« Bon retour parmi nous :) | Page d'accueil | Le dictateur »

lundi, février 25, 2008

Merci...

Alors çà y est, je suis revenu. J’ai retraversé les terres et la mer dans l’autre sens.

Et curieusement, sur la dernière ligne droite qui me menait à ma garçonnière, je n’ai ressenti ni l’angoisse, ni l’inquiétude habituelle de savoir si mon petit nid était toujours intact. Tout au contraire, pour la première fois, j’étais habité par une grande sérénité.

Très tôt ce matin j’ai donc tourné la clef de la porte principale, celle par laquelle arrivent mes invités. Et puis je suis entré, avec une impatience et une curiosité difficilement contrôlables. Je suis entré avec mes gros cabas chargés de souvenirs aux parfums du cuir brut, du cuivre, de l’encens. Au fond de ma valise, des épices, des mélanges à tout faire, du piment, et bien sûr le safran, éclatant de couleur et de caractère. Dans ma poche, un bracelet fantaisie marchandé à bon prix.

Je suis entré, serein, et je me suis posé là. En humble spectateur. Ma première émotion, le calme du parfum. Une odeur de fleur fruitée, une odeur où le caractère se cache derrière la douceur. Était-ce l’effet de la cannelle que j’avais ramenée parmi d’autres épices ? l’odeur d’un miel suave et corsé que tu m’aurais offert ? l’odeur des fleurs fraîchement coupées que tu as disposées avec tendresse dans un vase en cristal ? Je ne sais pas, mais c’était bon.

Cet appartement, c’est mon nid secret, mon jardin douillet où je m’abrite sans honte loin de mes angoisses…. Ce matin, en y entrant, il m’a semblé plus grand qu’à mon départ. Plus vaste, plus aéré. Plus lumineux. J’ai écarté les bras. J’ai fermé les yeux. Et puis enfin… enfin j’ai pu respirer.

Derrière mes yeux mi-clos, j’ai vu des constellations de faïences, comme celles qui colorent l’Italie, du Piémont ou de la Toscane. J’ai vu des pierres précieuses, des rubis d’un bleu éclatant qui baignaient dans une musique douce... une musique qui berçait les couleurs et les émotions, qui pénétrait les murs, traversant les cloisons ou rebondissant sur les posters représentant les grandes plages du Nord…

Alors j’ai souri. Seul, face à ces sensations, lisant ce petit mot de bienvenue griffonné sur un papier posé sur le comptoir du bar. Oui, j’ai souri. D’un sourire de tendresse et d’admiration. D’un sourire qui voulait dire merci.

Alors maintenant, je n’ai vraiment aucune envie de te reprendre le double des clefs. Garde-les. Te laisser mes clefs, c’est pour moi la façon de te dire que tu seras toujours la bienvenue chez moi.

Maintenant, écoute. Je crois que tu l’as amplement mérité :… écoute le piano… écoute… écoute sa force, écoute cette musique profonde qui nous habite, sincère et pénétrante. Il est pour toi, ce morceau.

Allonge toi et ferme les yeux. Et laisse-toi décoller…

Encore merci, Sev. Merci du fond du cœur.

Sweet kisses to you.

 


Commentaires

Contente de te revoir Ibid... C'est sympa de te récupérer tel qu'en toi même après une semaine. Surtout qu'il y a beaucoup de vacanciers en ce moment, on se sent un peu seule sur son petit blog...

Ecrit par : emanu124 | lundi, février 25, 2008

et moi alors... oui... très très contente de te revoir. DE TE LIRE !!!
je ne sais que dire.. de ce "merci..." nul doute possible plein de sincèrité, mais qui est pour moi disproportionné de ces quelques notes que j'ai pu déposer dans ton petit nid...
Encore une fois... toi seul as les mots... tel un jeu, je t'en fais part de 10, tu les prends et comme le plus grand des explorateurs, tu les fais voyager sur les plus grands et les plus beaux océans : un Rêve...
ai-je vraiment besoin de te dire que mon regard s'est brouillé aux premiers son du piano ?!.... merci encore à toi... pour ce beau cadeau.
Sweet kisses
sev

Ecrit par : sev | lundi, février 25, 2008

Ecrire un commentaire