mardi, décembre 09, 2008
Les anges
Je te regarde. Tu es près de moi. Tout près. Tu t’es endormie et ton visage est reposé. Nous sommes nus tous les deux, allongés sur ce lit en friches, et ta tête repose sur mon bras. Je te regarde, assoupie : tu es belle.... non, tu es plus que çà : belle au-delà des mots. Ta bouche parfaite orne ton visage que, même clos, tes yeux arrivent à illuminer.
J’admire tes cheveux, aux reflets auburn et roux. Je contemple tes seins, splendides, et tes jambes qui n'en finissent pas de me faire envie.... Toute l’après-midi, nous avons fait l’amour dans cette chambre d’hôtel… une succession de plaisirs, de dons de soi pour l’autre, d’échanges de caresses, d’instants de passion, de sensuelles et douces communions : un tourbillon enivrant de tendresse. Mais avec toi, nous n’étions pas dans la chambre 111 d’un hôtel anonyme. Avec toi, nous sommes dans un Palace. A Deauville peut-être, au milieu du luxe et de la sérénité élégante. A Végas peut-être, dans l’inconnu, parmi les jeux et les excès d’un autre lieu. A Paris sûrement, dans ces palais qui dominent la place Vendôme.
Enfin, nous avons fait l’amour. Enfin…
En te contemplant, je me souviens de mon message inattendu de l’autre jour, qui t’expliquait que je venais de revenir en France, après toutes ces années passées si loin, et que je voulais te revoir... je me souviens aussi de notre première conversation au téléphone...., et de la hâte que tu avais, tout comme moi, de nous retrouver après toutes ces années où ton absence a rendu mes jours fades.
Je me rappelle nos tendres retrouvailles, il y a quelques heures à peine, devant le café, près de la statue... Une attente démente d'impatience, combinée à une excitation inouïe : les minutes qui ont précédé notre rencontre furent insoutenables... Des minutes, ou plutôt des mois, des siècles qui n’en finissaient pas de remettre leurs fins à encore plus tard. Et puis je t’ai revue, enfin. Et puis enfin tu m’as revu, et tu as tout lâché. Mon cœur s'est emballé, mes lèvres sont devenues sèches de tous ces mots que je voulais te dire... Et je me suis approché de toi. D'un pas modéré, compromis entre une impatience difficilement contrôlable et le souhait de goûter ces instants, de laisser ces secondes se prolonger dans l'éternité. Puis nous nous sommes touchés. Alors tes yeux se sont fermés ; ton corps ne te répondait plus, et te disait simplement de te laisser aller dans mes bras.

Nous avons fusionné, communié dans un baiser tendre, sensuel et passionné, fondant dans une étreinte profonde, au-delà des conventions et du temps. Combien de temps que je ne t'avais revue ? 4 ans ? 7 ans ? Ou peut-être les deux à la fois... Je ne sais plus. Peu importe : tu n'avais pas changé, car depuis toutes ces années où un océan m'a séparé de toi, pas une seule nuit tu n'as quitté mes rêves... ; en te revoyant, j'ai ressenti toutes ces sensations comme une douce gifle du passé, aux embruns de bien-être. Ces secondes, je sais que je vais les revivre des centaines et des milliers de fois.... quand je t’ai prise contre moi, dans un état second, puis quand j'ai senti tes seins se plaquer contre mon torse, quand ton coeur s'est emballé, au contact de mon corps si clairement modelé pour l’occasion... quand tu as vibré en ressentant mon souffle dans ton cou, mes mains dans tes cheveux, nos baisers sur nos lèvres.
