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mardi, mai 20, 2008
Nu
Chambre 61. Dans mon lit d’hôtel, je n’arrive pas à dormir. Il fait une chaleur atroce, à croire que l’acclim' est encore en panne. Et si j’ouvre la fenêtre, c’est encore pire car dehors, c’est une véritable cacophonie de klaxons et de coups de frieins.
Il est 2 heures du matin, et il n’y a rien à faire, c’est à toi que je pense. Je suis complètement nu dans mon lit poisseux de cette transpiration synonyme de désir. De sexe.
Oui, ma Belle, ce soir je n’ai pas envie de te faire l’amour, j’ai envie de sexe. J’ai envie de me rouler sur toi, de te caresser avec une douce violence érotique.
Je suis dur de ta pensée, dur de ne pas t’avoir vue depuis tout ce temps. Si çà se trouve, tu es nue dans les bras d'un homme, à l'heure qu'il est. Et moi j’ai envie de te toucher, de te palper les seins comme si je te pétrissais de passion et de désir.
Mon sexe est dur, infamement dur. Et je me caresse dans cette humidité virile. J’ai viré d’un revers de main énergique ce drap blanc qui m’étouffe comme une couverture de bure, rèche et irritante. J’ai le lit pour moi. J’ai pris contre moi le second oreiller et j’imagine que c’est ton corps. Alors je me suis retourné sur lui. Je le serre contre moi et je pilonne le matelas et le marque de mon épée de mousquetaire. Je me sens grand. Je suis un roi. Je suis le Grand Louis qui pénétre Louise de la Vallières.

Je te reconstruis de toutes pièces à coté de moi. Tu es nue, retournée et appuyée sur les coudes. Ton visage repose sur l’oreiller, les cheveux en désordre. Tu as gardé les fesses très en hauteur, me les proposant en hommage buccal. Tu es cambrée et tes cuisses sont écartées, laissant ouvertes toutes les entrées possibles. Alors je te caresse. J’enfourne mes doigts partout et toi tu aimes çà… Puis je te chevauche dans un fantasme inavouable…
Sur mon lit, de ma main droite, j’augmente le mouvement de ma main, montant et descendant en pensant à toi. Je suis comme un paquebot retourné, le mat vers le bas, enfoncé dans la vase, et qui essaye de s’en sortir.
Oui, j’ai envie de ton corps, j’ai envie de rentrer mon sexe dans toi. J’ai envie de sucer tes lèvres, celles que tu ne montres qu’à tes amants. Les chatouiller du bout de ma langue, puis sans prévenir les laper comme un chat affamé laperait du lait... les faire passer dans ma bouche, ma main caressant tes cuisses, tes fesses… ma main s’aventurant entre tes demi-pêches fruitées.
Dans mon délire solitaire, je te vois changer de position. Tu es maintenant allongée sur le dos. Je suis à genoux à tes cotés, un pot de crème fraîche liquide à la main. Je la fais couler sur ton ventre. Un mince filet dessine sur tes seins des ronds, des formes blanches et goûteuses. Sur ton ventre, puis plus bas, beaucoup plus bas. Pendant ce temps, toi tu t'occupes de mon sexe… Je te masse et te lèche en même temps, faisant pénétrer cette sauce en toi pour te faire luire. Toute excitée que tu es, chaude par la moiteur de l'atmosphère combinée à celle de l'intérieur de ton corps, c’est maintenant toi-même qui te masturbes les seins, les pinçant et les remuant sauvagement en gémissant…
Et là, pour moi, c’est Versailles. Mon sexe tourné vers le Ciel comme pour y rechercher une bénédiction. En nage, sans limites. Sans tabous avec moi-même… Et enfin le feu d’artifice ; enfin le feu qui gicle du vasque des jardins de Lenôtre et qui bondit vers le haut pour atterrir sur mon ventre. Enfin le cri de la délivrance. Celui du condamné à l'instant où il sent le froid de la lame caresser son cou…
Et là, en une fraction de seconde, je prends conscience... le paquebot peut maintenant se retourner et sombrer. Sombrer dans le regret. Et dans la honte.
Seul...
17:08 Publié dans ♣ Elle... avec deux ailes [2] | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : amour, passion, sexe, amitié, tendresse, société, solitude


Commentaires
Tu pourrais essayer d'aller recruter de nouvelles lectrices, ailleurs, chez les filles qui écoutent du post punk, par exemple, ça te ferait peut-être d'avantage de com' à la suite des notes de ce genre :)
Ecrit par : sidonie | mercredi, mai 21, 2008
Yihaahh !!!
Ecrit par : emanu124 | mercredi, mai 21, 2008
Je vais essayer de suivre ton conseil, Sid. Mais, comme on en a parlé hier soir tous les 2, tu avais raison... les comms tardent toujours à venir sur ce genre de post. Disons qu'il est surement choquant pour certaines, alors elles n'osent pas commenter... Je peux comprendre, bien sûr. Mais c'est quand même injuste, les notes un peu chiadées, celles que l'on bichonne, celles qui viennent davantage des tripes, celles qui nécessitent du boulot, et bien j'ai l'impression qu'elles ne plaisent pas beaucoup, alors que des plus faciles remportent davantage de comm... Un comble non ?
Tiens, si j'avais intitulé ma note "Bleu et rose", en expliquant en 3 lignes pourquoi le bleu est la couleur des garçons et pourquoi le rose celle des filles, j'aurais déjà eu 10 comms... Ah oui, tant qu'on y est, j'explique çà : il y a une tétrachiée d'années, on associait le garçon au divin (donc on lui a associé la couleur du ciel), tandis que la fille était plus "banale", donc on lui a associé une couleur proche de celle de la peau...
Bon, au moins, les lectrices auront appris quelque chose ce soir.... Et puis profitez-en bien, de ce blog, rien n'est éternel !..
Bizes à toutes. Et salut à tous !
Ecrit par : Ibid Norio | mercredi, mai 21, 2008
Sans vouloir être désagréagle, seulement sincère, il me parait bien plus choquant de lire le refus de l'aide internationale à une population sinistrée, par une junte militaire qui provoque un génocide de plus, à et bien plus choquant de lire de lire qu'en France on est en dictature depuis le nouveau gouvernement, qu'une ode à la branlette d'un internaut qui a oublié de mettre dans sa valise la poupée gonflable de survie...
A propos de "com", les tiens me prouvent que tu ne comprend pas souvent mes notes...
Mais tout cela n'est pas grave du tout... la vie continue...
Ecrit par : mi-souris | jeudi, mai 22, 2008
Salut Ibid Norio !
Ca faisait longtemps que j'étais pas venue te voir ! T'écris vraiment très bien, je t'assure...t'as jamais pensé à la publication?
Ecrit par : Peewee | vendredi, mai 23, 2008
recruter des lecteurs ? ...
ça me laisse sur le cul
bref
j'ai beaucoup aimé la note,
quand au commentaire, ceux qui me lisent savent que j'aime pas laisser pour rien, quand l'on me répond pas j'en vois moins l'intérêt cela ne veut pas dire que je ne viens pas lire, chacun fait comme il lui semble bon, pour le plaisir, sans se prendre la tête.
Ecrit par : Bougrenette | vendredi, mai 30, 2008
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