Page d'accueil | 2007-12 »

vendredi, novembre 30, 2007

Trop dur...

Trop dur de respirer cet air sans toi,
De vivre loin de ton toit…
Je suis épuisé de cette vie sans sel,
Si fade loin de tes ailes… 

Moi je veux boire tes murs,
Courir nu dans ton azur,
Lécher tes mains,
Gober tes seins… 

Te toucher de la tête aux pieds,
Masser ton corps suant d'amour,
Puis m’enfoncer dans tes reins,
Et hurler, hurler au monde que je t’aime.

mardi, novembre 27, 2007

Barbara, 10 ans déjà

Monique Serf naît à Paris le 9 juin 1930, deuxième enfant d'une famille de quatre, originaire d'Alsace par son père et de Russie par sa mère. D'origine juive, la famille Serf est obligée de fuir l'envahisseur allemand pendant la guerre. Elle se cache dans différents hôtels de la capitale, puis à St-Marcellin dans l'Isère. La libération les voit s'installer au Vesinet, dans les Yvelines.

On sait peu de choses sur l'enfance de Barbara. La parution de ses mémoires en 1998 révèlera une enfance troublée par l'inceste et l'abandon de son père. Un drame qui explique certains aspects de son oeuvre.

C'est au Vesinet que la jeune Monique apprend le piano et le chant, grâce à sa voisine, professeur de chant et de musique. Celle-ci la pousse à entrer à l'Ecole supérieure de musique qu'elle intègre dès 1947. Encouragée dans le monde du spectacle par Marcel Merkès, à Mogador, avec lequel Barbara jouera en tant que choriste dans Violettes impériales, elle compose ses premières chansons, influencée par Mireille, Trenet ou Piaf.

De la plonge à la scène...

A 19 ans, le frère de Jacques Prévert, Pierre, qui possède un cabaret, l'engage... à la plonge, encore peu convaincu de ses talents de chanteuse. Barbara y voit défiler les plus grands, Henri Crolla, Vian ou Mouloudji.

Puis elle quitte Paris pour Bruxelles et s'installe dans une grande maison où vivent peintres, chanteurs, et artistes en tous genres. Barbara y joue du piano et apprend son art, se produisant devant le public.

Attirée par la scène, elle ouvre elle-même un cabaret, Le cheval blanc, mais faute de moyens financiers, elle est contrainte d'écourter l'aventure. De retour à Paris, elle se fait embaucher à L'Ecluse, et devient Barbara.

Ferré, Brel et Brassens...

C'est en 1954, après un mariage éclair deux ans plus tôt, que Barbara interprète les chansons de Ferré puis les premiers titres de Brassens. Finalement, en 1957, elle parvient à enregistrer un premier 45 Tours comprenant le titre Mon pote le gitan. Et c'est en public qu'elle teste ses premières compositions comme Dis quand reviendras-tu ?

Il faut attendre 1960 pour que sorte son premier véritable disque intitulé Barbara chante Brassens et 1964 pour qu'elle soit reconnue par le public, en première partie du même Brassens à Bobino, puis en tournée avec Gainsbourg. Barbara a alors 34 ans!

Enfin le succès !

Dès 1965, Barbara enchaîne les concerts et les enregistrements de ses propres compositions, qui récoltent même le Grand Prix de l'Académie Charles Cros. Elle chante dans toute l'Europe et enregistre un album en allemand.

Les succès se suivent, et Barbara s'essaie également au théâtre avec Forlani dans Madame. Après le théâtre, poussée par son ami Brel, elle joue le rôle principal de son film Franz dont elle écrit aussi la musique.

De Brel à Sheller, en passant par Catherine Lara ou Mouloudji, les collaborations de Barbara sont aussi nombreuses que variées. On l'admire et l'apprécie dans tout ce qu'elle touche.

Elle se retire cependant à la campagne pour s'isoler, à Precy-sur-Marne, et coupe cet isolement de tournées mondiales et d'enregistrements publics. Elle reste cependant une artiste publique, intégrée dans la société, et reçoit des mains de Jacques Lang, alors ministre de la culture, en 1982, le Grand Prix National de la Chanson Française.

