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lundi, juin 30, 2008
Lévy Ouindi
Prononcez "Lévy Ouindi", c’est à dire comme c’est écrit, quoi…
Bon, en fait, faut que je vous explique…. J’ai assisté un après-midi de juin à une conférence en anglais… On était une quinzaine dans une salle, assis sur des chaises un peu raides.... Bref, rien d'original jusque là... Le truc très chiant, quoi.... Mais comme le repas du midi était plutôt classe et généreux, j’ai eu du mal à me mettre au taf en début d’après-midi….. Et j'ai dû laisser mon esprit voguer (vive la rose), et puis bon, faut aussi le dire, j’ai pas forcément le talent inné des langues étrangères, et maille ingliche iz notte flouidy !! (ben ouep ! jsuis pas comme certaines d’entre vous qui sont à l’aise dans la langue de Maggy Tas d’chair … isn’t it, Sid ?….).
Bref (comme dirait Pépin), j’ai soudainement dû ressentir l'imminence d'un sommeil arrivant à pas feutrés dans mon esprit déjà détaché du bruit ambiant..... et hop, çà m'a fait soudainement une secousse.
Hein ?... quoi, keskia ? Y dit quoi le monsieur ?
Et là, j'entends "Lévy Ouindi".... sûrement que c'était une fin de phrase alambiquée dont je n'ai pas pipé le sens et dont les mots, même si je les avais entendus, n'auraient pas eu franchement l'écho souhaité dans mon esprit un peu franchouillard...
Ah ! Mais si, je sais (me suis-je dit tout seul personnellement à moi-même) : Lévy Ouindi, çà pourrait être un excellent nom pour l’animal de la vieille Babeux, la mère des amis que nous connaissons tous depuis longtemps : Edwin et Gaétan. Disons que leur mère (que je n'ai pas encore présentée) s’appellerait Simona (çà, çà me paraît évident qu'elle s'appelle Simona, me demandez pas pourquoi, j'en sais rien... comme çà, une intuition poétique..... [NDLR : arrête tes conneries et abrège, les lecteurs, çà commence à les gaver tes délires à deux balles !!]), et qu’elle aurait un animal qui s’appellerait Lévy Ouindi. Ça vous va ? De toute façon, z'avez pas le choix, puisque j’ai décidé. Et toc.
Donc, (roulement de tambour : RRRRRRRRrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!! RRrrr !!!!! ), je vous présente Lévy Ouindi, l’animal des Babeux. Un animal qui a grandi à Vergonghéon (et ben !!), l'animal de comagnie fidèle à la vieille Simona Babeux.
Applause, please !!
Euh… ah, j'vous ai pas dit ce que c’était comme animal (suis-je sot, parfois !). Vous avez des idées sur la race de la bestiole ? A première vue, je verrais bien un escargot. Tout baveux, lent (et en plus il souffrirait d’herpès)…
Z'en pensez quoi ?
;-)
Amis de la poésie…..
08:00 Publié dans ♣ La famille Babeux | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : société, délire, humour, ecriture, litterature
vendredi, juin 27, 2008
This Is The Life
"This Is The Life", par Amy MacDonald...
Moi j'adoooooooooore !....
08:07 Publié dans ♣ Idem, et Ibid aime [2] | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : chanson, société, amy macdonald, musique, pop, rock
mardi, juin 24, 2008
Entre l'une et l'autre
Entre l’une à l’autre.
Aujourd’hui, exactement aujourd’hui, je suis à mi-parcours. Exactement entre l’une et l’autre. A mi-chemin. Tel un équilibriste qui a quitté il y a quatre mardis l’assurance du haut de son immeuble pour franchir l’espace qui le sépare du toit de l’autre : arrivée dans quatre semaines. Mais aujourd’hui, je me retrouve au milieu, au plus bas du câble, à l’endroit le plus périlleux, le plus instable, seul et sans filet. Seul au milieu des vents les plus dangereux, à cette place inconfortable où le moindre souffle un peu rude pourrait me surprendre et me faire chavirer. Je ne peux m’empêcher de regarder vers le bas, vers les toits des voitures qui brillent comme des petits démons qui m’appellent, faisant scintiller leurs chimères colorées dont je ne veux pas. Je survis à cette place inconfortable où mes points de départ et d’arrivée m'apparaissent avec horreur flous et lointains. J'ai peur. Je me sens si fragile... Une plume dans le monde des cieux, des dragons et des sorcières. Mais je ne tombe pas.
