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mercredi, mars 26, 2008

Pas de tendresse ce soir...

Je ne veux pas de tendresse ce soir. Je veux autre chose, du direct, du cru, du hard. Du sexe.

J’ai envie que tu me parles de toi. Mais vraiment de toi. Sans barrières. Que tu te déshabilles et me dises tes désirs, que tu me parles de tes pensées les plus interdites. Que tu oses casser les conventions, les habitudes, que d’un coup de tes talons-aiguilles tu perfores ce mur d’interdit et qu'enfin tu te livres.

1403582309.jpgJ’ai envie que tu me dises à quoi tu penses quand tu es sous la douche et que tu ressens les premières gouttes de cette eau douce et tiède sur tes épaules. Quand tu prends le gel. Que tu t’en verses une noisette dans la main... quand tu t’apprêtes à te caresser la poitrine. J’ai envie de t’imaginer, en train de te savonner, laissant onduler ta main sur la pointe de tes seins, et les pinçant doucement. J'ai envie de t’imaginer soupeser tes seins, les masser, les assouplir, les secouer avec passion. Que tu me dises comment ton ventre se chauffe au contact de ta paume embaumée et de tes fantasmes interdits. J’ai envie que tu me dises à qui tu penses quand tes doigts s’approchent de ta zone de béatitude, l'endroit de l’intimité absolue que tu commences à caresser. J’ai envie de t’entendre m’avouer qu’à cet endroit tu te masses plus doucement, te donnant du plaisir, un bien-être solitaire. J’ai envie que tu sois crue, choquante, scandaleuse, que tu m’avoues que tu es en train de penser à cette jeune femme que tu as croisée ce midi chez Décathlon... Celle que tu as croisée au moment où tu voulais essayer un short, et que tu es entrée dans une cabine d'essayage... dans une cabine déjà occupée et mal fermée... et que tu as vu cette jeune femme à l'intérieur, cette jeune femme à moitié nue, les seins presque totalement découverts, en petite culotte... Une jeune sportive qui ne t'a pas laissée de marbre... J'ai envie que tu me dises comment, en repensant à tout çà, tes doigts pianotent librement sur ton sexe, tournant et retournant autour de la braise, caressant les arcanes de tes chairs, laissant l’entrée de ton volcan à un doigt malicieux.

1184969553.jpgJ’ai envie que tu me parles d’interdit, que tu m’abreuves de tes visions scandaleuses, que tu me noies de tes cris, que tu me satures de ta sueur, que tu m’avoues en hurlant que tu aimerais que cette jeune femme entre sous ta douche, là, maintenant, tout de suite… appelle-la… oui, lâche-toi… et si elle arrivait vraiment ? Elle entrerait sous ta douche et tu la regarderais, nue, féminine, la bouche entrouverte et prête au partage scandaleux de l'amour et de la tendresse...  Tu t’agenouillerais et frotterais sa douce toison contre ta joue. Tu laisserais ta langue tourner à l'entrée de son sexe humide, ce sexe qui a envie de toi... Et là tu aurais envie d’être égoïste, de penser à tes fantasmes, et telle une proposition indécente que tu lui ferais, tu te redresserais et te retournerais pour qu’elle te lave le dos et les reins, de sa sensualité débordante... tu sentirais ses seins s'écraser dans ton dos, et ses mains douces caresser tes fesses jusqu’au delà de la limite de la décence, et pourvu qu’elle ose ce que tu sais être un péché,… qu’elle écarte tes jambes, et que tu t’abandonnes à ce plaisir chaud et digne des films les plus chauds. Gros plan sur votre contact. Gros plan sur ton plaisir. Gros plan sur ses mains contournant ton buste et massant tes seins rougis d'envie... Tes seins gorgés de sucre comme des tétons de raisin, rouges et blancs à la fois, chauffés par le soleil de ton désir, prêts à éclater... Gros plan sur ton visage béatifié, meurtri de bien-être, vulnérable, sans défense, abandonné dans un monde à l’apogée du plaisir, sous une douche de plus en plus chaude, dans la buée de toutes les chaleurs mélangées...