Concernée aussi par le monde et ses évolutions, elle crée en 1987 la chanson Sid'amour à mort, un chant d'amour inspiré par le drame du sida qui touche alors la jeunesse du monde entier.

Un souffle difficile...

Dès 1993, sa respiration, qui lui a toujours fait défaut, lui pose de sérieux problèmes de santé. Elle est obligée d'interrompre une série de concerts au Châtelet.

En 1996, après une longue absence des studios, elle enregistre son dernier disque, Barbara 96, dans lequel se produisent des grands noms de la musique contemporaine: Didier Lockwood, Richard Galliano, Jean-Louis Aubert, le célèbre Luc Plamondon, mais aussi le comédien Guillaume Depardieu (elle avait déjà joué avec son père Gérard dans "Lily passion" en 1986).

Eloignée de la scène et de la vie publique à cause de sa santé, Barbara n'en reste pas moins une femme active et généreuse. On la voit militer contre le sida, pour Act Up, et participer à la vie sociale de son village.

Parallèlement, elle commence l'écriture de ses mémoires, qui paraîtront, inachevés, en 1998, sous le titre Il était un piano noir... Le dimanche 24 novembre 1997, elle rentre à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, et y meurt le lendemain, le 25 novembre 1997, à l'âge de 67 ans. Elle est enterrée deux jours plus tard dans le carré juif du cimetière de Bagneux.

samedi, novembre 24, 2007

Mon cher petit...

Voici la copie de la lettre d'une mère à son fils :

"Mon grand,

Je t'écris quelques mots pour que tu saches que je t'écris. Donc, si tu reçois cette lettre, cela voudra dire qu'elle est bien arrivée. Sinon, préviens-moi, que je te l'envoie une seconde fois.
Je t'écris lentement, car je sais que tu ne lis pas rapidement.

Dernièrement, ton père a lu une enquête disant que la plupart des accidents se produisent à quelques kilomètres de la maison, c'est pour cela que nous avons décidé de déménager un peu plus loin. La maison est splendide, il y a une machine à laver, mais j'ignore si elle est en service. Hier j'y ai mis le linge, tiré sur la chaînette, et tout a disparu je ne sais où ! mais je continue à chercher le mode d'emploi.
Le temps n'est pas trop désagréable ici, la semaine dernière, il n'a plu que deux fois. La première pendant trois jours, la seconde quatre jours.
 
Au sujet du manteau que tu désirais, ton oncle Pierre a dit que si je l'expédiais avec les boutons, qui sont lourds, cela coûterait très cher, alors je les ai arrachés et te les ai mis dans une des poches.
Une bonne nouvelle, ton père a trouvé du travail, il a sous lui environ 500 personnes : il fauche les herbes du cimetière.
Ta soeur Julie, qui vient de se marier, attends un heureux événement. Nous ignorons le sexe, c'est pourquoi je ne peux te dire si tu seras oncle ou tante. Si c'est une fille, elle a l'intention de l'appeler comme moi.
Cela me fait tout drôle de savoir qu'elle va appeler sa fille "maman".
 
Ton frère Jean a eu un gros problème, il a fermé sa voiture avec les clés à l'intérieur. Il a du retourner à la maison, 10 kilomètres aller retour à pied pour récupérer le second jeu de clés et enfin nous sortir du véhicule.
Si tu as l'occasion de rencontrer ta cousine Monique donne-lui le bonjour de ma part. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien c 'est plus simple.
 
Ta Maman
  
PS : je voulais te mettre un peu d'argent dans l'enveloppe, mais je l'ai déjà collée."

mercredi, novembre 21, 2007

L'assignat

L'histoire des Assignats :

L'origine des assignats remonte au mois de décembre 1789 lorsque fut créée la Caisse de l'extraordinaire. Celle-ci devait recevoir le produit de la vente des biens confisqués au clergé. Les assignats n'étaient que de simples avances sur la vente des biens nationaux. Ces assignats portaient intérêt. Les choses vont cependant évoluer rapidement. En septembre 1790, les assignats cessent de porter intérêt et sont reçus « comme espèces sonnantes dans toutes les caisses publiques et particulières ». Le montant des émissions s'élève dans un mouvement qui s'accélère jusqu'en 1796. Face à cette prolifération de papier-monnaie, le gage des domaines nationaux auquel on continue à faire référence devient illusoire et la valeur des assignats s'effondre.