Alors j’avance…
Entre l’une et l’autre.
A vingt-huit jours de l’une, à vingt-huit nuits de l’autre. Un cycle de passé, un cycle à venir. Celui de la lune. Au centre de ces jours sans parfum, je compte et recompte sans cesse les étapes de la vie de l’astre de la nuit, quartier après quartier, entre l’une et l’autre. Je geins dans ce milieu qui se confond avec les feux de la Saint-Jean, les feux de la joie pour certains, ceux du désert pour moi. Ce feu qui n’arrive pas à me réchauffer, malgré les crépitements des paillettes et des pétards qui ne prennent pas. Ce feu qui brûle mais qui ne me rassure pas.
Et puis j’avance…
Entre l’une et l’autre.
J’ai quitté le camp de base, laissant ma tendre sœur et sa douceur, ses cheveux clairs et son regard de lumière, pour gravir seul, sans corde ni piolet une montagne inconnue dressée devant moi. Car il faut bien avancer. Toujours avancer. L’adret, l’ubac, peu importe le coté, le soleil ou l’ombre… C’est toujours la solitude qui me tient compagnie. Cette discrète compagne qui m’a mené là où je suis aujourd’hui, sur la cime, dans le froid glacial qui me ronge l'âme, au niveau du drapeau que des conquérants passés auraient fièrement planté en chantant leurs hymnes patriotiques, mais qui pour moi a toutes les couleurs du vide.
Il faut que j’avance…
Entre l’une et l’autre.
Et puis ce soir je vais commencer ma redescente, parcourir autant de nuits et autant de nuits qu’à la montée. Pour tenter de trouver mon camp d’arrivée, en évitant les jets des grenades et des gaz factices. Ce camp inconnu dont je vais essayer de déchiffrer les arcanes, les recoins…. Et puis inévitablement après, juste après, reprendre ma route vers une autre solitude. Entre l’une et l’autre. Puis entre l’autre et l’une. Comme le flux et le reflux de la vague, comme l’eau de cette mer qui emmena jadis les aventuriers au bout du monde, je quitterai bientôt l’autre et tenterai de revoir l’une… Comme cette vague qui met trop de temps à me mouiller les pieds, je voudrais que le métronome de la vie s’emballe… Que les profondeurs du pianoforte m’enivre de son tempo cadencé comme les chocs des roues de l’autorail de campagne sur les voies de métal, me menant clandestinement de l’une à l’autre et puis de l’autre à l’une…. Clandestinement, caché entre les roues. Sans ticket. Sale. Nu. Sans papiers. Sur un rythme de train, infini.
Je continue : j’avance...
Entre l’une et l’autre.
Et puis dans ce capharnaüm, fermer les yeux et rêver. Rêver que les mouvements des vagues divaguent et que, tout au contraire des plages calmes pour lesquelles elles s’éternisent en longs rouleaux, elles puissent ici s’enchaîner, se rapprocher et se toucher presque. Alors, peut-être que ce jour-là, je pourrai dans un même instant de grâce te frôler toi, et puis toi, dans une même communion, chacune d’une main tétanisée d’émotion. Vous rapprocher l'une de l'autre pour doucement, tout doucement, appuyer ma tête entre vos épaules et laisser jaillir mes larmes, le visage bien calé sous le toit de vos cheveux roux et sombres.
Confortablement installé, la tête dans contre vos joues et le cœur dans les étoiles. Exactement entre l’une et l’autre…
08:30 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [2], ♣ Mi-ganesh mi-ganach | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : tendresse, amitié, femme, société, beauté, féminin, ecriture
samedi, juin 21, 2008
Jean XXIII - seconde partie
SUITE ET FIN DE LA PARTIE N°1 (clique ICI si tu l'as manquée)
.....
