samedi, novembre 22, 2008
Intimity
J’ai laissé derrière moi la buée recouvrir la vitre, et l’odeur chaude et humide témoigner de ces longues minutes d’une douche de bien-être…. Armé d’une simple serviette, je me suis préparé à me lancer dans le délicieux combat en quête d’un moment de plaisir.
Regagnant la chambre, j'ai senti les gouttes d’eau couler de mes cheveux sur mon visage et sur mon torse. J'ai senti les gouttes d’eau couler le long de mes jambes comme une caresse prometteuse, de mes jambes vers mes pieds.
C’est comme ça que je me suis allongé, baignant dans cette agréable humidité...
C’est dans cette tenue que j’ai regardé le plafond blanc, et que mon regard a tournoyé dans cette chambre d’emprunt, balayant les rideaux rouges et sombres, la chaise sur laquelle j’avais jeté mes habits, la télévision allumée par un simple réflexe de solitaire, le son coupé.
Le silence.
Parfois quelques pas sourds dans le couloir laissaient imaginer la présence d’un autre voyageur. Le bruit d’un badge dans une serrure pour ouvrir une chambre voisine. J'espérais que des pas s’arrêtent là, devant la n°127. Et qu’un badge magique ouvre ma porte, juste pour te faire entrer…. Oui, j’ai eu envie de penser à toi. De rêver à toi. De prendre mon temps pour vivre cet instant. D’imaginer tout doucement ta présence se faire de plus en plus proche. De plus en plus présente…
Alors la main qui était au bout de mon bras est devenue tienne. C’est elle qui est venu chercher l’objet d’un désir lointain, à travers les fuseaux horaires. Là, juste sous la serviette. J'ai senti ta peau douce et féminine, jeune et tendre... Candide, frivole, légère, sauvage.

Tu t'es approchée de moi, vêtue d’un pagne clair sous ta peau mate. Avec l'odeur du sable chaud, baigné de soleil. L'odeur du cajou et de la citronnelle mélangés. Tu t'es allongée tout à coté. Oui, juste là... tout près... Et je t’ai enlacée. Doucement. Tout doucement. J’ai entendu ta voix pour la première fois. Douce, féminine, coquine. Très coquine. Joueuse. Et j'ai aimé ça... Je t’ai enlacée sans te déshabiller encore : je sais que tu as aimé ma nudité totale près de toi. Cette nudité qui pointait vers toi comme une invitation, intime et sucrée...
Oui, j’ai pensé à toi, à ce moment-là. Et dans ma pensée solitaire, je t’ai serrée contre moi, et t’ai chuchoté des mots calmes.
J’ai voulu t’embrasser. Avec sensualité. Calmement. En prenant mon temps. Dans le silence des rideaux lourds qui nous regardaient, et des flashs multicolores qui crépitaient de la télévision muette, mes lèvres se sont posées sur les tiennes. J’ai senti ton corps se rapprocher du mien, dans la communion de nos peaux. Je respirais ton souffle, je buvais ton air, au rythme des battements emballés de ta poitrine. J’ai senti ta main frôler l’objet de ton désir. Frôler seulement.... d'une façon insupportablement agréable. Mille petits picotements sont venus chatouiller mon sexe, et l'onde de choc a ébranlé tout mon corps, de la tête au pieds. Des pieds jusqu'à l'intérieur de ma tête. Mes lèvres ont sucé ta langue comme un fruit exotique tiède. Un fruit tout parfumé de tes odeurs lointaines. Lentement. Avec faim et soif. Puis ma bouche est descendue le long de ton corps parfait, mes mains te déshabillant par étape. Non, pas d’un seul coup… par petites étapes : j’avais envie de te faire attendre. Tu vois, moi aussi j'aime bien jouer… Mes mains, ma bouche, ma peau se sont laissé aller avec lenteur le long de tes épaules, de tes bras, de tes mains. Et sur ton buste noble, féminin, offrant à ma langue l’escalade délicieuse de tes petits seins fermes et pointus de l’excitation qui précède le contact de mes lèvres… Mes dents ont mordillé imperceptiblement tes tétons, ma langue a léché tes seins et puis ton ventre jusqu’à ton sexe qui n’attendait que moi…. J'ai respiré ta peau, elle avait le gôut du soleil, des fruits juteux, douce comme un voile de satin.
Avec infinie tendresse, ma tête s’est approchée du bas de ton ventre, humant avec délectation et envie ces zones d’intimité absolue, le bout de ma langue frôlant ton sexe jusqu’au supplice, à peine, là, juste comme ça…. Le bout de ma langue allant du haut vers le bas, du bas vers le haut…. Et du bas vers le haut, puis du haut vers le bas, interminablement, sensuellement, dans la chaleur moite de nos souffles excités, se laissant aller sur les reliefs délicieux de ce sentier sauvage, jusqu’à rendre ton attente invivable… J'ai aimé voir ton corps danser dans tous les sens avec énergie et désir, au rythme du bout de ma langue qui jouait avec ta peau humide et tiède...
Avec sensualité...
J’ai aimé prendre mon temps. Prendre le temps de te rendre hommage, de visiter ton corps, dans les zones des plus banales aux plus interdites, le long de tes jambes, le contour de tes petits pieds, de tes fesses. Ton dos, tes cheveux, ton cou…. Tout. Sans rien oublier... rien du tout.