Le 19 février 1796, le Directoire décide d'arrêter les émissions et de détruire solennellement la planche à billets, place Vendôme. L'assignat est remplacé par un nouveau papier-monnaie, le mandat territorial. La dépréciation de cette nouvelle monnaie est si rapide qu'une seule coupure est imprimée et le 17 mai, on revient à la monnaie métallique.

b6e1fad402a20f4501e5145cb3b03d26.jpg

Ci-dessus un exemple d'assignat de 15 sols, créé le 4 janvier 1792, série 614 (pour les connaisseurs). Signé Buttin avec 2 cachets secs (en relief). Devise :  "La Loi punit de mort le contrefacteur - La Nation récompense le dénonciateur".

dimanche, novembre 18, 2007

Envie de tous mes soirs...

Ce soir j’ai envie de me recroqueviller,
Devenir tout petit, rentrer dans ma coquille,
Me retrouver en boule, replié, retassé.

Comme une coccinelle, légère et discrète,
Je pourrais alors prendre mon envol,
Regoûter au sel de ton univers,
Reprendre le chemin de la mer et enfin te retrouver…

Te retrouver et me poser sur ton épaule,
Comme un papillon multicolore et invisible…
Et puis d’un bond sauter dans ta main,
Entre les plis doux et confortables de ta peau,
Dans le sofa encottoné de toi, plein de coussins,
Doux, moelleux et rassurant.

Avoir chaud si tu fermes le poing,
Prendre un bain de fraîcheur quand tu salues un ami.
Rester collé à toi, accroché à ta douceur,
Arrimé à ta tendresse.

Puis enfin… enfin, dormir dans ta peau.
Vivre dans ton odeur…
Et surtout, ne rien demander de plus.
Rien….

vendredi, novembre 16, 2007

Friday wear

Les salariés des grandes sociétés d’outre-atlantique se sont fait depuis plusieurs années l’écho d’une mode vestimentaire novatrice, porteuse d’une image sympathique et moderne : le "friday wear".

De quoi s’agit-il ? Tout simplement de s’habiller le vendredi, à la veille du week-end, d’une manière différente du reste de la semaine.

Le monde du travail aux USA, où les congés payés sont rares et où la prise en charge de la couverture sociale (ne serait-ce que maladie) des salariés par l’employeur constitue une exception de grande valeur, est en effet encadré par des règles strictes. Pas question pour un salarié de laisser échapper un commentaire égrillard ou un mot de travers sur des questions aussi banales que la coiffure ou les vêtements d’un(e) collègue, voire de proposer à la cantonnade d’aller boire un verre après le travail : pas plus que pour le terrorisme international, l’Amérique puritaine ne transige avec quoi que ce soit qui puisse être assimilé à du harcèlement sexuel où à la promotion de l’alcool. Dans le même esprit, l’apparence obéit elle aussi à des règles : le salarié travaillant dans des bureaux se doit de porter costume, la chemise est quasi-obligatoirement blanche et la cravate sombre... Même les couleurs sont codifiées, et seules les femmes peuvent, dans des limites plus floues mais tout aussi strictes, se permettre (un peu) plus de fantaisie.

Ces règles sont d’ordre général : chaque employeur reste en effet libre de définir ou d’imposer ses vues, mais le look du salarié américain moyen ressemble plus à ce que nous venons d’évoquer qu’au débraillé qui peut être admis, disons, dans une firme d’informatique californienne dont le logo serait une pomme...

Dans un tel contexte, l’arrivée du sacro-saint weekend est donc saluée par tous comme une bénédiction, et dans certaines grandes sociétés, une habitude -transformée depuis en usage quasi-obligatoire- est née : s’habiller "cool" le vendredi.