Je te regardais. Tes yeux étaient fermés. Je te voyais respirer à la montée et à la descente de tes seins, si fiers et si féminins… Une respiration à la fois calme et soutenue… Et à chaque inspiration, je pouvais entrevoir une bretelle de ton soutien-gorge, une bretelle rose que je maudissais d’être là… ou alors peut-être que je la jalousais d’être si près de toi…
Contemplant mon si agréable travail, toujours assis en tailleur près de toi, j’ai alors pensé que ton autre pied me ferait rapidement une crise de jalousie si je ne m’en occupais pas rapidement… Alors j’ai reposé ton pied droit sur l’herbe, nu sur le sol, et j’ai voulu reprendre son frère jumeau. Mais à ce moment-là, celui dont je voulais m’occuper est venu tout seul, sans que je le touche : c’est toi qui, après lui avoir ôté d’un coup sec la sandale, me l’a déposé, déjà nu, au creux de mes jambes croisés. Est-ce un mauvais calcul de ta part, l’effet du hasard ? Ou bien était-ce bien attentionné ?… Mais le fait est que ton pied gauche est arrivé un peu plus loin que sa place prévue, touchant nettement mon pantalon, à cet endroit précis qui donne tant d’indications sur le bien-être d’un homme… Et, sentant la pierre de mon corps, il est revenu sagement se repositionner à la place qui lui avait été réservée…
Lorsque j’ai distingué un léger rictus sur ton visage, j’ai bien compris que le hasard et les coïncidences, dans ce genre de cas, c’est plutôt rare… Et je n'ai plus eu de doutes sur la bonne réponse à ma question…
Surpris par la teinte fatiguée de ton pied gauche, teinte qui contrastait vivement avec l’éclat de l’autre, dont je venais de m’occuper, j’ai de suite remis ma main dans la potion magique concoctée suivant la recette du sage des Antilles, cette recette qui laissait toute la place à la douceur sensuelle de l’huile et au parfum enivrant du rhum de là-bas.
J’ai commencé à l’enduire, à son tour, de ce vernis bienfaiteur. Tout en faisant cela, et comme je suis poli, j’ai dit bonjour à mon nouveau compagnon et lui apposant délicatement des petits baisers au-dessous des orteils, et sur ta plante ; ces mouvements combinés, de mes mains, de ma langue, et l’odeur d’alcool ambré… tout cela a créé une ambiance presque surnaturelle ; quant à ma bouche, elle, elle ne se lassait pas de ce dessert pris avant tout repas qui aurait été bien terne d’ailleurs…
Ce dernier a profité d’un même massage. Un massage doux et profond en même temps, et à plusieurs reprises j’ai du remettre du baume sur mes mains tant ton pied en était avide. Après un long instant d’un massage doux, durant lequel ta respiration devenait de plus en plus soutenue (et j’espérais que cela fût sous l’effet d’un plaisir discrètement érotique), j’ai mis dans ma bouche le plus fiers des cinq, le suçant comme s’il s’agissait d’un bonbon que l’on donne à un gamin.
Oui, j’étais comme un gamin avec ses jouets… et en même temps j’étais aux antipodes de cela car j’étais là non pas pour jouer, mais au contraire pour le plaisir de te faire plaisir… tout simplement… En faisant ce geste avec ma langue, j’ai vu que tes mains agrippaient le tapis d’herbe, se crispaient, et que tu commençais à te pincer les lèvres.
Et puis, alors que tes yeux se rouvraient et que tu me regardais avec un sourire qui rayonnait sur ton visage, j’ai sorti de mon sac de voyage un petit paquet, que j’ai ouvert. Un petit cadeau que je t’ai ramené d’un de mes précédents voyages, un bracelet de cheville. Je l’ai ouvert et refermé sur l’une d’elle. Tu n’as rien dit. Pas bougé. Un sourire de remerciement, c’est tout. J’ai caressé ta cheville, butant sur un jean que j’ai trouvé, sur le coup, un peu trop long…
Et puis tes yeux m’ont dit « Viens… ».