Mélangeant tous tes fantasmes, tu presserais le tuyau de douche, imaginant dans ton délire qu'une forme phallique pourrait compléter à merveille cette femme dont tu as tant envie... Mélangeant tes désirs, débauches de sexes et de plaisirs, tu lécherais la faïence de ta douche tout en martelant ton front contre les carreaux... à ce moment où tu ne sens plus rien, tu ne sais même plus si tu es encore vivante... Hurlant comme un cerf à la seconde de l'hallali, à l'aube de sa dernière heure... plus de sensations, ni de l'eau presque brûlante qui t'inonde, ni de ton propre corps qui semble avoir disparu tant l'extase du moment est fort...

Oui, j’ai envie que tu te caresses en pensant à tes désirs. J’ai envie que tu me dises ce que tu ressens, si tes yeux sont fermés, si ta bouche s’est entrouverte, si tu es saoule de ce moment volé au temps.

Je n’ai pas envie de tendresse, ce soir. J’ai envie que tu me dises que tu aimes çà….

Commentaires

Voila l'Ibrid que se débride...

Ecrit par : mi-souris | jeudi, mars 27, 2008

.. et qui, je l'espère, vous déride !.....
merci d'avoir mis le premier comm sur cette note d'un style très particulier, et qui, je l'espère, ne choquera pas (elle n'a pas été écrite pour çà !)

Ecrit par : Ibid Norio | jeudi, mars 27, 2008

fantasmes , fantasmes quand tu nous tiens ... Bon moi , je ne donnerai pas ma pensée profonde car en ce moment , il vaut mieux éviter !! Elle serait bien trop cassante ! Cela dit , je comprends ces pensées secrètes de l'autre côté du miroir ... Ce texte est bien écrit !!! beaucoup de sensualité s'en dégage... Bisous voisin ...

Ecrit par : Manue | vendredi, mars 28, 2008

Ce texte est magnifique et n'a rien de choquant.

Il est vraiment très très beau, j'ai adoré. Et crois-moi, j'ai l'habitude de lire des choses moins belles que celle-là !

Biz !

Ecrit par : Peewee | vendredi, mars 28, 2008

Ouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh !!!!!!!!

Je viens de découvrir que je suis dans tes copines !

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!

Ecrit par : Peewee | vendredi, mars 28, 2008

La vache, entre Mézigue qui nous mets des mecs canons sur son blog, et toi qui nous écrit des textes chauds bouillants, on va avoir du mal à finir la soirée.
Allez, tournée générale de seaux d'eau...

Ecrit par : emanu124 | vendredi, mars 28, 2008

Hep ! Pas de sceau d'eau pour moi ! Ce n'est pas mon genre de phantasme ! Je ne suis que d'un seul bord.

Ecrit par : mi-souris | samedi, mars 29, 2008

Dommage j arrive avec une journee de retard, j avais tant a ecrire sur le sujet , mais ce soir j ai la plume nostalgique, le corps froid comme jamais, le coeur plus noir que je n aurais pense.

Ecrit par : Claire | dimanche, mars 30, 2008

Claire, tu peux écrire autant que tu veux... ici, ou sur mon mail... et tu as mon tel aussi... n'oublie pas !
gros bizous

Ecrit par : ibid norio | dimanche, mars 30, 2008

La douche inspire, encore et toujours, ici une superbe version et un style vraiment agréable, direct en rien brutal ni vulgaire, j'aime beaucoup, pas de tendresse ce soir là et c'était pas plus mal finalement ;-) j'applaudis.

Ecrit par : Bougrenette | mercredi, avril 02, 2008

J'ai du mal suivre le film... N'est-ce pas Claire qui se mariait ?
Pourquoi Claire est-elle triste et solitaire ?
Allons, venez chez les folles des blogs, on rit de tout et de rien....

Ecrit par : mi-souris | jeudi, avril 03, 2008

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