après tout, n’avait plus beaucoup d’importance. Je t’ai vue dans ce lit, en train de communier avec moi. Et moi te drapant dans ce tissu soyeux comme te revêtant d’une aube fine sur ton corps entièrement nu. J’ai voulu t’imaginer allongée sur le ventre, complètement dévêtue. Et moi sur le coté, à genoux près de ton corps, te massant avec érotisme avec un lait frais, une lotion qui pénètre bien dans la peau, pour en dégager du bien-être, un cadeau pour nous deux. J’ai voulu prendre le temps de t’imaginer allongée, nue, mes mains voguant sur ton corps, comme un voilier se laissant aller sur la mer du plaisir….. J’ai voulu m’imaginer te versant quelques gouttes de champagne au milieu de ton dos, et laisser ces gouttes glisser avec une sensualité naturelle jusque dans le creux de tes reins, formant ainsi un tout petit lac où j’irai m’abreuver tout à l’heure, buvant jusqu’à la dernière goutte cet alcool de fête, lapant tout jusqu’à lécher tous les bords de cette coupe naturelle…. La main appuyée sur l'une de tes fesses…
Mais ne hâtons pas le temps… il va déjà bien assez vite tout seul...
Je me suis rapproché de toi. Tout doucement. J’avais envie de te faire languir, de stopper le cours des secondes, des minutes et des siècles. Dans la chambre, tout était calme. Mes pas qui s’enfonçaient dans la moquette ne dérangeaient même pas le silence…. Tu étais toujours immobile, appuyée au mur, et moi j’arrivais, là, juste derrière toi.
Je me suis arrêté à un mètre de toi, pour te contempler. Je ne connaissais même pas ton visage, ni ta voix. Mais tu m’avais envoyé suffisamment de photos pour que je puisse reconstituer ton corps comme un puzzle, à partir de tes fesses, de tes seins, de ton sexe, de ta main… même si je n’avais pas le visage…. Nous ne nous étions jamais vu, ni parlé, mais on se connaissait déjà si bien….
Tu avais de longues bottes noires. Fines et élégantes. Au dessus, je devinais le départ d’un tissu fin et excitant, de soie ou de dentelle… il me faudrait le toucher pour en apprécier la douceur… oui, dans quelques instants. Tu portais tes longs cheveux libérés sur ton dos.
Et tu étais vêtue d’un trench. Un trench sombre qui couvrait ton dos, sur lequel tes cheveux sombres se lâchaient. Un trench qui descendait sous tes fesses…. Il était dégrafé, grand ouvert. A cette seconde, j’aurais voulu être a la place du mur, qui, lui, te matait sans complexe. J’aurais pu voir si tu avais une tenue… J’aurais pu voir si tu étais nue…. Si la dentelle qui remontait de tes cuisses se fondait avec des tenues affriolantes… porte-jarretelle ou shorty…
Il fallait que j’en aie le cœur net…. Alors je me suis approché. J’ai posé mes mains sur tes épaules, dégageant juste ce qu’il fallait le cuir de ton vêtement…. J’ai senti ta peau douce. Infiniment douce. J’ai déposé mes lèvres sur ta nuque… Elle avait un goût de fruit, tiède et juteux. Mes mains se sont promenées le long de tes bras, sur le trench de cuir. Tu as alors détaché tes mains du mur, et elles sont venues crocheter les tiennes. Ta respiration était saccadée d’émotion. Je me suis plaqué contre toi. Ton corps bougeait comme un animal sauvage. Tu te cambrais en arrière, comme un cheval indomptable.... Alors pour t’apaiser, calmer ce feu qui prenait en toi, je me suis franchement serré contre toi. Mon ventre contre tes fesses. Mais cette position n’a eu pour effet que de nous échauffer davantage, mon sexe se logeant avec naturel dans le dessin de la raie de tes fesses. Nous sommes restés ainsi quelques secondes. Puis mes mains ont lâché les tiennes, et sont venues de l’autre coté du trench, se rejoignant sur ton nombril…. Il était nu et doux. Tiède, confortable. Puis comme des chercheuses mal élevées, comme des gamines qui fouillent partout, mes mains sont remontées sur ton corps nu jusqu’à toucher tes seins. Des seins voluptueux. Je les voyais du bout de mes doigts. Il étaient lourds et fermes, comme je les aime. Lourds, fermes, doux, avec des tétons durs de nudité et d’excitation. Je les ai soupesés. Ils étaient moelleux. J'avais envie de les sucer comme des gourmandises sucrées d'où dégoulinerait du chocolat tièdement fondu...
Et c’est toi qui a craqué… c’est toi qui t’es retournée la première…. Me montrant ainsi pour la première fois ton visage doux et gorgé d’envie. Alors enfin nous nous sommes étreints. Ta bouche a fusionné avec la mienne, nos langues dansant en nos bouches unies, dans un ballet humide et chaud….
J’ai voulu voir si tu portais une culotte, mais tu ne m’en as même pas laissé le temps. Et c’est d’un pas décidé que tu m’as poussé vers le lit…. Tes yeux fichés sur ma braguette prête à l’explosion…..
Et moi, devant le tableau splendide de ton corps se précipitant sur moi, admirant ton sexe nu, je n’avais qu’une envie : me laisser aller. Oublier jusqu'à mon nom. Jusqu'où se trouvent le nord et le sud. Le haut et le bas. M’abandonner totalement à toi, m’offrant sans retenues à tes bras, à ta bouche et à ton corps, dans notre trajet affamé vers le plaisir suprême...
07:42 Publié dans ♣ Chauds shows... [2] | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, société, érotisme, plaisir, femme, amour
samedi, janvier 03, 2009
En route pour 2009
Alors voilà, nous avons changé de millésime. Une nouvelle porte s’ouvre, sur un inconnu qui nous réserve certainement du bon et du moins bon….
Alors quoi vous souhaiter, pour 2009 ?
La santé, bien sûr, mais là, je ne peux vous dire que de prendre soin de vous, et ça sera déjà pas mal !
Du travail….. là aussi, ça risque de secouer en 2009 ; la crise économique se transformant en crise sociale, ça promet…. Accrochez-vous ! Et ne comptez pas sur le petit Jésus qui se moque bien de vos offrandes...
L’argent… ben ça, ça va avec le travail… ou alors c’est que vous avez une tante à héritage qui prépare son 95ieme anniversaire dans la maison de retraite « Les Lilas »... C'est vous qui savez mieux que moi !
Alors faut-il vous souhaiter le bonheur ? Vraisemblablement, oui, bien sûr, le bonheur…. à condition que l’on m’explique ce que c’est….
De mon coté, je voudrais vous souhaiter du plaisir. Prenez-le comme vous le voulez, mais oui, je vous souhaite, en 2009, du plaisir à gogo, des pieds pas permis tous les jours de l'année, des délires pas racontables, des laisser-aller et des rencontres, vos fantasmes enfin réalisés, des expé qui vous feront vibrer….
Oui, je vous souhaite le plaisir. Je vous souhaite le ravissement.
Parce que là, dans ce domaine, vous avez la main (si j’ose dire) pour vous le fabriquer, ce plaisir… à condition peut-être de sortir du déroulé tradi et normatif de la vie et de savoir débusquer, au coin d’un e-mail, d'un comm ou d’un sms, le parfum d'un piment nouveau qui rend la bouche sèche d’émotion, et le cœur rapide du désir qui, enfin, devient possible….
Heureuse année 2009. Gros bizous.... plus ou moins sages...

07:51 Publié dans ♣ Zactu à liter [2] | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amitié, regrets, solitude, société, affection, mélancolie, bonne année