Alors je me suis approché de toi. Et quand mon visage a été suffisamment proche du tien, alors que j’étais en appui sur un coude, tu as passé ton bras autour de mon cou, et rapproché ainsi mes lèvres des tiennes… Le baiser que tu m’as offert était moins chaste que les précédents, ta langue beaucoup plus volontaire, et les parfums de rhum se sont mélangés avec étourdissement dans nos bouches qui fusionnaient. De ton autre main, tu as saisi mon autre mienne et tu l’as plaquée contre l’un de tes seins, que j'ai commencé à caresser malgré tes vêtements qui ne savaient plus cacher la saillie de ton téton en erection. Je crois que ces quelques secondes ont été pour moi des moments de grande douceur et de grand plaisir. Un érotisme calme, une sensualité à peine avouée… Un grand moment de tendresse.
Mais la sentence de Dieu arrive toujours à un moment ou à un autre. Et là, c’est Notre-Dame qui s’est réveillée brutalement, en sonnant deux grands coups assourdissants, signifiant que l’heure de notre départ était venue. Ces deux coups de gong correspondaient au retour prévu des terrassiers, ainsi que l’un d’eux me l’avait chuchoté à l’oreille le matin même…

Alors il a fallu partir. En quelques secondes, nous nous sommes redressés. Tu as remis tes sandales et nous sommes repartis en sens inverse. Il était temps car ils revenaient sur le chantier après leur petite heure de pause. Nous les avons croisés juste lorsque nous quittions cette zone fermée au public, en passant à travers les cônes interdits. Au moment de les franchir, celui qui m’avait renseigné, le matin, sur l’horaire de la pause méridienne de l’équipe, s’est mis à sourire. Il a prononcé à l'un de ses collègues quelque chose dans une langue étrangère et ils ont tous ri. Puis nous sommes ressortis du parc, en direction de la bouche de métro qui allait me conduire dans une gare pour prendre un train qui allait partir dans une heure à peine.
Dans le métro, nous étions debout. Tu me tournais le dos. J’étais derrière toi et ma main droite te cernait et se reposait sur ton ventre, sur ton nombril que j’avais déshabillé partiellement et très discrètement de ton tee-shirt trop encombrant à mon goût… Tu me tenais l’autre main. Je te faisais des bisous dans le cou… Et je soufflais sur ta nuque pour la rafraîchir de la moiteur désagréable qui règne dans les transports en commun parisiens. J’aimais bien les arrêts que faisait notre rame au niveau des stations intermédiaires. Le freinage du métro faisait que tu te plaquais davantage contre moi… A chaque fois tes fesses se collaient encore davantage sur mon bas-ventre, et tu ressentais bien, là aussi, mon état d’homme comblé… Et tu ne te retenais pas… Et moi, au contraire, je m’étais adossé à une barrière de maintien pour être sûr de ne pas bouger lors de ces freinages. Car nous aimions çà, toi comme moi… Mais le trajet est passé beaucoup trop vite… et nous nous sommes rendus compte au dernier moment qu’il fallait descendre à la station de la gare où mon train m’attendait…
En nous disant au revoir, sur le quai, tu avais l’air triste, et je l’étais tout autant… Mais ton visage s’est vite éclairci lorsque je t’ai confié, ma bouche plaquée contre ton oreille, pendant un grand câlin affectueux, tendre et moelleux, … que je reviendrai très bientôt.
