dimanche, septembre 28, 2008
Silence
C'est devenu une habitude, mon troisième mail un jeudi…
Mais l'inquiétude est tous les jours, dimanches compris.
J'ai peur que tu soies malade, que tu n'ailles pas bien
Et si loin de toi, las, j'ai l'impression de ne servir à rien…
Je te l'ai demandé sans succès en prose, alors j'essaie les rimes,
Pour te demander simplement si tous tes feux sont au vert…
Et que si tu veux plus me voir, j'essaierai de ne pas sombrer dans l'abîme
Je prendrais çà dans la figure... l'essentiel est que tu prospères.
Je n'ai pas le bras assez long pour que d'ici je puisse toucher ta main
Mais si tu le souhaites, venir te voir est si simple par le train…
Je ne dors pas très bien, je suis plus nerveux, j'en deviens irritable,
Sans toi c'est un pan de mon équilibre qui devient instable.
J'ai peur de ne plus te lire. Et même si j'ai abusé de certaines confessions,
Laisse moi t'imaginer encore dans ton lit. Et je te fais une bise sur le front.

10:21 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [2] | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tendresse, société, femme, homme, solitude
jeudi, septembre 25, 2008
Amour et amnésie...
Pourtant, lorsqu'il rencontre Lucy, il est tout de suite fasciné. Enfreignant sa propre règle qui lui interdit de charmer des jeunes femmes du coin, Henry aborde Lucy, discute agréablement avec elle et obtient même un rendez-vous pour le lendemain.
Lorsqu'il s'y présente, Lucy ne le reconnaît pas et hurle à l'agression. Henry va découvrir que la jeune femme souffre d'une étrange maladie qui, chaque nuit, lui fait tout oublier. S'il veut vivre quelque chose avec elle, chaque jour devra être comme le premier... Chaque jour il devra la reconquérir comme lors de la toute première rencontre... "
11:24 Publié dans ♣ Idem, et Ibid aime [1] | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, amour, tolérance, société, espoir
lundi, septembre 22, 2008
Des allocations pour Angelina Jolie et Brad Pitt
Angelina Jolie et Brad Pitt, qui ont eu des jumeaux en France, reçoivent des allocations familiales : 1750 euros pour ces 2 pauvres américains qui vivent en France (source Telegraaf). Regardez le monsieur, il n'a même pas assez d'argent pour s'acheter un slibard décent !!!
B. Hortefeux et le Préfet du département où vivent ces 2 personnes n'ont fait aucun commentaire. Nicolas Sarkozy ou son épouse n'en ont pas parlé non plus.
Faut-il vraiment développer, ou êtes-vous écoeurés comme moi ?...
Cliquer ICI pour en savoir plus...
Euh.... à propos, vous êtes à jour de vos impots ?... HEIN ?......
15:33 Publié dans ♣ Pas glop ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, sarkozy, ump, politique, cinéma, brad pitt, angelina jolie
samedi, septembre 20, 2008
20 septembre 2004 (2)
08:05 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société
mercredi, septembre 17, 2008
Au vert !
Non, il ne s'agit pas d'un jeu de mots à deux balles (j'aurais pas osé en faire un aussi nul...), même si l'objet de ce post est de vous restituer les résultats du sondage de mon bloguinou :
La question était : Très chère visiteuse, quel est l'endroit où tu aimerais le plus faire l'amour ?...
13% : dans une voiture garée dans un parking souterrain
19% : dans la cabine d'essayage d'un magasin
15% : pendant une projection, dans une salle de cinéma
7% : dans les toilettes d'un restaurant
46% : près d'un arbre, dans une forêt
Votre préférence s'oriente très fortement sur la dernière possibilité.... Faîtes gaffe quand même, des fois, dans une forêt, il pleut... Mais vous aimez peut-être çà aussi...

Alors en attendant la neige, vous pouvez vous défouler sur le nouveau sondage qui vient de paraître (sur la colonne de gauche, comme d'hab !!). Et merci pour vos participations passées et futures.