Je te regarde, assoupie contre moi et je me rappelle quand, enfin, nous avons refermé la porte de cette chambre d’hôtel : nous nous sentions protégés contre le monde entier, dans l’obscurité de notre petit nid douillet de l’après-midi. Quand, la porte à peine refermée, j’ai plaqué tes mains au-dessus de ta tête, contre le mur. Tu as crocheté tes doigts dans les miens et tu m’as embrassé jusqu'à l'ivresse. Un baiser langoureux, sensuel, passionné, fou et complet. Un baiser comme je les aime, un baiser comme tu les aimes : bourré de tendresse. Puis j’ai senti nos doigts se séparer, et en un clin d’œil j’ai ôté ton pull ; sans prendre le temps de contempler ta poitrine, déjà mes mains ont soupesé tes seins et les ont caressés avec une douceur infinie. Alors tu as pris ma tête dans tes mains et tu as plaqué mon visage contre ton buste, afin que je les mordille, les titille .... délicieux moments de sensualité et d’érotisme.
Tu es allongée tout près de moi. Ta médaille gît entre tes seins généreux ; je regarde ta poitrine ferme, si parfaite, que j’ai tant aimé caresser. Je revois cette médaille en mouvement, tout à l’heure, quand, dans un lotus parfait, nous la faisions se balancer d’avant en arrière, au rythme de ton buste excité et chaud d’envie. Au rythme de notre union d’amour.
Je te contemple, nue, et je repense à nos langues humides de désir qui se sont mêlées et ont échangé les plus belles des saveurs, ces textures si douces, ces gourmandises sucrées comme des bonbons. Un abandon complet qui rimait avec la tendresse que nous nous échangions.

Je te contemple et je repense à tes yeux qui se sont révulsés de bien-être ; moi je n'avais plus de nom, plus de sens, car seul comptait le fait que je sois avec toi. Il y a quelques minutes ou peut-être quelques siècles, je ne me souviens plus, mes mains te caressaient, courant sur toi, caressant et massant chaque partie de ton corps, sans tabou ni retenue. Tu as aimé mes caresses tendres, de la tête aux pieds. Sur tes épaules, sur ton cou, sur ton dos. Quelques gouttes d’un lait que j’ai déposé sur ton corps nous a envoûtés de son parfum de l’ambre qu’il dégageait en se chauffant de mes caresses. Puis plus doucement j’ai caressé tes seins, tendrement, les baisant de ma bouche gourmande, léchant et mordillant leurs bouts raidis d'excitation, avec une délicatesse qui te faisait fermer les yeux et gémir de plaisir ; et ton ventre, et tes cuisses, et tes fesses, nobles et douces, friandises érotiques parfaites, qui réagissaient à chaque passage de mes mains.
J’étais un pianiste de concert, jouant, sur le piano de ton corps, toute l'oeuvre de Chopin. Les Nocturnes langoureux, forts, sensuels et intimes, les Scherzos plus légers, presque ludiques, et les Polonaises plus romantiques, plus énergiques, profondes, fortes ou puissantes. Et de cette salle de concert imaginaire ressortait une symphonie magnifique, celle de l’amour, de la passion, que nous jouions tous les deux. Toi, tu laissais tes doigts se régaler de mon corps. Tu n’avais pas une main, ni deux mains. Tu en avais des milliers, car tu étais partout. J’ai tant aimé quand tu t’es occupé de moi... Conjuguant ta bouche avec tes mains, tu t'es laissée aller, et c’est çà qui importait. Pas de tabous, pas de censure, quand tes mains couraient sur mes épaules, mon torse,... et mon ventre... tandis que ta bouche osait se régaler en entamant un dialogue intime avec la partie la plus fière de mon corps.
Je repense, déjà nostalgique, à notre communion, et notre bien-être absolu. Quand tes lèvres ont laissé échapper ces petits cris si particuliers et caractéristiques du bonheur.
Dans ma tête, je te réentends hurler de joie et quand, entre deux cris délicieux, tu me disais, presque à bout de souffle, le visage en feu, les cheveux en déroute, que tu m’aimais. M'aventurant dans ta partie la plus intime, je me suis régalé à tempérer de ma langue tiède ton volcan de braise, examinant en détail cette région délicieusement instable, goûtant ce fruit royal, ce miel des Dieux, cet elixir enivrant, sensationnel, unique. Tes jambes se sont alors écartées et tout ton corps a ondulé au rythme de ma bouche, au rythme de ta respiration, au rythme de tes gémissements, au rythme de ton désir.... au rythme d'une mer invisible où tu flottais, lascive, sensuelle, terriblement.... oui... terriblement désirable....