09:21 Publié dans ♣ Chauds shows... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : femme, erotisme, société, beauté, féminin, sexe, ecriture
mercredi, juin 18, 2008
Jean XXIII - première partie
J’étais juste venu pour quelques heures à Paris. Juste quelques heures entre un avion et un train... et je te les ai consacrées…
Je me souviens de ces instants doux.... Quand nous nous sommes promenés dans le quartier latin à l’Odéon, puis sur les quais de Seine, s’arrêtant parfois devant des bouquinistes, pour regarder des images insolites ou des vielles affiches de concert… Des heures d’une marche douce, durant laquelle, sans se lâcher les mains, nous n'avons cessé de rire, parler, chanter… une promenade qui nous a menés, les jambes fatiguées, contre la Cathédrale Notre-Dame. Plus exactement dans un petit parc qui porte le nom d’un Pape dont je ne me rappelle plus le nom…
Puis nous nous sommes assis sur un banc, entourés par les oiseaux qui chantaient, dans un Paris calme de ce milieu de matinée, un Paris si agréable en cette période de vacances… Nous étions tous les deux sur un banc, dans notre position préférée ; dans les bras l’un de l’autre, ta jambe sur l’une des miennes, nos mains les unes dans les autres. Simplement, sans rien dire. Moi, la tête dans ton cou, je respirais ta peau authentique, sans fard, ta peau douce. Et toi de même. Doucement, tendrement. On était bien, tout simplement. Oui, bien. Sans parler, simplement avec nos respirations qui communiquaient, tranquilles, douces.
J’étais bien, la tête dans tes cheveux !! un peu comme dans une forêt aux douces et fines lianes, auxquelles on ne peut pas se pendre. La peau de tes mains était douce et confortable. Nos doigts se caressaient de temps à autres, valsant avec l’un, avec l’autre, puis changeant de partenaire ou allant prendre l’air sur le dessus après quelques minutes passées dans la douce chaleur sensuelle de nos paumes respectives… Cela a dû durer … je ne sais plus en fait… Ce que je sais, c’est que, dès que nos lèvres ont pu reprendre leur rôle de transmetteurs de paroles, tu m’as dit que cette marche t’avait fait mal aux pieds. Pas étonnant… avec tes petites sandales…

C'est à ce moment que je t’ai suggéré de me suivre. J’avais une idée derrière la tête… Avec ton sourire toujours aussi merveilleux, nous nous sommes dirigés vers l’intérieur de ce petit parc, tout contre la Cathédrale, car j’y avais remarqué une zone en travaux, condamnée par des cônes de chantiers. Tu as bien vu que je chuchotais quelque chose à l’un des ouvriers, mais tu n’as pas compris quoi… Puis, l’air interrogatif, tu m'as suivi et nous avons quitté un instant ce parc pour nous diriger vers l’une des para-pharmacies avoisinant la Cathédrale, près du parvis. Je souriais intérieurement en pensant que tu te demanderais bien pourquoi j'en étais ressorti avec ces deux produits et ce flacon vide…
« Alors, tu me proposes quoi, maintenant ? ».
Oui, bien sûr, tu te demandais ce que je te réservais… Alors je t’ai pris par l’épaule, toi par la taille, et, nous avons repris notre chemin vers le parc.
Puis 13 heures ont sonné à la grande Église.
« Viens Zoé… ».
A ce mot, tu m’as suivi et nous sommes revenus vers ce petit parc, et plus particulièrement vers la zone de ce parc qui était condamnée et fermée au public. Les ouvriers venaient d’en partir à 13 heures… Comme par hasard… Il nous a suffi de déplacer les cônes (et de bien les remettre en place pour que personne ne vienne derrière nous), de dépasser la tranchée en attente (attention à ne pas salir tes sandales !), dépasser une haie.... et nous nous sommes enfin retrouvés seuls, tout contre Notre-Dame, entourés de thuyas hauts et ainsi protégés de tous. Seule Notre-Dame nous regardait, mais je savais qu’elle ne dirait rien…
Quelques petits mètres carrés, cachés en plein Paris... Sans que je te le demande, tu t’es allongée sur le dos. Je t’ai appris que les ouvriers viendraient un peu plus tard, et que l’on pouvait souffler ici un peu. Disons que nous avions une heure clandestine à goûter à deux... Je me suis allongé près de toi. Tu es venue dans mes bras. Tu as déposé ta tête sur mon torse. C’était simple, doux, tendre. Ta jambe est venue contre la mienne et nous n’avons rien dit pendant plusieurs minutes. Seuls les chants de oiseaux et les voix des touristes meublaient notre environnement.