Gros bizous à toutes (évidemment)...
10:06 Publié dans ♣ Laissons d'âge... | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société
lundi, septembre 15, 2008
Star Ac' 8
Alors çà y est, malgré le fiasco du cru 2007, on va reboire à la fontaine de la Star Ac' 8, à partir du 19 septembre, si mon programme TV ne dit pas de conneries… mais avec des petits moyens, ce coup-ci : plus de grand château en Seine et Marne… Ca alors, les petits fils de bourges’ vont devoir se contenter d’un hôtel particulier en plein Paris… Mince… c’est plus ce que c’était…
Bon, allez, j’arrête de faire ma mauvaise tête… Y a des gens très bien qui aiment regarder la Star Academy, et qui la regardent tous les ans… Heureusement qu'on est en liberté et que tous les goûts sont dans la nature (et tous les fromages aussi, d'ailleurs). Mais ce qui me gonfle sec, quand même, c’est de voir arriver ces petits cons le premier soir, sapés comme des cartes postales, et qui se prennent déjà pour les fils spirituels de Robbie Williams…
J'ai beaucoup aimé Grégory Lemarchal. Un sacré mec. Qui m'a beaucoup ému dans sa sensibilité, son talent et son courage.
Et puis plus récemment, je me souviens d’un moment hallucinant que j’ai vécu devant ma télé il y a un ou deux ans… Je faisais du rangement à l’étage (en fait, je devais surfer sur un site de fesses, comme d’hab… lol...), et j’ai entendu par la télé du salon une chanson dont l’interprétation m’a complètement scié. Alors j’ai dévalé les escaliers pour choper ce moment d’émotion. Oui, là j’ai dit « chapeau »… mais pour une interprète certainement pas assez commerciale (les seins trop petits, le registre trop calme…), et qu’on ne voit d’ailleurs plus…
Oui, ce jour-là, j’ai pris quelque chose dans la figure. Et je souhaitais vous proposer ce moment aujourd’hui :
06:39 Publié dans ♣ Zactu à liter [1] | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chanson française, star ac, star academy, société, télévision
vendredi, septembre 12, 2008
Quand Bigard dérape...
Déçu... Vraiment déçu de voir comment on peut déraper comme çà. Dire autant de conneries... Il est complètement givré, ce mec. Et dangereux... Je comprends mieux pourquoi il mettait tant de talent en racontant le scketch de la "Chauve-souris enragée".... Ce n'est pas du talent : c'est de la réelle pananoïa...
(cf article du Nouvel-Obs ci-dessous) :
* * * * * * * * *

Jean-Marie Bigard (Sipa)
L'humoriste Jean-Marie Bigard a défendu, vendredi 5 septembre, dans l'émission de Laurent Ruquier "On va s'gêner" sur Europe 1, la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre. Alors que les membres de l'émission étaient invités à commenter une phrase de John McCain – qui entend attraper Oussama ben Laden -, Jean-Marie Bigard, un ami personnel de Nicolas Sarkozy, s'est lancé dans un argumentaire sur les attentats de 2001 : " Il est mort depuis longtemps, Ben Laden". L'humoriste poursuit : "On en est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone, n'existent pas. Il n'y a jamais eu d'avion Ces deux avions volent encore. C'est un mensonge absolument énorme". Et de citer Thierry Meyssan (le journaliste français, auteur de "L'effroyable imposture", un livre dans lequel il défendait la thèse du terrorisme intérieur à propos du 11 septembre) "qui avait mis la puce à l'oreille à tout le monde". "On commence à penser sérieusement que ni Al-Qaida ni aucun Ben Laden n’ont été responsables du 11-Septembre", explique-t-il.
"Nous désapprouvons et ne cautionnons pas les propos de Jean-Marie Bigard qui n'engagent que lui", a déclaré lundi le directeur des programmes d'Europe 1 Philippe Balland à nouvelobs.com.
