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mercredi, juin 18, 2008

Jean XXIII - première partie

J’étais juste venu pour quelques heures à Paris. Juste quelques heures entre un avion et un train... et je te les ai consacrées…

Je me souviens de ces instants doux.... Quand nous nous sommes promenés dans le quartier latin à l’Odéon, puis sur les quais de Seine, s’arrêtant parfois devant des bouquinistes, pour regarder des images insolites ou des vielles affiches de concert… Des heures d’une marche douce, durant laquelle, sans se lâcher les mains, nous n'avons cessé de rire, parler, chanter… une promenade qui nous a menés, les jambes fatiguées, contre la Cathédrale Notre-Dame. Plus exactement dans un petit parc qui porte le nom d’un Pape dont je ne me rappelle plus le nom…

Puis nous nous sommes assis sur un banc, entourés par les oiseaux qui chantaient, dans un Paris calme de ce milieu de matinée, un Paris si agréable en cette période de vacances… Nous étions tous les deux sur un banc, dans notre position préférée ; dans les bras l’un de l’autre, ta jambe sur l’une des miennes, nos mains les unes dans les autres. Simplement, sans rien dire. Moi, la tête dans ton cou, je respirais ta peau authentique, sans fard, ta peau douce. Et toi de même. Doucement, tendrement. On était bien, tout simplement. Oui, bien. Sans parler, simplement avec nos respirations qui communiquaient, tranquilles, douces.

J’étais bien, la tête dans tes cheveux !! un peu comme dans une forêt aux douces et fines lianes, auxquelles on ne peut pas se pendre. La peau de tes mains était douce et confortable. Nos doigts se caressaient de temps à autres, valsant avec l’un, avec l’autre, puis changeant de partenaire ou allant prendre l’air sur le dessus après quelques minutes passées dans la douce chaleur sensuelle de nos paumes respectives… Cela a dû durer … je ne sais plus en fait… Ce que je sais, c’est que, dès que nos lèvres ont pu reprendre leur rôle de transmetteurs de paroles, tu m’as dit que cette marche t’avait fait mal aux pieds. Pas étonnant… avec tes petites sandales…

Parallele_sandales.jpg

C'est à ce moment que je t’ai suggéré de me suivre. J’avais une idée derrière la tête… Avec ton sourire toujours aussi merveilleux, nous nous sommes dirigés vers l’intérieur de ce petit parc, tout contre la Cathédrale, car j’y avais remarqué une zone en travaux, condamnée par des cônes de chantiers. Tu as bien vu que je chuchotais quelque chose à l’un des ouvriers, mais tu n’as pas compris quoi… Puis, l’air interrogatif, tu m'as suivi et nous avons quitté un instant ce parc pour nous diriger vers l’une des para-pharmacies avoisinant la Cathédrale, près du parvis. Je souriais intérieurement en pensant que tu te demanderais bien pourquoi j'en étais ressorti avec ces deux produits et ce flacon vide…

« Alors, tu me proposes quoi, maintenant ? ».

Oui, bien sûr, tu te demandais ce que je te réservais… Alors je t’ai pris par l’épaule, toi par la taille, et, nous avons repris notre chemin vers le parc.

Puis 13 heures ont sonné à la grande Église.

« Viens Zoé… ».

A ce mot, tu m’as suivi et nous sommes revenus vers ce petit parc, et plus particulièrement vers la zone de ce parc qui était condamnée et fermée au public. Les ouvriers venaient d’en partir à 13 heures… Comme par hasard… Il nous a suffi de déplacer les cônes (et de bien les remettre en place pour que personne ne vienne derrière nous), de dépasser la tranchée en attente (attention à ne pas salir tes sandales !), dépasser une haie.... et nous nous sommes enfin retrouvés seuls, tout contre Notre-Dame, entourés de thuyas hauts et ainsi protégés de tous. Seule Notre-Dame nous regardait, mais je savais qu’elle ne dirait rien…

Quelques petits mètres carrés, cachés en plein Paris... Sans que je te le demande, tu t’es allongée sur le dos. Je t’ai appris que les ouvriers viendraient un peu plus tard, et que l’on pouvait souffler ici un peu. Disons que nous avions une heure clandestine à goûter à deux... Je me suis allongé près de toi. Tu es venue dans mes bras. Tu as déposé ta tête sur mon torse. C’était simple, doux, tendre. Ta jambe est venue contre la mienne et nous n’avons rien dit pendant plusieurs minutes. Seuls les chants de oiseaux et les voix des touristes meublaient notre environnement.

Presque pas de vent. Le calme… Puis je me suis redressé et pris les flacons achetés tout à l’heure. J’ai mélangé ces deux produits dans le récipient vide et ai sorti de mon sac de voyage une petite bouteille de rhum.