Presque pas de vent. Le calme… Puis je me suis redressé et pris les flacons achetés tout à l’heure. J’ai mélangé ces deux produits dans le récipient vide et ai sorti de mon sac de voyage une petite bouteille de rhum.
« Je te l’ai apportée pour toi. De là-bas. Mais avant de te la donner, je t’en vole quelques gouttes. C’est un sage de Basse-Terre qui m’a donné la recette… ».
Les quelques gouttes de rhum mélangées aux deux autres produits ont de suite généré une odeur forte et agréable. Je me suis assis en tailleur, à tes pieds. Toi, tu es restée allongée, et je t’ai demandé de te laisser aller, de ne penser à rien… J’ai saisi ton pied droit, enlevé la sandale, et l’ai mis dans le creux de mes jambes croisées. J’ai d’abord fait de tout petits bisous sur la plante de ce petit pied tiédit par les kilomètres du matin.
J’ai pu contempler tes orteils, parfaitement alignés, d’une rectitude parfaite. J’ai souri car tes cinq orteils, contemplés de dessous, me faisaient penser à des Petrouchka… J’ai doucement embrassé ton talon, tes petits orteils, puis j’ai pris avec ma main une grosse noisette de cette crème transparente, légèrement huileuse et odoriférante ; j’ai commencé à t’en enduire le pied droit. Tel l’effet d’une laque sur un tableau d’artiste, ton pied a commencé à briller sous l’effet de l’application. Puis j’ai voulu la faire pénétrer en massant doucement. Le plus difficile, dans ce cas-là, est de ne pas confondre le massage et un chatouillis qui ne pourrait être que désagréable. Mais je savais ce que je voulais te procurer comme émotion, et ce n’était que du plaisir, rien d’autre !!
Mes mains sont passées entre tes orteils, puis mes doigts ont massé un à un tes petits grains de raisin. Doucement. Très doucement…

A deux reprises j’ai dû ré-enduire ma main car ta peau aimait tant cette préparation qu’elle la buvait très vite… Et les effluves de rhum qui, sous la chaleur tiède du massage, se dégageaient enfin, arrivaient même jusqu’à ton nez, le peu de vent qui régnait sur Paris ce jour-là permettant de garder pour nous et pour nous deux seulement cette fragrance alcoolisée si typique… En frottant ton talon, l’odeur est venue encore plus vite… Encore plus forte… Mes mains passaient et repassaient sur toute la surface de ton dessous de pied, de l’extérieur, droit et presque rectiligne, à l’intérieur cambré. Et de l’intérieur cambré vers l’extérieur.
Et encore. Et encore…
Puis mes lèvres sont venues embrasser cette texture douce et sensuellement érotique…
SUITE AU PROCHAIN POST (ICI)
12:00 Publié dans ♣ Chauds shows... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : femme, erotisme, société, beauté, féminin, sexe, ecriture
samedi, juin 14, 2008
C'est jour de fête
Dimanche, c’est jour de fête. Et moi en ce dimanche je vais penser à lui, parce que justement ce jour me le rappelle encore plus fort à ma mémoire.