De son côté, Laurent Ruquier a affirmé sur Europe 1 : "Nous ne soutenons pas cette thèse, mais nous l'avons laissé s'exprimer".
Sur le plateau un silence un peu tendu régnait après les propos de l'humoriste. L'animateur Laurent Ruquier l'a interrogé : "Vraiment, vous pensez ça ?". L'humoriste a éludé quelque peu la question en citant des "reportages sur internet plus ou moins bidouillés pour qu'on ne puisse plus entendre le son". Et a conclu en accusant directement le gouvernement américain : "Ils ont intérêt à nous montrer un avion qui frappe les tours… Non ! C’est un missile américain qui frappe le Pentagone ! Ils ont tué eux-mêmes des Américains !"
L'émission "On va s'gêner" est une émission pré-enregistrée. Dimanche 7 septembre en fin d'après-midi, elle était disponible en podcast sur le site d'Europe 1.
12:22 Publié dans ♣ Pas glop ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : société, ump, sarkozy, attentats, 11 septembre, amérique, obama
mardi, septembre 09, 2008
"Dans la peau d'une femme" : Le Jardin des Délices - [seconde partie]
[Suite de la première partie : clique ICI si tu ne l'as pas lue...].
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Avec un naturel guidé par l’amour qu’il me porte, il a fait courir sa main de haut en bas, puis de bas en haut sur ma peau, de mes orteils à mes fesses, sans discontinuer. J’ai aimé sa main. J’ai aimé ses caresses. J’ai aimé qu’il s’occupe de moi ainsi…
Il me regardait fixement et tendrement. Nos regards échangeaient des éclairs de complicité et d'amour. Puis sa main est remontée vers mon ventre, puis vers ma poitrine gonflée à bloc, qu'il s'est amusé à caresser avec une sensualité indescriptible.
Mais comment s'appelle cet instant d'ivresse qui fait que l'on ne sent plus son propre corps, si ce n'est à travers les mains qui le touchent ? Comment s'appelle ce moment où l'on est si bien que l'on croit voir de la lumière partout, où les yeux sont mi-clos, comme drogués d'amour, où l'on baigne dans une grâce telle que la respiration s'emballe et que les lèvres deviennent sèches à cause du flux d'air exigé par un corps devenu immaîtrisable, et où ces lèvres ne retrouveront l'humidité qu'à travers la langue aimante d'un homme qui les lapera comme un chat du lait... Peu importe le nom de ce moment, l'essentiel est que je l'ai vécu...
Dieu que j’ai aimé sa peau. Il n’y a qu’elle qui sache vraiment me faire vibrer.
Vibrer. Décoller. J’avais envie de jouir…
Me redressant, j’ai ressaisi son sexe, et je l’ai invité à se laisser aller à son tour sur la banquette afin qu’il soit en position presque allongée. Il ne bougeait plus. Alors je l’ai masturbé avec passion et douceur. Quand il m’a fait comprendre qu’il voulait que j’aille « jusqu’au bout », j’ai acquiescé d’un sourire ; il s’est alors redressé, pour aller chercher un mouchoir en papier dans son cartable qu’il avait laissé au pied du fauteuil avant de la voiture. Pendant quelques secondes, j’ai pu ainsi voir ses fesses penchées en avant, et j’ai eu une irrésistible envie de les caresser. Ses fesses douces, viriles, agrémentées de duvet tendre que je n’ai pu me retenir de toucher… Je sais qu’il a aimé ce moment de caresses, puisqu’il a pris tout son temps avant de revenir près de moi.
Nous ne disions rien. Cela aurait été bien inutile.
Puis il est revenu derrière, et a souri. Il s’est rallongé près de moi, ne me laissant qu’un tout petit morceau de banquette arrière.
Alors j’ai repris l’avion pour la passion. J’ai quitté le Maroc pour l’Afrique Centrale, là où la chaleur est encore plus moite. Plus forte. Sans parachute, j’ai sauté en direction de cette terre tiède et désirable. J’ai atterri au cœur du continent, dans les contrées sauvages de Tanzanie, du Burundi ou du Rwanda ; j’étais entouré de singes grands et sombres.

