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samedi, juin 21, 2008
Jean XXIII - seconde partie
SUITE ET FIN DE LA PARTIE N°1 (clique ICI si tu l'as manquée)
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Je te regardais. Tes yeux étaient fermés. Je te voyais respirer à la montée et à la descente de tes seins, si fiers et si féminins… Une respiration à la fois calme et soutenue… Et à chaque inspiration, je pouvais entrevoir une bretelle de ton soutien-gorge, une bretelle rose que je maudissais d’être là… ou alors peut-être que je la jalousais d’être si près de toi…
Contemplant mon si agréable travail, toujours assis en tailleur près de toi, j’ai alors pensé que ton autre pied me ferait rapidement une crise de jalousie si je ne m’en occupais pas rapidement… Alors j’ai reposé ton pied droit sur l’herbe, nu sur le sol, et j’ai voulu reprendre son frère jumeau. Mais à ce moment-là, celui dont je voulais m’occuper est venu tout seul, sans que je le touche : c’est toi qui, après lui avoir ôté d’un coup sec la sandale, me l’a déposé, déjà nu, au creux de mes jambes croisés. Est-ce un mauvais calcul de ta part, l’effet du hasard ? Ou bien était-ce bien attentionné ?… Mais le fait est que ton pied gauche est arrivé un peu plus loin que sa place prévue, touchant nettement mon pantalon, à cet endroit précis qui donne tant d’indications sur le bien-être d’un homme… Et, sentant la pierre de mon corps, il est revenu sagement se repositionner à la place qui lui avait été réservée…
Lorsque j’ai distingué un léger rictus sur ton visage, j’ai bien compris que le hasard et les coïncidences, dans ce genre de cas, c’est plutôt rare… Et je n'ai plus eu de doutes sur la bonne réponse à ma question…
Surpris par la teinte fatiguée de ton pied gauche, teinte qui contrastait vivement avec l’éclat de l’autre, dont je venais de m’occuper, j’ai de suite remis ma main dans la potion magique concoctée suivant la recette du sage des Antilles, cette recette qui laissait toute la place à la douceur sensuelle de l’huile et au parfum enivrant du rhum de là-bas.
J’ai commencé à l’enduire, à son tour, de ce vernis bienfaiteur. Tout en faisant cela, et comme je suis poli, j’ai dit bonjour à mon nouveau compagnon et lui apposant délicatement des petits baisers au-dessous des orteils, et sur ta plante ; ces mouvements combinés, de mes mains, de ma langue, et l’odeur d’alcool ambré… tout cela a créé une ambiance presque surnaturelle ; quant à ma bouche, elle, elle ne se lassait pas de ce dessert pris avant tout repas qui aurait été bien terne d’ailleurs…
Ce dernier a profité d’un même massage. Un massage doux et profond en même temps, et à plusieurs reprises j’ai du remettre du baume sur mes mains tant ton pied en était avide. Après un long instant d’un massage doux, durant lequel ta respiration devenait de plus en plus soutenue (et j’espérais que cela fût sous l’effet d’un plaisir discrètement érotique), j’ai mis dans ma bouche le plus fiers des cinq, le suçant comme s’il s’agissait d’un bonbon que l’on donne à un gamin.
Oui, j’étais comme un gamin avec ses jouets… et en même temps j’étais aux antipodes de cela car j’étais là non pas pour jouer, mais au contraire pour le plaisir de te faire plaisir… tout simplement… En faisant ce geste avec ma langue, j’ai vu que tes mains agrippaient le tapis d’herbe, se crispaient, et que tu commençais à te pincer les lèvres.
Et puis, alors que tes yeux se rouvraient et que tu me regardais avec un sourire qui rayonnait sur ton visage, j’ai sorti de mon sac de voyage un petit paquet, que j’ai ouvert. Un petit cadeau que je t’ai ramené d’un de mes précédents voyages, un bracelet de cheville. Je l’ai ouvert et refermé sur l’une d’elle. Tu n’as rien dit. Pas bougé. Un sourire de remerciement, c’est tout. J’ai caressé ta cheville, butant sur un jean que j’ai trouvé, sur le coup, un peu trop long…
Et puis tes yeux m’ont dit « Viens… ».
Alors je me suis approché de toi. Et quand mon visage a été suffisamment proche du tien, alors que j’étais en appui sur un coude, tu as passé ton bras autour de mon cou, et rapproché ainsi mes lèvres des tiennes… Le baiser que tu m’as offert était moins chaste que les précédents, ta langue beaucoup plus volontaire, et les parfums de rhum se sont mélangés avec étourdissement dans nos bouches qui fusionnaient. De ton autre main, tu as saisi mon autre mienne et tu l’as plaquée contre l’un de tes seins, que j'ai commencé à caresser malgré tes vêtements qui ne savaient plus cacher la saillie de ton téton en erection. Je crois que ces quelques secondes ont été pour moi des moments de grande douceur et de grand plaisir. Un érotisme calme, une sensualité à peine avouée… Un grand moment de tendresse.