Pas question pour autant de s’habiller n’importe comment ! Si le costume disparaît -c’est le propos essentiel de la chose, il ne saurait être remplacé par un simple uniforme de vacancier (short, tongs, tee-shirt, casquette) ; on s’habille ’sport’ : pantalon de velours ou de flanelle, chemise sans cravate, veste assortie, éventuellement jean (impérativement neuf...).

Les salariés de grandes entreprises de New York, Boston ou Chicago peuvent ainsi, un jour par semaine, ôter leur armure de businessmen pour travailler plus à l’aise, et les vendeurs de vêtements se frottent les mains : outre que l’uniforme de tous les jours se voit compléter d’une ’tenue numéro 2’, hors de question aussi de porter toujours la même si l’on ne veut pas passer pour un cuistre ; il ne s’agit donc pas d’une, mais de plusieurs tenues. Du coup, le budget vêtements des salariés explose, sans pour autant que le salaire suive : premier écueil.

Ensuite, l’existence du ’friday wear’ ne saurait remettre en cause la bonne tenue de l’entreprise vis-à-vis de ses clients : un cadre de banque ne saurait recevoir un client important en tenue négligée, mais doit aussi faire bonne figure vis-à-vis de ses collègues... A partir d’un certain niveau hiérarchique, la question se pose donc : une seule tenue pour la journée, ou 2 ? Ce qui impose par ailleurs de se changer, et donc d’y passer le temps nécessaire ! La question se corse.

Il faut encore rappeler que les USA sont un pays étendu, avec des différences culturelles marquées entre le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest ; tous les bureaux d’une même entreprise peuvent donc ne pas pratiquer le ’friday wear’ - ou ne pas le pratiquer de la même manière : les bottes, qui font si bien à Houston, Texas, qualifieraient leur porteur d’incurable bouseux à Miami, dont les chemises bariolées seraient inqualifiables à Boston... Que faire en cas de mutation ?

762c34e466127f4e7c4d839e29f8fe42.jpg

Enfin, gardons une pensée pour les dirigeants de ces mêmes entreprises, qui doivent adapter leur habillement à leurs interlocuteurs ; on a ainsi l’exemple d’un malheureux PDG qui, devant passer un vendredi de ses bureaux de New York, pour un rendez-vous important, à une antenne de Philadelphie où il doit remettre le prix du collaborateur le plus cool, avant de rejoindre sa femme à Chicago pour une soirée à l’Opéra, devra embarquer trois tenues différentes dans son avion, et les arborer sans un faux pli !

La dégaine plus naturelle des salariés français expliquerait-elle -au moins en partie- leur plus grande productivité ?

jeudi, novembre 15, 2007

Après la grève...

Encore une grêve à la SNCF ! Encore une fois on ne sait pas pourquoi !!! Les grévistes eux mêmes le savent ils ? La défense du service public, les idées nobles et dès qu'il y a une faille dans le système, on fait une double billetterie et on se met l'argent dans les fouilles... Bon il y a des brebis galeuses partout ...

Le PDG de la SNCF a voulu régler le problème une fois pour toutes ! Il a réuni les principales organisations syndicales et a fait l'annonce suivante :

"Mesdames, Messieurs, afin d'arréter les greves à répétition nous avons pris les mesures suivantes :
- Les salaires seront augmentés de 200%
- Les journées de RTT seront portées à 25 par an
- Les primes statutaires seront augmentées de 30%
- La gratuité des transports pour les familles des agents sera étendue aux 3 générations suivantes même si elles n'appartiennent pas à la SNCF.
- Et enfin la durée du temps de travail sera ramenée à 1 jour par semaine !!

Voilà je pense que nous vous avons donné satisfaction, je pense que nous pouvons nous remettre au travail ! A moins qu'il y ait une question ?"

Un délégué CGT lève la main et demande :

" Euh... On sera obligé de venir toutes les semaines ?"

mercredi, novembre 14, 2007

Grève générale !!

Mes pensées vont aujourd'hui à tous ceux qui galèrent comme des malades pour aller bosser. A ceux qui subissent la dictature des cheminots (c'est bien une dictature quand 1% des français décident de bloquer tout le pays, non ? ). Je veux dire à tous ceux qui en bavent, tous ceux qui veulent aller travailler dans leur PME et qui ne veulent pas être virés, que je suis de tout coeur avec eux.