Ils criaient dans tous les sens, sautant et gesticulant sans arrêts. J’étais sur la place d’un village, entourée par des autochtones qui chantaient pour louer leur Dieu. Il faisait chaud. Humide. J’avais les oreilles brûlantes, les lèvres rouges du travail accompli, le ventre chaud comme de la lave giclant du volcan. Je baignais dans une atmosphère poisseuse et suffocante. J'étais au paroxysme de l'excitation. Ca sentait la paille, la craie, les fruits exotiques, et le sexe de l’homme. La place du village était bondée de gens qui couraient autour du totem érectile sur lequel j’étais arrimée. Et moi j'entendais les tamtams de mon coeur résonner dans la brousse au rythme de mon plaisir grandissant. Je ne le lâchais pas, mon totem à moi, le serrant de toutes mes forces et de toute ma langue, au milieu des singes grands et sombres qui dansaient avec les nègres du villages.
Et puis, derrière eux, sont arrivées leurs femmes, nues sous leurs pagnes : elles sont arrivées en portant chacune à bout de bras de gros sacs chargés de matériaux lourds. Il en venait de plus en plus, et ces femmes pliaient presque sous le poids de leurs deux bourses en peau, ces outres chaudes remplies d'eau, de pépites d'or ou bien de diamant. Et moi, dans la fièvre de mon délire causé par un bonheur si intense, je me prenais pour l'une de ces femmes, en prenant soin de ces sacs fragiles et alourdis, caressant ces poches de velours du bout des doigts, avec douceur et velouté.
J’avais chaud.
J’étais bien.
Si bien.
J’avais envie d'hurler « je t’aime » mais ma langue était bien trop occupée à se délecter du mets qui m’était offert.
Alors, juste avant que le totem ne devienne fontaine, j’ai retiré ma bouche, le laissant ainsi se libérer sans honte.
Au moment de son plaisir suprême, il a saisi mon bras, et l’a serré très fort.
Alors nous avons pris, ensemble, un plaisir communié : au moment de son plaisir, j’ai poussé un jappement de bien-être. Un moment de jouissance passionnée et démensément amoureuse.

C’était cet après-midi.
Il n’y a que quelques heures, mais çà me semble si loin déjà… Loin comme lui, déjà reparti à des milliers de kilomètres d'ici... Et je ne suis pas rassasiée !
Et maintenant, en repensant à tous ces moments, dans mon lit, je ne me suis même pas rendue compte que j’avais ôté mon drap.
J’ai même surpris ma main se promener sur mon buste nu, une légère transpiration perlant entre mes seins. Si çà se trouve, j’ai dû passer des heures à danser dans mes draps de soie ! Mes doigts ont saisi mes tétons saillants ; j’ai envie de jouir.
Je l’aime.
Mais pourquoi ne l’a-t-il pas compris ? Qu’attend-il ? Pourquoi ne vient-il pas m’enlever comme le font tous les hommes des films d’Hollywood ? Je me sens si bien, avec lui. En sécurité. Entourée d’amour.
C’est en me reposant pour la millième fois la même question sans y trouver davantage de réponses que je me suis retournée vers le coté : mon regard s’est arrêté net devant les heures rouges-sang du réveil. Plus que 5 minutes avant qu’il ne sonne… Déjà... Drôle de nuit ! Pas une nuit blanche, mais au contraire, une nuit multicolore, à dominante rouge, la couleur de la passion. Rouge comme ces fleurs exotiques des îles lointaines dont les pétales s’écartent à leur maximum en laissant ainsi exploser un énorme pistil à disposition des oiseaux gourmands et des yeux voyeurs.