Mais la sentence de Dieu arrive toujours à un moment ou à un autre. Et là, c’est Notre-Dame qui s’est réveillée brutalement, en sonnant deux grands coups assourdissants, signifiant que l’heure de notre départ était venue. Ces deux coups de gong correspondaient au retour prévu des terrassiers, ainsi que l’un d’eux me l’avait chuchoté à l’oreille le matin même…

Alors il a fallu partir. En quelques secondes, nous nous sommes redressés. Tu as remis tes sandales et nous sommes repartis en sens inverse. Il était temps car ils revenaient sur le chantier après leur petite heure de pause. Nous les avons croisés juste lorsque nous quittions cette zone fermée au public, en passant à travers les cônes interdits. Au moment de les franchir, celui qui m’avait renseigné, le matin, sur l’horaire de la pause méridienne de l’équipe, s’est mis à sourire. Il a prononcé à l'un de ses collègues quelque chose dans une langue étrangère et ils ont tous ri. Puis nous sommes ressortis du parc, en direction de la bouche de métro qui allait me conduire dans une gare pour prendre un train qui allait partir dans une heure à peine.
Dans le métro, nous étions debout. Tu me tournais le dos. J’étais derrière toi et ma main droite te cernait et se reposait sur ton ventre, sur ton nombril que j’avais déshabillé partiellement et très discrètement de ton tee-shirt trop encombrant à mon goût… Tu me tenais l’autre main. Je te faisais des bisous dans le cou… Et je soufflais sur ta nuque pour la rafraîchir de la moiteur désagréable qui règne dans les transports en commun parisiens. J’aimais bien les arrêts que faisait notre rame au niveau des stations intermédiaires. Le freinage du métro faisait que tu te plaquais davantage contre moi… A chaque fois tes fesses se collaient encore davantage sur mon bas-ventre, et tu ressentais bien, là aussi, mon état d’homme comblé… Et tu ne te retenais pas… Et moi, au contraire, je m’étais adossé à une barrière de maintien pour être sûr de ne pas bouger lors de ces freinages. Car nous aimions çà, toi comme moi… Mais le trajet est passé beaucoup trop vite… et nous nous sommes rendus compte au dernier moment qu’il fallait descendre à la station de la gare où mon train m’attendait…
En nous disant au revoir, sur le quai, tu avais l’air triste, et je l’étais tout autant… Mais ton visage s’est vite éclairci lorsque je t’ai confié, ma bouche plaquée contre ton oreille, pendant un grand câlin affectueux, tendre et moelleux, … que je reviendrai très bientôt.
09:21 Publié dans ♣ Chauds shows... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : femme, erotisme, société, beauté, féminin, sexe, ecriture


Commentaires
Hello, ça fait longtemps en effet... il est très joli ton blog ...
Ecrit par : Fanny | samedi, juin 21, 2008
jolie histoire..
Ecrit par : neige | dimanche, juin 22, 2008
Il y a des instants comme cela, des mots, des histoires qui surfent sur des désirs, voir des souvenirs, qui ainsi partagés sont de réels plaisirs. Je viens de passer un agréable moment sur 1 et 2 à sa suite, très chouette, merci.
Ecrit par : Bougrenette | dimanche, juin 22, 2008
Il y a des moments rares, à ne pas loupper ... Cette petite histoire nous rappelle combien il est important de vivre chaque instant à fond, de profiter de chaque seconde de la vie, de prendre le temps de prendre le temps ...
Merci pour ce moment de vie offert, c'était doux et sensuel, tendre et rêveur, et très bien écrit.
Ecrit par : Pauline L | lundi, juin 23, 2008
Mais Allison, l'est, elle. Anglaise.
Je garde la moitié du pape pour plus tard.
Ecrit par : Akä | lundi, juin 23, 2008
et bien bonsoir....
j'ai lu de bien belles choses ici ce soir
a+
Ecrit par : esther | lundi, juin 23, 2008
ohhhh c'est trop choux!
tu trouves vraiment bien les mots pour exprimer tes sentiments!
Ecrit par : corienga | lundi, juin 23, 2008
Un tantinet fétichiste du pied, Ibid ??
Ecrit par : emanu124 | mercredi, juin 25, 2008
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