L’attente… encore l’attente… Maintenant je m'imagine déjà en avril, au moment où je pourrai enfin t'accueillir au sortir de ton bateau, où je pourrai enfin te découvrir d’un fil, avec ma bouche, les mains dans le dos... ce fil que je tirerai, petit à petit, à tout petits pas insupportables, pour détuire ton chemisier, le remettre en pelote. Ainsi, je pourrai découvrir ton corps comme si je déballais un cadeau pendant des heures ; et ainsi tu apparaîtras devant mon corps de mâle, te rapprochant d'instant en instant de la nudité totale. Alors je pourrai te toucher, m’abreuver de ton odeur. Caresser ton corps. Lécher ta peau.... Enfin...
L’attente… mais en ce moment, sur mon lit de solitude, il n’est plus question d’attendre. L’hallali approche. Cet instant tout particulier où, après ces doux instants qui se sont éternisés de toutes ces pensées, après maints désirs, mille rêves, autant de pulsions et d’images sensuelles, tout explose, comme la mousson qui vient brutalement, enrayant le ciel de trombes d’eau qui pleuvent d’un coup, sans prévenir. Oui, j'ai senti la mousson du plaisir approcher. Je l'ai sentie arriver dans une atmosphère chaude, une moiteur étouffante. J’ai senti mes cuisses me piquer, mes jambes se tendre, j’ai senti le frottement d’un glaive tiède sur mes reins. J'ai laissé ma tête se pencher en arrière, dans un moment de vulnérabilité absolue, en quête d'une nouvelle petite mort... J'ai vu mon sexe fier enfin culminer comme un volcan qui se réveille d’un coup, abandonnant toutes ses forces dans ce combat pour le bien-être…
Dans un magnifique combat sensuel d'où il ne ressort ni vainqueur, ni vaincu. Dans ce combat sensuel où j'ai pensé à toi... comme tu m'avais si gentillement invité à le faire...
00:06 Publié dans ♣ Chauds shows... [1] | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, société, érotisme, plaisir, femme




Trackbacks
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Commentaires
Ecrit par : Jenny | samedi, novembre 22, 2008
Qu'il est doux pour une femme de regarder un homme se caresser jusqu'à ce qu'il jouisse, quand son abandon est encore plus intime , le laisser faire... juste en l'accompagnant du regard, voilà ce que j'aime. Aussi
Ecrit par : lsinguliere | samedi, novembre 22, 2008
Magnifique texte
Ecrit par : déesse | samedi, novembre 22, 2008
Voyage dans l'espace inoui de l'amour .... Tu t'aimes , tu l'aimes , tu aimes simplement ni elle , ni toi mais simplement la sensation que les souvenirs te procurent ... Toujours étrangement confus ces moments là !!! Ton texte est bien écrit pour cet intime partage !! Bisous de mon petit coin .
Ecrit par : manue | dimanche, novembre 23, 2008
Ecrit par : zygaena | lundi, novembre 24, 2008
J'aime beaucoup le cliché voilé de la main qui s'égare :-)
Ecrit par : Bougrenette | lundi, novembre 24, 2008
Des bises
Ecrit par : Lénia | lundi, novembre 24, 2008
Ecrit par : Pompompom | lundi, novembre 24, 2008
Ecrit par : corienga | mardi, novembre 25, 2008
ps: Merci de ton passage sur mon blog ;)
Ecrit par : hikukosan | mardi, novembre 25, 2008
baisers
Armandie
Ecrit par : armandie | samedi, décembre 20, 2008
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