Mais j’ai aussi pris conscience que dans quelques instants, la même comédie du mensonge va reprendre. Dans quelques instants, la même scène de l’illusion, avec un « colocataire de lit » qui n’est pas celui avec lequel je veux être heureuse…
Alors, juste avant que le radio-réveil ne sonne, je me suis levée discrètement, tout doucement, sans faire de bruit, pour aller prendre ma douche. Celui qui a passé sa nuit à coté de moi est encore assoupi pour quelques instants. Je le regarde… Malgré sa gentillesse, je n’arriverai jamais à l’aimer... C’est pourquoi je vais m’enfoncer sous ma douche, prendre des dizaines de litres d’eau bien chaude sur mon visage et sur mon corps ; des dizaines de litres d’eau presque brûlante pour laver mes regrets, laver mes remords, laver ma honte…
J’avais à peine refermé la porte de la salle de bains que j’ai entendu le radio-réveil se mettre en marche. Je me suis dit qu’à cet instant, mon « voisin de nuit » devait se demander pourquoi je m’étais levée si tôt. Et j'imagine sa déception en ne me voyant pas nue au réveil, comme il aime tant m’admirer chaque matin. Mais non. Pas aujourd’hui ; çà aurait été bien au-delà de mes forces ! Je n’aurai qu’à lui dire que j’ai mal dormi, à cause de ce que j’ai mangé chez ma copine Emilie, chez qui je suis sensée avoir passé « très officiellement » l’après-midi. Ca ou autre chose, de toute façon, qu’importe !… je ne suis pas à un bobard près…
Mais c’est aussi à ce moment là que j’ai compris l’absurdité de ma détermination : cette douche pourra laver mon corps. Elle pourra effacer la transpiration douce et érotique qui perle sur ma peau. Elle pourra redonner un semblant de vie à quelqu’un qui, après tout, n’a pas fermé l’œil de la nuit.
Mais rien de plus. Rien ne peut ni ne pourra effacer ce qu’il y a dans mon cœur : aucune douche, aucun médicament, aucune fête... ni aucun autre homme.
Alors s’il te plaît, viens vite…

Ne tarde pas : je t’attends.
Je suis remplie de toi, viens...
Je t'aime...
Dis,... tu m'entends ?
11:07 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société, homme
samedi, septembre 06, 2008
"Dans la peau d'une femme" : Le Jardin des Délices - [première partie]
Comme ma copine FISO s'y met à changer de sexe, allez hop !, je fais le symétrique... (non, c'est pas une position du Khama-Soutra !...). Bonne lecture !
Pour être complet (après, c'est promis, vous pourrez lire !!) je mets un lien vers le blog-initiateur de cette idée : X
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Je tourne et je me retourne interminablement dans mon lit depuis des heures. Le réveil égrène ses chiffres rouges des minutes impitoyablement cycliques qui me rappellent que je ne dors toujours pas. 1h, 2h, 3h… impossible de trouver le sommeil. Et pour cause…
A coté de moi, dans mon grand lit, je distingue une silhouette masculine, à la lumière des rais de lune qui passent à travers les lattes des volets. Une forme humaine endormie qui ronfle de temps en temps. Une silhouette qui ne m’inspire rien de mauvais,… mais qui ne m’inspire pas l’amour.
Alors, serrant très fort mon oreiller comme pour essayer d’y retrouver son improbable présence, je me re-passe pour la millième fois dans ma tête le film de cette après-midi si folle et si délicieuse… Cette après-midi que j’ai passée avec mon amour… avec mon amant… Nous ne nous étions pas vus depuis des mois. Insoutenable fut le temps de l’absence et de l’éloignement : nous vivions à la limite du supplice… Nous ne pouvions continuer, lui et moi, à nous satisfaire de ces coups de téléphone passés en cachette, de ces mots doux échangés, à travers les kilomètres : nous n’y tenions plus : il fallait que l’on se voit. Et vite !
Mais après ces longues semaines d’épreuve et de patience, notre rencontre est enfin arrivée. Enfin !
C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris. J’avais mis une petite robe d’été, courte et décolletée… Une tenue très féminine, comme il les aime tant...

