« 2008-01 | Page d'accueil | 2008-03 »

mercredi, février 27, 2008

Le dictateur

"Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.

L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes. En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

356974735.jpgNe donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur. Vous n’êtes pas des machines. Vous n’êtes pas des esclaves. Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur. Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour. Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !

...

Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux !"

 

Ch. CHAPLIN - Le Dictateur (discours final)

  

lundi, février 25, 2008

Merci...

Alors çà y est, je suis revenu. J’ai retraversé les terres et la mer dans l’autre sens.

Et curieusement, sur la dernière ligne droite qui me menait à ma garçonnière, je n’ai ressenti ni l’angoisse, ni l’inquiétude habituelle de savoir si mon petit nid était toujours intact. Tout au contraire, pour la première fois, j’étais habité par une grande sérénité.

Très tôt ce matin j’ai donc tourné la clef de la porte principale, celle par laquelle arrivent mes invités. Et puis je suis entré, avec une impatience et une curiosité difficilement contrôlables. Je suis entré avec mes gros cabas chargés de souvenirs aux parfums du cuir brut, du cuivre, de l’encens. Au fond de ma valise, des épices, des mélanges à tout faire, du piment, et bien sûr le safran, éclatant de couleur et de caractère. Dans ma poche, un bracelet fantaisie marchandé à bon prix.

Je suis entré, serein, et je me suis posé là. En humble spectateur. Ma première émotion, le calme du parfum. Une odeur de fleur fruitée, une odeur où le caractère se cache derrière la douceur. Était-ce l’effet de la cannelle que j’avais ramenée parmi d’autres épices ? l’odeur d’un miel suave et corsé que tu m’aurais offert ? l’odeur des fleurs fraîchement coupées que tu as disposées avec tendresse dans un vase en cristal ? Je ne sais pas, mais c’était bon.

Cet appartement, c’est mon nid secret, mon jardin douillet où je m’abrite sans honte loin de mes angoisses…. Ce matin, en y entrant, il m’a semblé plus grand qu’à mon départ. Plus vaste, plus aéré. Plus lumineux. J’ai écarté les bras. J’ai fermé les yeux. Et puis enfin… enfin j’ai pu respirer.

Derrière mes yeux mi-clos, j’ai vu des constellations de faïences, comme celles qui colorent l’Italie, du Piémont ou de la Toscane. J’ai vu des pierres précieuses, des rubis d’un bleu éclatant qui baignaient dans une musique douce... une musique qui berçait les couleurs et les émotions, qui pénétrait les murs, traversant les cloisons ou rebondissant sur les posters représentant les grandes plages du Nord…

Alors j’ai souri. Seul, face à ces sensations, lisant ce petit mot de bienvenue griffonné sur un papier posé sur le comptoir du bar. Oui, j’ai souri. D’un sourire de tendresse et d’admiration. D’un sourire qui voulait dire merci.

Alors maintenant, je n’ai vraiment aucune envie de te reprendre le double des clefs. Garde-les. Te laisser mes clefs, c’est pour moi la façon de te dire que tu seras toujours la bienvenue chez moi.

Maintenant, écoute. Je crois que tu l’as amplement mérité :… écoute le piano… écoute… écoute sa force, écoute cette musique profonde qui nous habite, sincère et pénétrante. Il est pour toi, ce morceau.

Allonge toi et ferme les yeux. Et laisse-toi décoller…

Encore merci, Sev. Merci du fond du cœur.

Sweet kisses to you.

 


samedi, février 23, 2008

Bon retour parmi nous :)

fe68727822eaf0e1a1ee90e0a8d04b88.gifVoilà.. après un petit voyage dans cet Espace dès plus agréable, je rends les clés au propriétaire des lieux !

Et oui ! les vacances sont terminés :)

Merci de ta confiance, merci de ce cadeau, merci d'être toi, merci d'être mon ami tout simplement !

Bienvenue chez toi !!

Sweet kisses

 sev

 

jeudi, février 21, 2008

Smile

DOs au mur, il en sculpterait ses ombres.

Grâce à la lueur de ce REverbère, elles se faufilent d’une fenêtre à l’autre.

A MI-chemin du soleil et de la lune, il en devine les plus beaux contours

Cet effeuillage si voluptueux aux travers des voilages lui FAcilite l’esprit.

Soudain la SOLitude n’a plus de poids, car la belle silhouette semble danser rien que pour lui.

L’ondulation sensuelle de son corps qui laisse glisser LA nuisette sur sa peau de soie.

Il appréhende le moment lorsque cette ombre SI glamour se fera éclipse dans ses draps.

DOrénavant, le visage angélique, il sait que pour lui…. demain elle recommencera !

- Smile -

 

 

podcast

mercredi, février 20, 2008

La Solitude

La solitude frappe à la porte lorsque les sentiments sont partis sans laisser d'adresse...