La journée commencera par une matinée colorée de l'émail éclatant de ces sourires émus. De ces moments vrais, émouvants, de ces instants où je me pincerai la langue pour ne pas verser ma petite larme devant le tableau magnifique de l’amour. Devant ces petites frimousses qui viendront, pleines d’émotion, devant moi, tôt le matin, en petits pyjamas à fleurs ou à grosses voitures. Parce que ce jour, j’aurai un peu plus encore que d’habitude la preuve de leur amour fort et fier, fort et indestructible. L’amour de mes enfants qui viendront me lire un poème, m’offrir leurs petits cadeaux fabriqués à l’école… ceux dont la préparation aura pris des jours et des jours durant lesquels ils auront été si agréablement déchirés entre l’envie d’en garder le secret et celle de me mettre dans la confidence… ces cadeaux construits avec leurs cœurs et qui trôneront, suivant les usages auxquels ils sont destinés, soit à la cuisine, soit dans la chambre, ou sur le bureau, mais en tout cas loin des tiroirs poussiéreux où ils ne méritent pas de finir. Car quoi qu’ils soient, ils étincelleront de toute ma fierté d’avoir reçu les plus beaux des présents, faits avec leurs petites mains d’anges, et accompagnés de petits dessins dont chaque approximation, chaque débordement du trait mettra encore plus d’authenticité dans la tendresse innocente qu'ils me portent…
Mais après le vent chaud, je sais aussi que c’est le vent froid du grand nord qui va souffler, celui qui ramène les relents de neige des hautes latitudes, ce vent qui mord les jambes, qui chatouille si désagréablement les cuisses et qui pince fort la peau du visage. Car après ce plein d’émotion, ce sera le moment du vide. Mon vide à moi de ne plus pouvoir en faire autant, en ce dimanche de mariage entre l’infiniment doux et l’infiniment dur. Ce jour que j’attends avec toute l’impatience d’un père comblé, le fils ne pourra le vivre qu’en souvenir d’un temps définitivement rangé dans la bibliothèque du passé. Et ce jour-là, mon cœur aura le pincement de ce coup de fil que je ne passe plus, de cette voix que je n’entends plus, de ce rire qui fait désormais partie de mes souvenirs.
Parce qu’avant d’être père, j’ai été fils.
Ce dimanche, je repenserai aux parfums calmes de mon enfance, aux murs qui résonnent encore du réconfort de sa présence, et qui se souviennent peut-être de sa préparation des crêpes à la béchamel ("avec plein de fromage s'il te plaît, c’est meilleur !"), et des moments de ma jeunesse où nous jouions, complices, au jeu des chiffres ou à celui des lettres... ces murs qui résonnent peut-être encore de ses calembours à deux balles (je me demande si çà serait pas héréditaire ?...)… Oui, ce dimanche je revivrai les mille et un moments de cette complicité d’avant, en oubliant les inévitables désaccords qu’un adolescent un peu rebelle peut avoir avec une autorité pourtant nécessaire, pour ne retenir, du coin de mon cœur meurtri et de mes yeux humides, que le regard d’amour et la tendresse irremplaçable du meilleur des pères.
Celui qui, couché sous la simple dalle de marbre grise, ne pourra jamais plus se relever pour me serrer dans ses bras.
10:32 Publié dans ♣ Spleen, ici mots... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : société, fête, fête des pères, famille, tendresse, poésie, littérature
jeudi, juin 12, 2008
Pipi avec vue

11:33 Publié dans ♣ Ibid insolid [1] | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : insolite, société, pratique, humour
mardi, juin 10, 2008
Revoir le soleil...
Pourquoi faut-il que je m’y prenne à une heure du matin pour avoir le courage de me l’avouer à moi-même… car oui, j’en ai conscience : l’émotion m’a fragilisé, la timidité m’a paralysé... et j’ai dû te paraître bien froid… beaucoup trop froid. Et pourtant, la journée a été tellement parfaite… tellement géniale… tellement oxygénante… Mais je m'en veux quand je me revois au moment de notre rencontre… A ce moment, oui, je l’avoue, j’ai été très ému. Peut-être trop, même... Je ne connaissais pas l’endroit, mais peu importait, puisque tu étais là. Si c’était à refaire, j’aurais le courage de te serrer dans mes bras. Fort. Pour sentir ton petit cœur battre à travers nos vêtements. J’aurais même abandonné ma tête dans le creux de ton épaule. Et je t’aurais fait plein de bisous dans le cou et près de ton oreille. Et puis des gros sur tes joues. Des chauds, des chaleureux… Doucement. En laissant le temps se calmer pour nous offrir ces minutes d’une tendresse clandestine… Rien qu’à nous. Si je pouvais revenir en arrière, c’est çà que je ferais….