C’était il y a quelques heures, en début d’après-midi, dans une allée du Jardin des Plantes, en plein coeur de Paris : Dieu que cela a été fort ! J’ai vibré comme lors de notre tout premier coup de foudre ; j’ai senti une flèche passionnée de rouge embrocher nos deux âmes au même instant. Mon cœur s’est emballé à sa vue… Je n’ai pas pu le maîtriser… Et je n’ai pas voulu, surtout… Puis nous nous sommes touchés. Puis nous nous sommes enlacés doucement.
On était bien, dans les bras l’un de l’autre. C’était bon…
Nous nous sommes embrassés, comme le font les amants, comme le font ceux qui s’aiment vraiment, en fermant les yeux pour mieux goûter l’instant. Pour mieux goûter ce délice, cocktail de douceur, d’amour et de passion… Je l’ai serré de toutes mes forces dans mes bras tremblant d'émotion. Je l’ai senti, mâle, m'enlacer, puis me rassurer, me conforter de son odeur d’homme, de sa douceur et de sa sensibilité. De sa voix calme. De son amour. Nous nous sommes embrassés longuement. Avec passion et gourmandise. Avec ferveur et chaleur. Avec une fougue humide.
Je revois nos bouches fondre l’une dans l’autre, tourner comme des folles en se frottant l'une l'autre, à la cadence de nos langues tièdes. Nous nous sommes regardés, et nous avons souri.
On était bien...
Je ne sentais plus mon corps : je n’avais plus de poids. Les nuages flottaient à mes pieds et je ne sentais plus rien. J'étais heureuse, tout simplement. Des enfants couraient. Mais à cet instant, rien ne comptait plus que lui et moi. Que nous deux.

En nous serrant l’un contre l’autre, ma poitrine contre son buste, mon ventre contre le sien, j’ai bien perçu chez lui l’excitation que j’attendais. J’ai remarqué la cadence de ses reins, cadence qui se voulait discrète mais qui pour moi était très perceptible ; cette cadence qui m’avait tant manqué… J’avais envie de lui. J’avais tellement envie de lui. Manque de chance, je savais qu'aujourd'hui je ne pourrais pas aller jusqu'au bout de mon désir, car les hasards du calendrier n’étaient pas favorables en ce moment, et notre rencontre tombait bien mal de ce point de vue-là… mais tant pis : ses venues en France ne sont pas si fréquentes, alors il faut « faire avec »… Néanmoins, j’étais très excitée ; j’avais envie d’un voyage et je voulais le réussir : destination plaisir.
Nous avons sauté dans ma voiture que, par une chance inouïe, j’avais réussi à garer tout près de l’entrée du Jardin des Plantes.
Nous avons longé Austerlitz, puis traversé la Seine en direction du grand parking souterrain de la gare de Lyon.
Durant les minutes qu’a duré le trajet, il n’a pas arrêté de me toucher, d’une façon ou d’une autre. Quand ma main maintenait le changement de vitesse, il mettait la sienne dessus, crochetant ses doigts dans les miens… ou alors il l’abandonnait sur ma robe, voire même sur ma cuisse qu’il a su dénuder avec tact et douceur, la révélant à vif pour mieux toucher ma peau fraîche et pâle.
Ma peau révélait des frissons de bien-être. Un doux courant électrique m’a envahie.
Il me caressait doucement et avec tendresse… et il a été difficile pour moi de rester concentrée sur ce qui se passait sur la route. A l’entrée du parking, nous avons d’ailleurs évité de justesse une collision avec une voiture qui roulait un peu trop vite et que mon esprit déjà envolé vers des contrées de sexe et de plaisir n’avait pas pris le temps d’intégrer comme élément à risque…
Enfin nous sommes descendus rapidement au plus bas du parking, à la recherche du coin le plus sombre.
Au dernier niveau, dans un recoin, le long du mur : une place de libre, coincée entre un gros pilier et une fourgonnette. Personne en vue : là, nous serons bien cachés !