Enfin, alors que j'étais au bord du gouffre, tu m'as demandé de larguer les amarres, de me laisser aller sur l'océan du bonheur. Alors enfin j’ai réchauffé ton ventre par le plaisir que toi-même tu as voulu m’offrir comme un cadeau du Ciel ; point d’orgue de notre amour, la communion de nos deux cœurs, de nos deux corps, de nos deux êtres passionnés. A ce moment-là, j'ai eu le ciel et les nuages à mes pieds ; j'étais bien. A ce moment-là, nous ne formions plus qu'un.
Je te regarde et j’ai encore envie de toi. Mon sang a afflué dans toutes les parties de mon corps et je voudrais tant te remontrer encore combien je t’aime ! Je regarde ton ventre, tes jambes douces, fines et longues qui s’achèvent sur tes petits pieds adorables, si féminins, si mignons… Mais toi tu es toujours assoupie, la tête sur mon bras. Alors, je n’ose pas te réveiller. Ma main s’aventure pourtant sur ton corps, mais sans te toucher. Elle reste à quelques millimètres de ta peau, tissu doux et soyeux, rassurant, moelleux, unique ; je te caresse sans te caresser. Tendrement, mais à distance. Mais malgré ma précaution, ton corps a senti ma présence et tes milliers de petits poils se dressent au passage de ma main.
Je ne te touche pas, et pourtant je te caresse.
Tu es assoupie, et pourtant tu me réponds.

On entend souvent de bien piètres métaphores sur le plaisir. Certains parlent de jouissance, de septième ciel... Mais tout ça ne me m'intéresse pas vraiment... Parce qu'avec toi, j’ai enfin compris qu’il existait un plaisir physique qui soit le prolongement d’un amour absolu, tendre, et définitivement sensuel et passionné. Et alors ces expressions sont pour moi bien mièvres. Bien fades !
Avec toi, mon image à moi, elle est simple. Beaucoup plus simple :
Avec toi, j’ai vu les anges.
Il y en avait des centaines ou peut-être des milliers… mais chacun d’eux avait ton visage.
06:48 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, amour, erotisme, écriture, journal intime, société, littérature




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Commentaires
Encore une fois j'aime... comme toujours, j'aime...
Ecrit par : Jenny | mardi, décembre 09, 2008
Ecrit par : zygaena | mardi, décembre 09, 2008
(ps : pour les cadeaux, fait comme pour le reste, laisse aller ton imagination et cela vient tout seul ! )
bon courage et bisous !
Ecrit par : Nanie | mardi, décembre 09, 2008
Ecrit par : Lsingulière | mardi, décembre 09, 2008
Ecrit par : MamanCélib | mardi, décembre 09, 2008
bon courage a toi
Ecrit par : niniolive | mardi, décembre 09, 2008
Ecrit par : Lénia | mercredi, décembre 10, 2008
Ecrit par : hikukosan | mercredi, décembre 10, 2008
Ecrit par : orion56 | mercredi, décembre 10, 2008
Ecrit par : emanu124 | mercredi, décembre 10, 2008
Ecrit par : Pompompom | jeudi, décembre 11, 2008
bon je plaisante et j'ai trouvé ce moment, cet amour très beau.
Ecrit par : Bougrenette | vendredi, décembre 12, 2008
enjoy !
Ecrit par : standby | vendredi, décembre 12, 2008
Le hasard fait bien les rencontres quelques fois...
Ici aussi.
A bientôt et sans regrets (moi non plus) !
Ecrit par : Titia | samedi, décembre 20, 2008
Ecrit par : Nina_Tool | dimanche, septembre 20, 2009
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