« Je te l’ai apportée pour toi. De là-bas. Mais avant de te la donner, je t’en vole quelques gouttes. C’est un sage de Basse-Terre qui m’a donné la recette… ».

Les quelques gouttes de rhum mélangées aux deux autres produits ont de suite généré une odeur forte et agréable. Je me suis assis en tailleur, à tes pieds. Toi, tu es restée allongée, et je t’ai demandé de te laisser aller, de ne penser à rien… J’ai saisi ton pied droit, enlevé la sandale, et l’ai mis dans le creux de mes jambes croisées. J’ai d’abord fait de tout petits bisous sur la plante de ce petit pied tiédit par les kilomètres du matin.

J’ai pu contempler tes orteils, parfaitement alignés, d’une rectitude parfaite. J’ai souri car tes cinq orteils, contemplés de dessous, me faisaient penser à des Petrouchka… J’ai doucement embrassé ton talon, tes petits orteils, puis j’ai pris avec ma main une grosse noisette de cette crème transparente, légèrement huileuse et odoriférante ; j’ai commencé à t’en enduire le pied droit. Tel l’effet d’une laque sur un tableau d’artiste, ton pied a commencé à briller sous l’effet de l’application. Puis j’ai voulu la faire pénétrer en massant doucement. Le plus difficile, dans ce cas-là, est de ne pas confondre le massage et un chatouillis qui ne pourrait être que désagréable. Mais je savais ce que je voulais te procurer comme émotion, et ce n’était que du plaisir, rien d’autre !!

Mes mains sont passées entre tes orteils, puis mes doigts ont massé un à un tes petits grains de raisin. Doucement. Très doucement…

massage_pied_289x289.jpg

A deux reprises j’ai dû ré-enduire ma main car ta peau aimait tant cette préparation qu’elle la buvait très vite… Et les effluves de rhum qui, sous la chaleur tiède du massage, se dégageaient enfin, arrivaient même jusqu’à ton nez, le peu de vent qui régnait sur Paris ce jour-là permettant de garder pour nous et pour nous deux seulement cette fragrance alcoolisée si typique… En frottant ton talon, l’odeur est venue encore plus vite… Encore plus forte… Mes mains passaient et repassaient sur toute la surface de ton dessous de pied, de l’extérieur, droit et presque rectiligne, à l’intérieur cambré. Et de l’intérieur cambré vers l’extérieur.

Et encore. Et encore…

Puis mes lèvres sont venues embrasser cette texture douce et sensuellement érotique…

  

SUITE AU PROCHAIN POST (ICI)

Commentaires

C'est sans doute crétin mais moi, quand on me dit "longues promenandes en sandales", je pense "poussière et transpiration". Pardon mais j'y peux rien, c'est compulsif et ça me casse l'ambiance. Zoé pourrait avoir une petite bouteille d'eau dans son sac, par exemple, et hop, elle pourrait se rincer les pied après avoir quitté ses sandales.
Bon, et ces deux là, s'ils finissent pas dans un lit, tout le monde va être un peu frustré déçu, tu t'en rends bien compte, hein?

Ecrit par : sidonie | jeudi, juin 19, 2008

C'est déjà le pied... avec le pied.
On attend la suite

Ecrit par : emanu124 | jeudi, juin 19, 2008

lol j'ai pensé comme sidonie pour les pieds!
sinon je suis pressee de lire la suite ;)

Ecrit par : corienga | vendredi, juin 20, 2008

vive le jazz! (dans le genre "hors-sujet-avec-la-note-je-sais-faire-moi-aussi")

je te salue aussi au hasard des lignes ;-)

^^ c'est ce qui s'appelle prendre son pied (dans le genre "j'ai-quand-même-lu-la-note-et-survolé-ton-blog")

Oyé.

Ecrit par : Mowglie | vendredi, juin 20, 2008

merci pour ton merci, ma note n'était pas finie d'illustrer, publiée par erreur, erreur qui a permis que j'aie subitement envie d'un massage des pieds...

Ecrit par : Akä | vendredi, juin 20, 2008

oh! merci!!!!
alors a demain pour de nouvelles aventures du making of du livre!

Ecrit par : alice | vendredi, juin 20, 2008

J'aime bien, moi aussi, les massages des pieds!!!

Ecrit par : fërykat | vendredi, juin 20, 2008

Et pour l'histoire de Fë et de Sauvage, c'est sûr que si tu veux comprendre un peu l'histoire, il va te falloir tout lire :)
a+

Ecrit par : fërykat | vendredi, juin 20, 2008

Réussir à rendre érotique un récit de massage de pieds... Bravo ! ;)

Ecrit par : Laure | vendredi, septembre 05, 2008

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