Encore quelques secondes pour reculer la voiture au maximum... et lui, pendant cette manoeuvre, qui commençait déjà à se déshabiller !!
J’ai aimé sa hâte.
Il a enlevé son pantalon, ses chaussures qu'il portait pieds-nus ; il a déboutonné sa chemise.
Il a ôté son slip, avec un naturel qui m’a presque décontenancée, et avec une envie manifeste de me montrer qu’il avait envie de moi…
J’avais à peine coupé le contact que, déjà, il s'était assis sur la banquette arrière, dans cette simple tenue, avec sa chemise déboutonnée comme seul habit. Il ne m’a pas fallu longtemps pour le rejoindre. Il faisait sombre. Nous nous sommes enlacés chaudement.
J’étais excitée comme une puce. Nous nous sommes embrassés goulûment. Mes lèvres étaient gonflées et je sentais mes seins durcir. Pour ne rien arranger à mon état, il s’est mis à me mordiller les lobes de mes oreilles. Supplice extrême… Il les a gobés l’un après l’autre, les suçant voluptueusement, comme il l’aurait fait avec des sucettes. Sa langue tournait autour de ces appendices rouges, chauds de désir et sucrés de passion. Ses dents les mordillaient doucement, avec sensualité…
Je ronronnais comme une petite chatte que l'on caresse là où elle aime... Mon ventre criait famine : j’avais faim de plaisir…

Il avait ses bras autour de mon cou, mais déjà je les sentais descendre vers mes épaules et sur ma gorge. Il a plaqué ses mains contre mes seins, et les a palpés avec excitation, à travers le fin tissu de ma robe.
N’y tenant plus, moi aussi j’ai laissé aller mes doigts sur son torse. J’ai écarté sa chemise, caressé et baisé son buste d’homme. Son buste poilu que j’ai léché avec érotisme. Puis ma main a continué sa course un peu plus bas, là où son désir m’appelait… J’ai enfin saisi son sexe nu et fier à pleine main. J’ai senti une secousse de bien-être, un vibrato de tout son corps qui voulait dire « enfin ! »… Lui aussi, il attendait cela depuis si longtemps...
Il a enfourné ses mains dans mon soutien-gorge pour saisir mes seins dénudés dans ses paumes tièdes...
Puis il m’a rappelé, avec un sourire complice, qu’en ce moment des caméras de surveillance filmaient peut-être nos caresses… Nous avons ri de ce propos qui a eu pour effet de m’exciter encore davantage.
N’y tenant plus, je me suis décidée à poursuivre mon voyage en allant gober l’interdit, en me dirigeant vers ces zones douces et chaudes, comme celles qui existent dans les pays du Maghreb. Direction Casablanca. Direction le Jardin des Délices, là où le sable fouette les visages, là où les lèvres sont sèches du sirocco qui nous embaume d’une tiédeur agréable, là où trône une obélisque immense, fierté des alentours. Une obélisque dure et chaude que j’ai pu goûter jusqu’à m’en saouler, sans limites, sans tabous, sans retenue. Oui, ma bouche a élu domicile dans ce Jardin des Délices, mes lèvres et ma langue enlaçant cette statue pharaonique et fière, l'escaladant dans un sens, puis dans l'autre. Je baignais dans une moiteur excitante jusqu’à l’insoutenable.
Je me suis aperçue que tout ce temps sans le voir n’avait pas altéré le souvenir que j’avais de la turgescence de son membre, dont j’aurais pu dessiner de mémoire tous les contours avec précision. J’avais les yeux fermés et ma bouche gobait sans discontinuer sa virilité : son sexe doux, marqué par un relief discret, un peu comme s'il était enveloppé d’une fine dentelle ciselée à la main, comme celles que créent les célèbres ouvrières d’Alençon…
Mais cette longue absence m’a également montré combien il m’a manqué. Et combien je l’aime…
J’ai aimé goûter son sexe… J’aurais pu faire çà pendant des heures…
Puis je me suis redressée, et nous nous sommes encore enlacés et embrassés.