A ceux qui ne sont pas contents de leur sort (que beaucoup d'autres envient, c'est le paradoxe très français...), je fais un petit cadeau qui consiste en une calculette qui permet de trouver l'âge de départ à la retraite, en fonction de plusieurs paramètres (c'est du second degré, bien sûr !)... et qu'ils aillent demander à ceux qui sont au chômage ce qu'ils pensent de tout çà.

 

Calcul Retraite V3.xls

     

Vive le droit d'aller travailler !!

Comment çà, je m'énerve ? mais non, je suis très calme... Si certains croient que je ne suis pas touché par la réforme, je les "rassure" : si, justement, elle impacte mon âge de retraite. Mais je la trouve légitime, et je ne veux pas laisser nos enfants dans la mouise. Et je vais bosser aujourd'hui.

     d5a87440d5dea1692e2ce5de4efdd4ab.jpg

  

lundi, novembre 12, 2007

Kikapikéleuro ?

Une petite énigme pour bien commencer la semaine :

Trois potes choisissent un hotel pour y passer la nuit ; comme ils n'ont pas beaucoup les moyens, ils prennent une seule chambre avec 3 lits. Cette chambre "familiale" vaut 30 €. Chacun donne 10 € au réceptionniste et ils montent s'installer.

Mais un peu plus tard le réceptionniste qui refaisait ses comptes de la journée réalise que la chambre est en fait à 25 €, et non 30. Il appelle le groom et l'envoie rendre les 5 € trop perçus chez les clients qui ont loué la chambre.

medium_ph_4Groom.jpg

Mais en route, le groom se demande bien comment ces trois personnes vont pouvoir partager ces 5 € en 3 !!! Astucieux, il décide de se garder 2 € pour lui (ni vu ni connu, et roule ma poule), et de rendre seulement 3 € aux trois clients, ce qui revient à donner à chacun 1 €...

Donc chacun des 3 amis a réellement donné 9 € (10 € - 1 € rendu par le groom) pour la chambre ; au total, la chambre leur est revenue à 27 € (3 fois 9 €).

Si l'on ajoute à ces 27 € les 2 € gardés par le groom ; cela fait... 29 €.

On avait bien 30 € au départ, non ?....

Mais alors... où est passé le trentième euro ?

Allez, réfléchissez 5 minutes... c'est un classique du genre que certains ont peut-être déjà entendu... sinon prenez un aspro...

vendredi, novembre 09, 2007

Lowenstein, Lowenstein...

Quand un roman sublime comme le Prince des Marées, de Pat Conroy, finit par ces deux mots... : Lowenstein, Lowenstein... Ces deux mots pleins d'avenir, pleins de tendresse, pleins de sexe, pleins de passions sont gommés par un devoir sans vie réelle...


7bbae3b8f791509e7046c8875f421d18.jpg" J'aurais tendance à penser que les larmes sont beaucoup plus efficaces que l'humour, dit-elle. - Dans mon cas, dis-je, les larmes semblent ne surgir qu'en des circonstances dérisoires. Je pleure en voyant jouer l'Olympics, en entendant l'hymne national, je pleure à tous les mariages et à toutes les cérémonies de remise de diplômes. – Mais vous êtes en train de parler de sensiblerie, m'interrompit-elle. Moi je vous parlais de chagrin et de douleur. – Chez les Sudistes, la sensiblerie n'est pas un défaut de caractère, Lowenstein. Un Sudiste peut être ému aux larmes par pratiquement n'importe quelle absurdité. C'est une chose qui le lie à tous les autres Sudistes et en fait la risée de tout individu né dans le Nord-Est. Je pense qu'il s'agit davantage de climat que d'un problème de psychologie. Dans le Sud, le langage du chagrin est un langage appauvri. La douleur n'est admirable que vécue en silence ".

Alors, à la dernière page, à la dernière ligne, Tom a-t-il fait le bon choix ?...

Ma réponse : non.

Toutes les notes