 

Ton image en tous lieux peuple ma solitude 

Ton image en tous lieux peuple ma solitude.
Quand c'est l'hiver, la ville et les labeurs d'esprit,
Elle s'accoude au bout de ma table d'étude,
Muette, et me sourit.

A la campagne, au temps où le blé mûr ondule,
Amis du soir qui tombe et des vastes couchants,
Elle et moi nous rentrons ensemble au crépuscule
Par les chemins des champs.

Elle écoute avec moi sous les pins maritimes
La vague qui s'écroule en traînant des graviers.
Parfois, sur la montagne, ivre du vent des cimes,
Elle dort à mes pieds.

Elle retient sa part des tourments et des joies
Dont mon âme inégale est pleine chaque jour ;
Où que j'aille, elle porte au-devant de mes voies
La lampe de l'amour.

Enfin, comme elle est femme et sait que le poète
Ne voudrait pas sans elle oublier de souffrir,
Lorsqu'elle me voit triste elle étend sur ma tête
Ses mains pour me guérir.


- Charles Guérin - "L'homme intérieur" 

mardi, février 19, 2008

CP chagrin d'amour

L'entreprise HIME Company au Japon a décidé d'octroyer des journées de congés spéciaux à ces employés victimes...... d'un chagrin d'amour !!!.... et plus on est âgé, plus on a le droit à de jours... (plus... difficile à s'en remettre peut-être :) ?)

Certains sont pour : "on ne peut plus travailler, on a la tête ailleurs... !" (ben il y aura des périodes où ce sera désertique dans cette entreprise !!...hum.. !)

D'autres trouvent cela trop personnel !...

D'autres encore pensent que l'idée vient de chez nous... aaaah... notre président si amoureux !! tiens ? il en a eu lui des journées ??? ! :)

 Et vous ? qu'en pensez-vous ?

321471ccef3d5207f28c1f62cc45b57e.jpg

lundi, février 18, 2008

Qui suis-je ??

Si j'étais un homme, je pourrais être toi !

Comme un enfant aux rêves les plus beaux,

Telle une main dans l'autre,

Humour et sensibilité à la fois,

De ton Royaume, tu m'en as fait cadeau.

Sur une douce mélodie de Chopin,

Ce nouvel air t'emmènerait là-haut.

Là tu te bercerais de cet émoi,

Et de la plume qui t'est propre,

Tu en recomposerais peut-être ton destin,

Seulement voilà... je ne suis que moi...

Je ne peux que te prendre la main...

e9e0cc7a983230ea0da3e12f591c66e0.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Si j'étais une femme, je serais ta petite soeur !

Un échange de nos vie, un échange sans tabou,

Un trop plein d'amour entraînant les peines de nos coeurs,

La confession sereine d'une confiance entre-nous.

A la Croisée des Mondes, tu rejoins souvent le mien,

Ce coin de ciel bleu dont le pinceau glisse sur la toile,

L'esquisse d'un mirage, là où personne nous retiens,

Telle une petite fille, devant toi qui se dévoile.

Mes larmes et ma tristesse ne te laissent pas sans émoi,

Les genoux "égratigniés", tu me relèves de la vie,

Et pour éviter que je ne prenne froid,

Tu veux toujours être là pour réchauffer mon esprit.

Mais.. qui je suis ? !....  ;-)

samedi, février 16, 2008

La porte est ouverte...

Tu peux entrer... ce blog n'attend que çà. N'attend que toi.

jeudi, février 14, 2008

14 février 2008

57874201eacde8b45dc03c4a6ce2a708.jpg

dimanche, février 10, 2008

Bienvenue chez moi...

C'est vrai que l'on s'attache à un blog. On y tient, on le bichonne.... Mais comment faire quand on part en vacances une semaine ? Il y a trois solutions. La première vise à ne rien faire, et à attendre son retour pour refaire paraître des notes. La seconde consiste en la programmation automatique. Mais pour la semaine prochaine, semaine où je m'absente et ne pourrai même pas me connecter sur le net, j'ai envie d'essayer une troisième solution. C'est de confier les clefs de mon blog à quelqu'un, avec mon code d'entrée et mon mot de passe. Pour que ce "quelqu'un" y fasse ce qu'il veut.

Mais il faut bien choisir son invité. Avoir en lui une totale confiance. Totale et réciproque. Le mettre suffisamment à l'aise pour qu'il s'amuse sans se sentir ni jugé par le "propriétaire", ni trop à l'étroit...

Une expérience originale que j'ai envie de réaliser à partir de dimanche prochain (le 17), et jusqu'au suivant.

Bien sûr, je n'ai pas choisi au hasard...

Merci à toi d'avoir accepté. Gros bizzzzous et surtout éclate-toi !

Toutes les notes