Son excitation avait décuplé. Ses mains ont repris leur manège en direction de mes seins ; mais cette fois-ci, il les a nettement dénudés, les sortant complètement de leurs logements de dentelle, sans ménagements pour mon pauvre soutien-gorge, définitivement endommagé… ; il les a pris virilement, en a saisi leurs bouts durs et raidis. Les a pincés. Son visage s’est approché d’eux et il les a mordillés, titillés, léchés comme il l’aurait fait d’un dessert délicieux. Tenant fermement mes tétons, il m’a secoué les seins, les faisant tourner, les masturbant délicieusement.
J’avais envie d’hurler ; j’avais envie de sa puissance. Mon corps ne me répondait plus. Je ne maîtrisais plus rien. J’étais en lévitation dans une sphère de plaisir. Une bulle d’amour et de passion.
Je sentais son odeur mâle se propager dans la voiture. Nous bougions beaucoup, et je pensais que le véhicule devait tanguer par notre faute. Rien que d’imaginer que des gens circulant à cet étage du parking de cette gare pouvaient remarquer notre voiture en mouvement, j’étais encore plus excitée. Je m’imaginais faisant l’amour dans un train, la porte de la cabine à peine fermée… Bougeant au rythme des aiguillages, au rythme des courbes, du relief, des accélérations, des montées et des descentes.
C’est à ce moment qu’il m’a suggéré de m'allonger le plus possible sur la banquette arrière, en m’embrassant d’une fougue à la fois douce et exquisément surhumaine. Nos lèvres se sont mariées de nouveau ; accroupi, sa main est venue sur ma cuisse, puis sur le genou. Je l’ai sentie descendre sur ma jambe, puis sur mon pied qu’il a saisi pour le remonter, posant mon talon sur la banquette.
Puis il a ôté mes sandales....
....
[Suite au prochain post... ; clique ICI pour y lire la suite]
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mercredi, septembre 03, 2008
Le puits
C'est comme un très gros tuyau...
C’est comme un très gros tuyau, et je suis dedans. Seul. Accroché comme je peux à la paroi intérieure.
A bouts de forces…
Mes mains sont fatiguées d’essayer d’empêcher la chute finale au fond du puits. Mon ongles sont tout-usés par les glissades sur la paroi de pierre. Et plus je glisse, plus la paroi est lisse ; plus je descends, plus c'est difficile de rester accroché. Maintenant, le mur est tout froid, de plus en plus glissant, de plus en plus humide. Mes petits muscles tremblotent d'épuisement... Je suis gelé et je respire difficilement. Je sens des douleurs partout... Je suis tellement engourdi que je ne peux plus tourner ma tête pour regarder vers le haut. Vers le ciel. Je ne ressens même plus la chaleur du monde. C’est que j’ai dû dégringoler sérieusement pour ne percevoir que si faiblement la clarté du soleil qui semble s’éloigner de moi un peu plus d'instant en instant…
Mes yeux saouls de fatigue ne distinguent presque plus les formes. Ni les couleurs. D'ailleurs il n'y a plus de couleurs : juste du gris foncé, du marron peut-être. Et du noir partout. Il n'y a plus de couleurs, mais il y a le bruit : le bruit du froid qui me mord la peau. Comme un blizzard. Comme un acide.
Mes bras sont épuisés à tenter de me maintenir comme çà. Je ne sens plus mes pieds...
J’essaie de ne pas penser à ce qu’il y a en bas. C'est le vide. Et çà pue. C’est tout noir, et je sens des courants froids qui remontent. J’ai l’impression qu’il y a quelque chose de pas très accueillant, en bas.
C’est drôle, mais je n’arrive pas à avoir peur…
Je suis calme. Je suis bien…. J’ai presque envie de m’endormir tellement je suis bien…
06:30 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... [1] | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : litterature, écriture, solitude, journal intime, société, serge lama, chanson