Si j’avais ce pouvoir, je te retrouverais dans ta voiture... et si c’était à refaire, j’oserais prendre ta main dans la mienne. Tout simplement. Juste pour faire courir de nous à nous ce magnétisme qui nous caractérise si bien. Je t’aurais tenu la main, et on aurait été bien. Oui, bien. J’aurais pris tes doigts entre les miens, j’aurais caressé ta paume. J'aurais massé ton poignet, et baisé ta peau. Être plus proche de toi. Juste en tenant ta main dans la mienne, au lieu de te laisser maltraiter ton bracelet...
Mais pour pouvoir ainsi revenir en arrière, il faudrait que je sois un remarquable magicien ! Un être qui aurait enfoncé Houdini dans l’anonymat le plus complet…. Il faudrait que je remonte le temps, jusqu’au début de la création de l’homme, puis que je reprenne la route du présent. Et sur le trajet, j'aurais pu regarder naître les religions et tous les saints, Homère réécrire son Iliade, les révolutionnaires guillotiner leur roi…. Revivre le siècle passé, changer de millénaire, et puis très vite reprendre le train…
Reprendre le train. Et ta main. Respirer ton parfum de plus près. Oser te masser doucement les épaules. Juste tes épaules. Tout doucement pour te détendre… juste pour que tu soies bien. Laisser mes mains contourner ta nuque, déborder sur le haut de ton dos, te donner de la chaleur pour faire fondre tes inquiétudes. Et disparaître tes angoisses. Si seulement j'avais pu mieux te rassurer...
Si j’avais été moins froid… si j’avais été plus courageux… si j’avais été plus moi-même…
Si…
01:05 Publié dans ♣ Entre miel et soleil [2] | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : société, femme, tendresse, poésie, littérature, ecriture
vendredi, juin 06, 2008
La recette du poulet au whisky...
- Acheter un poulet d'environ 1,200 kg et une bouteille de whisky.
- Prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive et des bardes de lard.
- Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais.
- Barder le poulet, le saler, le poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
- Préchauffer le four à température moyenne (220°C ou thermostat 5) pendant 10 minutes.
- Se verser un verre de whisky et le boire.
- Mettre le poulet au four dans un plat de cuisson approprié.
- Se verser un verre de whisky et le boire.
- Renouveler cette dernière opération.
- Après un quart beurre, fourrer l'ouvrir pour surbeiller la buisson du coulet.
- Brendre la vouteille de biscuit et s'envoynet une bonne rasade.
- Après un tard .... un far t'heure. abrès un moment quoi, dituber jusqu'au bour.
- Oufrir la borte, reburner, revourner... mettre le noulet dans l'aurte sens.
- S'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 2 ou 3 verts de ouisti.
- Buire, tuire, cuire le loulet bandant une deni-heure.
- Et hop ! 3 berres de blus.
- Se rebercer une bonne voulée de poulet... non de visky.
- Rabasser le loulet (qu'est tombu bar terre), l'ettuyer et le voutre sur un blat.
- Se béter la fihure cause du gras sur le barrelage de la buisine.
- Ne pas essayer de se reveler.
- Déciver qu'on est bien par derre et binir la mouteille de misky.
- Blus tard, ramber jusqu'au lit, dorbir ze qui reste de la muit.
- Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzeir, manger le poulet froid avec de la mayonnaise en tube et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine.
19:14 Publié dans ♣ Norio rigolo [2] | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, recette, insolite, humour, gag, société
mercredi, juin 04, 2008
En nuisette...
Et ben voilà... le résultat de mon premier sondage. Vous avez été plus de 60 à me répondre et j'en suis très touché.
Alors comme çà, vous êtes 48% de mes visiteuses à dormir nue.... et 27% à dormir en toute petite tenue.... Je n'oublie pas les 25% qui disent dormir en pyjama, c'est leur droit, même si je pense qu'elles devraient essayer autre chose...
Alors c'est pourquoi j'ai mis en place un second sondage (sur la colonne de gauche).... N'oubliez pas de voter !
Encore merci et gros bizous à toutes !!!!!

09:34 Publié dans ♣ Jamais sans mes copines | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société, femme

